jeudi 29 avril 2004
Le scramasaxe et la hallebarde

Je reviens de Versailles où je viens de plaider
à coup de lance-pierre.
Cela fait quasiment deux heures que j'attends. La Cour s'est
avalée stoïquement deux affaires dont personne
n'aurait pu déterminer laquelle était la plus
assommante.
Dans chacune d'elle une pléthore d'avocats. Ils s'expriment
à tour de rôle. L'air est à la torpeur
et avec leurs clients derrière eux, ils ne peuvent sortir
des clous. Ils s'ennuient. La Cour s'ennuit. Les clients sont les seuls
à être attentifs, guettant scrupuleusement le
moindre bafouillement, la moindre erreur de date ou de virgule. Ils
sont les seuls à ignorer que cela n’a aucune
espèce d’importance et nul ne peut les en
blâmer. C’est leur affaire, partant, elle est
primordiale à leur yeux et les intérêts
en jeux les concernent au premier chef…
Par Veuve Tarquine
jeudi 29 avril 2004 à 23:50
(non) droit ou (in)justice
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