mercredi 12 avril 2006
Le vélo, la pince et l'anatomie

Si j'ai pu me féliciter dans les jours derniers
d'avoir changé — à 6 heures du matin !
— la chambre à air de ma roue arrière
en moins de 20 minutes (malgré des déboires
réitérés en la matière), le
fait subséquent d'avoir ensuite à vider deux
bombes anti-crevaisons dans le même pneu m'a
singulièrement exaspérée !
Pour comprendre cette conjugaison malheureuse, il vous faut savoir
que :
- Les manifestants ont la mauvaise habitude de joncher leur passage de verre cassé,
- La voirie à l'excellente habitude de nettoyer les trottoirs et la chaussée mais la sale manie d'oublier les pistes cyclables...
- J'exerce mon industrie près de certains lieux de Paris dont les pavés accueillent traditionnellement les rassemblements contestataires.
Si je vous dis
- que mon panier de guidon vient de me rendre son dernier soupir après trois petites semaines d'utilisation,
- que ma dynamo — que je n'utilise pas, préférant les éclairages électriques mais dont je prends toujours le soin de la conserver en état de fonctionnement eu égard à la fâcheuse habitude des piles de ne pas durer éternellement — donnait des signes d'essoufflement,
- et que mes vitesses étaient passées — d'usage effectif— de 21 à 6,
vous comprendrez que ma fidèle bicyclette avait
bien besoin qu'on se penche sur elle.
Bref, après une demi-journée entre les mains d'un
professionnel chevronné, il est plus fringuant et plus
spacieux qu'au premier jour mon beau destrier gris !
Sauf que quand ledit professionnel chevronné vous rajoute
d'un ton patelin que « au fait ! Je vous ai aussi
réglé les freins » vous pouvez
préparer tout de suite votre clef plate pour les refaire
vous-même les dits réglages et remédier
à ce qui constitue désormais votre plus grave
danger !
Messieurs les professionnels chevronnés, peut-être
qu'un jour vous comprendrez que de façon presque immuable
les mains de femme sont plus petites que celle des hommes. Il est donc
tout à fait inutile et même dangereux de
régler la pince de freinage en imprimant à
celle-ci une particulière dureté...
Outre le fait que serrer du bout des doigts est
complètement inefficace, imaginez le calvaire que cela
devient — et le temps que cela prend— quand il faut
au surplus tendre la main, voir l'avant-bras pour parvenir à
ramener vers soi l'indispensable poignée...
Je vous laisse, je vais jouer de la clef plate de ce pas...
Par Veuve Tarquine
mercredi 12 avril 2006 à 22:33
Ma bicyclette
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