Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


samedi 29 avril 2006


Les petits plaisirs du quotidien

  • Lorsque l'on est assoiffée, boire à longues gorgées directement au robinet.
  • S'arrêter à un feu rouge parfaitement immobile en équilibre sur ses pédales.
  • Réussir à attraper son métro après avoir couru comme si l'on avait 15 ans.



mardi 25 avril 2006


Orage, retard et extorsion

immeuble en brique, cerné par le jaune sous un ciel d'orage

Vieil et moche immeuble en brique, cerné par le jaune sous un ciel d'orage
pris depuis mon balcon parce que je n'ai même plus le temps d'aller voler des bouts de Paris !




Si quelqu'un ou quelqu'une connaît la recette, la formule magique ou la baguette ensorcelée qui permet de multiplier par deux les heures dont sont composées nos journées, je lui fais la solennelle promesse que je répondrais à son e-mail ! — et quand on sait mes piètres talents de correspondante, on devine aisément à quel point la convoitise me ronge pour faire pareil serment !

En attendant qu'intervienne cet étirement de temps, je n'ai plus que celui de nourrir mon bricablog de photographies et non plus de mots ! (lesquels je ferai mieux de conserver pour jeter sur les dits e-mails en retard mais je suis toujours très faible avec mon bricablog que je nourris le premier !)

Et voilà... je suis déjà en retard !




samedi 22 avril 2006


Ô rage, Ô désespoir...

Une semaine de boulot, une chambre quasiment terminée — il était temps !— et voilà le premier mur recouvert du revêtement final.
Un seul sentiment et une hésitation :
Cela me sort par les trous de nez et j'oscille entre prendre une spatule ou une brosse à chiendent avec de l'oxydrine pour faire tomber à terre cet immonde enduit...
Je vais essayer d'attendre demain pour prendre une décision...
Mais pourquoi donc n'ai-je pas foutu du papier peint ?




mardi 18 avril 2006


Flagrant délit (2)

Bis repetita : On ne devrait jamais apprendre à ses enfants à se servir d'un appareil photo...

Il était photographe, il est maintenant vidéaste

Une chance qu'il m'a surprise alors que je n'étais pas en train de leur passer un savon... jusqu'à la prochaine fois, mais celle-ci vous ne la verrez pas !





Mutine hirondelle

Ce matin, je traversais Condé-sur-Aisne lorsque je l'ai vu, un rien rustique, à jouer à qui mieux mieux entre quelques pignons à pas de moineau.
C'est la première de l'année que j'entraperçois et je suis toujours émue. Parce que mon grand-père allongé dans un fauteuil sous le grand tilleul s'amusait des heures à regarder leur aller-et-venues, parce que mon père les guettait année après année, veillant aux premiers rayons de soleil printaniers à ouvrir les volets de l'écurie laquelle abritait deux ou trois nids que les générations se refilaient, parce que tous les chats qui sont passés par ici filaient ventre à terre lorsqu'il s'agissait de traverser le carré d'herbe où elles attaquaient en piqué.
Et parce que désormais, même si je laisse en toutes circonstances les volets de l'écurie grand ouverts, elles ne viennent plus.
Mais je les guette encore, année après années.




dimanche 16 avril 2006


216 commentaires et l'apogée de la bêtise

On touche vraiment le sommet de l'intolérance et de l'étroitesse d'esprit quand il se trouve quelqu'une pour exiger : « Pourquoi ne croyez-vous pas en l'existence de Dieu. J'aimerai vraiment une réponse clair madame. »

Initialement, je pensais faire le bilan des commentaires sous le billet « Ce blog ne croit pas en dieu ! » une année exactement après l'avoir mis en ligne mais je vais profiter de l'ineptie du jour pour faire la synthèse des quelques idées récurrentes de farouches croyants :

  • Affirmer que l'on ne croit pas en dieu est une insulte à la religion quelle qu'elle soit...
  • En revanche, affirmer que l'on croit en dieu est un comportement parfaitement légitime !
  • Il ne viendra pas l'idée à un catholique de demander à un musulman pourquoi il croit en dieu
  • En revanche un musulman s'imagine pouvoir exiger de vous que vous lui expliquiez pourquoi vous ne croyez pas en dieu.

Puisque le mot de tolérance est asséné par ceux-là même qui en ignorent parfaitement le sens, je ne résiste pas d'en rappeler la définition : « État d'esprit de quelqu'un ouvert à autrui et admettant des manières de penser et d'agir différentes des siennes. »

Après 216 commentaires, je ne puis que constater que la religion n'est pas exactement un signe d'ouverture d'esprit que bien rares sont ceux qui ont compris que la liberté de croire en dieu implique nécessairement celle de ne pas y croire...




jeudi 13 avril 2006


Reconnaissance et empathie

Dans le train, j'ai aperçu aujourd'hui une femme aux cheveux d'argent, une chaîne autour de son cou supportait un large alliance et sur ses genoux tremblait un peu un numéro spécial d'une quelconque revue catholique dont je n'ai retenu que le sous-titre « Vivre avec nos souffrances »

Un court instant j'ai croisé son regard.

Avec mon collant résille et mon pull rouge vif, je sais pourtant qu'elle n'a pas su combien je me suis sentie proche d'elle.




mardi 11 avril 2006


Avis de noyade

  • J'ai environ 4.856,7 mails auxquels il est plus qu'urgent de répondre.
  • J'ai environ 75,92 heures de sommeil en retard.
  • Je vous fais l'économie du nombre de miettes ou de vaisselle sale dont j'ai l'impression d'avoir débuté une collection prometteuse.
  • Je n'ai pas encore mis mon dotclear chéri à jour.
  • Je ne sais pas où je vais trouver le temps de faire tout ce que je dois faire (ce qui m'arrive assez souvent).
  • Je ne sais surtout pas où trouver le temps de faire tout ce que j'ai envie de faire (ce qui me met dans une méchante humeur de dogue !).
  • Je n'ai pas même pas fait de calins à mes Tarquinets ce soir, et cela est encore plus grave !
  • Je ne parviens plus à tenir le compte de mes baillements alors, encore une fois, je faillis à mes obligations et je plante tout de go un point final à ce billet.

N B : J'espère profiter de mes prochaines vacances pour apurer mon courrier en retard !




lundi 3 avril 2006


un baiser nanti de moustaches ou :

  • du pain avec de la purée,

  • des histoires avec des calins,

  • des noix avec du reblochon,

  • le raisin blanc tout seul et sans modération,

  • du poivre avec du chèvre,

  • des granola avec un verre de lait,

  • encore du lait avec du café,

  • Paris et ma bicyclette,

  • mon oreiller et mes "mouillés",

  • ma fatigue et mon pouce dans la bouche.


Aujourd'hui, je n'ai pas eu de moustaches avec un baiser mais :

  • du pain avec de la purée,

  • des histoires avec des calins,

  • des noix avec du reblochon,

  • du lait avec du café,

  • Paris et ma bicyclette,

Et je file, incontinent, retrouver :

  • mon oreiller et mes "mouillés",

  • ma fatigue et mon pouce dans la bouche.

J'ai connu pire comme journée !




dimanche 2 avril 2006


billet liquide

VT liquéfiée



samedi 1 avril 2006


Outrageusement amoureuse !! (c'était un poisson d'avril)

«clic» fait la souris sur l'image




Moi et mes vieilleries : paternelle photographie

Une jumelle en 1968

L'une ou l'autre des zomozygotes en 1968







Le temps que l'on prend à ne pas en avoir !

couverture d'une partition musicale américaine de la fin du 19ème siècle

Le temps de rien.
Le temps où l'on n'a même plus le temps de le compter.
Le temps où l'on cavale, où l'on courre après lui.
Le temps où il n'a plus plus d'importance à force d'être au centre de tout.
Le temps où l'on vit aussi.
Pas forcément bien, mais incontestablement fort.
Le temps où l'on dévale Paris en selle. Même si cela reste une course c'est aussi une retraite.
Celui de sentir le printemps vous fouetter le visage alors qu'aucune feuille n'a encore perçé aux arbres.
Celui de s'amuser à jouer les danseuses pour mieux filer sur le pavé.
Où entre deux voitures on prend enfin celui de penser à ces folles journées, de les goûter,
Et surtout de mesurer toute la force qui m'éloigne du temps passé.
Le temps que l'on a pas, de regretter sa vie d'avant.
Le temps où l'on sait que l'on a quitté un monde pour s'en faire un autre.
Pas forcément meilleur mais qui a le mérite de n'être pas derrière soi.
Un monde qui me fait oublier le précédent aussi heureux que douloureusement abrégé.
Ma vie n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était.
Mes lendemains ne ressembleront en rien à ceux que je croyais miens.
Il m'est impossible de les comparer l'un, l'autre.
Ils sont l'un et l'autre. point.
Pour l'heure je n'ai surtout pas de temps à dépenser afin d'y penser.
Pour l'heure, je me perds dans la course du temps.
Et c'est plutôt bien de cesser d'y penser !




piège à robots