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vendredi 22 septembre 2006


22 vl'a...

Quand j'étais étudiante et que je trimballais bien plus de malaises à vivre qu'à réussir mes examens (comme quoi il ne faut pas croire ses parents qui vous serinent depuis tout petit que de faire les études qui vous plaisent est un bonheur).
Bref quand j'étais étudiante et plus malheureuse qu'un champs de cailloux dans un pénitentier de l'ouest américain durant la première moitié du 19ème siècle (quoiqu'à mon avis, même dans la seconde moitié du 20ème ce n'est pas une sinécure non plus.)
Bref quand j'avais 20 ans et que j'avais l'impression de n'être pas comme tout le monde et que je me demandais bien pourquoi (ce qui me rendait très malheureuse, je précise à l'attention de ceux qui n'auraient pas suivi...)
Bref, il y a longtemps quand j'étais esseulée et désespérée, je me collais dans mon lit et insidieusement je m'ensevelissais sous les bouquins.
Il y en avait partout. A droite, à gauche, sur mon oreiller et jusque sous mes draps.
Je les feuilletais, les humais.
Au bout d'un moment, j'en prenais un, un que j'avais mis de longues minutes à élire.
Je m'installais sans prendre le temps d'ôter de mon lit ceux que je n'avais pas retenus.
Et je lui faisais un sort.
Je le dévorais tout cru.
Je ne lâchais sa carcasse qu'au matin s'il le fallait mais j'avalais tout son contenu.
C'était ainsi que je fuyais un monde que je ne comprenais pas.
J'en engloutissais d'autres...

Ce soir j'ai deux DVD qui m'attendent sur ma table de chevet.
Un CD audio qui ne demande qu'à vociférer.
Cinq bouquins que j'ai envie de bouffer.
Dans le lot il y a même un dico qui devrait me tenir toute la nuit s'il le faut.
J'ai aussi un ouvrage de dame : un truc molletonné sensass pour y enfourner mon appareil photo.

Je pense que je vais pouvoir tenir.
Le temps que Morphée vienne me cueillir comme un fruit trop mûr.
A moins que je ne m'écrase à la façon de la pomme sur la tête de Newton (vous lisez Gotlib ? moi j'aime beaucoup).

A oui, j'allais oublier, s'il y a des petits malins qui veulent qu'on se rue chez eux pour leur souhaiter "bon anniversaire".
Ce n'est pas la peine de venir faire le tapin tout de suite...
J'en suis désolée pour eux mais c'est le 25 que mon mari est mort.
Pas le 22.
J'espère qu'ils ne m'en tiendront pas rigueur...




lundi 11 septembre 2006


Délicieuses liaisons dangereuses

« Toute femme qui consent à recevoir dans sa société un homme sans mœurs, finit par en devenir la victime. »

Les liaisons dangereusesPierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos


« Il n'en est pas ainsi de l'entreprise qui m'occupe; son succès m'assure autant de gloire que de plaisir. L'amour qui prépare ma couronne, hésite lui-même entre le myrte et le laurier, ou plutôt il les réunira pour honorer mon triomphe. »

Les liaisons dangereusesPierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos


Je me délecte autant de la parénèse que de la parabole, lesquelles sont toutes deux si lapidaires et si corrosives que que l'on en devine presque une part de dérision... Je m'interroge pourtant : à laquelle de ces deux propositions convient-il donc d'accorder foi ? En laquelle de ces deux phrases dois-je me reconnaître ?
Miroir ou pas, je croise les doigts pour que les deux ne soient pas simultanément prémonitoires... Tout en sachant bien que je m'en fiche éperdument... je le saurais bien assez tôt !

Cruche, peut-être, mais pas potiche...  Et puis quant à flirter avec le vide du haut de la margelle du puits du stand des vins et spiritueux, autant explorer le fond du premier et goûter à l'ivresse des seconds...

Oui, je suis décidément "remontée" en ce moment...




dimanche 10 septembre 2006


Un matin dans Paris, il avait France Choroïdérémie

De gauche à droite : Clémence Castel
 (Joueuse de Tennis et
gagnante de Koh Lanta 2005) — Marie-Catherine Faure (Imaginez
de l'or
qui pétille...) — Jacques Tuset (Nageur et
généreux !) — Simon Dufour
(capitaine de l’équipe de France de Natation)

De gauche à droite : Clémence Castel  (Joueuse de Tennis et gagnante de Koh Lanta 2005) — Marie-Catherine Faure (Imaginez de l'or qui pétille...) — Jacques Tuset (Nageur et généreux !) — Simon Dufour (Capitaine de l’équipe de France de Natation)

Ce matin avec les pataloustics au grand complet nous sommes allés applaudir Jacques Tuset qui renouant avec une épreuve d'un autre siècle a traversé Paris à la nage pour soutenir l'association France Choroïdérémie.

Il y avait Paris qui riait sous le soleil,
Une Seine obscure et mystérieuse,
Des enfants qui ont piraté le buffet
Des amis dont on se demande bien comment on a pu mettre tant de temps à retrouver !
Des larmes aussi parce qu'on ne s'était pas toujours revu depuis...
Des gens pétris de générosité,
Il y avait aussi des gens connus, des très connus et puis de parfaits inconnus.
Tous réunis pour une association par trop ignorée.



France
Choroïdérémie — Rien que pour voir



"La choroïdérémie est une maladie liée à la mutation d'un gène présent sur le chromosome X et qui aboutit à une dégénérescence des vaisseaux choroïdiens, de l'épithélium pigmentaire rétinien ainsi que des photorécepeteurs présents dans les yeux" (Cremers et al., 1990).

A l'heure actuelle, il n'existe pas de traitement contre la choroïdérémie. La découverte d'un traitement génétique devra obligatoirement passer par l'élaboration d'un modèle animal viable atteint de cette maladie. Ce modèle n'existe pas pour l'instant puisque l'homme est la seule espèce pouvant rester en vie avec ce gène défectueux.


Rien que pour voir, leur site est ici,

Rien que pour voir, leur plaquette est là

Rien que pour voir, on peut aussi les soutenir.




dimanche 3 septembre 2006


Demeure et départ

la demeure

J'ai retrouvé le bazar que j'avais laissé en partant et avec lui mon quotidien rassurant.
J'étais guillerette de retrouver mon vélo.
Le coffre n'avait pas encore été vidé que j'avais déjà vérifié la pression de ses pneus
J'ai aussi mis le nez au balcon et j'ai retrouvé l'arôme de ma rue.
J'ai tremblé comme une feuille dans l'ascenseur velléitaire rempli jusqu'à la gueule.
Et le soupir de soulagement que j'ai laissé échapper, parvenue au troisième, était digne des plus hauts sommets...
Je me suis endormie  le nez enfoui dans mon oreiller pour mieux m'absorber dans cette odeur que je chéris entre toute.
Aujourd'hui les Tarquinets sont heureux comme des poissons dans l'eau et s'agglutinent sur le canapé pour mieux se décérébrer devant la télé.
Tarquari le bienheureux ronronne sur mon lit pétri d'ingratitude à l'égard de cette campagne dans laquelle il a folâtré tout un mois.
L'oeil encore exercé de mes activités estivales, je jauge l'appartement et avec lui les travaux auxquels il faudrait que je m'attelle.
Je me réjouis déjà de retrouver mon bureau après la rentrée des marmots.
J'ai un agenda plein de projets et aussi de douceurs.
Mais sincèrement, honnêtement, tout bonnement, et pour la première fois je n'ai jamais eu autant de mal à la quitter la demeure.
Merci à tous ceux qui y sont venus lui donner la chaleur sous laquelle elle a rayonné dans cet été polaire.




piège à robots