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vendredi 27 octobre 2006


Où l'on reparle du sexe des anges...

En Seine-Saint-Denis, une mère a refusé, pour motif religieux, que son nourrisson fille soit examiné par un pédiatre homme.

Libération«La tenue doit permettre les soins» — vendredi 27 octobre 2006




jeudi 26 octobre 2006


Idée de sujets, un peu cruches, je vous le concède...

Concours d'éloquence faisant œuvre de générosité à l'égard des dindes qui trottinent dans certains couloirs du Palais :

  • Premier sujet : Une cruche est-elle à ce point inerte qu'il soit concevable de l'embaumer à l'âge de 40 ans dans sa forme actuelle ?

  • Second sujet : Une potiche, par définition totalement dénuée du système nerveux central situé dans la boîte crânienne et appelé couramment cerveau, peut-elle être complètement lobotomisée ?

Vous n'avez que jusqu'au petit matin de samedi prochain (qui est, chacun sait, l'heure à laquelle l'on dégaine son arme devant témoin)  pour préparer vos harangues, étant entendu que d'aucune ne demande qu'à s'emparer de vos plaidoiries pour se forger ses propres convitions...




lundi 23 octobre 2006


NV3 : mon avis

C'est la règle du jeu, elle vaut dans les deux sens.
Alors je donne mon avis et tant pis s'il n'est pas celui qu'on escomptait.

Points positifs de l'appareil :
On évacue tout de suite ce qui pour moi restent des détails sans importance : il est joli et et il paraît qu'on peut écouter des MP3 dessus.
Il reste un point qui pour moi était capital, il est petit et présentait le format idéal pour se substituer au fond de mon sac à mes volumineux reflex — à condition qu'il fasse des photos potables.

Mais le hic c'est que techniquement c'est beaucoup plus mitigé.
Soyons positif : le mode noir et blanc est plutôt bien. (Enfin, il est incontestablement mieux que tout le reste)
Le déclenchement de l'obturateur est plutôt rapide.
Ne rêvez pas, ce n'est absolument pas comparable avec un reflex mais c'est mieux que mes premiers appareils numériques.

Les gros reproches :
Un mode flash parfaitement inutilisable qui sur-expose immanquablement toutes les prises de vue.
Et surtout une qualité d'image dont il faut bien reconnaître qu'elle est très médiocre dès que l'on sort des conditions optimales de prises de vues.
Je veux bien croire qu'habituée comme je suis à des reflex gros calibres, je ne suis pas la plus tendre pour jauger du résultat mais j'ai pris le soin de comparer avec mes anciennes photos [un Sony Cyber-shot 5.0 mega pixels] et même si leur format était plus petit, leur netteté étaient bien meilleures.

Résultat des courses, le zoom est complètement surdimensionné par rapport aux données techniques de l'appareil.
Un exemple ici : dans des conditions tout à fait standard (le fichier exif est ici), les pixels sont monstrueux.

L'appareil ne semble à l'aise qu'avec des conditions d'éclairage particulièrement favorables (photographies en extérieur sous une luminosité de pleine après-midi).
Un exemple ici (sous l'oeil de Tarquinet... avec le fichier exif y attenant).
Malheureusement, sorti de cette idéale situation, l'appareil s'épuise et offre des couleurs piquetées pas très esthétiques... (exif)
Je trouve cela singulièrement dommage surtout que ces conditions de moindre luminosité n'ont rien d'extrêmes et sont pourtant habilement gérées par les autres appareils numériques.
Bref, pour les photos en intérieur, la qualité est très en deçà de ce que l'on serait en droit d'attendre d'un numérique, même en bas de gamme.
Notons cependant que l'utilisation du mode noir et blanc ou du mode sépia fait disparaître dans un très grande mesure ces défauts de fluidité.

L'usage des autres filtres ne présente à mon goût aucun intérêt (je dégaine Toshop trop aisément pour y avoir recours) mais je dois avouer que Tarquinet se régale avec...

Et moi j'enrage de ne pas pouvoir, dans le mode programme, régler ni l'ouverture de la focale, ni la vitesse d'exposition, c'est à dire pouvoir corriger les gros défauts de la bécane.
C'est vraiment dommage car le fait qu'il puisse sortir des photographies parfaitement acceptables dans l'étroite tranche d'une luminosité standard me convainc qu'il aurait sans doute pu offrir le même rendu dans des spectres plus étendus.

Bref, je suis plutôt déçue.
J'ai un peu l'impression que l'on a accordé trop d'effet d'annonce à des éléments techniques au lieu de s'attacher à la qualité du résultat in situ.
Je trouve notamment que les dimensions des photographies sont complètement disproportionnées par rapport à la qualité de l'image.
Des pixels plus nets dans une photographie aux dimensions plus modestes auraient été à mon sens bien plus judicieux.
Surtout qu'il est impossible en l'état des résultats obtenus de faire des tirages "grandeur nature" des photographies obtenus eu égard à leur absence de netteté...
En l'état et pour des résultats acceptables, c'est un appareil qui n'est absolument pas polyvalent.
Au contraire, je le trouve particulièrement difficile sur les conditions qu'il exige pour afficher une photographie techniquement réussie.

Sauf que si vous voulez faire des photos noir et blanc en extérieur de jour, il est sans doute parfait.

Je précise que je n'ai pas testé la vidéo et la prise de son, dont en ce qui me concerne, je me moque éperdument,

Un dernier point pour tempérer mes propos : je crois n'être absolument pas la clientèle ciblée par le constructeur pour ce type d'appareil.
Je fais trop de photos, avec de trop gros engins que je ne supporte même pas d'utiliser en mode auto...
J'ai aussi l'habitude travailler mes photographies (extrêmement volumineuses) directement sous toshop après, parfois en les agrandissant d'avantage encore, ce qui me donne une connaissance assez intime de leur texture et de leur netteté.

NB : En raison de cafouillage avec mon serveur FTP et d'une fatigue matraquante, je mettrais les liens vers les photos et les fichiers exif ultérieurement !




lundi 16 octobre 2006


Quand on aime la faluche mais point les grosses miches !

Je suis singulièrement lasse de ces effets de mode dont souffrent les boulangeries parisiennes. Moi qui, pendant des lustres, dépérissait dès que je quittais la capitale au prétexte que le pain qu'on y trouvait ne souffrait pas de comparaison, voilà qu'aujourd'hui c'est en province que je retrouve enfin la saveur des pains blonds décorés de farine, ces mies fines et délicates qui fondent en bouche sans qu'il soit besoin d'y laisser son dentier !
Que voulez-vous, moi ces grosses miches brunes à la croûte dure et noiraude, je n'aime pas ça... Et a Paris, il faut croire que nos bons mitrons passent leur vie à s'excuser d'être des citadins en nous vendant de ces grossiers pains qu'on dit de campagne. Et je t'y met de la graine, et je t'y raffermis le quignon : Ce n'est plus une cuisson c'est un bûcher où l'on grille nos meules ! Ce n'est plus du pain c'est du brouet dans une carapace de cramé !
S'il n'était qu'un seul à en vendre que ces pains roussis ! Mais c'est qu'il le font tous !
C'est à celui qui aura la meule la plus authentique, la plus compacte, la plus dure... Tous... J'épuise les boulangeries comme d'autres épuisent les amants : je cherche du bon pain, ou du moins du pain que j'aime !
Je vous le dis tout de go, à Paris, en matière de pain à chair blanche, croûte claire et farinée, c'est le Monoprix du coin qui tient la dragée haute à tous ces snobinards ! Un comble... je sais !
Et le pire c'est que maintenant le pain c'est quand je quitte Paris que je m'en délecte !
Messieurs les fourniers parigots, au lieu de copier la campagne... allez plutôt y faire un tour... Et goûtez donc à ces faluches qu'on vous sert dans le Nord de la France, jusques et y compris dans nos campagnes axonaises, à ces pains si blonds qu'ils sont blancs... si lisses que les doigts aiment y tracer des arabesques farinées, avant de les rompre en un geste léger. Ici point besoin de hachoir, de tranchoir ou de couteau de boucher pour les déguster... un simple claquement de doigts suffit pour en prélever un extrait : il chemine même parfois en épis pour mieux s'offrir aux gourmands !


Et je suis preneuse des bonnes adresses des quelques irréductibles parisiens qui pratiqueraient encore le pain blanc, peu cuit et fariné...





Photographies et accès interdit

Les photographies que j'héberge chez 1 & 1 ne sont plus visibles pour une raison que j'ignore. Je me penche sur la question mais un peu plus tard... là il me faut piocher un dossier !



J'ai mis sur un autre hébergement les dernières photographies en attendant la solution du problème...






samedi 14 octobre 2006


Les vracs de la semaine

Mon vieux PC, mon premier ordi, celui sur lequel j'ai joué des nuits entières (vous ai-je dit combien j'ai aimé Everquest ?), celui dont, au cours des années, j'ai changé tous les organes, de la carte graphique aux barrettes de ram, en passant par le processeur et la carte mère, celui qui m'a vu toshoper des nuits entières pour éviter de chialer comme un bébé, celui sur lequel j'ai aussi tapé mes premiers billets, s'est emballé de retrouver l'adsl... il a galopé toute la journée et au matin suivant, il s'est éteint dans une odeur âcre. Oui je pourrais le conduire à un nouveau bloc d'alimentation et ainsi tenter une réanimation mais il m'a trop servi pour continuer à m'acharner. Je vais le laisser en paix. Je vais juste conserver ses disques durs pour en extraire tous mes souvenirs, ceux qu'on a fait à deux, puis à trois, puis à quatre, puis à cinq.

La vue c'est l'inverse des cheveux blancs... quand votre vie s'écroule, la première chute et les seconds multiplient. Et puis les seconds restent mais la myopie, elle, elle s'en va. Pour la seconde fois en trois ans la correction de mes verres s'amenuisent. Et non, ce n'est pas encore la presbytie. Je récupère juste un peu ce que j'ai perdu brutalement. Enfin, pour ce qui concerne mes yeux...

Je n'y avais plus mis les pieds. Enfin, deux fois j'étais entrée. Puis le portillon franchi j'avais fait demi-tour. D'abord parce que c'était le matin et que j'avais du travail. Ensuite parce que c'était le soir et que j'avais rendez-vous avec mon galant. Mais Tarquinou en sortant de l'école il voulait aller arroser les fleurs, alors nous y sommes allés, au cimetière. Je m'écroule toujours. Sans bien comprendre pourquoi. Je me mets à pleurer, pleurer à gros bouillons, comme il dit. Pourtant j'ai des projets. Des projets qui me tiennent à cœur et qui me le font battre plus vite aussi.
Mes souvenirs ressemblent aux plantes qui ornent sa tombe. On ne les arrose jamais assez et surtout pas régulièrement. On les a fait geler et cuire aussi. Il faut même avouer qu'on essaye de les abandonner pour se persuader qu'on peut les oublier. Mais sans bruit, elles ont pris racine bien au delà du périmètre qu'on leur avait assigné. Elles vivent dorénavant très bien toutes seules. Simplement on ne peut plus les déplacer. Et quand on se retrouve face à leur vitalité... on ouvre les vannes et on laisser couler, soit l'eau claire, soit les larmes.


les plantes du cimetière




NV3 : prodrome d'une expérimentation détaillée

Je dois avouer qu'en dépit de l'extrême gentilesse avec laquelle on m'a confié cet appareil photo numérique, mes premières impressions ne sont pas dithyrambiques... Je ferais un billet plus charpenté quand j'aurais un peu mieux exploré la bestiole mais je dois dire qu'après une prise en main rapide, je ne suis guère emballée par ses performances. J'ai d'ores et déjà fait une croix sur l'utilisation du flash qui surexpose toutes les prises de vue sans qu'il soit possible d'y remédier même en mode "programme". Je trouve que le délai de déclenchement est effectivement plus court que mon vieux Sony mais j'avoue que je suis plutôt déçue par le piètre résultat de nombres de photo prises pourtant dans des conditions d'exposition parfaitement conventionnelles — et alors que certaines d'entre elles me font pourtant penser qu'il a quelque chose dans le ventre. J'ai peut-être trop l'habitude des appareils réflex pour prendre mes marques. Je remarque que Tarquinet, du haut de ses 10 ans et fort de ses certitudes quant à ses talents de photographe est tombé sous le charme de l'appareil et de ses filtres intégré et n'a guère à rougir des photos qu'il en tire...

Les photos qui suivent ont été prises avec cet appareil, elles ne sont pas passées par les griffes de Toshop. Elles me laissent penser que la bestiole, à défaut d'être souple, a aussi du coffre :

Tarquinet et sa tronche d'elfe
Tarquinet et sa tronche d'elfe... — photographié par sa mère



Le cimetière de Papa — photographié par son fils

Le cimetière de Papa — photographié par son fils







Free, le haut et le bas débile...

Bande passante : 0,895 Ko/sec

J'envisage d'engager des fouilles archéologiques dans mes combles afin d'en exhumer mon vieux modem 56 k... et puis de dépoussiérer mon antédiluvienne formule d'accès libre, celle que j'avais souscrite chez free quand on ne parlait pas encore d'adsl...
Ils appelaient cela du bas débit.
Pourtant j'allais incontestablement plus vite qu'aujourd'hui.
Le haut débit chez free c'est quand même très insolite...




samedi 7 octobre 2006


Vieilles pierres et signes de vie

Une ligne en rade et deux opérateurs qui se renvoient la balle.
Point de téléphone, plus d'ADSL.
Alors je m'éloigne, bon gré mal gré.
Je cultive la patience et j'éponge mon sommeil en retard.
Et puis je regarde ma vie qui change aussi.
Je goûte les escapades en amoureux, presque affolée que cela soit si précieux.
Non, ils ne m'ont pas manqué.
Oui, j'en suis revenue troublée.
Trop.

Alors je file bientôt vers mes vieilles pierres.
Celles qui demeurent et qui apaisent.
Celles qui le matin entendent les pieds nus des enfants qui rejoignent un lit trop grand pour eux — mais devient instantanément trop petit pour nous.
Un lit où l'on raconte des livres de chevaliers et de châteaux-forts.
Où l'on se rassemble avant d'affronter les premiers frimas de la saison.
Celle où, le soir venu, l'on fait déjà griller des shamallows et des marrons dans la cheminée,
après avoir chasser les noix,
après avoir courtiser un soleil encore fervent bien que vieillissant.

La patience ne fait pas partie des vertus dont la nature m'a gratifiée.
Je ne sais me rassasier de souvenirs, aussi bons soient-ils.
Je ne pense qu'à croquer ce qui j'espère réjouira mon futur et qui, je l'avoue, possède forme humaine.

Mais ici le temps est différent.
Le passé me nourrit.
L'avenir m'appartient.
Ici je ne ronge pas mon frein.
Ici je prends mon élan.

Jusqu'à demain seulement...




piège à robots