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mardi 28 septembre 2004


Chauffards sensibles, s'abtenir !


 n'écrasez pas maman sur tissu orange fluo

Un jour, Laurent l'érudit m'a renseigné sur les moeurs des bandes cyclistes de New York, et notamment sur leur look saisissant. Alors que les jours raccourcissent et que la pluie obscurcit souvent la vue des automobilistes, je me suis rappelée de ses propos. Pourtant, à la question quel genre de cycliste êtes-vous, je répondrais non pas frimeuse mais plutôt comme Shrek : "du genre prudent".

C'est la raison pour laquelle j'arbore au dessus de mon paletot une tenue de rabatteur de chasse (la chasuble fluo est moins chère au rayon Chasse qu'au rayon vélo...). Je n'ai pas vraiment peur du ridicule mais chargée d'âmes comme je le suis, je n'aimerais pas périr sous les roues d'un chauffard et quant à avoir l'air singulière autant le faire savoir !

Je mets donc très solennellement en garde tous les chauffards parisiens : si vous voyez une chasuble orange gigoter en pédalant et sur laquelle est inscrit le message suivant "n'écrasez pas maman", ces trois messages sont pour vous :


Maintenant, j'imagine que votre conscience vous rappellera ces trois petites voix lorsque vous croiserez un cycliste sous la pluie !




vendredi 10 septembre 2004


Chronique d'une cycliste : au commencement, était l'effroi !

Je vous le dis tout de suite, si vous imaginez que j’ai toujours fait la fière sur mon vélo, vous vous trompez lourdement !

Ah ! je fais la fougueuse, la trompe-la-mort, hardie sur ma selle, la lèvre ironique et le regard fier (mais le casque toujours de travers...) Et bien cela n’a pas toujours été comme ça !

J’ai honni le vélo ! j’ai haï le vélo presque autant que le vinaigre (qui occupe depuis ma petite enfance la plus haute marche au Panthéon de mes détestations).

Mon père, cycliste amateur et compétiteur dans sa jeunesse, se désespérait de me voir quitter mes « roulettes ». Car évidemment Zomozygote qui triomphe dès qu’il y a un engin avec des roues (vélo, skate board, patins à roulette) elle pédalait depuis belle lurette ! (Grrrr ! je l’ai détesté).

Mais moi, je ne voulais pas. J’avais peur ! Je donnais un tour de pédale et « paf ! » je posais les pieds par terre ! Tant et si bien qu’un jour mon père piqua un sprint en poussant mon vélo blanc et moi avec, puis nous lâcha en pleine vitesse ! Comme l’engin et moi-même ne nous sommes pas désolidarisés, j’ai condescendu à pédaler mollement, les pieds prêts à retomber pour retrouver la terre ferme !

Ensuite, j’ai mis à profit mon abâtardie inexpérience pour me venger de Zomozygote ! Puisque mon vélo devenait trop petit, il était urgent que je dédaignasse pédaler plus efficacement pour grimper sur un engin plus grand… Comme sœurette – qui je le rappelle, est née avec une roue à la place du cerveau – elle avait déjà un plus grand vélo –vert -, comment croyez-vous que j’ai appris à me perfectionner ? Et bien en lui « bignant » son beau « 10 vitesses » cadre de course (papa était cycliste, ne l’oublions pas !) Et toc ! Ensuite, évidemment j’ai pris grand soin de mon beau « 10 vitesses » cadre de course –bleu - (Papa était aussi un cycliste empreint d’égalité) !

Mais après toutes ces années, il me reste cependant un regret, c’est de n’avoir pas réussi à me venger de ma copine Mumu  !

Parce que elle, elle pédalait en sifflant –juste !- l’air du toréador de Carmen les mains dans le dos ! J’ai cru mourir cent fois ! Moi empruntée, les fesses et les dents serrées sur mon deux roues, les yeux révulsés par la peur et elle qui se baladait les bras en l’air !

Et bien, je vais vous dire, entourée comme je l’étais par ces deux frimeuses du pédalier, il m’a fallu bien du mérite pour parvenir à acquérir – très péniblement – un semblant d’équilibre sur mon vélo !

Et je me réjouissais d’être enfin parvenue au sommet de la maîtrise cycliste et voilà que Zomozygote remet ça et me snobe avec un MONOCYCLE !

Je hais la bicyclette !



piège à robots