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mercredi 28 juin 2006


Les joyeuses colonies de vacances...

96 étiquettes pour deux enfants.
96 étiquettes à coudre.
96 étiquettes dont il faut plier les bords, flirter avec un chas, jongler sur le fil, se mordre les doigts.
Et essuyer leurs jérémiades parce qu'ils ont le cuir sensible et qu'il faut négocier la place de chacune d'elle !

Et c'est qu'elles sont interminables ces étiquettes de malheur !!

Parents, l'heure est grave !
Avant de décider d'affubler vos chérubins d'un nom composé, n'oubliez pas de prendre en compte cet inéluctable constat :
Vous allez détester plus encore les départs en colonies de vacances !





La cuisine qui vient du cœur...

S'il y a bien une chose que je déteste dans la vie, c'est bien la salade d'avocat aux endives !
Jugez plutôt : en matière de lourdeur et d'amertume on ne peut rêver pire...
Et quand je vois comment certains s'y prennent pour parvenir à avaler pareil brouet, je me félicite de fuir de tels mets !

Eplucher les avocats facilement
Pour éplucher les avocats en conservant la chair intacte, il suffit de créer des incisions dans la peau comme si on voulait le couper en quatre quarts, puis de saisir le bout pointu de chaque partie de peau et tirer dessus : elle vient toute seule. Ce truc est utile lorsque l'on utilise l'avocat pour décorer un plat notamment.

Enlever l'amertume des endives
Couper le petit cône situé à la base de l'endive et ajouter un morceau de sucre à la cuisson.


De toute façon je suis très peu décorative... et puis la meilleure façon de combattre l'amertume c'est d'abord de la mettre en boîte, pas de la cuisiner !




lundi 26 juin 2006


Marionnette et pantalonnade

Bionicle

La vie, parfois c'est mimi comme un jouet pour enfant...
J'avoue que certains jours je jalouse mon Tarquinou qui réduit en bouillie, en deux temps, trois mouvements, cette marionnette dont j'ai l'impression qu'elle me nargue...




vendredi 23 juin 2006


Où l'on devise quand la France entière regarde le foot... Où l'on parle de tiédeur, de peur et d'envie aussi. Même si tout cela n'est pas dit.

Si je le tenais cet impudent qui s'est mis en tête de se griller une tige sous mes fenêtres et qui distille insidieusement jusque sous mes narines ce nectar pour lequel je me damnerais ce soir... du tabac blond, du doux, du bon que j'aimerai respirer à pleins poumons...

Si les tenais ces directrices d'écoles (absolument charmantes au demeurant !) qui vont contraindre, le lendemain, à découper par le mitan le corps des mères esseulées dont les enfants se répartissent qui à la primaire, qui à la maternelle afin de pouvoir battre des mains aux kermesses respectives de leurs rejetons.

Si je le tenais cet appareil qui vient de défaillir entre mes mains exactement au moment où je n'ai plus que pour seul désir de mettre un objectif entre le monde et moi, de me caparaçonner derrière mon viseur et à m'abrutir du bruit du déclencheur. Se cacher derrière son Canon ce n'est pas seulement mettre un écran autour de soi, c'est surtout s'obliger à se concentrer sur ses sujets, c'est ne plus voir que ses enfants plutôt que de penser à ce qui vous entête douloureusement.

Si je la tenais cette certitude que j'ai acquise je ne sais comment de savoir précisément ce que je ne veux pas vivre, si je savais la contourner ou au moins l'apprivoiser... Quelle prétention ai-je donc pour refuser la tiédeur de la pénombre au motif de n'aimer que l'éclat des fleurs ensoleillées ? Pourquoi faut-il donc que je ne sache pas faire autrement que de refuser de vivre les choses à moitié, presque à mon corps défendant, pourquoi faut-il que je préfère avoir mal que de me contenter de la fadeur tépide des rencontres souterraines.

Mais je ne vais rien tenir du tout parce que tout cela n'est qu'illusion, c'est la vie qui nous tient et non moi qui la contient.
Je ne vais rien tenir du tout, si ce n'est l'enfant qui geint de douleur dans mon lit et contre le souffle duquel cette nuit je vais abreuver mon sommeil.




mercredi 21 juin 2006


Le Canon, son jeté de rideaux et le bord de la mère

grimace de Tarquine

Mon Canon qui a des pudeurs de jeune fille s'est effarouché d'une candide grimace et tient dorévanant son rideau baissé à mi-course en toutes circonstances.

Le pire c'est que je ne peux même pas accuser mon Grand Tarquinet.. Cela aurait pourtant fait mes affaires de lui souffler dans les bronches à cet insolent qui affirme qui mieux mieux (qui plus est à mes copines sur le ton de la confidence !) qu'il prend de plus belles photos que sa mère... Outre qu'il est bien la seule personne dont je me laisse photographier sans embarras, c'est entre mes doigts que le rétif appareil s'est entêté et rencogné à moitié.

Seule consolation : l'animal est encore jeune et bénéficie donc d'une garantie mais j'avoue que devoir me priver de sa compagnie ouvre un gouffre sous mes pieds...




samedi 17 juin 2006


Les mots d'amour - ceux qu'on attrape aussi...

Ne songez pas à les retenir dans votre bouche, ou dans votre stylo, ils sortiront quand même: ils sont faits pour aller vers l'autre comme l'oiseau pour voler, comme le vent pour souffler.

Il en est peu qui atteignent le coeur qui leur est destiné.
...
Les mots d'amour d'Evariste

Ils sont pourtant si bons... ces mots-là...




mardi 13 juin 2006


L'autoportrait de la ligne 14

Reflet dans la vitre d'une rame de métro



mardi 6 juin 2006


Parasitisme

L'individu qui s'imagine passer inaperçu en ravalant la musique de film au niveau du viagra au prétexte de venir faire sa pub ici, est prié d'aller vendre sa soupe sous d'autres cieux...

Outre que ses commentaires brillent par leur totale absence de finesse — ce qui, vous en conviendrez est parfaitement exaspérant car permet de suspecter qu'il me prend pour une conne — je n'ai aucun respect pour ceux qui s'imaginent tirer les bénéfices de l'ouvrage d'autrui sans même se donner la peine d'avoir de l'esprit...

Notons au passage que le triste sire se fait le parangon de la vertu dans son propre site, proscrivant l'emploi du mot "viagra" lorsque l'on dépose un message dans son forum... Je serais surprise de savoir, puisque l'animal se dit moral, s'il laisse mon message dans son forum...

Edit : Il s'agissait bien d'un poux de web sans grand courage... mon message n'aura tenu que quelques minutes...




dimanche 4 juin 2006


Les raisins de la grande couronne

Dans la gare d'un RER de banlieue le raisin étincelait alors je me suis approchée. Je le goûtais lorsque le marchand, avec un accent qui a franchi la méditerranée pour se mâtiner de celui des banlieues m'a annoncée triomphant :
- Vous c'est le raisin, moi c'est la France que j'aime !
Mais la France est-ce qu'elle vous aime ?
- Ah, ça je n'en sais rien... Vous êtes française ?
- Oui, depuis longtemps maintenant !
- Alors tenez, cette pêche là elle doit être délicieuse.
- Merci beaucoup Monsieur ! lui ai-je répondu avec mon plus sincère sourire.
Le raisin était somptueux et la pêche goûteuse à souhait.
Je ne suis pourtant pas tout à fait certaine de les avoir mérité ces fruits qui venaient tous deux d'un pays étranger...




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