Certains m'en ont fait les honneurs d'un fugitif billet, d'autres
m'écrivent —avec raison pour— s'en
plaindre : mon bricablog sans doute affamé par la
diète que je lui impose (je l'espère de
façon passagère) se jette sur les valeureux
commentateurs qui s'enhardissent à commenter céans
pour les dévorer tout cru ! (les commentaires, pas les
commentateurs : ces derniers sont la chasse gardée de ma
réputation de dragon !)
Des âmes chagrines ne manqueront pas de me faire remarquer
que dans la mesure où ma férocité va
bientôt passer du statut de légendaire
à posthume, cet état de fait est salutaire. Force
m'est d'avouer qu'en ces temps où chacun
réfléchit fort doctement sur les commentaires et
l'élaboration d'un système de gestion
satisfaisant, moi je me félicite à bas bruit de
la quasi disparition des malfaisants récurrents qui se
passaient le relais pour venir crachouiller leur ivraie en ces lieux. A
moins que ma verve devenue trop pâle n'offre plus
l'indispensable biscuit de leur pervers appétit. Adoncques,
de police je n'en fais plus, de coup de sang, je n'en ai plus et les
plus fidèles m'ont même fait remarquer
—avec une pointe de regret qui me convainc qu'ils sont des
amis pour la vie ! — que j'ai même toléré dernièrement
des commentaires mi-réclame, mi-mièvres qui
auraient mérité mon courroux il y a encore peu.
Il faut donc croire que ma vue baisse, que ma combativité
s'émousse, et que, comme la voix tremblotterait, ma plume
trébuche désormais sur le papier quand elle
rencontre des mots trop vifs pour elle...
A moins qu'il ne me faille que davantage de temps, d'énergie
et d'élan pour fourbir mon verbe et à mon tour
crachouiller céans mon ivraie en ces lieux et offrir enfin le
vrai visage que certains ont taillé à ma
réputation !! A dire vrai, je m'en fous un peu. Pas plus
qu'une arène de combat, mon bricablog ne constituera un
trophée à une course de fond où
l'enjeu serait d'être à la hauteur de ce que l'on
attend de moi.
La seule chose qui m'ennuie vraiment c'est que nombre de personne ont
essuyé au lieu de mon silence radio (puisque je n'ai
quasiment plus le temps de commenter chez moi !) les insultes
d'un méchant robot lesquelles sont articulées
dans une syntaxe insupportable ! (« blabla fail ligne 102 » : vous
avouerez que pour se faire éconduire, il y a des
manières plus littéraires !)
Je vais dans les jours qui viennent procéder une nouvelle
installation de dotclear (et du plugin incriminé) pour
tenter d'y remédier et attendant la version de dotclear 2
qui mettra fin à ces problèmes. Il faudra
cependant veiller à ne pas venir vous plaindre si comme par
le passé la colère m'emporte et le verbe
m'assaille... Remarquez bien que je suis en train de me demander si je
ne vais réserver ce courroux à ceux qui de vive
voix font mention de mon blog hors de propos dans des circonstances
déplacées et s'imaginent que j'aurais
à tel point perdu l'inspiration que je m'emparerais de
sujets qui les concernent peut-être mais dont je me
contrefous au plus haut point !
Si vous me cotoyez parfois dans la vie de tous les jours et que vous
lisez ces lignes, merci de bien vouloir comprendre que cet endroit
n'est ni le centre de mes préoccupations ni une vitrine
où je n'aurais de cesse de m'inquiéter de ce
que j'y expose... Ceux qui me fréquentent le savent bien...
dès que l'on s'arroge le droit de rentrer dans le choix du
contenu de mes billets, je vois rouge et redeviens — enfin
?— le dragon que certains décrivent !
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