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lundi 25 janvier 2010


Dans l'ordre et dans le désordre : chichis, marmaille & chichis

Navrant constat : ici, je n'écris plus que pour geindre... C'est tout à fait désolant.
Si je passais un dixième du temps que je consacre à marteler la chaussée avec mes semelles, à me tâcher les doigts avec de l'encre, je cesserai peut-être de me jeter sur les mots à la première déflation du palpitant...


Je pourrais, par exemple, coucher pour la postérité les bottes secrètes de Tarquinou en son grand dessein de séduction maternelle.

Tarquine, sérieuse derrière son grand bureau noir entretient une conversation téléphonique avec son petit dernier : "Tarquinou, enfin ! Mais pourquoi donc clamer devant ton irascible sœur que tu es "le petit chouchou de Maman" !! Outre que c'est faux, c'est pure provocation !"

Tarquinou tout penaud : " Meuh Maman, c'est zuste que moi je veux te garder pour moi tout seul..."

Tarquine plus du tout sérieuse derrière son grand bureau noir et d'une toute petite voix : "heu... mon petit chat blablabla, blableuheu... heu...."


Epatant constat : Tarquinet est plus grand moi.
Et cela le ravit tellement que je n'ai de cesse de nier cette criante vérité : il se délecte à m'appeler "ma petite maman" ! ... et moi aussi...


Tarquinette se débarrasse de l'enfance comme d'un vêtement trop petit pour contenir toute sa richesse. Et moi, chaussée de binocles d'albâtre, j'ai la vue trop courte... Les enfants grandissent décidément plus vite que la capacité de leurs parents à les voir changer.


Et puis je hais les mots qui comportent leurs propres interdits tandis que dans le même temps j'en comprends les enjeux. Prohibition du bonheur et du temps. J'ai tellement aimé bouffer la vie à plein projet. Sclérose d'un avenir à pas comptés. Non, foncer il ne faut plus... Alors je camoufle mes danses de Saint Guy en battant la chaussée de mes semelles... Un marathon pour tout projet et ce n'est que dans le silence de mes suantes déroutes que j'ose me souvenir de mes bonheurs d'antan. Alors, pendant quelques instants de ma vie, je me donne l'illusion de foncer...

Tiens ? Je geins encore...




mercredi 20 janvier 2010


Le sens de la vie

Panneau dans une échoppe des puces

Sens interdit ou sens unique ?



vendredi 15 janvier 2010


Beuaarrrrkkkk...

  • Ce jour j'exècre, les robots à spam qui se succèdent les uns aux autres pour déposer leurs déjections céans

  • Et Monsieur Vincent Peillon dont les méthodes de communication n'ont rien à envier à celles des premiers...

  • Et enfin le temps qui me file entre les doigts et m'éloigne par trop, et de mon bricablog, et de mon canon...



samedi 2 janvier 2010


La bonne fortune & la nouvelle année

Au premier jour de l'an, il gelait à pierre fendre mais la lumière était belle. D'une main j'ai happé mon canon et me suis emparée d'un pull de l'autre. Transie de froid, j'ai frissonné en me faufilant entre les quelques flocons égarés qui voletaient et les ruines d'une armée qui s'est tirée comme on déserte. Le silence était si profond que je savais que ce jour il n'y aurait point de gamins à faire le guet devant les bunkers tandis que les copains s'y fument une tige. Un peu plus loin, après le quartier des officiers et leurs petites maisons désormais aussi pouilleuses qu'insalubres, après le champs de tir et ses tôles éventrées, il y avait une longue friche bordée de noisetiers. Un raffut de cavalcade éperdue s'en est brusquement échappé : tout au bout, à travers les ramées, deux popotins rehaussés d'un pompon blanc bondissaient dans l'air sec. Je n'ai eu que le temps d'un cliché. Un cliché au jugé, un déclic qu'on joue au sort de la lumière et de la longueur de sa focale.

Une biche s'enfuyant

Que l'année se poursuive donc ainsi...
Qui que vous soyez, lecteur de passage, âme perdue pour la nuit ou ami de cœur je vous souhaite une bonne année 2010.




piège à robots