samedi 29 juillet 2006
J'ai une foi sans borne dans la science !
Deuil difficile, chute de cheveux, dépit amoureux, prurit
anal, quelque soit le
problème une seule adresse : la banque d'images de
la Bibliothèque
interuniversitaire de médecine et d'ontologie.
Et comme un grand discours ne vaut pas mieux qu'un bon
cliché, me voilà dorénavant muni du
sauf-conduit qui me permettra de vadrouiller tranquillement dans ma vie
en cessant de me faire interpeller à tout bout de champs par
une conscience aussi tatillone que tyrannique :
De motu cordis adversaria analytica
détail du fonctionnement du coeur
dessiné en l'an 1698 par le Sieur Pierre Chirac

Remarquez bien que si cela ne suffit pas, il me reste l'intervention
chirurgicale, dont j'avoue pourtant que les
bénéfices escomptés ne suffisent pas
à me convaincre de son impérieuse
nécessité...
Le titre de ce billet « Le jus
pressé du pouliot avec du vin, non de l'eau,
guérit la mélancolie qui est noire maladie
» est un proberbe tiré de la très mal
foutue mais très complète base de données du site
du Ministère de la Culture.
Par Veuve Tarquine
samedi 29 juillet 2006 à 08:19
De bric en vrac
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jeudi 27 juillet 2006
Par Veuve Tarquine
jeudi 27 juillet 2006 à 22:48
De bric en vrac
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samedi 15 juillet 2006
Par Veuve Tarquine
samedi 15 juillet 2006 à 19:47
De bric en vrac
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mercredi 12 juillet 2006
- Parce qu'elles sont rouges et terriblement séduisantes, commencer le repas par des fraises juteuses et sucrées.
- Parce qu'elles sont grasses et fondantes, continuer par des crêpes abondamment tartinées de Nutella.
- Parce qu'on aime cela tous les deux, se gaver ensuite d'une bouillie de Phosphatine cacao
- Parce qu'on est fous et qu'on s'en fout, terminer par deux énormes bols de pop corn qu'on ne pourra à peine entamer.
- Parce que c'est blanc et doux, se noyer dans des verres de lait frais.
- Parce qu'on en crève d'envie tous les deux, se blottir l'un contre l'autre dans le grand lit.
- Parce qu'il n'y a rien de mieux pour s'oublier, installer devant nous le Vaio pour savourer Les Noces Funèbres de Tim Burton.
- Et se jeter dans le sommeil comme si ma vie en dépendait...
- Demain, on mangera bien.
- Demain, on sera sage.
- Demain tout ira mieux.
- J'espère.
Par Veuve Tarquine
mercredi 12 juillet 2006 à 20:42
De bric en vrac
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mardi 11 juillet 2006
Ceci est un communiqué officiel à
destination des courageux commentateurs qui ont encore la hardiesse de
s'aventurer sous mes billets :
Je péte le feu !
Je suis une furie en quête de proies
tendres et juteuses !
J'en ai tellement ras le cul de jouer les
Pénélope passives et connes alors que le sang
bout dans mes veines que je suis prête à
dévorer tout cru le premier innocent qui me colle une
virgule de travers sous un de mes billets !!
Voilà c'est dit...
Si quelqu'un veut bien se dévouer pour calmer les ardeurs
d'une veuve un peu dérangée et
complétement affamée, il est bien entendu le
bienvenu pour jouer les agneaux sacrificiels !
Et putain que ça fait du bien de jeter sa vindicte sur ces
pages ! J'aurais dû jouer à bloquer les IP depuis
des lustres... j'y aurais incontestablement gagné une
certaine forme de liberté et un indiscutable
défoulement !
Par Veuve Tarquine
mardi 11 juillet 2006 à 23:34
De bric en vrac
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Non, je ne suis pas allée chez
Samira. Leur liesse m'aurait
divertie mais pas leur accablement.
Bien m'en a pris, il paraît qu'ils étaient
consternés et qu'ils le clamaient.
En face de chez moi, il y avait un grand black qui hurlait, de sa
fenêtre du 6ème étage qu'il avait envie
de sauter.
J'ai fermé la mienne et je ne l'ai plus entendu cet
indélicat qui vient vous gâcher le cri des
hirondelles !
Et comme un pied de nez le téléphone a
sonné.
Ce devait être le seul a résonner dans le quartier.
Entre blogueurs
du bout de la France, c'est le jour où
jamais pour papoter de tout ce qui n'est foot.
Clin d'œil de résistants...
La défaite m'a autorisée à dormir. Je
sais que sans elle je n'aurais pas fermé l'oeil de la nuit.
Le matin ne fût un soulagement : chacun y allait de son petit
couplet.
Toute la journée, sur toutes les bouches, en tous les lieux.
Pas une audience, pas une réunion, pas un motard qui ne
fasse hurler sa radio pour comprendre l'évidence.
Et moi j'atteins un degré de lassitude
insoupçonnée...
Vos rengaines sans fin, vos mots que l'on ânonne une fois,
deux fois, trois fois ne sont pour moi que silence .
Cessez de vous répéter. Changez moi les
idées.
D'entendre vos rabâchages, les miens n'en sont que plus
bruyants.
De vous regarder ressasser me renvoie à mes propres
remâchements.
De l'air ! De l'air !
Que la vie continue, qu'elle nous reprenne et que cesse enfin cette
diabolique ritournelle où chacun semble être
englué.
Et ma mauvaise humeur est si méchante que la lecture de ce
billet, dont le sujet ne mérite aucun
relief, est volontairement, in situ, ternie et
affadie.
Par Veuve Tarquine
mardi 11 juillet 2006 à 07:27
De bric en vrac
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dimanche 9 juillet 2006
Un silence règne en bas de ma rue.
Un silence gourd où j'ai l'impression que chacun se ramasse.
Nul enfant ni nul chien ne vient le troubler.
Pas de pétarade, pas de crissement de freins ne vient le
briser.
Alors mon vélo, Tarquinou et moi nous sommes partis chercher
un peu vie.
J'ai vu tant de drapeaux accrochés que je ne savais plus qui
vendait et qui se contentait de supporter.
J'ai entendu dans les échoppes des airs de radio
composés pour l'événement.
J'ai vu des jeunes et des moins jeunes arborer sur leur torse des
tonitruants "merci Zizou".
Et puis j'ai vu le mari de Samira qui s'en revenait du
marché avec son petit dernier.
De son grand rire sonore il m'a alors arraisonnée.
L'homme est un footeux, un vrai, un qui suit les match des plus infimes
divisions et qui vous décortique un match comme j'aimerai
savoir commenter un arrêt !
Un brin goguenarde, je lui demande quelle équipe il
supportera ce soir.
Il éclate de rire et me répond :
« la France enfin ! Tous mes enfants sont
français, ce n'est pas rien ! »
Comme j'étais bien embêtée de lui avoir
posé une question aussi bête, il rajoute alors :
« Les grands sont partis vous n'allez quand même
pas rester toute seule ce soir ! »
« Venez voir le match à la maison, il y a tout le
monde ! Même mon frère sera là !
»
« Mais vous savez je n'aime pas le foot moi ! »
« Mais peu importe ! Il faut les SUPPORTER ! »
Son enthousiasme me faisait chaud au coeur et j'avoue que je
m'interroge encore quant à savoir si c'est chez moi que je
vais supporter ce match ou chez ceux à qui il donne tant de
joie...
Par Veuve Tarquine
dimanche 9 juillet 2006 à 14:14
De bric en vrac
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samedi 8 juillet 2006
- Tomber en sommeil comme d'autres tombent en amour :
fougueusement, ardemment, passionnément.
- Rejoindre Morphée et s'abandonner enfin sans
complexe dans des bras aimants.
- Cesser de vouloir comprendre, cesser de redouter ou
d'espérer.
- Se défaire de ses craintes et surtout de ses
espoirs.
- Dormir sans rêves, dormir pour s'oublier, dormir
pour ne plus exister.
- Nager dans l'éther à en tomber
d'épuisement.
- S'enivrer de sa propre absence à s'en évanouir pour de bon.
- Respirer le vide à pleins poumons, à
en perdre haleine, à s'en étourdir.
- S'exalter d'être une éclipse, se
griser de n'être plus.
- Dormir à n'en plus finir, à ne plus
savoir qu'en faire, à ne plus vouloir mettre pied
à terre.
- Et puis, quand les brumes se dispersent, tenter d'en
accrocher de ses doigts en crochet les derniers lambeaux.
- Vouloir les retenir, les presser contre soi et s'en tenir
chaud.
- Mais inexorablement sentir de nouveau la gravité
de son corps, son poids sur le matelas et le glissement de ses membres
sur les draps.
- Alors se résoudre à laisser se
dissiper les dernières vapeurs du
Léthé dans lesquelles on flottait.
- Mais se nourrir de leurs souvenirs et conserver
l'impression diffuse qu'un ailleurs existe pas très loin, ou
à défaut quelque part.
- Comme je l'espère le temps où la
complexité quittera enfin le devant de la scène...
Par Veuve Tarquine
samedi 8 juillet 2006 à 10:18
De bric en vrac
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jeudi 6 juillet 2006
« On a cherché le responsable
et il était là, sous notre nez,
à arpenter nerveusement
la zone située devant son banc de touche. Luiz Felipe
Scolari,
l'entraîneur brésilien du Portugal, est un
sacré bonhomme. Il
rigole comme un bossu avant une demi-finale mondiale en levant le
pouce, il vous l'enroule, il vous l'emballe et vous vous retrouvez
avec un truc qui fait envie sur les bras, d'autant qu'il n'a pas
oublié le petit noeud qui fait joli. En fait, c'est un
truand. Le
foot moderne à lui tout seul : des faux ailiers
(à raison de deux
débordements par match, difficile d'expliquer qu'ils sont
là pour
ça), des faux leaders (Luis Figo), une fausse plaque
tournante
(Costinha, qui ne fait rien tourner du tout) et des faux durs
car
hier ils ont donné dans le limpide. »
Finalement —
Libération — Grégory SCHNEIDER,
Envoyé spécial à Munich
Hier soir, pendant que j'avalais mes kilomètres d'autoroute, je me
réjouissais de la vacuité de celle-ci et je n'ai
pas même ôté Mozart de mon auto-radio
pour y guetter d'éventuels cocoricos.
Preuve s'il en est que le sujet devient parfois accessoire... cet
article ce matin m'a transporté !
Cela ne me réconciliera certainement pas avec la
télévision dimanche mais il est fort à
parier que lundi matin, je me rue non seulement chez Sadmantdi
mais également sur le site de Libération...
Par Veuve Tarquine
jeudi 6 juillet 2006 à 08:35
De bric en vrac
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lundi 3 juillet 2006
Hubble recouvre la vue alors moi j'attrape un peu de poussière d'étoile.
J'allume un ou deux lampions et puisque la lumière de l'estaminet me semble parfois si vacillante que je crains toujours qu'elle ne se voile à tout jamais, précautionneusement je m'en éparpille plein les yeux. J'espère ainsi en conserver assez au fond de mes prunelles pour savoir traverser les coins sombres lorsqu'ils se présenteront à nouveau.
Par Veuve Tarquine
lundi 3 juillet 2006 à 20:58
De bric en vrac
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