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jeudi 15 février 2007


Matinée d'hiver

Brouillards matinaux dans un parc

Aviser la lumière et sa buée du lever
Lors, faire un crochet vite fait au parc encore inanimé — juste le temps d'un cliché !



mercredi 14 février 2007


La Seine en février...

La Seine, depuis le Pont-au-Change

La Seine, depuis le Pont-au-Change — Un soir d'hiver où je m'y suis fait surprendre l'oeil vissé au Canon



Clin d'oeil d'insomniaque.

Malgré le décalage horaire.

Mais parce que la douleur qui vous vrille les tripes se ressent aussi bien de part et d'autre de l'Atlantique.

La nuit noire, quelque soit l'heure où elle survient, se ressemble tellement...

Attraper les lueurs de la vie. N'importe lesquelles. Celles de la Seine en sont...




vendredi 9 février 2007


Baie de lumière

Plage du Crotoy

Entre le port et la plage — Le Crotoy


La Coquette. Depuis mes trois ans je n'en garde qu'un unique souvenir. Une cage d'escalier que perçait un rayon de soleil. Il venait faire mouche sur un parquet ciré. De mes yeux d'enfant j'ai vu alors dans les nervures du bois s'illuminer les grains de sable et de poussière mélés dont nul ne soupçonnait l'harmonieuse présence. La Coquettte, je sais qu'elle existe toujours. Je crois qu'elle est jaune, en tout cas elle l'a été. Jaune comme savent se parer ces maisons dont le dessein est de séduire un soleil économe et bougon. Là-bas la lumière n'écrase pas l'ombre, elle la souligne simplement pour mieux offrir à l'œil les pleins et les déliés d'un relief ciselé.
Plus tard, nous avons quitté l'estivale Coquette pour traverser la baie. Pour traverser la Somme. Hôtel du port, celui-là même ou papa amarrait son bateau. Nous y restions trois semaines. Ce sont mes plus beaux souvenirs de mer : munie d'une pelle en fer et d'un filet à crevettes,  le monde m'appartenait et avec lui sa lumière d'aquarelle ! Pourtant le Crotoy possédait ce que Saint-Valéry n'avait pas : un manège de rêve ! « Le petit Venise »* Et il fallait voir tous ces enfants voguer en rond sur ces coquilles de noix peinturlurées et qui plongeaient à qui mieux mieux les manches de leur tricot dans l'eau trouble ! C'et que nous le voulions ce tour gratuit ! C'est que nous la cherchions cette balle qui dansait sur une eau, qui, je le sais pour l'avoir mainte fois goûtée, poussait la coïncidence jusqu'à être salée ! Mon père grand sentimental en matière de joies enfantines n'en avait même jamais osé jeté l'un des jetons égaré au fond d'une poche. « le petit Venise »* Dans cette lumière dorée et mourante où l'on ne rechignait pas à nous faire endosser un chandail, c'était mon Eldorado à moi.
Dans une telle lumière, les souvenirs ne s'y remisent qu'avec douçeur. Je n'y suis retournée que de rares fois mais chacune d'elle avec un rare bonheur.
J'entends encore un rire aussi toulousain que cristallin résonner dans une salle où s'entassent trophées de chasse et fresques marécageuses.
Alors vous pensez-bien que lorsqu'il me vient une envie d'humanité, un réflexe de civilisation et un fol appétit de frites dominicales, c'est à cette lumière que je vais me frotter !
Dimanche, il y a fort à parier que les moules seront bonnes !




dimanche 4 février 2007


Danse avec les ombres

L'ombre d'un jeune homme en roller