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mardi 20 juillet 2004


Partagerez-vous Paris avec moi ?


A Paris en bicyclette c’est la saison où l’on doit se méfier de tout. "Il y a moins de voitures pourtant" me direz-vous ! Oui, mais ce ne sont pas les mêmes automobilistes…

Ce n’est pas qu’il y a davantage de BMW noire (ouf !) mais plus de néophytes qui ne sont pas exactement rompus à la conduite urbaine, des provinciaux mais également des banlieusards qui prennent leur véhicule pour l’occasion.

Et c’est que ça n’aime pas partager son couloir de circulation vous savez ! Ça klaxonne pour vous signifier de vous pousser afin de les laisser passer ! Ça freine quand c’est créditeur de la priorité à droite (mais je dois reconnaître que les places parisiennes sont spécialement difficiles à appréhender). Ça a des trajectoires hésitantes. Ça ouvre ses portières comme au milieu d’un désert. Bref ça m’énerve…

Ça m’énerve et c’est un tantinet injuste pour diverses raisons :

- Paris n’est pas la propriété exclusive de la Tarquine, quand bien même la chérirait-elle d’un amour tendre et possessif (C’est si dur de m’en convaincre).

- Paris étant la plus belle ville du monde, il est bien normal qu’elle accueille ses lointains vassaux venus lui rendre hommage (non, non je ne suis pas partisane !) .

- Franchement, être impressionné de conduire dans Paris, cela se comprend aisément ; d’abord on a toujours le nez en l’air à regarder ce pur joyau (mais puisque je vous dis que je ne suis pas partisane !) ensuite la conduite des parisiens, même en nombre réduit, est quand même très singulière.

Mais j’ai un remède pour arranger tout le monde : amoureux transis de Paris : louez vous-même des vélos ! Potassez le plan des pistes cyclables et des voies de bus élargies. Vous constaterez que l’on peut circuler assez facilement dans Paris sans affronter le flux automobile. Que cette merveille se découvre bien plus aux cyclistes qu’aux automobilistes et qu’il est bien plus aisé de s’arrêter pour lever son nez afin de lui rendre son salut.

Et moi je serais ravie que tant d’amoureux de Paris, abandonnent pour quelques heures leur bruyants véhicules, qui, vous en conviendrez, sont quand même très laids dans ces rues si belles…




vendredi 2 juillet 2004


Où l'urbain motorisé paye son écot

Si, ce soir, vous étiez parisien motorisé et qu'au volant de votre automobile vous vous êtes fourvoyé au nord de la capitale, en vous doublant, longue file informe et désemparée, j'ai eu une petite pensée émue pour votre temps tellement perdu...

Si, ce soir, au même endroit, vous étiez parisien motorisé au volant d'une noire BMW, sachez que j'ai jubilé en vous dépassant ostensiblement. Et apprenez encore que vos espoirs pour passer inaperçus étaient vains... je vous ai dénombré - j'ai maintenant l'oeil exercé - vous étiez bien plus de trente à tenter de vous cacher...

Si, ce soir, au même endroit, vous étiez parisien motorisé au volant d'un 4x4 noire climatisée, aux vitres teintés et à l'égoisme affiché, sachez que j'espérais que de votre altière position vous me voyez parcourir les kilomètres là, où dans le même temps, vous ne pouviez faire que quelques centimètres...




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