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samedi 30 décembre 2006


Tag war

« (...) Il y a aussi Miss Tic, la pin-up féministe qui profère des apophtegmes équivoques : "Ce qui m'éloigne de moi me sépare des autres", "Eros est rosse", "Le mur a un grain, moi aussi". Ces trois peintres qui se sont fait connaître avec leurs premiers pochoirs en 1985 s'exposent aujourd'hui en galerie et publient des albums. Et, victimes de leurs succès, voient de plus en plus leurs œuvres détournées, voire dégradées.»

Guerre au pinceau sur les murs de ParisLe Monde.fr — 30 décembre 2006.




dimanche 17 décembre 2006


Croisées d'ogives

Croisées d'ogives dans la cathédrale de Soissons

Ce matin, le brouillard la nimbait. Alors en sortant de chez Marek, la boulangerie où l'on achète du pain qui ressemble à du gâteau, j'en ai pris le chemin avec mes tarquinets. Parce que l'on y retourne souvent depuis le jour où je n'ai pas eu le cœur de leur refuser d'allumer une bougie pour Papa.
Elle était belle. Elle l'est toujours.
Et puis j'y étais bien. J'y suis toujours.
J'ai pensé par devers moi que ces vieilles pierres avaient le pouvoir le chasser mes démons... Et je me suis dit que je ne l'écrirai pas ici pour un empire ! Mais comme je ne sais décidément pas mentir et que cela me fait moi-même sourire, je peux bien l'avouer ! J'y ai trop de souvenirs pour renier un seul instant l'effet qu'elle me fait cette cathédrale où ce n'est plus mon père mais mon Tarquinou — le plus grand charmeur que la terre n'ait jamais porté ! — qui m'a déclaré une fois encore que j'étais belle (il me le dit en moyenne cinq fois par jour alors même que je le somme de cesser définitivement ces basses flagorneries !).


Et puis j'ai tourné la tête et je les ai vus ces ogives qui se croisaient sans jamais s'entrechoquer. Il y aura dorénavant dans ma vie la croisée d'ogive comme il y a eu la croisée des chemins. Le moment précis où un démon s'éteint. C'était ce matin et c'était bien.




jeudi 14 décembre 2006


Noël (2)

Un, deux, trois tarquinets...

Un, deux, trois tarquinets...

S'agréger, se retrouver, déambuler. Cavaler sur les avenues et entre elles, dans les passages élégants.
Se serrer dans les salles de cinéma. Besson, évidemment ! qui aime toujours autant les femmes à la chevelure orange !
Arthur, ce n'est certes pas le cinquième élément. Mais tous les trois, malgré leur 7 ans d'écart et leurs goûts si différents, ils sont tous sortis contents ! Et moi aussi, je l'avoue. Ce n'est pas un monument, peut-être. Mais c'est un film bien. Curieusement il m'a rappelé les films qui passaient à la télé, il y bien longtemps. Quand je la regardais des heures durant, pendant les vacances de Noël. Un film avec une patine discrète, comme on a oublié qu'on en faisait avant. Certains diront que le scénario est plat. Moi je l'ai trouvé délicieusement modeste. Quand les temps cinématographiques sont aux rythmes éreintants et parfois aux rebondissements asphyxiants, je ne dédaigne pas que l'on me pousse une chansonnette où l'on se surprend à sourire en fredonnant un refrain léger et gracieux. Si j'en crois l'enthousiasme des enfants dans la salle, je n'étais pas la seule à céder aux charmes de cet univers.




mercredi 13 décembre 2006


Le 12 décembre à Paris, il faisait beau...

Détail de la Fontaine du Châtelet

Détail de la Fontaine du Châtelet


...Et cette fois-ci, je n'avais pas oublié mon appareil photo.

Alors comme la lumière était belle dans cette brume que l'on devinait à peine, j'ai tenté de les retenir un peu toutes les deux...




lundi 4 décembre 2006


Urgences (3) - Couleurs nocturnes

Le point rouge du niveau zéro

Le point rouge du niveau zéro

Ce billet est spécialement dédié aux vigiles de l'Hôpital Robert Debré qui ont su faire preuve d'une particulière patience avec la folle qui déambulait, un canon pendu à son cou, le long des couloirs sombres et silencieux.
Qu'ils en soient ici remerciés.





Urgences (2) - Mon ami le masque !

masque du service des urgences

Regardez-le bien, vous avez vu ? Il sourit !
J'ai réussi à en convaincre Tarquinou...

Règle n°1 : Ne jamais avoir peur de ses alliés !

Règle n°2 : Maman a toujours raison ! Non mais !





Urgences (1) - Admission



Orage sur une vitre cassée

Un scope qui sonne.
Sonneries par trop semblables pour ne pas réveiller de lancinants souvenirs.
La raison n'a pas grand chose à voir là-dedans.
Simplement on se souvient.
Un autre prénom. Suivi du même nom.
Ces deux-là qui se ressemblent tellement.
On se contient. Mais on n'en guérit jamais tout à fait.
Point de panique. Juste quelques larmes qu'on essuie d'un revers de manche.
Non, chez moi rien décidément ne serait être plus calme que l'épouse ou la mère au chevet des siens...

Alors nous sommes restés des heures serrés l'un contre l'autre.
Des heures durant lesquelles j'ai oublié les sonneries des scopes pour ne plus entendre que celles des téléphones.
« Oui il va bien — Non ne t'inquiéte pas — Nous devrions rentrer ce soir. »

Nous ne sommes pas rentrés le soir venu.
Mais il n'y avait pas de papa qui s'inquiétait.
Il n'y avait pas non plus de grands-parents à prévenir.
Pas de famille à rassurer.

Il y a juste quelque part dans le 9-3 une tata et un tonton qui un dimanche de décembre ont sauté dans leur voiture pour aller récupérer deux enfants restés seuls dans un appartement de banlieue.

Il y avait de l'orage.
Et la pluie tombait drue sur la vitre cassée.