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mardi 31 mai 2005


L'envers du X

les victimes d’inceste ou de viols, les droguées ne sont pas prises en charge par la société pour bénéficier d’un traitement ou d’un processus d’aide. Elles sont alors directement manipulées par des souteneurs ou des producteurs, parfois dès la sortie des foyers. Elles sont récupérées de façon industrielle pour alimenter les productions bas de gamme en tout genre, jusqu’avec des dogues, des ânes, des chevaux, etc. Chacun y trouverait son compte, que ce soit les services sociaux déjà saturés et incapables de répondre à la demande, ou, bien sûr, les boîtes de production du X tout venant, qui font leur beurre sur ces anciens enfants martyrisés, habitués à la douleur comme à la docilité.
Voilà le voile que lèvent les associations sur ces filles.


GANG BANG — La pornographie, bagne sexuel ndustriel
Via rezo.net

A lire d'urgence... en intégralité, en dépit des mots qui heurtent, et d'une furieuse envie de vomir...




mardi 17 mai 2005


Rions un peu

Alors que j'attendais paisiblement mon tour dans la queue d'une boulangerie de quartier, la dame qui me précédait s'est brusquement retournée afin de me signifier d'un regard mauvais que mon rire la dérangeait.

Il est vrai que j'étais éperdue de rire devant mon PDA :

« C'est ainsi que notre pays est devenu un grand manège où l'on tourne en rond. Avec deux conséquences palpables : des véhicules qui ont tendance à s'affaisser sur leur côté droit, et la prolifération d'un nouvel art populaire sur les îlots centraux. »

(...)

« L'épanouissement de l'art giratoire divise le pays presque aussi radicalement que le projet de Constitution européenne. Une France d'en haut y voit un cauchemar : «Terribles symboles de la nullité culturelle d'élus à l'imagination artistique débordante, où le dérisoire rivalise avec le pathétique, cela aux frais du contribuable+, assène l'historien d'art Robert Métivier (1). La France des administrés, elle, trouve cette déco plutôt chouette... »


Circulez, ronds-points à voirLibération — Édition du 16 mai 2005.


A peine revenue de mon échapée, j'inondais mon clavier de miettes en m'étranglant de rire avec l'inimitable verve d'Eolas :

« Et bien moi je dis : vive les 4x4 urbains, vive le nucléaire, touchez pas à mes actions Carlyle et Halliburton, ni à mon bol de Corn Flakes transgénique, ni à mon slip kangourou à 1 euro fabriqué en Chine. Je refuse de trier mes ordures si on ne me paye pas pour ça, je n'achète jamais "Le Réverbère", et quand vous rouvrirez les goulags, je suis volontaire pour être dans le premier convoi.

Oui, je suis votre pire cauchemar, et comme tous les vrais méchants de ciné, je caresse le rêve secret d'être à l'origine de la fin du monde après avoir réduit l'humanité en esclavage (rire diabolique). »


Commentaire d'Eolas chez Embruns.




jeudi 12 mai 2005


VAIO frelaté !

Pour la quatrième fois en moins d'une année mon VAIO vient de planter. Après une longue et douloureuse bataille, je n'ai réussi à sauver que mes photos.

En revanche, tout mon courrier a disparu corps et bien...ainsi que la plus grande partie de mon carnet d'adresse...

Il va repartir très bientôt à la case départ (ce que j'aurais dû faire depuis longtemps plutôt que tout réinstaller à chaque fois) mais il n'en reste pas moins qu'il me faut me résoudre à perdre la plus grand partie de ma correspondance et des pièces qu'elle recelait :(.

J'étais déjà confuse de répondre avec tant de retard, mais dorénavant mes épistoles risquent d'être très aléatoire. Merci de ne pas trop m'en faire reproche et surtout de ne pas hésiter à me renvoyer vos précieuses missives...




mercredi 4 mai 2005


Ce blog ne croit pas en dieu !

Ce soir, alors que je croisais un énorme 4x4 arborant fièrement sur sa lunette arrière un autocollant vantant les mérites de Notre Dame de la Compassion Charitable et Miséricordieuse, je me suis dit que j'allais bientôt imiter les Pasfous et coller moi aussi sur ma bicyclette : « This bike does not believe in god ». Sauf que vous en conviendrez, la surface lisible sur un vélo est singulièrement réduite...

J'en étais là dans mes réflexions quand parvenue devant chez moi j'avise pour la troisième fois en deux jours une jeune fille voilée de noir des pieds à la tête, poussant le vice jusqu'à cacher ses mains dans des gants noirs... par cette chaleur !

Alors littéralement saturée par tout ce qui a trait de près ou de loin à un quelconque dieu, je me suis dit que j'allais vous donner le fond de ma pensée !

La vérité c'est qu'au nom de la tolérance tout le monde y va de son petit prosélytisme...

La vérité c'est que la courbe exponentielle des beurettes que l'on grime en fantôme d'opérette me dégoûte comme jamais.

La vérité c'est que j'en ai strictement rien à foutre du pape et que trois semaines de battage médiatique autour d'individus qui, sans que quiconque ne s'en offusque ou presque, se posent comme des monstres de sexisme et d'homophobie me rendent hargneuse.

La vérité c'est que je crois halluciner quand la nourrice de mes enfants m'explique qu'elle ne met dorénavant un foulard que pour plaire à la "famille", qu'elle regrette de ne plus pouvoir aller à la piscine, et que lorsqu'elle retourne en vacances au Maroc, elle recouvre une liberté qui n'existe plus ici et que "au moins là bas, on lui fout la paix" !

La vérité c'est que je ne supporte plus de croiser dans le métro (et il est rare que je l'emprunte) des lecteurs de bible près à évangéliser tout ce qui bouge.

La vérité c'est que la tolérance est devenue un bâton blanc que l'on agite dès qu'une voix s'émeut de savoir ce que signifie le mot liberté. La vérité c'est qu'au prétexte d'ouverture d'esprit on laisse les religions ériger des murs, enfermer des femmes dans des carcans et nourrir les ressentiments entre communautés.

La vérité c'est qu'à force d'asséner que chacun a le droit de croire en dieu, on oublie trop souvent que l'on a aussi le droit de ne pas y croire.

Bref, ce n'est pas sur ma bicyclette que je vais clamer mes convictions mais ici :

BLOG SANS DIEU

  

A la suite des différents commentaires ci-dessous, j'ai bricolé deux-trois modèles de vignettes que vous pouvez télécharger si le cœur vous en dit. Si certains ont l'âme créatrice, vous pouvez également m'adresser vos contributions artistiques que j'afficherai céans

blog sans dieu blog sans dieu

blog sans dieu blog sans dieu

  

Je rajoute un exemple de bouton blog sans dieu créé grâce à ce site.

  
Je complète les vignettes avec deux réalisations de Franca :

blog sans dieu
blog sans dieu

  

Je complète les vignettes avec deux réalisations de Post-it himself !! :

blog sans dieu blog sans dieu



lundi 2 mai 2005


Que les rires demeurent

des clefs Facom et autres dessinées sur le mur d'un atelier

J'ai désherbé en pensant à ma mère qui, un soir de facétieuse dispute, accueillit mon père au sortir de sa douche avec deux longues et lourdes orties.

J'ai constaté que le Code civil est mille fois plus digeste que le guide Clause du jardinage !

J'ai planté des radis et du persil parce que Tarquin se serait empressé de le faire.

Les Tarquinets ont lancé des graines de fleurs à la volée pour égayer les murs de pierre.

J'ai écouté les rires d'enfants résonner dans la demeure en souriant à mon mari et mes parents.

J'ai caressé l'herbe du jardin parce que c'était précisément celle que mon père voulait faire pousser sous les fesses de ses petits-enfants, et tant pis s'il n'en a connu aucun de ceux qui gambadent aujourd'hui sur elle.

J'ai ressenti combien elle était profonde la solitude de l'instant où l'on voit ses enfants heureux et où la main que l'on cherche à serrer pour partager cette ivresse-là a disparu à tout jamais.

Tous les trois, ils ont disparus.
Tous les trois ils sont partis.
Mais là bas, j'ai un peu l'impression qu'ils sont près de moi.
Peut-être comme la trace de ces outils qui orne toujours l'atelier de papa...




piège à robots