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lundi 21 mai 2007


Quand les cyclistes respectent le code de la route...

Ce soir je repensais à tous ces commentaires où l'on me parle de ces cyclistes peu civiques voire déliquants en puissance...
Ce soir j'aurais aimé que tous ceux-là soient près de moi quand ce fichu taxi m'a foncé dessus...
Je ne faisais rien.
J'allais tout droit.
Le feu était vert.
Je m'étais arrêtée au rouge. Et puis je suis repartie quand la signalisation m'y autorisait.
Il était derrière moi.
Je pousuivais ma route en circulant sur les petits vélos que la voirie a tracé sur le sol.
Il tournait et il faut croire qu'il avait des comptes à régler.
Parce qu'il m'a délibérément foncé dessus.
Il avançait son pare choc méthodiquement en me fixant.
La règle du jeu était simple...
Il savait parfaitement que je circulais régulièrement.
Simplement il avait décidé que je devais lui céder.
J'ai ralenti sans cesser d'avancer alors à deux centimètres du choc il s'est décidé à freiner.
Et moi je suis passée.
Il m'a couverte d'insultes.
Il éructait de rage en me faisant le signe de dégager.

Je ne me souviens pas avoir vu pareille violence dans les yeux de quelqu'un...
Et je dois être fragile parce que ce soir cela m'a bouleversée de découvrir que l'on vouait une telle haine.




Ah oui, je voulais aussi préciser à tous ceux lisent cette série avec des oeillères que je suis aussi une automobiliste. Et ce soir, sur mon vélo, avant que ce fichu taxi ne me mette la rate au court bouillon, je pensais que lorsque je suis au volant de ma bagnole, l'emmerdement que me procurent les biclous est sans commune mesure avec ce que la conduite des voitures génère comme dangers lorsque je suis sur ma selle... Et c'était avant qu'un véhicule terrestre à moteur me prenne pour cible...






dimanche 20 mai 2007


Cyclistes, respectons le code de la route !! (1)

une voiture bloquant la sortie d'une piste cyclable




Cyclistes, respectons le code de la route !! (préambule)

C'est vrai qu'ils m'exaspèrent ces arrogants et leur ostentation à brûler les feux rouges déployant plus d'énergie à se faire voir qu'à s'aviser du danger. C'est vrai que la morgue et la suffisance qu'ils prodiguent à foncer sur les piétons les a tant envahis qu'ils ont même oublié qu'ils ont eu 4 ans et qu'ils ne marchaient pas toujours dans les clous, ils ont oublié que sans leur biclou, ils sont comme eux. Fantasques, souvent généreux et excédés de ces grossiers cyclistes qui font jouer de la sonnette jusque sur les passages piétons !
Mais s'ils sont visibles, ils ne sont pas légion.
Ils ne sont souvent pas méchants non plus.
Ils sont peut-être excédés par ces piétons qui se jettent devant leur roue, au premier on explique que oui la piste est ici, au second on met un simple coup de sonnette, au troisième qui entend bien ne rien céder de son trottoir on se lasse, c'est humain.
Et malheureusement ceux qui vous sourient sont toujours plus silencieux que les querelleurs qui vous tiennent personnellement responsables d'aménagements urbains confinant à la niaiserie.

Mais il y a quelque chose que les autres usagers ignorent...
C'est qu'à notre égard, le code de la route est optionnel.
Sur un vélo nul ne vous fera le crédit d'une priorité à droite,
Sur un vélo on vous reprochera d'avoir l'outrecuidance d'aller tout droit !
La loi du plus fort vous obligera à dévier votre route si le voeux de votre voisin motorisé est de tourner à droite.
La loi du plus bête vous invectivera au prétexte que vous n'avez pas fait allégeance à la conductrice qui venant en face entendait tourner à gauche.
Vous apprendrez à détester les stationnements en double file qui vous jette dans le flux circulatoire plus sûrement qu'un lance-pierre.
Oublier les sas vélo qui décorent la chaussée, même les véhicules de police s'en affranchissent !
Jamais nul procès-verbal ne sera dressé.
Jamais de conducteurs sermonnés pour ces menus contraventions qui nous mettent pourtant en danger.
Alors on apprend.
On dresse nos propres règles.
On s'arrête derrière les feux, parfois on ne s'arrête pas non plus mais la norme doit alors être la discrétion...
A défaut d'être muni d'un moteur pétaradant on découvre combien il est important de se faire voir et tant pis si vous prenez pour de l'arrogance ce qui n'est que de la survie.
Et contrairement à ses plus vils détracteurs, faire du vélo dans Paris n'est pas un raid mortifère. Il y fait bon rouler. Peut-être moins pourtant depuis que les pistes fantaisistes ont remplacé les couloirs de bus élargis.

Simplement cela me lasse d'entendre les bien pensants mettre en exergue l'attitude des cyclistes quand ils ignorent tout de notre quotidienne réalité.
Dans le grand panier d'osier qui surplombe ma roue avant, il y a toujours un appareil photo... alors je me suis dit que j'allais vous en donner un aperçu désormais...




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