Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


mardi 21 septembre 2004


Arras à Grande Vitesse

Gare d'Arras photographiée depuis le TGV


J'ignore si le Train à Grande Vitesse chemine à travers les villes de la Motte Beuvron et d'Hazebroucq mais je sais qu'en allant à Douai le TGV fait un arrêt dans la gare d'Arras.

Malheureusement, l'arrêt était trop court pour aller vérifier si Audrey M. et R.R. avaient troqué un graffiti contre faire-part de mariage.




samedi 18 septembre 2004


Marseille, c'est un peu Carmen.

Allégorie de Marseille, Place de la Concorde


Des odeurs de tout bord, des couleurs de toute saison, des bateaux beaux comme des photos ou rouillés comme des épaves, des paquebots lourds et des voiles rouges dans le soleil chaud.

J'y vois Edmond Dantès partout. Regardez, là ! On l'emmène, Mercedes ne sait pas encore qu'elle ne le reverra plus -ou si tard…

Marseille, ce sont des cavalcades dans ses rues, parce que je suis perdue. Méfiez-vous des taxis qui ne vous déposent pas exactement devant la Cour administrative d'appel et qui vous assure que c'est à deux pas ! Enfin, méfiez-vous en ou pas… Je n'ai pas loupé mon affaire mais j'ai raté mon avion !

J'ai vadrouillé, j'ai dévoré, j'ai senti, j'ai couru. J'ai levé les yeux vers ce soleil et vers ces murs ocrés, vers la Bonne-Mère.

Citadine éprise de Paris, j'ai compris combien elle devait se faire aimer cette Dame là… Marseille ressemble à Carmen dans mon esprit…

L'été suivant, évidemment, nous y sommes allés passer une journée, nous étions à côté.

Pourquoi donc suis-je capable de retracer minute par minute le déroulement de cette journée ? Jusqu'au goût des fraises Tagada et des Smarties mangés dans la voiture !

Je la garde précieusement dans son écrin depuis longtemps. Peut-être qu'alors qu'elle se déroulait si sereinement, savais-je déjà qu'elle resterait à jamais. Marseille je n'en connais presque rien, mais je sais qu'elle a embaumé ces moments où il ne se passait pourtant rien de particulier, si ce n'est un persistant sentiment de bonheur, comme nous en connaissions tant.

Marseille je l'aime encore plus qu'avant, maintenant.




lundi 13 septembre 2004


Dans le Boulevard Pereire Sud à 19 heures, 19 minutes et 24 secondes

Arc en ciel dans le boulevard Pereire Sud


Je ne crois pas aux signes.

Je n'ai jamais pensé qu'existaient des manifestations divines.

Les planètes ne signifient rien d'autre pour moi que de lointaines copines de système solaire.

Un plus un fait toujours deux et le carré de l'hypothénuse, est égal, si je ne m'abuse, à la somme des carrés des deux autres côtés.

Mais je sais qu'un double arc en ciel à 19 heures, 19 minutes et 24 secondes au dessus du Boulevard Péreire Sud, c'est super chouette !

Même quand on est trempée sur sa bicyclette.

Surtout quand on est trempée sur sa bicyclette !