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jeudi 16 mars 2006


re-spondere

Je ne suis plus là pour personne : je suis à peu près à 20 ans d'ici, assise sur une espèce de banc dans un amphi surpeuplé à découvrir ébahie et émerveillée tout le plaisir qu'il y a à se nourrir de l'intelligence et du savoir de professeurs talentueux.

C'était mon premier cours et j'en ai fait mon grand amour. Au cours des années, je lui suis toujours restée fidèle puisqu'à ce jour j'en ai même fait une spécialité. Et il suffit que je tombe sur un cours, un que d'immenses professeurs dispensent magistralement pour tout cesser et savoir que je ne m'y étais pas trompée : pétrie de principes ancestraux et brûlante d'actualité, la responsabilité civile, même quand on croit la connaître, n'a de cesse de vous faire vivre des émois !




dimanche 5 mars 2006


Quand l'éducation requiert la liberté

Et je maintiens que si un jeune ne peut pas sortir librement d'un centre éducatif, il y est incarcéré hors de toute garantie juridique. Laisons de côté "la bonne conscience judéo-chrétienne de la bourgesoisie bon chic-bon genre"! C'est au sens juridique une detention arbitraire. Si comme on le fait aujourd'hui on monte des murs, on multiplie les serrures, on creuse les fossés, on fait appel à des grands "blacks" (ou whites) avec des bergers-allemands pour faire le tour de la structure toutes les 5 mn, on est dans un centre de détention pas mais dans un centre éducatif d'un pays démocratique !

Droit des EnfantsColère à peine contenue ! de Monsieur Jean-Pierre Rosenczveig, Président du Tribunal pour enfants de Bobigny.




vendredi 3 mars 2006


La France et les victimes ou le couillonnage à tous les étages.

Très sincèrement, est-ce que cela vous viendrait à l'idée d'investir celui qui vous doit personnellement une somme d'argent de la mission d'en arbitrer lui-même le montant en fonction de ses propres arguments et d'en déterminer la justesse sans même avoir voix au chapitre ?

Est-ce que vous imagineriez un instant qu'une telle évaluation soit juste, indépendante et digne de crédit ? non ?

Et bien c'est que vous avez la chance de ne pas avoir été victime d'un préjudice corporel ! Oui car figurez-vous qu'en France quand vous avez été victime d'un préjudice corporel vous avez perdu non seulement votre intégrité physique (dont la valeur est déjà très relative) mais qu'en plus vous n'êtes plus tout à fait un citoyen à part entière puisque vous n'êtes plus tout à fait apte à tenter de vous faire entendre.

Non, en France on estime que ceux qui sont le mieux placés pour évaluer vos préjudices ce sont les assureurs ! qui comme chacun sait ne supportent aucune considération économique et n'aspirent qu'à réaliser le bien-être de ceux qu'ils sont contraints d'indemniser.

J'en veux pour preuve que les gouvernements successifs (et quelque soit leur couleur politique) demande bien gentiment à ceux-ci réunis sous forme de groupement de leur remettre un barème de référence visant à l'indemnisation des victimes.

Vous avez bien lu ! Ce ne sont pas les magistrats qui indemnisent judiciairement les préjudices que l'on va interroger, pas plus que de prendre l'avis des avocats de victimes qui savent mieux que personne combien représente le coût d'un handicap, quant aux associations de victimes, c'est à se demander si elles existent même !.

Non c'est aux assureurs eux-même. Et c'est sans doute en raison de leur immense autorité morale en la matière que ceux-ci, non contents d'être juge et partie souhaitent transformer les Cours et Tribunaux en chambre d'enregistrement de leurs petits calculs d'apothicaire [ Daniel Havis, président du GEMA, en précisant : « L'objectif est que la chancellerie soutienne ce référentiel pour qu'il soit utilisé par les tribunaux. »]

Mais bien évidemment, comme toujours et depuis des temps immémoriaux, les gouvernements ne cessent jamais d'être particulièrement soucieux du droit des victimes, sauf quand il s'agit de les indemniser... encore une fois.

Moi je trouve pourtant que ce serait bien si ces hommes politiques qui nous servent à qui mieux mieux des discours sirupeux sur le droit des victimes et des handicapés commencaient déjà par laisser à ces derniers le droit de s'exprimer sur le sujet...