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lundi 29 novembre 2004


Les bonnes raisons de ranger

Classique Larousse du Cid massacré

Je signale à tous les amoureux des livres, protecteurs des couvertures ou conservateurs des ouvrages usagés, que le formulaire de plainte contre la commission du vil attentat que vous voyez ci-contre peut-être rédigé et adressé ici.




samedi 27 novembre 2004


Donner vie à la bidouille

vivre



Le bidouille c'est bien mais il y a bien un moment où il faut un sujet, quelque chose à mettre sous la dent de mes calques gourmands !

Le souci c'est qu'un discours, c'est trop long et un mot, trop court pour l'incorrigible bavarde que je suis.

+videmment, comme je suis nourrie au Cinquième Élément, j'aurais pu m'inspirer du nom des quatre premiers.

Mais moi je trouve que cela fait "Ushuaïa" et cela ne me plaît pas (leur publicité montrant le sein d'une femme d'où gouttait du lait noir m'a dégoûtée d'eux à tout jamais).

+videmment, vous avez aussi les poncifs de l'évasion du genre... "Partir..." Rêver"...

Mais Partir, pour quelqu'un dont la seule exaltation est de traverser Paris en vélo, vous avouerez que c'est gâcher ! Et "Rêver" cela ne me plaisait pas. D'abord je dors comme une bûche et puis on ne maîtrise pas ses rêves... au décours d'un coin d'oreiller sombre on a vite fait de se retrouver dans un cauchemar !

+ructer, Flatuler, voire roter ou péter ont retenu mon attention mais ces verbes s'inscrivaient mal dans le graphisme trop lisse de ma bidouille.

Alors j'ai baissé les bras, et de lassitude, j'ai écrit vivre... Mais n'en concluez rien ! C'est seulement par pur dépit !




jeudi 25 novembre 2004


Où l'on mesure la réalité et l'enjeu du combat des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Une pensée, un soutien, un immense espoir et surtout un formidable respect pour ceux qui sont actuellement dans la rue à Kiev, Lviv ou Dnipropetrovsk pour défendre la plus essentielle des libertés.





Entendu ce soir à la maison

"Maman ! Maman !

Il y a actuellement une publicité pour un film d'horreur avec des rats qui passe sur M6.

C'est horrible : ils ont du sang plein les dents !

Bah c'est dégoûtant, c'est au moins réservé au plus de cent ans !

C'est un coup à faire pipi au lit toute la nuit !"



Je n'ai pu juger par moi-même du caractère de cette publicité qui passerait vers 18 heures mais je ne doute pas de son caractère traumatisant : Tarquinet dort près de moi sur le canapé du salon...





Où l'on reparle de la religion

...





Nouvelles vagues

Wouah génial, vous savez-pas ? Je suis "l'esclave de (mon) public de groupies médiocres qui (me) sucent le sang."

Moi je trouve ça grandiose ! Je me permets de faire un lien car il y a un trackback deux billets plus bas.

N'empêche que les groupies sont quand même vachement pas d'accord avec moi !

(Note pour plus tard : se rappeller qu'en matière de religion, la rigueur de la lecture et du raisonnement sont une illusion)



mercredi 24 novembre 2004


En un mot comme en cent

P.R.O.U.T.





mardi 23 novembre 2004


Moi, dieu et mon cul.

Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, je n'ai jamais eu la moindre parcelle de doute quant à la parfaite vacuité de la voûte céleste.

Jamais de ma vie je n'ai mis en cause ma très profonde conviction que dieu, quel qu'il soit, n'existait pas.

Je n'ai quasiment aucune éducation religieuse, je n'ai jamais fait de communion, de génuflexions, de confessions. J'ai refusé de me marier à l'église "pour faire joli et plaisir aux beaux-parents". Aucun de mes marmots n'a reçu le moindre sacrement que ce soit.

En gros, je vivais des jours paisibles avec mes convictions que chacun respectait de la même façon que j'étais parfaitement indifférente à ce que peuvent bien croire mes prochains.

Et puis un jour ma vie a basculé. Je signale au passage que durant les trois semaines où Tarquin était plus proche de la mort que de la vie et que ma mère était à l'agonie JAMAIS je n'ai prié un quelconque dieu...

Or donc je suis notamment devenue veuve et par un mécanisme que je ne m'explique toujours pas il s'est trouvé des gens par paquet, par fourgon, par troupeau qui viennent me bassiner avec des croyances qui ne sont pas les miennes...

Et on vient vous faire la leçon sur Dieu l'Autre et l'Amour et autres cochonneries au prétexte de votre douleur que l'on respecte ÉVIDEMMENT ENORMEMENT !

Vous oseriez aborder quelqu'un que vous connaissez à peine mais dont vous savez qu'elle a perdu son époux pour lui demander depuis combien de temps elle n'a pas baisé ? Franchement ?

Non ? Alors pourquoi et au nom de quoi on vient me bassiner avec Dieu, l'Autre ou l'Amour ? Où est la différence ? La religion et les croyances n'appartiennent-elles donc pas à la seule intimité de chacun ?

Alors Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les missionnaires à la mord-moi-le-noeud merci de respecter MES CROYANCES et gardez par devers vous vos dégoûlinants sentiments sirupeux, votre gluante prose égoïste et indécente.

Laissez moi en paix : ma douleur et mon cul ne concernent personne d'autre que moi-même. Je vous conchie !





Attention Tarquine en rage

Je m'aperçois à l'occasion d'un commentaire que je vois rouge dès que l'on me parle de dieu. Je veux bien respecter les croyances des gens (y compris celles de mes enfants). En revanche, merci de ne pas décupler ma fureur en imaginant que je puisse trouver un quelconque réconfort dans ce que je considère comme la plus grande escroquerie à l'humanité.

Je ferme volontairement les commentaires sur les deux billets.



lundi 22 novembre 2004


Permis post mortem

notification d'attribution de 12 points sur le permis de Tarquin


Non, n'insistez pas !

Non, vous dis-je !

Non, je n'oserais pas vous soutenir que je connais un moyen infaillible pour récupérer 12 points d'un coup sur votre permis de conduire...

Non, voyons, vous me connaissez, je ne me moque jamais de la maréchaussée ! Quant à la mort, je n'en parle jamais, pensez-donc ! ça pourrait porter malheur !!



samedi 20 novembre 2004


La recette des croustillantes couches alpha

Un grand merci à Pierre Carion qui a pris le temps de finir le travail que j'avais bâclé : il vous a détaillé avec précision et génie la recette des croustillantes couches alpha.

Vous pouvez en abuser sans mauvaise conscience, je vous assure que vous ne prendrez pas un gramme même si elles ne sont pas toujours très digestes...

J'ai quand-même un petit conseil à vous donner : réduisez un peu le temps de cuisson de la première couche et touillez très vigoureusement les rayons de la seconde !


Merci Pierre, cela faisait bien longtemps que je n'avais ri ainsi, j'ai dû lire à haute voix ton billet aux trois tarquinets qui voulaient participer aussi à l'hilarité !





Ah ! je ris de me voir si belle en ce miroir !

Vous ne trouvez pas que ce jaune jure ?

Ce qu'il y a bien avec les ordinateurs et internet c'est que personne ne peut plus ignorer que j'exploite au meilleur de sa spiritualité l'héritage de Van Eyck.

Car il va aussi de soi que cet héritage m'échoit !

Et puis, la création c'est épuisant vous savez ! J'ai bien besoin de vacances à la Bourboule !





jeudi 18 novembre 2004


La croisée des chemins

un embouteillage


Ce soir, sur mon vélo, j'ai vu Paris revêtue de ses habits de lumière les plus laids : jaune ou blanc devant, rouge-sang derrière.


Alors, le long des files bruyantes et malodorantes, dans la nuée des automobiles, on se fait des amabilités entre deux-roues.

On se fait des courbettes, on se remercie d'un signe de tête et on se faufile sur les pavés que les voitures nous ont à regret concédés.

Et puis, de hochements de mon couvre-chef en regards péremptoires, j'ai quitté la cohue, j'ai glissé loin de la mêlée.

J'ai pédalé dans la ville et j'ai compris où j'étais : à la croisée des chemins. D'un côté il y a ce qui est derrière moi, de l'autre côté, ce qui est devant moi.

Et moi je m'assois parce que j'ai envie de prendre mon temps !




mardi 16 novembre 2004


Recette de gambettes

Un curieux pic dans mes statistiques

Si je n'étais pas pétrie de mansuétude à votre égard, vous auriez mériteré que je vous infligeasse un gros plan de mes dents jaunes... (Je suis assez peu sûre de mon imparfait du subjonctif...)




lundi 15 novembre 2004


Pompes à la BabOON

mes bottes
Je suis entrée dans la boutique pour acheter des souliers de ville.

Je suis tombée en arrêt devant cette paire et je n'ai pas pu me retenir de les enfiler.

J'étais en train de résister à cet achat inconsidéré quand une cliente est entrée. Elle m'a dit qu'elles étaient superbes et qu'elles m'allaient comme un gant.

J'aurais aimé vous y voir ! Moi, j'ai craqué...

Imaginez que vous portez une paire de charentaises avec des chaufferettes aux mollets... C'est à peu près l'effet que cela me fait...

Mais je ne sais pas me dépatouiller pour pédaler sans les bousiller !!!




Merci à BabOOn et à Sadmantdi d'avoir su dévier le cours de mes pensées!




samedi 13 novembre 2004


Tarquinou de garenne

Tarquinou se cache dans sa chambre



La chasse au Tarquinou est un exercice vespéral que je pratique au quotidien.

La règle du jeu est simple :

  • Coucher son marmot (après le câlin réglementaire)

  • Revenir quelques minutes plus tard parce que le voir dormir est toujours merveilleux

  • S'apercevoir que le marmouset a décampé

  • S'exclamer puis chercher avec force mimiques

  • Vous avez gagné quand son rire étouffé vous montre le chemin

Je reviens, je vais voir s'il dort...



mercredi 10 novembre 2004


A fleur de vie

Photographie des souterrains du fort de Condé
Je n'ai pas envie d'être triste. Je n'ai pas envie de ronchonner sur ma vie d'avant. Je ne veux pas porter ma peine en bandoulière.

De toute façon, je suis comme ça... ce n'est pas parce que je suis anéantie que je suis mise à terre. Oh, je n'y suis pour rien... J'ai observé de ma triste expérience que l'insupportable a des limites. Ce n'est pas l'horreur qui s'arrête (la concomitance de certaines morts m'a démontré le contraire) mais la perception que l'on s'en fait.

Quand cette limite est atteinte, quand la douleur est si vive, le refus si violent, je sentais ma pensée qui s'anesthésiait. Comme une drogue qui se répandait dans ma boîte crânienne. Il ne s'agissait pas de paradis artificiel ni même d'oubli mais d'une espèce de ouate qui venait tapisser mon crâne.

Je savais alors que pendant les dix à vingt minutes qui suivaient je n'allais penser à rien, ou alors de trop loin, j'allais me claquemurer contre le mal, contre l'insoutenable, en enlevant tout affect de ma tête.

Au bout de quelques temps, je connaissais même l'exact niveau de souffrance qui déclenchait automatiquement la mise en veilleuse de mes pensées. Cela ne console pas, cela ne guérit pas, c'est un pur réflexe de survie...

Il me reste de cette curieuse expérience la certitude que le bonheur, ou tout au moins l'absence de douleur, est une nécessité pour continuer à vivre.

C'est pour cette raison que je peux sans indécence dire que oui, décidément, le goût de la cannelle dont j'arrose la mouture de mon décaféiné tous les soirs est divin.

Oui, je ressens ce formidable coup au coeur en voyant mes enfants heureux et en riant avec eux.

Oui, parfois je souris, le guidon dans les mains et les yeux dans Paris. Je souris pour rien si ce n'est qu'elle est belle et que je suis heureuse d'être là.

Oui, dans ces moments là je me dis que c'est du bonheur et que c'est la seule façon de continuer. Comme je ne veux pas revenir en arrière, je n'ai pas d'autre choix que d'avancer.

Je n'ai jamais eu honte de pleurer, pas plus que j'ai peur de chopper un petit bonheur, ici ou ailleurs.




lundi 8 novembre 2004


Ailleurs

ailleurs



Juste envie d'être ailleurs. Mais sans partir !
Ou rester là et partir ailleurs.

Ailleurs qu'il y a un an
Ailleurs que toutes ces années.
Envie de me sauver parfois...

Peut-être tout simplement envie de vivre...




vendredi 5 novembre 2004


Vendredi, c'est Tarquari ! (1)

Tarquari


Il vivait dans la rue, maigre et poussiéreux alors il a pris ses quartiers dans une cage d'escalier. Les escaliers de Philomène. Il avait faim alors il restait là, sans bouger, en posant ses grands yeux verts éperdus sur ces bipèdes aux ventres pleins.

C'est ainsi que Tarquin et moi avions vu, devant la porte de ma zomozygote, un grand chat efflanqué immobile et désespéré, il voulait manger et aussi qu'on l'aime.

Et puis nous sommes partis, en dépit des stratagèmes de Philomène qui, avec sa vie de bâton de chaise, ne pouvait l'adopter elle-même et nous faisait effrontément l'article !

Dix jours plus tard, il était tard. Tarquin et moi étions couchés dans un minuscule appartement parisien qui m'avait donné refuge durant la plus grande partie de mes études tout juste achevées.

Soudain, j'ai dit : "J'ai envie d'un chat". Tarquin m'a dit : "moi aussi". Après un silence partagé, il m'a demandé "on y va ?". Je lui ai répondu : "Allez hop ! On fonce !"

On a allumé la lumière, on s'est habillé vitesse Grand V, on a délogé sa voiture de sa précieuse place de stationnement et on est parti en riant comme des gosses.

Il était minuit dans la cage d'escalier lorsque l'on a croisé un voisin fin saoul et complètement ému que ce chat trouve enfin une famille. Il en avait les larmes aux yeux. Il a sonné chez une autre voisine car "vous ne pouvez pas l'emmener sans qu'elle l'embrasse, vous savez".

A une heure du matin, nous sommes partis avec :

- un chat si sale que l'on ne savait pas même de quelle couleur il était.
- une caisse pour ses besoins.
- un paquet de litière
- 3 boîtes de Wiskas
- un panier de transport en osier.

La chat Tarquari venait d'entrer dans notre vie... Et nous étions comme des princes.




lundi 1 novembre 2004


Dans le jardin de la demeure

Rectangle de murs ou de verdure




Bref, je bidouille avec ma dernière folie...



piège à robots