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de bric et de blog 2018-03-08T18:37:08+01:00 urn:md5:48b2af76ba589bac58d596875a9b0c00 Dotclear Libération ou du sexisme totalement décomplexé des pages sportives urn:md5:b66ee2dd5579e049ba0336a953ce9600 2018-03-08T19:07:00+01:00 2018-03-08T20:37:08+01:00 Veuve Tarquine <p>Aujourd&#8217;hui encore, comme il le fait depuis des années,&nbsp; le journal Libération fait ses gros titres sur l&#8217;égalité homme/femme.</p><p>Ce jour, il fait en plus un gros coup de markétinge puisqu&#8217;il vend son journal plus cher aux hommes&#160;!</p><p>Peu importe la législation en la matière, peu importe que ce ne soit certainement pas autorisé par la loi, on a bien compris l&#8217;esprit&#160;: le tout c&#8217;est qu&#8217;on en parle&#160;!</p><p>Il faut dire que Libération s&#8217;est fait une spécialité de la lutte antisexiste.</p><p>Dans ses titres.</p><p>Mais pas dans son contenu&#8230;</p><p>Alors tout à l&#8217;heure, quand j&#8217;ai reçu un mail du Laboratoire de l&#8217;Egalité qui m&#8217;enjoint à acheter Libération au prétexte que cette différence de prix de vente leur sera reversée, j&#8217;ai pris le temps de leur expliquer que, non, vraiment non, je ne comptais pas acheter Libération ce jour&#160;:</p><blockquote><p> Bonjour,<br /> Je me permets de vous inviter à tourner les pages du journal Libération et à parcourir sa rubrique sport comme le fais depuis tant d&#8217;années.<br /> Vous pourrez y constater que la part d&#8217;actualité du sport masculin s&#8217;étale sur 90&#160;% de sa surface.<br /> Et qu&#8217;il en est ainsi depuis des années&#8230;<br /> J&#8217;ai alerté à maintes reprise le journal Libération de ce sexisme manifeste qui me paraissait d&#8217;autant plus incompréhensible que les ventes du journal Libération - qui s&#8217;est fait un chantre de l&#8217;égalité homme/femme - ne dépendent en rien du contenu de ses pages &#8220;sport&#8221;.<br /> Personne n&#8217;achète Libération pour le contenu de ses pages sport.<br /> Il n&#8217;y avait donc aucun enjeu commercial à ce que cette égalité étalée en première page transpire jusqu&#8217;à l&#8217;actualité sportive&#8230;<br /> Rien n&#8217;y a fait.<br /> Alerte après alerte, j&#8217;ai acquis la conviction que l&#8217;égalité homme/femme n&#8217;était qu&#8217;une posture, un argument de vente qui enjolive les titres de Libération mais qui manifestement ne mérite pas qu&#8217;on s&#8217;y conforme dans l&#8217;information sportive qui comme chacun sait, est avant tout une affaire d&#8217;hommes&#8230;<br /> Bref, j&#8217;ai mis fin à mon abonnement et je n&#8217;entends pas l&#8217;acheter tant que le contenu de ce journal ne reflètera pas ce qu&#8217;il prône dans ses titres.<br /> Je vous souhaite bonne réception de la présente,<br /> Je vous prie de croire à l&#8217;expression de ma considération distinguée.</p></blockquote> <p>Je sais, ce n&#8217;est pas le seul à faire de même. A dire vrai, je sais que tous les quotidiens nationaux offre la même visibilité au sport féminin et aux sportives en général&#160;: la portion congrue.</p> <p>Mais il me semble quand on fait ses gros titres de l&#8217;égalité à longueur d&#8217;année on devrait s&#8217;appliquer ces principes à soi même et ne pas tenir pas le sport féminin pour inférieur à celui pratiqué par les hommes.<p> <p><span class="s">Et surtout n&#8217;hésitez pas à aller <a title="La rubrique sport de Libération" href="http://www.liberation.fr/sports,14">vérifier par vous même</a>&#160;: aujourd’hui la première news relative à une femme est en 22ème position&#160;!</span></p><p> </p> Il y a plus d'une lettre de différence entre le vide et la vie urn:md5:934c9c6486830da9cee36fcff52b1126 2017-05-25T12:15:00+02:00 2017-05-25T20:48:28+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>La plus grande misère que je connaisse c&#8217;est celle de reprocher aux autres ce qu&#8217;on l&#8217;on ne parvient pas à être soi-même.</p><p>J&#8217;ai perdu de grandes choses dans ma vie. J&#8217;écris &#8220;des choses&#8221; mais c&#8217;est surtout des gens en fait. Et puis j&#8217;ai compris que ce qui comptait c&#8217;était moins l&#8217;immense perte que j&#8217;avais d&#8217;eux que la richesse de ce que j&#8217;avais vécu avec eux.</p><p>On ne se nourrit pas de vide. On s&#8217;y perd.</p><p>Alors j&#8217;ai continué à remplir ma vie. Je l&#8217;ai remplie de pleurs parfois, surtout ici. Et puis jour après jour je l&#8217;ai remplie de projets un peu foutraques et du délicat plaisir de la sentir vibrer dans le sourire d&#8217;un enfant, le ronron d&#8217;un chat, le souffle court d&#8217;une ligne d&#8217;arrivée ou quelques costumes vénitiens. Jour après jour, je me suis dit qu&#8217;il ne fallait pas avoir peur parce qu&#8217;en réalité je n&#8217;étais pas seule.</p><p>Ceux qui m&#8217;aimaient ne m&#8217;ont pas quittée. Je les porte en moi. Quand j&#8217;ai peur, je pense à eux. Alors je sais qu&#8217;ils sont là, qu&#8217;ils m&#8217;aiment, qu&#8217;ils sont fiers de moi et qu&#8217;ils ont confiance.</p><p>Et puis et puis&#8230; il y ma précieuse marmaille. Celle qui s&#8217;éparpille dans tous les sens et puis, en un instant, se resserre autour de moi sans que je ne sache bien s&#8217;ils font corps ou s&#8217;ils font rempart. Peu importe ils sont là. Avec leur amour et leur confiance.</p><p>Je n&#8217;ai rien à envier à personne. Il ne faut jamais être envieux. Il faut vivre sa vie à soi. Il faut la remplir, il faut la goûter. L&#8217;aigreur ne se développe que dans le vide.</p><p>Les temps modernes et leur manie de tout modéliser nous parlent d&#8217;énergie positive comme si les humains étaient des bâtiments. Je ne comprends pas bien ces concepts d&#8217;isolation ou d&#8217;énergie appliqués à l&#8217;humanité mais je sais que le jour où je ne serai plus capable de savourer le plaisir délicat de voir des gens heureux, il faudra vraiment que je me penche sur la façon dont j&#8217;ai rempli ma vie&#8230;</p><p>Hier soir, il était tard quand je suis sortie du cabinet. Sur les trottoirs les parisiens goûtaient cette particulière saveur d&#8217;été encore effarouché. Cela m&#8217;a rendu tellement heureuse que j&#8217;ai compris que pour moi aussi l&#8217;été était là&#160;!</p> Drakkar, souffre et lutins urn:md5:3fb25ea0ce28e964247546d52f5b5770 2017-04-29T10:19:00+02:00 2017-04-29T10:54:05+02:00 Veuve Tarquine De bric en vrac <div class="centre"><figure style="margin: 0 auto; display: block;"><a class="media-link" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2017/drakkar-Reykjavik.jpg"><img class="media" alt="photo là" width="492" height="278" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2017/.drakkar-Reykjavik_m.jpg" /></a><figcaption> </figcaption><span class="xs">Le drakkar de la baie de Reykjavik - Islande</span></figure><p> </p></div><p>Sentir son coeur battre de s&#8217;envoler un temps. Retrouver ce bleu, ce gris, et aussi cette glace qui risque de n&#8217;être pas très loin. Retrouver le souffre qui, parfois impérieux vous pince les narines, parfois facétieux se dissimile dans les saveurs d&#8217;un verre d&#8217;eau. Retrouver ces gens qui vous disent bonjour les yeux dans les yeux.</p><p>Prendre le temps de voir ces fjords qu&#8217;une roue crevée avait détourné de nos regards. Emprunter ces chemins sinueux et venteux qui ne s&#8217;ouvrent à vous que si vous leur en concédez le temps. Les kilomètres y sont plus longs que la multiplication par mille du mètre étalon&#160;; peut-être pour permettre aux lutins de se cacher dans ses invisibles replis. Craindre un torrent sorti de son lit. Chercher les sources chaudes et s&#8217;y plonger. Et puis raconter à son carnet de voyage ces plaisirs rares dont on espère ainsi prolonger la magie.</p><p>Partir. Mais surtout vivre.</p> 50 ans moins 10 minutes... urn:md5:83547230dacd3b793e1e96e8da088be7 2016-12-23T00:06:00+01:00 2016-12-23T01:28:01+01:00 Veuve Tarquine De bric en vrac <div class="centre"><p>et <a href="https://open-time.net/">Franck</a> était là pour immortaliser ce moment&#160;!</p><figure style="margin: 0 auto; display: block;"><a class="media-link" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2016/IMG_5624.jpg"><img class="media" alt="Je.........." src="http://bricablog.net/dotclear/public/2016/.IMG_5624_m.jpg" /></a><figcaption>Je&#8230;&#8230;&#8230;., oct. 2016</figcaption></figure><p>Un grand merci à lui pour ces magnifiques photos, un grand merci à vous d&#8217;avoir été là&#160;!</p><figure style="margin: 0 auto; display: block;"><a class="media-link" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2016/IMG_5611.jpg"><img class="media" alt="C'est bien d'être avec vous !!!" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2016/.IMG_5611_m.jpg" /></a><figcaption>C&#8217;est bien d&#8217;être avec vous&#160;!!!, oct. 2016</figcaption></figure><p>Et de m&#8217;avoir tant gâtée&#160;!</p><figure style="margin: 0 auto; display: block;"><a class="media-link" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2016/IMG_5568.jpg"><img class="media" alt="Rhôôôôôô !" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2016/.IMG_5568_m.jpg" /></a><figcaption>Rhôôôôôô&#160;!, oct. 2016</figcaption></figure><p> </p></div> La nef des fous urn:md5:af04bfac44af216599b0f26b29c38ac1 2016-02-29T21:27:00+01:00 2016-02-29T22:39:57+01:00 Veuve Tarquine Soutache <div class="centre"><a class="media-link" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2016/la-nef-detail-BOSCH.jpg"><img class="media" alt="La nef des fous - détail" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2016/.la-nef-detail-BOSCH_m.jpg" /></a></div><figcaption>La nef des fous - détail</figcaption><p><br /><a href="http://www.hetnoordbrabantsmuseum.nl/english">Je n&#8217;ai pas vu la nef des fous</a>. Ou je ne m&#8217;en souviens pas<span class="xs"><a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2016/02/29/La-nef-des-fous#ancre">*</a></span>. Peut-être que je ne voulais pas la voir, miroir trop brutal de mes propres questionnements.</p><p>Ne rien comprendre.</p><p>Rien.</p><p>Regarder et ne voir en face de moi que des yeux agrandis par l&#8217;effroi que je leur inspire. Sans même en deviner la raison. Sans pouvoir n&#8217;être rien d&#8217;autre qu&#8217;une sorte de monstre aussi maléfique que puissant. Je n&#8217;ai pas vu la nef des fous. Peut-être parce que je suis dedans.</p><p class="xs"> </p><div id="ancre">* Le tableau est bien présent dans l&#8217;exposition de &#8216;s-Hertogenbosch</div><p> </p> Pluie, masques et carnaval urn:md5:82964a37f81984477a09723cb1cf9a94 2016-02-25T23:35:00+01:00 2016-02-28T22:17:53+01:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Quelques pages arrachées d&#8217;un carnet noir une année ou une autre&#160;:</p><blockquote><p>La pluie qui s&#8217;abat sur le hublot.<br />Un masque en plâtre acheté à la hâte pour faire croire aux enfants que le carnaval est drôle, attrayant et un peu magique. Ce qu&#8217;il est parfois.<br />La pluie tombe et tombe encore, la regarder s&#8217;abattre et intimement savoir que &nbsp;derrière les masques il n&#8217;y a point de licence, de liberté ou de joie. Rien que cette pluie qui tombe au dehors comme au dedans, et coule sur ma tristesse d&#8217;autant plus profonde que l&#8217;injonction d&#8217;être heureux est impérieuse.&nbsp;<br />Un loup, un tricorne pour faire illusion et une cape pour faire disparaître mon corps. Et puis toujours cette pluie froide et obstinée qui signe mon humeur et alourdit mon vêtement.<br />Un jour peut être l&#8217;espoir disparaîtra et avec lui sa cohorte de désespoirs sans cesse renouvelés. Cette horlogère minutie de déceptions qui rythme avec constance et obstination l&#8217;expression du désir.<br />Retrouver à chaque fois l&#8217;aiguillon de cette souffrance-là. Se maudire et se maudire encore, toujours un peu plus fort de ne pas avoir appris de ces milles et incessants tourments qui l&#8217;ont précédés. Comme je me hais de ne rien apprendre du passé tel un papillon aux ailes maintes fois brûlées et maintes fois rebrûlées qui s&#8217;agite et bat ses moignons en cadence comme s&#8217;il pouvait encore voler. Insecte pitoyable, gauche et misérable de tout ce qu&#8217;il n&#8217;a pas su définitivement abandonner.<br />Magnifique personnage de carnaval&#8230;</p></blockquote> Quand la glace est grise urn:md5:3584b2a7ef15c4c5de2e9625cb20d5e0 2015-10-25T20:43:00+01:00 2015-10-25T21:54:24+01:00 Veuve Tarquine <div class="centre"><a hreflang="fr" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/Islande-Skaftafell-23-08-15.JPG"><img alt="Skaftafell - Islande - lien vers la photo originale" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/Islande-Skaftafell-23-08-15-1000.jpg" /></a><p><span class="xs">Skaftafell - Islande</span></p></div><p> </p><p>Tout recommence.<br />Les tripes qui se tordent et l&#8217;ordre que je m&#8217;intime de porter mes yeux plus loin.<br />Mais ciel est trop bas, la lumière trop rare et les nuages trop noirs.<br />Point de ligne d&#8217;horizon: à perte de vue, je ne distingue qu&#8217;un mur de glace grise.</p> La rescapée du 14 juillet ou #LaCrevette qui voulait devenir grande urn:md5:6b38f6029296b46166a138ec6f196345 2015-07-29T19:31:00+02:00 2015-07-30T20:27:10+02:00 Veuve Tarquine bric à chat <p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une crevette qui gambadait tout au fond d&#8217;une petite impasse de campagne, là où le bitume devient bientôt chemin bordé champs.<br />Tarquinet l&#8217;avait vue dans un jardin ouvert à tout va avant qu&#8217;elle ne s&#8217;ensauve lorsque mon garçon avait tenté de faire connaissance. Il ne s&#8217;était pas inquiété outre mesure, ici c&#8217;est la campagne. La population féline y est peu stérilisée et les chatons qui sortent des garages, des granges ou des arrière-cours sont légion.<br />Mais au soir du lendemain, le voilà qui se plante devant la porte de ma chambre avec des larmes dans les yeux (le grand Tarquinet déteste avec une particulière sensibilité l&#8217;idée de perdre un être cher, même au lendemain d&#8217;une rencontre furtive). Il m&#8217;a expliqué qu&#8217;un petit chat allait mourir. Mes premiers mots furent ceux de la raison. J&#8217;ai gémi que je ne voulais pas d&#8217;un troisième chat&#160;! <a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2013/09/28/Chats-en-bo%C3%AEte">Les deux premiers</a> m&#8217;étaient tombés dessus sans crier gare&#160;! &#8220;<em>Et non, je ne veux surtout pas le voir&#160;!</em> &#8221; (je me connaissais trop bien).&nbsp; Mais mon grand Tarquinet de 19 ans avait les yeux de la souffrance, il ne réclamait rien, il ne croyait déjà plus à la survie de l&#8217;animal. Il m&#8217;a raconté les mouches qui l&#8217;emportaient, l&#8217;odeur qui signait la fin. Il m&#8217;a dit qu&#8217;il était au bout du bout le croyant blessé. Alors évidemment, je me suis attendrie. Refuser d&#8217;adopter c&#8217;est facile mais regarder souffrir c&#8217;est insupportable&#8230;</p> <p>Tarquinette, qui, par la fenêtre, avait surpris mon regard et l&#8217;inflexion de ma voix, n&#8217;a fait ni une ni deux, elle a cavalé vers le tas de bois où s&#8217;éteignait la petite chose. Elle a écarté de ses belles mains, les mouches collées au chaton qui pondaient avec la frénésie de la reproduction et, en dépit de l&#8217;odeur pestilentielle, s&#8217;en est emparé pour me le rapporter dans la seconde&#160;!</p> <p>Je n&#8217;ai pas réfléchi. Je me suis assise sur les marches, j&#8217;ai mis une serviette sur mes genoux et tout ce qui comptait d&#8217;âme dans la maison s&#8217;est mis en tête de sauver la bestiole. L&#8217;urgence était évidemment de le réhydrater (je n&#8217;avais jamais tenu un animal aussi maigre entre mes mains, la peau semblait faite de papier prête à se déchirer). On l&#8217;avait déjà fait une fois et on savait tous qu&#8217;il fallait essayer (Mademoiselle Azerty était <a href="http://bricablog.org/photoblog/albums/azerty/azerty-7aout2011-2000.jpg">infiniment plus petite puisqu&#8217;elle venait à peine d&#8217;ouvrir les yeux</a> mais en meilleure santé). </p> <p>On a rempli une caisse avec des bouillottes et des serviettes pour le tenir bien au chaud, Tarquinet a cherché sur internet la recette du substitut de fortune de lait félin (lait, jaune d’œuf et crème) et Tarquinette a retourné toute la salle de bain pour essayer de trouver une pipette de médicament qui ferait office de biberon. Elle n&#8217;a pas trouvé de pipette mais une dosette de sérum physiologique&#160;! Une seule&#160;! Cela fera donc l&#8217;affaire&#160;! Alors pendant 4 heures durant, on a alterné nettoyage et nourrissage millilitre par millilitre, millimètre par millimètre. Elle était recouverte de milliers d’œufs de mouches. Ses yeux n&#8217;existaient plus. Toute la partie gauche de son visage était déformée, enflée et l&#8217;arcade saillante. L’œil droit était invisible. On ne voyait qu&#8217;un magma d’œufs, sorte de minuscules grains de riz agglutinés par de la colle forte. Parfois je m&#8217;arrêtais et je posais un doigt sur son cœur. Je n&#8217;étais plus bien sûre qu&#8217;il battait encore&#8230; </p> <p><a title="IMG_1429.JPG" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/IMG_1429.JPG"><img title="IMG_1429.JPG, juil. 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="IMG_1429.JPG" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/.IMG_1429_m.jpg" /></a></p> <p>Après deux ou trois dosettes de notre potion, j&#8217;ai vu qu&#8217;elle sortait la langue pour l&#8217;absorber un peu mieux. On s&#8217;est muni de deux peignes à poux (ah <a title="hyper poux-kée" href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2004/10/03/229-hyper-poux-kee">la guerre des poux</a>, si j&#8217;avais su qu&#8217;un jour je me féliciterai d&#8217;avoir connu cette bataille&#160;!) et poil par poil, centimètre par centimètre on a décroché les œufs. Mais, nous avions peur de tirer ceux qui entouraient ses paupières. C&#8217;était tellement impressionnant que nous craignions que &#8220;tout&#8221; vienne avec le peigne&#8230; A minuit, nous étions épuisés, le chaton était toujours écroulé entre mes mains et toussait beaucoup mais je le trouvais mieux. </p> <p><img title="IMG_1434.JPG, juil. 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="IMG_1434.JPG" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/.IMG_1434_m.jpg" /></p> <p>On l&#8217;a nourri autant qu&#8217;il parvenait à avaler et puis on est tous partis se coucher en se répétant que s&#8217;il tenait la nuit, on filerait chez le véto à la première heure. Au matin, il était toujours là. Vivant. Ses yeux étaient réduits à deux fentes mais on savait qu&#8217;il en avait deux et ma Tarquinette, petite maligne, avait vérifié dans la nuit qu&#8217;il parvenait à suivre la lumière de son téléphone. Il n&#8217;était pas aveugle&#160;! Mais toujours très mal en point. Pas moyen de voir le véto avant 15 heures. On a continué à le nourrir comme on pouvait (dorénavant avec du lait maternisé) et le nettoyer de la vermine encore présente. Son odeur était moins forte, il dormait mieux et même s&#8217;il était encore incapable de bouger, on sentait bien qu&#8217;il allait de mieux en mieux. La véto a un peu refroidi mon bel enthousiasme. Elle m&#8217;a confirmé qu&#8217;il avait une vilaine infection oculaire mais surtout une infection pulmonaire préoccupante, en me félicitant de ne pas avoir baigné cette jolie petite crevette&#8230; Car, c&#8217;était vraie une demoiselle en détresse&#160;! Et elle n&#8217;était pas bien certaine qu&#8217;elle soit tirée d&#8217;affaire. Deux piqûres plus tard, elle m&#8217;a proposé de ne repasser que le lendemain pour éviter d&#8217;acheter des médicaments dont je pourrais ne plus avoir besoin&#8230; Je me suis fiée à mon instinct&#160;: c&#8217;était le deuxième chaton en péril que j&#8217;avais récupéré, et comme pour la première, je sentais bien qu&#8217;elle se battait comme une diablesse pour survivre. J&#8217;ai pris les médocs et j&#8217;ai foncé acheter de la pâtée pour chaton. Elle avait un peu plus de force désormais et cette crevette-là crevait manifestement de faim&#160;!</p> <p><a title="IMG_1436.JPG" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/IMG_1436.JPG"><img title="IMG_1436.JPG, juil. 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="IMG_1436.JPG" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/.IMG_1436_m.jpg" /></a></p> <p>La suite n&#8217;a été que de bonnes nouvelles. La diarrhée n&#8217;a pas résisté au smecta et les antibiotiques, jour après jour, ont fait leur office. Le côté gauche a dégonflé tout doucement - même si j&#8217;ai longtemps cru que la déformation de l’arcade était telle qu&#8217;elle ne pouvait être que congénitale&#160;! - et la troisième paupière qui recouvrait entièrement la pupille de chaque œil a régressé au fil des jours. </p> <p><a title="IMG_0121.JPG" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/IMG_0121.JPG"><img title="IMG_0121.JPG, juil. 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="IMG_0121.JPG" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/.IMG_0121_m.jpg" /></a></p> <p>Elle s&#8217;est mise a respirer plus facilement, à manger comme quatre, à tenir sur ses pattes et bientôt à gambader&#160;! Il faut dire qu&#8217;elle était attendue #LaCrevette&#160;! Facebook et Twitter sont peut-être des fléaux des temps modernes pour certains mais quant à moi je peux vous assurer que les petits chats y sont accueillis comme nulle part ailleurs&#160;! Les enfants étaient prévenus&#160;: oui pour le sauvetage mais pas de troisième chat à la maison. Essayez d&#8217;imaginer à quoi ressemble un départ aux sports d&#8217;hiver avec les mômes, les paires de skis et les félins dans ma voiture pour comprendre que trois c&#8217;est trop.</p> <p><a title="IMG_0036.JPG" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/IMG_0036.JPG"><img title="IMG_0036.JPG, juil. 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="IMG_0036.JPG" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/.IMG_0036_m.jpg" /></a></p> <p>Et la Crevette (elle s&#8217;appelle Sookie mais dans mon cœur, elle restera la Crevette), elle n&#8217;a rien perdu au change&#160;! Ce matin, elle est partie et a trouvé refuge chez Matoo et Colin Ducasse. J&#8217;ai essayé de faire bonne figure mais quand elle est partie je n&#8217;étais pas très fière&#160;; mon Tarquinou non plus. Cela faisait deux jours qu&#8217;elle dormait tout contre lui. Alors, il m&#8217;a dit, les larmes aux yeux, qu&#8217;il m&#8217;en voulait qu&#8217;on ne lui fasse pas une petite place pour elle à cette vive et gentille crevette. Et puis&#8230; quand il a vu que je pleurais aussi, il m&#8217;a fait un gros bisou&#8230; &#8221; <em>T&#8217;inquiète mon poussin, on pleure juste pour nous. Parce que la Crevette va être la plus heureuse du monde&#160;! Elle ne pouvait pas mieux tomber&#160;! On a fait ce que l&#8217;on savait faire&#160;: être là et lui sauver la peau. Le reste lui appartient et surtout son bonheur&#160;!</em> &#8221; Merci à vous <a title="Matoo" href="http://blog.matoo.net/">Mathieu</a> et <a title="Colin Ducasse" href="https://twitter.com/colinducasse">Alexandre</a>. Merci du fond du cœur&#160;! S&#8217;il y a bien quelque chose qui m&#8217;enchante, c&#8217;est qu&#8217;elle soit désormais entre vos mains&#160;!</p> <p><a title="IMG_0037bis.JPG" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/IMG_0037bis.JPG"><img title="IMG_0037bis.JPG, juil. 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="IMG_0037bis.JPG" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/La_Crevette/.IMG_0037bis_m.jpg" /></a></p> <p>Et pour la suite de l&#8217;histoire, il faudra aller voir chez eux :) [et peut-être <a href="http://embruns.net/logbook/2015/07/29.html#priorites">chez Laurent</a>, le plus célèbre <a href="http://embruns.net/">transfuge</a> que compte la blogosphère :) </p> Un froid gourd urn:md5:9079271d42795b4b5aa7f1edac099a05 2015-05-26T17:44:00+02:00 2015-05-26T17:47:20+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Se concentrer sur les longs chapelets de mots qui s&#8217;égrainent, comme si leur familiarité pouvaient être un réconfort. Deviner parfois l&#8217;ordre dans lequel ils s&#8217;enchaînent. Ne pas prêter attention à cette ombre qui descend mi-subreptice mi-lénifiante. Tendre l&#8217;oreille comme hier, comme toujours. Écouter. </p> <p>Et brutalement n&#8217;avoir qu&#8217;un seul désir, celui du silence&#160;; que ces bouches qui crient leurs histoires se taisent enfin. Qu&#8217;elles me laissent tranquille. Qu&#8217;elles cessent de chercher mon assentiment, mes encouragements. Je n&#8217;ai rien envie de leur dire. Je n&#8217;existe pas. Je le sais, je le sens, je le vois. Leurs yeux sont vides. Ils me traversent et me travestissent. Déguisée, grimée d&#8217;intentions qui ne sont pas miennes, de desseins étranges qui n&#8217;appartiennent qu&#8217;à eux. S&#8217;en défendre est irrémédiablement vain. Croiser le fer ne sert qu&#8217;à donner un peu plus corps à ces spectres. Et rien n&#8217;est moins invincible qu&#8217;un fantôme. N&#8217;être plus que réduite à voir le piège duquel je ne sais pas sortir. </p> <p>Peste que j&#8217;ai froid&#8230;</p> Et j'ai enfin pris ce satané départ... avant de errer 42 bornes sur le pavé parisien urn:md5:13297466583eaf4e01cfba37a037d79f 2015-05-03T22:44:00+02:00 2015-05-04T19:05:49+02:00 Veuve Tarquine Cavalcades <p><a title="image4.jpg" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/image4.jpg"><img title="image4.jpg, mai 2015" style="float: left; margin: 0 1em 1em 0;" alt="image4.jpg" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/.image4_s.jpg" /></a>Après quatre faux départs (et autant de fractures), une prépa un peu poussive (avec pour seul dessein de ne pas me blesser cette année&#160;!) et un objectif pour le moins minimaliste (c&#8217;est par où la sortie&#160;?)&nbsp; j&#8217;ai donc réussi à prendre le départ de ce satané marathon de Paris. J&#8217;ai passé un excellent moment (même si j&#8217;ai ronchonné tout le long du parcours).</p> <p>Les trucs chouettes&#160;: </p> <p>- Les copains&#160;!!</p> <p>- les copains sur twitter (pardon à ma TL que j&#8217;ai un peu saoulée mais grâce à vous, j&#8217;ai quand même passé de super moments!)</p> <p>- tous les titres qu&#8217;on m&#8217;a refilés pour mettre dans mon mp3 (je cavale en musique sinon je m&#8217;ennuie à mourir). J&#8217;étais à sec et dorénavant j&#8217;ai de quoi encore arpenter deux ou trois marathons avant d&#8217;épuiser tout ce que vous m&#8217;avez donné&#160;!</p> <p>- les copains qu&#8217;on retrouve au départ&#160;:</p> <a title="image2.jpg" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/image2.jpg"><img title="image2.jpg, mai 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="image2.jpg" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/.image2_m.jpg" /></a><br /> <p style="text-align: center;"><em>@MGZALLP (le photographe invisible et gentil bénévole), @phiji, @PabloNSN et bibi</em></p> <p>- les copains qu&#8217;on retrouve à l&#8217;arrivée&#160;:</p> <p><a title="image3.jpg" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/image3.jpg"><img title="image3.jpg, mai 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="image3.jpg" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/.image3_m.jpg" /></a></p> <p style="text-align: center;"><em>@MGZALLP (toujours le photographe invisible et gentil bénévole), @PabloNSN, bibi et @phiji </em></p> Voilà&#160;! Et entre le départ et l&#8217;arrivée&#160;? Bah j&#8217;ai passé tellement de temps à râler (sur les coureurs qui s&#8217;arrêtent sans prévenir et vous font trébucher, sur ceux qui jettent leur peau de banane sur la chaussée (!!), sur les gentils admirateurs qui envahissent le parcours et créent de véritable goulot d&#8217;étranglement où l&#8217;on fait la queue pour réussir à s&#8217;engouffrer, sur celui qui, venu supporter un copain, a fait 5 kilomètres en hurlant dans MES oreilles) que je n&#8217;ai pas vu le temps passer&#160;! Les douleurs sont restées raisonnables sous mon satané pied gauche (malgré les arêtes de pavé loin d&#8217;être tendres pour nos arpions&#8230;) et comme j&#8217;avais planqué l&#8217;heure sur ma montre (en vissant l&#8217;écran de mon GPS sur ma fréquence cardiaque) je n&#8217;avais à gérer ni les éventuelles (mais toujours accablantes) désillusions quand la forme n&#8217;y est pas, ni, quand elle y est, les efforts (toujours surhumains) à consentir en fin de parcours pour conserver son avance. Bref, j&#8217;étais peinarde&#160;! Je ne vais pas vous dire que passée le kilomètre 35 je n&#8217;avais pas envie de tout envoyer paître mais globalement, je n&#8217;avais jamais couru un marathon aussi facilement (peut-être parce que c&#8217;est le deuxième de l&#8217;année) pour un temps qui s&#8217;est révélé être d&#8217;une précision déconcertante pour une course &#8220;à l&#8217;aveugle&#8221; car partie dans le sas 4h.00 je suis arrivée en 4h.00&#8217;12&#8221; <sup><a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2015/05/03/Et-j-ai-enfin-pris-ce-satan%C3%A9-d%C3%A9part...-avant-de-errer-42-bornes-sur-le-pav%C3%A9-parisien#*">*</a></sup> &#8230;<br />Bref, les courses avec les copains c&#8217;est drôlement chouette , @MGZALLP, @PabloNSN, @phiji, on remet ça quand&#160;???<br /><br /><br /> <div id="*" class="s"><sup>*</sup>notons quand-même que j&#8217;avais doublé vers le kilomètre 12 la flèche des 4h&#8217;00 qui ne m&#8217;avait jamais rejointe, preuve s&#8217;il en est que la régularité n&#8217;est pas si aisée à atteindre&#160;!</div> <p style="text-align: center;"> * * *</p> Addendum - Je rajoute, au surplus de ces impressions, quelques observations techniques qui peuvent profiter à d&#8217;autres&#160;: si vous cherchez &#8220;à faire un temps&#8221;, passez votre chemin. Le marathon de Paris est manifestement un marathon lent. D&#8217;abord, il s&#8217;agit d&#8217;une course de masse avec des coureurs qui ne sont pas exactement rompus à la &#8220;politesse&#8221; de course. Les aires de ravitaillement sont de gigantesques patinoires qu&#8217;il vous faudra nécessairement, que vous le souhaitiez ou non, franchir en marchant&#160;: imaginez l&#8217;adhérence que présente une épaisse couche de peaux de bananes, recouverte de milliers de pelures d&#8217;oranges, le tout abondamment arrosé d&#8217;eau claire&#8230; Les mouvements &#8220;intra peloton&#8221; sont souvent effectués sans aucun égard pour les petits copains de course (j&#8217;ai survécu à deux ou trois croches-pattes) et il vous faudra vous tenir sur vos gardes pour ne pas percuter ceux qui pensent que &#8220;trop c&#8217;est trop&#8221; et entendent bien vous faire bénéficier de leur arrêt brutal. Bref, ici on ne cavale pas en ligne droite mais principalement en diagonales plus ou moins fluides. Ensuite, le parcours est &#8220;casse-pattes&#8221;. Rien d&#8217;insurmontable (c&#8217;est quand-même beaucoup moins vallonné que le feu-marathon d&#8217;Albert) mais le second semi est incontestablement plus difficile que le premier et si vous n&#8217;en avez pas gardé un peu sous le pied pour l&#8217;aborder, la fin peut-être très pénible. Les parisiens sont vraiment super sympa&#8230; mais aussi indisciplinés que les coureurs&#160;! Et je dois avouer, que c&#8217;est ce qui a été le plus pénible pour moi. Je découvre au fur et à mesure des courses que je cavale dans une bulle et que je n&#8217;apprécie guère que l&#8217;on me force à en sortir. Les encouragements j&#8217;aime beaucoup&#8230; mais il faut quand-même savoir qu&#8217;à un certain moment, ce qui compte c&#8217;est surtout d&#8217;avancer&#160;! Contourner les pancartes qu&#8217;on brandit sous votre nez, enjamber les enfants - qui finissent avec papa&#160;! - se battre pour un bout de trottoir - parce que la chaussée est envahie par les supporters - c&#8217;est très sympathique mais un brin dérangeant pour les coureurs&#8230; Bref, toute cette ambiance bon enfant (incluant les hurlements, les cornes de brume - ce truc devrait être interdit&#160;!! - et le stentor aux mugissements déjà décrits plus haut) m&#8217;a fait comprendre que je faisais définitivement partie des vieilles biques ronchons qui ne devraient peut-être pas sortir des petits marathons de région (aux frais d&#8217;engagement 4 fois moins chers) aux parcours plus roulants et aux encouragements plus discrets (mais pas moins sincères)&#160;! <p style="text-align: center;"> * * *</p> Neige, mômes et chats urn:md5:858bf4912268dd2e6647aa59e45737fb 2015-04-23T08:21:00+02:00 2015-05-26T17:48:20+02:00 Veuve Tarquine Les Tarquinioles <p><a title="image.jpg" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/image1.jpg"><img title="image1.jpg, avr. 2015" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="image.jpg" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/.image1_m.jpg" /></a></p> <div>Cette année,<br /> - J&#8217;ai vu un curé en soutane au guichet des forfaits mécaniques<br /> - Un chat des neiges (à la taille et surtout au pelage impressionnants)<br /> - Une araignée cavaler à 2.600&#160;mètres (au beau milieu d&#8217;une immensité neigeuse)<br /> Je suis arrivée - fingers in the noses - première à la luge (et corolaire indispensable&#160;: j&#8217;ai enfin compris comment la diriger en finesse&#160;!)<br /> J&#8217;ai regardé mes trois enfants cuisiner ensemble en se marrant comme des baleines, sous le regards attentifs de mes deux chats (qui guettaient les miettes) et ce sans avoir à déplorer le moindre homicide&#160;!<br /> Tarquinou a composé (sur l&#8217;air du long fleuve tranquille) le tube des vacances qu&#8217;ils chantonnent a tue-tête&#160;:<br /> <em>&#8220;Maman reviens, mamannnn reviens,<br /> Maman reviens parmi les tiens<br /> Du haut de la piste, elle nous montre le chemin,<br /> Elle qui le connaît si biennnn &#8220;</em><br /> Je vous laisse&#160;! Je vais vite recopier &#8220;étoile des neiges&#8221; que nous nous sommes donné pour mission d&#8217;apprendre sur les télésièges avant la fin du séjour&#160;!<br /><br />[je m&#8217;aperçois quelques semaines plus tard que j&#8217;ai omis de signaler que pour la première fois de ma vie j&#8217;ai utilisé un urinoir &#8220;féminin&#8221;&#160;! Équipement parfaitement adapté tant à l&#8217;environnement de la haute montagne (toilettes sèches) qu&#8217;à l&#8217;accoutrement anti-froid de ses usagères&#160;! En revanche, j&#8217;ai oublier d&#8217;en prendre une photo, c&#8217;est promis, l&#8217;an prochain, je vous montrerai cela&#160;! ]</div> Courrons, donc urn:md5:07f2fcfc7b5354a96847d8f48b334a74 2015-03-17T21:19:00+01:00 2015-03-17T22:20:23+01:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Voir des gens s&#8217;embrasser tendrement dans le métro m&#8217;émeut toujours autant.<br />Mes plus fervents enthousiasmes se mesurent encore en kilomètres, lesquels, une fois franchis, sont aussi mes plus grands émois - même parcourus à des allures de sénateurs en goguette&#8230; Preuve s&#8217;il en est que la course a pied me préserve de bien des désespoirs&#160;!<br />Je renifle un peu moins mes marmots même si j&#8217;arrive encore à en prendre de grands shoots à renforts de prétextes dont ils ne sont plus tout à fait dupes.<br />Mademoiselle Azerty, fidèle d&#8217;entre les fidèles, règne en maître sur mon lit et me câline toutes les nuits. Même quand les cauchemars m&#8217;emportent. Même quand la colère me guette. <br />Il paraît que la liberté n&#8217;a pas de prix. <br />La mienne est donc immense.<br />Ma vie m&#8217;appartient. Et j&#8217;ai le sentiment de ne pas devoir grand chose à quiconque. Si ce n&#8217;est aux miens.<br /><br />Courrons donc.</p> Je suis Charlie urn:md5:f52bce7739ee59f8b1a92ef3f0e53e24 2015-01-07T16:20:00+01:00 2015-01-07T17:20:58+01:00 Veuve Tarquine De bric en vrac <div class="centre"><a href="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/1542401.jpg" hreflang="fr"><img src="http://bricablog.net/dotclear/public/2015/1542401-m.jpg" alt="Mahomet homo" /></a> </div> Sortir les femmes souffrant de complications médicales à la suite d'une IVG du dispositif d'indemnisation : le gouvernement l'a fait ! urn:md5:639a452b95c4a1865fa101b021911173 2014-12-13T09:43:00+01:00 2016-01-26T21:45:18+01:00 Veuve Tarquine (non) droit ou (in)justice <p>Et hop&#160;! En un tour de passe/passe c&#8217;était fait&#160;: à la faveur d&#8217;une disposition bien technique cachée au fond de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015, on a exclu les victimes d&#8217;actes «&#160;non thérapeutiques&#160;» du dispositif d&#8217;indemnisation mis en place par <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000227015">la loi du du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé</a>.</p> <p>Les victimes d&#8217;actes non thérapeutiques ce sont les victimes de complications survenues au cours d&#8217;une IVG, d&#8217;une opération de chirurgie esthétiques ou de circoncision rituelle. La Cour de cassation avait pourtant bien précisé (Cf <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechExpJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000028574802&amp;fastPos=7">arrêt du 5 février 2014</a> concernant une jeune femme décédée d&#8217;un arrêt cardiaque lors d&#8217;une anesthésie précédant une liposuccion) qu&#8217;elle ne pouvait être exclue de ce dispositif indemnitaire&#8230;</p> <p>Et bien non, il s&#8217;est trouvé quelqu&#8217;un au ministère des finances pour glisser habilement un petit rectificatif à ces principes&#8230; et tout le monde a servilement voté&#160;! </p> <p>Pour ceux qui ne me suivent pas sur <a href="https://twitter.com/bricablog">twitter</a> (parce que pour les autres, je doute qu&#8217;ils aient pu échapper à mes véhémentes indignations et à mes explications techniques), vous trouverez le détail des nouvelles dispositions dans <a href="http://anadavi.com/dotclear/index.php/post/2014/12/12/ALEA-THERAPEUTIQUE-ALERTE-PROCEDURE-DELAI-AU-31-DECEMBRE-2014">ce billet</a> du site de l&#8217;Association Nationale des Victimes de Dommages Corporels -indiquant un contact presse au cas où des journalistes voudraient des explications plus précises&#8230;</p> <p>Je ne sais pas ce qui me déprime le plus&#8230; qu&#8217;un gouvernement de gauche participe à cet inquiétant retour en arrière ou que ces mesures puissent être votées dans le plus grand silence et d&#8217;avoir l&#8217;impression que cela ne dérange quiconque&#8230; </p> <p><em><strong>[billet à partager, à reprendre, à copier, à placarder, à chanter&#8230;]</strong></em></p> Ouvrir les yeux... et son cœur avec eux. urn:md5:69d03cc37256fdf36dc17f343051ff7f 2014-12-09T22:53:00+01:00 2014-12-10T00:22:00+01:00 Veuve Tarquine De bric en vrac <p>Le plus frappant chez ceux qui sont persuadés qu&#8217;un enfant élevé par des parents homo est nécessairement en danger (puisque déséquilibré par principe) c&#8217;est qu&#8217;ils n&#8217;ont jamais fréquenté de famille homo&#8230; jamais vu de près ces enfants (et pour certains même jamais élevé le moindre marmot&#160;!). La force de leur préjugé devient un espèce de dogme que plus rien ne transperce&#8230; Souhaitons pour l&#8217;apaisement de tous qu&#8217;ils jettent un œil <a title="La banalité du quotidien" href="http://matribulgbt.tumblr.com/">sur ce tumblr</a>, et surtout, surtout qu&#8217;ils voient ces enfants grandir&#8230; qu&#8217;année après année, enfant, ado et puis adulte ils regardent ces êtres aimés devenir des humains&#8230; Et je gage qu&#8217;ils gagneront beaucoup en humanité eux-aussi&#8230;&nbsp; </p> Les places à blabla... urn:md5:aa0858821d9ccd9524532e9d591dd8c6 2014-12-07T11:19:00+01:00 2014-12-07T12:35:27+01:00 Veuve Tarquine Soutache <p>Je m&#8217;aperçois que je gribouille souvent sur les réseaux sociaux quelques mots qui auraient leur place ici. Et quand, ici, je garde et surtout retrouve les mots, les liens, les photos d&#8217;un jour, je les perds ailleurs&#8230;&nbsp;</p> <p>[ce billet est rédigé -pour la première fois- &nbsp;sur tablette&#8230; Je gage que ce ne sera pas la dernière&#8230; sans ignorer pourtant que de la facilité de mise en ligne des liens et des photos dépendra certainement ma fréquence de publication. Bref, la saison des tests point son nez&#160;!]</p> <div class="xs">Edit après publication&#160;: j&#8217;ai été contrainte de revenir balayer les lieux pour virer des balises de décorations malvenues&#8230; Ce n&#8217;est pas gagné mon histoire&#8230;</div> <div class="xs">Edit2 après publication&#160;: impossible de publier sans un &#8220;lire la suite parfaitement inopportun&#8230; Ce n&#8217;est vraiment pas gagné mon histoire&#8230;</div> 3h53'00'' - faites gaffe... c'est long ! urn:md5:f9104ce1b9de91e09c451e35ba3f629b 2014-10-06T19:32:00+02:00 2014-10-12T16:11:07+02:00 Veuve Tarquine Cavalcades <p>Cette année, j’ai <a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2013/10/01/Le-marathon-des-%C3%A9cluses%2C-c-%C3%A9tait-dimanche-dernier">enfin</a> découvert que Laval était une ville absolument ravissante avant de m’écrouler sur mon lit pour y dormir avec une constance et une obstination que je n’avais jamais connues une veille de course&#160;! c’est donc parfaitement décontractée que j’ai pris mon petit déjeuner… avant de m&#8217;aviser que j’étais affreusement en retard&#160;!! Après un habillage à vitesse supersonique, un cafouillage dans les onguents préparatifs a achevé de me réveiller&#160;: imaginez l&#8217;effet que produit une crème chauffante aux lieu et place d&#8217;une crème anti frottements &#8230;sur des endroits stratégiques&#8230; Si j&#8217;avais déjà testé <a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2013/03/06/Le-semi-de-Paris-sous-les-couleurs-de-France-Choro%C3%AFd%C3%A9r%C3%A9mie">avec bonheur</a> l&#8217;effet des orties sur mon popotin, cette fois, je n&#8217;ai pris aucun risque et foncé derechef sous la douche&#8230;</p> <p>Arrivée 20 petites minutes avant le départ à Mayenne, je trottine pour m&#8217;échauffer en croisant les doigts pour que ma montre GPS ait le temps de satelliser, ce qu&#8217;elle parviendra à faire à 6 minutes du départ… mon palpitant a eu tout le temps de s’emballer dans l’intervalle.</p> <p>Enfin, me croyant benoîtement fin prête, j&#8217;appuie sur l&#8217;interrupteur de mon nouveau mp3&#8230; qui ne veut rien savoir pour démarrer&#8230; Oui, il se trouve que 24 heures avant le départ mon aquanote que j&#8217;aime d&#8217;amour – ou bien son câble, je ne sais pas- a rendu l&#8217;âme.</p> <p>J&#8217;avais eu heureusement le temps de trouver <a href="https://twitter.com/bricablog/status/515783356857208832">en magasin un nouveau lecteur étanche</a> et avais pris le temps de le tester dans la journée, sans la moindre anicroche.</p> <p>Sauf que là, maintenant, tout de suite, c&#8217;était la catastrophe. J&#8217;avais beau répéter tous les gestes décrits dans le mode d&#8217;emploi, rien ne se passait. Quatre heures – au moins&#160;! - sans musique&#8230; Cela peut vous paraître bizarre mais j&#8217;étais paniquée&#160;! J&#8217;amorce un retour vers mon sac pour y prendre écouteur et téléphone&#8230; quand je me souviens que je les ai laissés dans la chambre&#8230; Je reviens vers la ligne la mort dans l’âme&#8230; Le départ est annoncé dans 2 minutes. Je squatte la place du fond en tripotant éperdument les boutons de mon mp3&#8230; les 30 dernières secondes sont annoncées…Et&#8230; Ça marche&#160;!!!!!!&nbsp;</p> <p>C&#8217;est ainsi que j&#8217;ai commencé la course&#160;: quasiment à la dernière place et plus heureuse que si j&#8217;avais été la favorite de l&#8217;épreuve&#160;!!&nbsp;</p> <p>Au rythme de Vivaldi, je me suis tranquillement installée dans mon allure avant d&#8217;aviser quelques 3 ou 4 kilomètres plus loin que j&#8217;avais désormais rattrapé la flèche des 4 heures qui cheminait entourée d&#8217;une volée de coureurs.&nbsp; J’ai hésité quelques secondes à la suivre et bénéficier ainsi d’un étalonnage tout au long de ma course puis j’ai décidé que, bien au contraire, il fallait que je la quitte le plus vite possible&#160;: non pas parce que je présumais aller plus vite qu&#8217;eux mais parce que je suis mon pire ennemi et que <a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2014/03/05/Le-semi-de-Paris%2C-ses-parisiens%2C-ses-musiciens-et-son-soleil">je ne cours bien qu&#8217;en liberté et avec inconscience</a>. Surveiller mon allure ou mon temps me plombe bien davantage que de cavaler le nez au vent… je n’allais pas prendre le risque de courir en suivant quelqu&#8217;un&#160;!</p> <p>Je dépasse donc tout ce petit monde et me laisse porter par ma préparation sans trop loucher sur l&#8217;heure ou ma vitesse.</p> <p>Le paysage est toujours aussi beau et le chemin de halage doux sous les pieds&#8230; Je déroule facilement et regarde mon temps au semi&#160;: 1 h 53, je réalise que passer sous les 4 heures est parfaitement envisageable. Il me faut maintenant gérer l&#8217;autre moitié de la course, la plus difficile.</p> <p>Je redoute évidemment les douleurs osseuses. Mon pied gauche est à la fois engourdi, à la fois hypersensible. Va-t-il tenir à cette vitesse durant deux heures&#160;? Plus la vitesse est grande plus les chocs sont traumatiques. Je décide de me faire confiance, je sais d&#8217;expérience que mon allure est naturellement sujette à de grandes variations&#160;: sans m&#8217;en apercevoir j&#8217;accélère quand je me sens bien et ralentis drastiquement lorsque la forme descend. Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas forcément agréable pour ceux qui m&#8217;entourent car je les entraîne contre leur gré dans la valse des doublements et redoublements&#8230; Au 26<sup>ème</sup>, je joue encore à saute-mouton avec deux ou trois coureuses et le pied tient toujours&#8230; Au 30ème aussi. Je sens la fatigue mais pas de mur à proprement parler. Je sais que j’ai toujours de l’avance sur ces 4 heures. Je le sens dans mes pattes, dans mon souffle, dans ma fraîcheur. Et la flèche ne m&#8217;a pas rattrapée&#160;!</p> <p>Et puis, il y a le 35<sup>ème</sup>. La douleur est là, pas très loin mais il y a surtout ce mur des quatre heures qui s’éloigne de plus en plus. Et cette limite qui disparaît m’importe terriblement. J’ai 47 ans, presque 48, quatre fractures équitablement réparties sur mes deux pieds, des tendinopathies que je ne peux pas même compter, trop de départs manqués et une promesse faite l’<a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2013/10/01/Le-marathon-des-%C3%A9cluses%2C-c-%C3%A9tait-dimanche-dernier">an dernier</a>&#160;: «&#160;<em> rien ne justifie pareilles douleurs. Si elles s&#8217;invitent de nouveau, s&#8217;en est fini du marathon</em>&#160;».<br />Et le 35<sup>ème</sup>, il est dur, le 35<sup>ème</sup> et tous ceux qui le suivent. Assez curieusement, je ne me nourris pas des encouragements des gens sur le bord du parcours comme je l&#8217;avais fait <a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2013/10/01/Le-marathon-des-%C3%A9cluses%2C-c-%C3%A9tait-dimanche-dernier">l&#8217;an passé</a>, je saisis à peine leur sourire. Je suis dans une bulle, complétement concentrée sur un seul objectif&#160;: ne pas penser, avancer c’est tout. J’attends le prochain ravito pour faire quelques pas et récupérer mais il ne vient décidément pas. Je suis fatiguée et il ne faut pas que je laisse la soif s&#8217;installer. Alors entre le 37 et 38<sup>ème</sup>, je décide de me ravitailler seule. Il me reste un gel et un bon fond de gourde. Je prends le temps de marcher une bonne dizaine de mètres en avalant ce dernier réconfort. Enfin, je regarde l’heure. Je ne connais pas par cœur les temps intermédiaires mais je vois que ma vitesse moyenne est autour de 11 km/h, j’ai donc dû conserver l’avance que j’avais au semi. Je repars. Je sais que ce sera le plus difficile mais cette fois-ci j’y suis, je le sens bien. Je quitte à peine ma bulle en passant devant le dernier ravito au 40<sup>ème</sup>. Non, je n’y prends rien, cela ne sert plus à rien de se ravitailler à deux kilomètres de l’arrivée. Il faut finir c’est tout. Je suis en mode automatique. Je ne contrôle plus mes jambes, je ne veux même pas y penser. Elles ont trouvé toute seule leur foulée – l’entraînement sert à cela - je sais qu’elles se débrouillent bien, je le sens à leur régularité. Il faut juste tenir, leur faire confiance. Alors je continue à faire le vide dans ma tête. A tout prix, ne pas penser. Les quais arrivent. Un dernier baiser. Je sais que j’y suis. Même en marchant je suis sous les quatre heures. La ligne est là au bout. Je reprends le contrôle. J’allonge les jambes… et je… fonce&#160;!!!!!!!!!!!!!!! J’ai fini au sprint. En doublant quelques mètres avant la ligne un bon monsieur qui a dû me détester de lui voler une place à l’arrache. Mais c’est mon plaisir d’enfance, la marque irrémédiable que c’est la fin, l’ultime trait qui achève la course.</p> <p> Ma main droite vient arrêter mon chrono… 3h.53’00’’ J’ai la nausée et la tête qui tourne avec ma coquetterie finale mais je suis la femme la plus heureuse du monde. Je souris à tout le monde, je suis sur un nuage. J’avale vite une demi-banane – non je n’ai très pas faim- et bois un demi gobelet d’eau – je n’ai pas très soif non plus- et sors du sas avec un tee-shirt aussi laid que l’année dernière. Je suis ravie. Un peu suante, un peu shootée, je file retrouver mon ravitailleur de bisous, celui qui m’a souri et encouragé tout au long de la course et à qui je dédie ce billet… Et oui, je vous l’avoue les baisers, c’est aussi efficace que l’EPO&#160;!</p> Vélo poétique urn:md5:c0f6115fec3173555e1bdc737296be00 2014-06-03T10:09:00+02:00 2015-05-03T22:42:36+02:00 Veuve Tarquine Déambulations <p><a title="Bastille-23-mai.jpg" href="http://bricablog.net/dotclear/public/2014/Bastille-23-mai.jpg"><img title="Bastille-23-mai.jpg, juin 2014" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="Bastille-23-mai.jpg" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2014/.Bastille-23-mai_m.jpg" /></a></p> <p style="text-align: center;"><em>23 mai 2014 - Place de la Bastille</em></p> Qu’est-ce qu’une Parisienne ? urn:md5:ab02cee73d26891fd80d63a9f515d8bd 2014-05-17T09:05:00+02:00 2015-05-03T22:37:02+02:00 Veuve Tarquine Déambulations <p>Hier en sortant du Palais de Justice, le soleil brillait alors je suis rentrée par le chemin des écoliers. En remontant la rue de la monnaie, j&#8217;entends soudain un pédaleur de pousse pousse (tirant ses deux touristes amusés) s&#8217;exclamer du milieu de la rue&#160;: &#8220;<em>Ah&#160;! Elle va savoir elle&#160;!</em>&#8220;&nbsp; Puis, de m&#8217;interpeller avec une gouaille sans pareille &#8220;<em>Madame Madame&#160;! Je suis tout à fait certain que vous savez où se trouve la Place Dauphine&#160;!</em>&#8221; Je lui ai immédiatement répondu (j&#8217;en venais&#160;!) avant d&#8217;être remerciée d&#8217;un généreux sourire m&#8217;assurant que j&#8217;étais &#8220;super&#8221;&#160;!</p> <p>J&#8217;ai continué ma ballade en me demandant bien comment était-il avisé de mes connaissances parisiennes&#8230;</p> <blockquote><p><em><a href="http://ifmparis.blog.lemonde.fr/2014/04/22/quest-ce-quune-parisienne/">Qu’est-ce qu’une Parisienne&#160;?</a> -&nbsp; le blog de l&#8217;institut français de la mode - 22 avril 2014</em></p> </blockquote> Ouvrir les yeux (1) urn:md5:e3f346c99802c668c8d20d1f5e0475eb 2014-03-07T18:25:00+01:00 2014-06-20T01:49:58+02:00 Veuve Tarquine Soutache <p>La grande pauvreté c&#8217;est de se réjouir des échecs d&#8217;autrui au prétexte de n&#8217;avoir pas les ressources pour exister soi-même.</p>