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mardi 30 août 2005


Requiem pour un silence obstiné

Des mois et des mois que je me bouche les oreilles. Parce que je ne sais pas faire diversion, je ne sais pas éviter la douleur ou éviter les larmes. Parce qu'un air connu me plonge dans des souvenirs trop présents ou des sentiments disparus. Parce que je ne sais plus alors que poser ma tête dans mes bras et inonder mes manches.

Bricoler cet été quand les enfants étaient couchés et la demeure toute emplie de silences m'aura permis de renouer avec la radiophonie. Celle où l'on passe son temps à changer de station au gré d'erratiques réceptions.

Quelques notes, quelques airs, des larmes évidemment et la décision d'en finir.

Je vais me refaire ma collection de Brel. Parce que c'est lui que j'aime. Pas le Brel des premières années, non le Brel qui fait mal, qui fait rire et qui fait pleurer. Le Brel qui chante la vie comme je la ressens, comme je la comprends.

Je vais écouter les mots que j'aurais voulu écrire ou simplement imaginer. Je vais m'extasier sur un silence. Je vais me tordre en entendant sangloter un accordéon ou mourir un piano.

Mais je vais surtout me rappeler que la seule chose qu'il convient de faire avec la vie c'est de la bouffer. Pas de la pleurer.




dimanche 28 août 2005


Où le décapage n'est que débâcle et vanité

Si l'on considère :

  • l'énergie déployée ce weekend par une Tarquine fort désireuse de faire de sa chambre celle dite "jaune-pipi",

  • le protocole des interventions successives pour que l'antique parquet de cette honorable pièce recouvre une pâle vigueur :
  1. un premier décapant qui fait tomber les mouches,
  2. un minutieux raclage à la spatule,
  3. un profond nettoyage à la brosse, 
  4. un second décapant qui assomme même les guêpes (incluant les Tarquine),
  5. un nettoyage violent  à la brosse à chiendent,
  6. une séance d'intense gymnatisque au sol avec papier de verre et laine d'acier.
  • le coût des produits délétères que l'on répand à l'envi,

  • l'état de fatigue de l'inconsciente qui s'y colle,

  • la ridicule superficie des lattes actuellement débarrassées de toute trace de peinture, de colle, de précédentes vitrifications et de teinture

Il semble alors indispensable de cesser de n'en faire qu'à sa tête et de prêter enfin attention aux malignes qui s'y connaissent et vous crient de louer une ponceuse à parquet !

Notons au passage mon impardonnable orgueil qui a causé l'inutile sacrifice d'une bête montre à 10 € que j'affectionnais depuis plusieurs années, instrument d'autant plus irremplaçable qu'elle ménageait mes velléités d'essoufflements vélocipédiques en accusant 10 bonnes minutes de retard de façon chronique !

une montre dont le verre est profondément et irrémédiablement rayé

« Requiescat in pace ! »




vendredi 26 août 2005


Où l'on décape les lieux et se tapisse de souvenirs

Je ne sais pas pourquoi et je ne sais pas pour qui mais j'ai envie qu'elle soit belle — ou en tout cas plus accueillante.

 Je m'y sens désormais chez moi, même si je sais que je suis toujours chez eux.

Un souvenir derrière chaque porte, une odeur dans chaque placard, je sais que cet endroit est magique parce que mes parents y étaient heureux.

Tarquinette à qui je demandais si elle trouvait jolie la peinture que je m'appliquais à étaler sur les murs s'est exclamée "Oh le beau jaune pipi !"

Le jaune est vanille mais par la grâce des mots d'enfants  la "chambre de Mamou" s'appellera désormais la " chambre jaune pipi "...

La chambre jaune pipi est désormais toute proprette à l'exception de son parquet qu'il convient de décaper vigoureusement !

J'abandonne donc le rose de céans pour retrouver les murs safranés de la demeure.



Eu égard à mon absence ce weekend, les commentaires — qui demeurent ouverts — n'apparaîtront qu'après modération.





Les Grosses Têtes podcastent aussi !

Je n'ai jamais été une fana de podcast mais quand il s'est agit d'écouter Pierre Carion ou Pasfolle, j'ai trépigné de joie en applaudissant des deux mains !

Maintenant, je me réjouis de découvrir la voix de ceux dont la plume du bout du monde m'enchante !

J'ai tendance cependant à penser que je ne tomberais certainement pas dans le podcast comme je suis tombée dans les blogs étant entendu que je ne fais strictement aucune asimilation d'aucune sorte entre ces deux médias qui sont, pour moi, à l'opposé l'un de l'autre.

Ce que m'apportent les yeux est mille fois plus riche que ce qui passe par mes oreilles... c'est ainsi.. sans compter que suivre un enregistrement audio n'offre absolument pas le confort de la lecture de visu où l'on peut s'arcbouter sur une phrase, censurer un sens, sauter des lignes, anticiper la chute, zapper à l'envi et tout cela d'un simple mouvement de paupière.

Bref, podcast et blog ne relève pas pour moi de la même fonction, pas des mêmes sens et pas du même engouement.

Cela dit, je ne peux que me réjouir quand j'apprends que les Grosses Têtes que je n'écoute bien évidemment jamais compte tenu de son heure de diffusion, se mettent à podcaster !

Si blog et podcasts ne sont s'agrégeront pas pour moi, je sens que ces derniers pourraient bien m'offrir un agréable divertissement en ponçant le parquet de la demeure...



Nota bene : Il semble que les souvenirs que je conserve des Grosses Têtes soient complétement éventés et sans commune mesure avec la qualité contemporaine de cette notoire émission radiophonique...




jeudi 25 août 2005


Contact, silicone et interrogation

Ce soir, pour une raison que je ne m'explique pas, j'ai fourré dans le panier de ma bicyclette les propectus qui encombraient ma boîte aux lettres les soustrayant de la sorte, mais pour quelques instants seulement, au sort cruel de la corbeille à papier.

C'est ainsi qu'après le repas, alors que je feuilletais le mini catalogue des trois suisses rescapé, je surprends l'œil égrillard de mon Tarquinet en train de guigner sur la page des soutifs ! (Tarquinet aime beaucoup observer la lingerie féminine...). Je  m'apprêtais à lui rappeler qu'il ne s'agissait que de bêtes sous-vêtements quand mon regard fût attiré par une double forme ovoïde en bas de page :




lundi 22 août 2005


Grisailles et retrouvailles

Derrière la mauvaise humeur du premier lundi du retour des vacances, :

  • On va visiter ses blogues préférés comme de vieux amis dont on prendrait des gourmandes nouvelles après leur voyage au long cours.

  • On retrouve avec un indicible plaisir la vigueur de la plume d'Eolas dans les précieux commentaires d'embruns !

« Mutatis mutandi, c'est la même joie que celle de Boutin à l'idée de mettre des batons dans les roues au bonheur des homosexuels. C'est pas tant que les homos lui gpachent la vie : c'est l'idée de leur bonheur qui lui est insupportable. Et bien, la démarche des spoilers est la même.

Il s'agit d'un comportement de ténia de la pensée : parce que vous ne voyez que de la merde, vous en déduisez que les autres en mangent. »

  • On s'aperçoit que trois semaines sans bicyclette ont diminué votre tour de cuisse (et de fesses) d'un bon centimètre mais rallongé de 9 minutes votre trajet habituel !

  • On sent Paris à plein nez comme on respirerait une fleur ! Et si vous pensez que Paris ne sent que mauvais c'est que vous n'êtes jamais sorti du périphérique ni n'avez quitté votre voiture diesel.

  • On s'aperçoit que le nombre de cyclistes a bien triplé et l'on ressent une particulière tendresse pour ce couple d'aimables retraités qui font prendre l'air à mini-médor dans le panier frontal du vélo de Madame, preuve que la dangerosité de l'engin a enfin recouvré des critères proches de la réalité.

  • On sait en observant une grue qui abrite pour l'heure quelques milliers de volatiles que les hirondelles vont bientôt déserter la capitale.

  • Mais surtout on se dit que Paris est décidement une belle ville !




dimanche 21 août 2005


Mystère et brunissement

Au retour des vacances, il est un moment très particulier ; une scène si routinière que nul n'y prête attention quand elle est pourtant aussi immuable que significative.

C'est la seconde où quatre paires d'yeux se mirent dans le miroir de l'ascenseur exiguë et pour l'heure débordant de bagages. Quatre paires qui s'observent et se scrutent pour vérifier si un changement de la physionomie de leur propriétaire respectif est perceptible depuis les longues semaines où l'on a, sans regret, abandonné ce lieu commun.

Tarquinou a grandi, Tarquinette a grossi. Quant à Tarquinet il est encore plus beau qu'avant ! Et ces trois là réunis m'ont affirmé que j'avais un léger hâle, assertion à laquelle, après un examen minutieux, je n'ai pu que me rallier. Mais pourquoi donc si peu d'empressement à accepter de délaisser pour quelques jours mon fidèle teint de navet ? Parce que je n'ai quasiment pas mis le nez dehors si ce n'est pour cavaler au train de mes marmots !

Dans le face à face du miroir, j'ai réalisé que j'avais décollé, lavé, plâtré, enduit, poncé, peint, décapé mais que pas une seule fois je ne m'étais allongée sur les moelleux fauteuils du jardin...

Conclusion : les tarquinets, c'est plus fort que l'autobronzant !




mercredi 17 août 2005


Manège

Tarquinou dans un manège



dimanche 14 août 2005


El condor !

Un condor en vol



mardi 2 août 2005


Abonnée absente !!

Fermeture annuelle pendant vachement longtemps - Bien fait !



piège à robots