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mercredi 16 mai 2007


Sus aux spams !!

S'il y a une chose que j'ai appris avec internet c'est combien j'exècre le spam ! Je lui voue un véritable mépris. Et puis le bricablog est né et j'ai découvert l'étendue de ce fléau... commentaires, adresse e-mail se transforment bientôt en poubelle par la grâce de quelques médiocres en mal de publicité.
Signal spam existe depuis quelques jours !
Les quelques morpions sans imagination (dont une agence de buzz...) qui ont cru pouvoir s'emparer de mon adresse e-mail pour me baratiner sur leur tirages photo ou leur vidéo ont été immédiatement signalés.
Je ne sais pas si cette initiative sera suivi d'effets mais je salue bien bas cette vaste entreprise à laquelle nous pouvons tous participer.





Le billet qui cavale dans tous les sens...

Il y a quelques dimanche de cela, je m'apprêtais à enrichir mon improbable collection de tee-shirt trop grands. Ceux que l'on vous remet avec tantôt une médaille en chocolat, tantôt avec un gadget signé de la course que l'on vient précisément de terminer !
Il y a quelques dimanche de cela, j'ai pris mon vélo et puis j'ai fait la queue pour prendre un dossard. Car prendre le départ seule d'une course dont on ignore même le parcours vous donne un immense sentiment de liberté...

Un fêtard rigolard qui n'avait pas finit son samedi faisait le faraud en s'interrogeant s'il n'allait pas s'inscrire aussi. Il s'amusait aussi de me voir suçoter le fil de mon mp3 comme si je me restaurais de ce qu'il en sortait ! Alors nous avons échangé quelques mots sur le contenu de nos transfusions respectives. A sa question de savoir de quel "jus" je me dopais, j'ai répondu du baroque... Je n'ai compris ce que sa moue signifiait mais il avait l'air surpris. Finalement il ne s'est pas inscrit. Et moi j'ai pris le départ sans cesser de mâchouiller le cathéter qui déversait dans mes oreilles "le jus" dont je me nourrissais.

Deux bornes plus loin, je n'étais plus seule : mes deux tendinites sont venus me tenir compagnie. Je me doutais bien qu'elles viendraient ces collantes comparses et l'honnêteté me force à avouer que je n'aurais pas passé le crible d'un contrôle antidopage... Dragées antalgiques et onguent apaisant étaient venus enrichir les quelques nourritures solides qui, ce matin-là, avaient exceptionnellement complété mon immuable café au lait.

Alors j'ai continué, sans trop souffrir. J'ai continué, étonnée d'aimer tant cela, sans même penser à ralentir. J'étais juste incapable d'allonger le pas. Mais cela ne m'importait pas.
J'ai simplement continué à suçoter le fil de mon mp3 en songeant combien il est plus facile de ressembler aux absents qu'aux présents.
J'ai simplement continué à suçoter le fil de mon mp3 en songeant aux traces de ce père dans lesquelles je marche si précisément.
A 20 ans je n'aurais jamais pu imaginer combien je lui ressemblerai bientôt. A 20 ans je n'aurais jamais accepté de lui ressembler autant. Mais il est parti. Et elle aussi. Et tous les autres. Alors je veux bien croire que la filiation se bâtit autant qu'elle se lègue. Ils ne sont plus là mais je serais leur fille. Je leur ressemblerai tellement que nul ne pourra l'ignorer. Et si vous ne pouvez le deviner, moi je le sais ! La vie me les a pris mais elle ne m'ôtera pas mon identité. Leur nom, mon nom auquel je n'aurais renoncé pour rien au monde. Et, en son temps, la seule noirceur d'un regard a suffit pour interrompre Madame le Maire qui s'était avisée de me féliciter en me donnant du patronyme de celui auquel elle venait de m'unir ! Il n'était pas là ce jour là, peut-être, mais sa fille je resterai !

Courir, courir encore. Courir pour ouvrir les yeux, pour se repérer, courir pour ne pas se perdre. Courir pour retrouver ce qui n'appartient dorénavant plus qu'au passé. Courir pour qu'ils continuent à vivre. Et puis la douleur s'est faite plus mordante, plus accaparante. Alors on tient parce que c'est bientôt la fin et que l'on en revient pas d'avoir couru tout cela ! Fiérote on poursuit !


Un peu plus loin, j'ai lu le chiffre au sol : un grand neuf tracé sur l'asphalte. Neuf, il ne m'en restait plus qu'un... Neuf, il ne me restait presque plus rien... Mais neuf et je n'avais plus rien ! Il n'était plus question de douleur, il n'était même plus question d'identité, de finalité ou de fatalité. Après exactement neuf bornes de foulées plus ou moins enlevées, il ne me restait plus rien d'autre dans les veines qu'un pâle jus de navet. C'était soudain, inattendu et surtout terriblement évident ! Et enrager d'avoir méprisé tout à l'heure le ravitaillement était parfaitement vain et ne changerait rien au mille interminables mètres qu'il me faudrait parcourir pour espérer finir le front haut.
Je suçotais plus que jamais le fil de mon "mp3" quand il est en sorti un air magique. Une mélodie qui vous faire croire alouette, torrent ou zéphyr. Quelques notes qui vous font hocher la tête et battre la semelle en mesure presque à corps défendant. Oui, Monsieur le Fêtard, il est bon ce jus... et je ne doute pas un instant qu'il m'ait dopé un peu.

Monsieur Maurice Steger, brillantissime flûtiste, je vous dois d'être parvenue à terminer cette course !

Georg Philipp Telemann — Suite en la mineur TWV 55:a2 pour flûte à bec alto, cordes et basse continue — Maurice Steger, flûte alto ; Akademie Für Alte Musik Berlin —
Réjouissance

Je complète mon billet afin de préciser que l'instrument que l'on entend — outre les cordes et le clavecin — est bien une flûte à bec ! Instrument parfaitement méprisé au prétexte — surprenant — que d'aucuns s'imaginent l'enseigner à tour de bras...




dimanche 13 mai 2007


Scrogneugneu...

Si je tenais celui qui a publié mon numéro de téléphone dans la Centrale, il entendrait parler du pays...
Non mais franchement, MOI VENDRE UNE BMW ?



C'était la fête au village.
Ils étaient heureux, il y avait des lumières, des couleurs pour parer leurs joies, souligner leurs regards.
Elles étaient super mes photos, je le savais, je le sentais !
Et évidemment ce jour là, il faut que mon lecteur de compact flash, appareil vorace, égoïste et malveillant s'en soit régalé en solitaire... Il a tout avalé, tout digéré et puis il a même enlevé les miettes. Aucun cliché n'y a échappé...
Le lecteur n'est plus désormais plus qu'un petit tas de débris bleu et brillant qui décore le fond de ma poubelle.
Mais cela ne me console même pas !






vendredi 4 mai 2007


Honteuse France...

« Une Malienne, médecin et spécialiste du sida, a subi trente heures d'arrestation alors qu'elle arrivait à Paris pour une rencontre scientifique. »

Invitée à un colloque, elle atterrit en centre de rétentionLibération — 4 mai 2007




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