Parfois j'en vois cinq fois le début avant d'en voir la fin.
De certains, je n'ai jamais rien su de celle-ci. Peu importe, ils ont
rempli parfaitement leur office. Ils ont su m'apaiser, clore mes
paupières et me jeter dans le sommeil. Sans transition. Sans
réflexion. Plus que me soustraire aux somnifères,
ils m'offrent de glisser dans l'éther sans avoir besoin de
penser.
J'en consomme peu. J'en ai toujours d'avance. Certains depuis trois
ans. Encore cellophanés.
Il y en a un qui patientait depuis de longs mois. Je suis
arrivée au bout en trois ou quatre nuits discontinues.
Et j'avoue que je ne comprends pas comment un film aussi grossier a pu
faire autant de tabac...
Moi on m'avait dit qu'il était beau, beau dans le sens de
sensible, de touchant, de grand. Tu parles...
Ce film est une surenchère.
Surenchère de décor, de peur, d'horreur, de
rythme, et même du jeu des acteurs !
Faut-il qu'on nous prenne pour des imbéciles pour que tout y
soit si lourd ?
Il est désormais classé en tête de
liste de ma catégorie "film
élémentaire", c'est à dire un film
offrant une suite de subterfuges bien laborieux d'où vous
pourrez sortir avec l'immense satisfaction d'avoir TOUT COMPRIS, de
toute façon vous n'aurez pas le choix...
Ce n'est pas un genre nouveau. Mais je préfère
infiniment la franchise d'un western à
l'esthétisme ampoulé d'un film gore
prétendument émouvant !
NB : Pour tous ceux qui pratiquent comme moi le DVD
narcotique sur leur ordinateur, j'indique l'existence de ce petit soft
qui, sous windows, vous permet d'éteindre (entre autre)
votre bécane, une fois le sommeil venu.
Cette vidéo me terrifie. Elle me vrille les tripes à en sangloter. Mais le plus épouvantable c'est que je ne crains pas un instant d'être victime de cette insupportable violence. C'est ma propre violence qui s'inscrit en résonnance. C'est monstrueux.
Cesser de faire des photos en noir & blanc !
La vérité, celle que tout le monde tait, c'est
que c'est bien plus facile que la couleur...
Et puis un peu de pétant dans mon bricablog en ce moment,
cela lui fera le plus grand bien !
Il a la mine par trop ternouille...
Penser à redevenir méchante...
Je l'aimais bien mon habit d'impitoyable veuve...
Faudrait déjà que j'arrête de chigner...
On se prend toujours trop au sérieux quand on pleurniche...
Ils iront à Pâques, non à la
trinité.
Ils en sont heureux et je les comprends.
Les Tarquinets devraient revoir leurs grand-parents.
Je ne suis pas certaine d'avoir envie d'en faire un billet.
Pas vraiment par gêne.
Mais par pudeur.
C'est leur histoire dorénavant et non la mienne.
Elle n'appartient qu'à eux.
Il faut qu'ils se la construisent en paix.
Sans les éclats de voix de leur mère, ce sera
mieux...
Bouffer du lion.
Le matin, le midi et le soir.
Et puis faire la peau des crobes qui lorgnent de mon
côté.
Et puis...
et puis...
dormir.
Ce sera déjà bien.
« Il m'annonçait que, sous l'effet de je ne sais quelle
gesticulation inconsidérée, j'avais
réussi à composer son numéro (il faut
dire que Monsieur Ka s'appelle Alain ce qui lui vaut de figurer en
tête de liste) et que donc il avait pu suivre mon cours, ce
qui l'avait fort diverti.
Dans mes répertoires téléphoniques j'ai toujours un copain prénommé aa et une grande copine ZZ, cela dit et via mon téléphone portable, j'ai déjà réussi à envoyer des photos d'un dentier (!!) à un ami qui se reconnaîtra... comme quoi il ne faut jamais jurer de rien !
« J. Casanova fut aussi un magistrat courageux quand le 11 octobre 1972,
président le tribunal pour enfants de Bobigny, il
refusa de condamner la jeune Marie Claude qui à 15 ans et
demi avait avorté quand l’avortement
était encore un crime. (...)
La condition des femmes et même l’état
du pays en a été bouleversé.
Je dormais, épuisée par mes nuits trop courtes,
mes doutes et la toux de Tarquinou. Le téléphone
a sonné. Moi je ne croyais pas qu'il sonnerait. Mais il a
pourtant retenti et m'a réveillé. Alors je me
suis remise à penser. Je ne sais pas trop où je
vais. Mais tant pis. C'est ainsi. Je ne comprends pas tout mais je m'y
résous. Et j'y vais. Inexorablement. Je me suis
chauffée à la lumière de mon VAIO et
je suis tombée en arrêt devant un billet
de Heidi, devant une une
photo qui m'a sauté au yeux. La photo de Nicolas
Peyrac. Je me suis souvenue que lorsque j'avais une dizaine
d'années j'avais une particulière admiration pour
ce qu'il faisait et ses airs qui trottaient dans la tête. Et
que même si je n'en comprenais pas tellement les paroles
l'une d'entre elles me troublait singulièrement. Et puis
aussi j'avais oublié son visage. Pourtant que la
ressemblance est patente ! Alors j'ai retrouvé l'air qui me
trottait dans tête. Oui la musique me fait toujours frapper
la mesure du bout du pied. Et il était bien question d'y
faire l'amour... Je ne suis pas certaine que cela m'aide à
dormir mais j'ai pourtant l'impression d'y voir
déjà plus clair !
S'il y a bien une chose que je trouve insupportable ce sont les gens qui
s'imaginent pouvoir vous déranger dans votre
intimité au prétexte de vous arracher qui un
sondage, qui un contrat, qui votre adhésion.
Bref je hais le démarchage
téléphonique, je hais ces voix mielleuses qui
accroient me voler au débotté le peu de temps que
je passe chez moi auprès de mes tarquinets, s'immiscer
brutalement dans la seule intimité dont je dispose, se
drapant dans des airs supérieurs voire
désespérés quand on s'offusque
légitiment d'une telle intrusion !
Et c'est ainsi qu'au prétexte de respecter ces malheureux
téléopérateurs (dont je n'ai jamais
sollicité l'intervention) je devrais supporter d'entendre
retentir toutes les cinq minutes mon téléphone...
Ce soir je suis tombée des nues, c'est une
représentante de Médecins sans Frontières
qui a cru bon de me déranger.
Elle n'a pas eu le temps d'aller plus loin que des remerciements
convenus. J'ai interrompu son débit (tellement
rabâché que ses efforts ne parviennent plus
à masquer le simulacre qu'il constitue) pour lui
signifier le fond de ma pensée :
Qu'elle n'était pas persona grata chez moi à
l'heure où je profite de mes enfants, que je n'entendais pas
me laisser déranger passivement au prétexte de
procédés marketing dont je n'avais cure et que
j'étais totalement horrifiée qu'une association
comme Médecins sans Frontière puisse recourir
à tels procédés. J'espère
qu'elle fera remonter l'information...
En ce qui me concerne, ce n'est pas exactement en me
téléphonant que l'on va me convaincre de
multiplier les dons... Outre que je n'indiquerai désormais
plus mes coordonnées téléphoniques sur
les formulaires idoines, je m'en vais diriger mon animus donandi 1 vers
d'autres ONG...
1L’intention libérale est de l’essence
même de la libéralité. Toute
libéralité, donation ou testament, suppose la réunion d’un élément
matériel et d’un élément moral, d’un appauvrissement sans contrepartie et d’une
intention
libérale. Pas de donation sans animus donandi, pas de
testament sans animus testandi. — L'intention
libérale — Michel Grimaldi.
J'aime les yeux de mon Tarquinou qui m'interpelle tous les
jours pour me dire que je suis :
1 - belle
2 - beau
3 - magnifique, tu sais ?
4 - gentille
5 - super ! même !
Et qui lui, n'attend rien d'autre en retour que mes sourires éperdus.
J'aime les noix. Follement. Et si vous demandez à l'un de mes enfants quel est l'animal qui mange des noix, il vous répondra "lorailie !"
Je n'aime pas les chiffres du QI qu'on croit pouvoir vous asséner d'un air supérieur. Comme ils sont toujours mensongers, j'aurai préféré
le silence pour garder l'illusion de l'ignorer...
J'aime renouer avec les longues nuits de sommeil, et puis l'odeur de mon
oreiller que j'enserre en suçant mon pouce tout ou partie de
celle-ci.
J'aime les films d'aventure qui font peur à mes enfants et
les jettent contre moi à moitié riant
à moitié tremblant.
Je n'arrive pas à croire qu'on m'aime pour ce que je suis.
Et force m'est de constater que j'ai plutôt raison !
J'aime sentir la vie battre. Même mal, même trop
fort, même trop vite.
Et tant pis si c'est mal, trop fort et trop vite. C'est toujours mieux
que de ne pas savoir vivre.
Je hais les mensonges. Plus que tout. Il me faut reconnaître
cependant que leur détestation m'est si
véhémente que, confrontée à
eux, le mépris qu'ils m'inspirent me protège
très efficacement de leur brûlure.
J'aime les cris de mon Tarquinet lorsque je le poursuis, l'attrape et
l'embrasse.
J'aime surtout son air désabusé dans nos
dialogues convenus :
- Je t'ai déjà dit que je t'aimais ?
- Oui Maman, au moins un milliard de fois.(...) Mais tu as le droit de
le dire encore tu sais !
J'aime sentir le moment précis où le
passé devient irrémédiablement
passé. C'est la preuve qu'il y a un présent et
partant, un avenir.
J'aime la mâche, éperdument !
J'aime avoir un frigidaire qui déborde.
J'aime les granolas trempés dans un verre de lait.
Et puis j'aime beaucoup ma crème caramel !
D'ailleurs je suis ravie de savoir que j'en mangerai dès
demain !
Ah oui, j'allais oublier : j'aime aussi beaucoup écrire ce
qui me passe pas la tête. Et tant pis si ce n'est pas
très pertinent !
Voilà ce qui arrive quand on emmène son
aîné au boulot et qu'on laisse traîner
son appareil photo...
Je précise que cette photographie a
été publiée à la demande
expresse de
son auteur qui a poussé ses exigences jusqu'à me
dicter le titre du billet ! (et si je vous dis qu'il a même
refusé que son cliché soit publié sur
les Pataloustics
mais bien ici, vous saurez tout de sa
détermination... à laquelle je n'ai pu que
céder...)
C'était bien !
Très bien !
J'ai pris quelques photos.
Assez peu...
Trop peu.
Mais mon appareil s'est pris d'affection pour Goon et pour
Fûûlion.
Je leur avais promis de mettre en ligne leur production.
Je ne savais pas qu'ils m'avaient tant mitraillée !
Moi qui pensait que seul mon Tarquinet savait me croquer le portrait
j'ai été proprement impressionnée !
Je profite de ce billet pétri de fatuité pour
indiquer que ma morgue et de ma jactance ont également
sévi sur France Inter, pour un jour des
morts décidément particulier...
Nombre de commentaires: 15041
Nombre de trackbacks: 228