lundi 30 août 2004

Je suis glacée de terreur en pensant aux absurdes
exigences de ceux qui détiennent Christian
Chesnot et Georges Malbrunot.
Leur revendication, « donner 48 heures
à la France pour annuler la loi sur le port du voile
islamique à l'école »
est d’une stupidité sans fond et paraît
dérisoire car elle n’a aucun lien avec
l’Irak et représente une pure ingérence
dans la politique française.
J’avoue mal comprendre leur but car jamais un pays
démocratique ne « retire » ni
n’ « annule » une loi,
expression souveraine de son peuple… outre que
c’est techniquement hasardeux, c’est
idéologiquement une pure décapitation de son
système politique.
Leur dessein serait-il de précipiter la France dans les bras
de la « coalition » américaine
? de faire gagner des points aux questions statistiques relative au
« racisme anti-arabe ? ».
Si l’enjeu n’était pas si terrible on
penserait à des fanfaronnades de pieds nickelés
aussi crétins qu’obtus.
Si je ne comprends leur intention, je sais en revanche que si le pire
se produit, la conséquence en sera très
certainement de provoquer émotionnellement la «
lapidation » en France des femmes voilées
qui porteront dorénavant aussi sûrement
qu’injustement l’opprobre d’une telle
infamie.
La guerre est décidément une chose affreuse.
Par Veuve Tarquine
lundi 30 août 2004 à 00:48
De bric en vrac
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vendredi 27 août 2004
Vous n'avez jamais eu envie de laisser sur les trop beaux -ou
trop sales- carrelages du métro la marque de votre passage ?
Vous savez, quand en attendant une improbable rame on a lu et relu tous
les messages que ces carreaux arboraient, l'envie vous prend alors de
laisser à votre tour une pensée puissante, de
crier au monde votre existence !
Bref, j'assouvis ce soir, un désir ancien : JE TAGUE MON
BLOGUE! !
Par Veuve Tarquine
vendredi 27 août 2004 à 23:40
De bric en vrac
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J'ai envie de tourner les pages du catalogue IKEA
et de refaire l'appartement.
J'ai envie d'aller au cinéma avec mes deux
aînés en faisant la course aux
"dératés" sur les Champs Elysées.
J'ai envie d'aller à Paris Carnet mercredi prochain.
J'ai envie d'enfourcher ma bicyclette et d'aller saluer comme il se
doit, Paris la grande dame.
J'ai envie de faire la sieste avec Tarquinou.
J'ai envie de fermer les yeux et de ne conserver de mon
passé que les nombreux et merveilleux moments de bonheur.
J'ai envie de m'endormir sans devoir fuir les démons de la
douleur.
J'ai envie d'une vie où le mal me laisserait tranquille, une
vie où il n'y aurait plus de drame.
J'ai envie de retrouver l'émotion de l'enfant qui chaparde
avant l'heure du repas un délicieux pot de nutella...
Tout cela en ayant toujours envie d'être avec mon mari...
grand mangeur de nutella devant l'Eternel !
Par Veuve Tarquine
vendredi 27 août 2004 à 15:48
De bric en vrac
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jeudi 26 août 2004
Cela fait 11 mois qu’elle grossit cette colère, 11
mois que je la raisonne au nom de mes enfants, 11 mois que
j’essaie d’oublier. Et plus je la tais et plus elle
se renforce. J’ai tenté d’emprunter tous
les chemins de traverse, j’ai tenté de la
contourner mais rien y a fait, vous n’avez pas un instant
imaginé que c’était à
dessein et uniquement pour protéger le lien que vous aviez
avec mes enfants que je vous évitais. Alors vous avez
été trop loin. Un mot de trop suffisait pour que
l’ire vienne tout engloutir.

Par Veuve Tarquine
jeudi 26 août 2004 à 23:05
De bric en vrac
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Mais quels droits s’arrogent-ils donc pour me crier
méchamment d’arrêter quand
j’écrase une larme à
l’anniversaire de mon fils ? Parce qu’il y aurait
donc une hiérarchie dans la douleur ? Certaines se clament,
d’autres se taisent. La vôtre s’affiche.
La mienne doit se taire !

Par Veuve Tarquine
jeudi 26 août 2004 à 23:00
De bric en vrac
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Retrouver l’odeur du placard où
l’on range pêle-mêle – et
à dessein – le poivre et le café (qui
sont mes deux odeurs préférées).
Retrouver comme une amie ma tasse matinale, immense et belle, lui
confiant quotidiennement mes humeurs, grinçant des dents,
pinçant les lèvres ou buvant goulûment.
Il est des voyages qui sont des ruptures. Il est des vacances qui sont
de vraies plaies. Je rangerai donc cette
pérégrination au rang des médecines
amères.
Ces congés sont donc la cassure entre mon passé
et mon avenir. La vie ne m’a pas suffisamment
brisée pour avoir muselé ma colère. Or
donc, puisque j’existe encore, je m’emploierai donc
à vivre.
Le trajet de retour fût pénible et long. Entre
deux camions et pendant que les enfants dormaient j’ai ri et
j’ai pleuré.
Il y a un an, je fonçais près de lui vers les
pires temps de ma vie. Là je fonce vers Paris affronter mes
derniers souvenirs avec lui, mon mari, avec elle, ma tendre maman et
vers un avenir incertain mais que je m’autorise enfin.
Que ça fait du bien d’être redevenue soi
!
Par Veuve Tarquine
jeudi 26 août 2004 à 09:19
De bric en vrac
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jeudi 12 août 2004
- Une tonne de livres que je n’aurais jamais le
temps de lire mais qui sont le meilleur des remparts contre la
banalité des conversations forcées. Ah ! on ne
saluera jamais assez la force de l’approbation sociale que
l’on accorde à la littérature !
- Mon VAIO tout chaud, acheté quasi spécialement
pour disposer d’une échappatoire à ces
soirées où une fois les enfants
couchés, je vais être confrontée
à treize année de souvenirs
obstinément heureux et une flopée de gens bien
intentionnés.
- Une petite dizaine de DVD pour remplacer le cachet
vespéral avalé pour rejoindre Morphée.
- Mon appareil photo derrière lequel je ne me cache que trop
: petite fenêtre par laquelle le monde est tamisé.
- Photoshop évidemment ! pour triturer, abîmer,
assombrir ou surexposer les images de ma vie, ou de ce qu’il
en reste ; ainsi déformé c’est plus
facile à regarder !
Au final un véritable arsenal pour décliner toute
proposition de compassion d’une famille qui n’est
pas la mienne mais qui est essentielle pour mes enfants.
Ce n’est pas parce que je pleure que j’ai besoin
d’une épaule pour m’épancher.
Ce n’est pas parce que je suis seule que je vais accepter une
aide qui n’en sera pas une pour moi.
Je ne veux avoir besoin de personne, je ne veux dépendre de
personne, je ne veux rien attendre de personne, je ne veux emmerder
personne.
Ce n’est même pas de la fierté,
c’est une forme d’esprit.
C’est une règle de survie.
Si je ne sais pas avancer toute seule, je vais sombrer… car
seule je suis devenue.
Par Veuve Tarquine
jeudi 12 août 2004 à 23:50
De bric en vrac
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lundi 9 août 2004
Tiens ! Mes voisins voient le Sacré Coeur et pas
moi !
Ce billet constitue ma participation au grand jeu de
l'été : "Mes
vacances à la Bourboule".
Je vous remercie de bien vouloir noter que je n'ai absolument rien dit
de spirituel.
J'avoue que cela a été pour moi un exercice
très difficile, qui m'a demandé
énormément de concentration et un recueillement
quasi monacal pour y parvenir.
Alors que je me sentais flaiblir, je repensais à la
maîtrise de "Maestro
Carion" et son redoutable art de l'ineptie
inextinguible!
Epuisée par une telle épreuve, il convient que
j'aille me ressourcer afin de retrouver les particules
d'ascèse indispensables à l'écriture
blogosphérale !
Par Veuve Tarquine
lundi 9 août 2004 à 00:29
De bric en vrac
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dimanche 8 août 2004

Décidément la gent
simiesque fait toujours les joies des tarquinets : A Thoiry,
ce furent les macaques qui leur ont permis d'aborder l'anatomie
comparée !
« Maman ! Ils ont les mains
pareilles que nous »
« Maman ! Ils ont les pieds presque pareils
que nous »
(...)
« Maman ! Ils ont un zizi pas du
tout pareil que nous ! " (leur
zizi est surmonté d'un espèce de champignon rouge
au chapeau large et gondolé…)
On détaille donc les animaux. « Maman,
je te quitte » me dit Tarquinette « Je
vais rejoindre les crocodiles »
Heureusement, au final, nous n'avons pas rompu !
Et puis, on tombe sur trois formes noires que je suppose être
trois femmes. Elles sont voilées de noir de haut jusqu'en
bas, pas le moindre morceau de peau, voile noir sur le visage, gants
noirs sur les doigts…
Tarquinet : « Maman ?
Pourquoi, elles s'habillent comme
ça ? ».
Je suis du genre à être « Tata
la morale » sur la tolérance, le respect
des croyances… mais là, je ne me suis
posée aucune question, j'ai répondu tout
à trac : « Elles sont
déguisées en
fantômes ».
Tarquinet se marre mais les entend parler et ça le travaille
ce code vestimentaire : « Maman !
Ce sont des arabes, elle ne sont pas
déguisées ». (Les
Tarquinets comprennent tous -grosso modo- l'arabe).
« Si ! Tarquinet. Elles sont
déguisées en fantôme, elles se cachent
donc elles ne veulent pas exister, elles se sont vraiment
déguisées en
fantôme ».
Il a réfléchi, mais n'a plus rien dit. J'ai
réfléchi à mon tour, et je me suis dit
que je ne retrancherai rien de ce que je lui ai dit.
Par Veuve Tarquine
dimanche 8 août 2004 à 00:04
De bric en vrac
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vendredi 6 août 2004
Il y a 59 ans aujourd'hui, Little Boy a tué environ
150.000 personnes.
Le 6 août 1945, Little Boy a tué sans distinction, aveuglement, et a tué longtemps.
Le 6 août 1945, Little Boy a tué Hiroshima et cela
n'a pas rendu le monde plus sûr.
Méfions-nous des promesses de paix
proférées pour justifier les guerres.
Et une pensée pour tous les japonais aujourd'hui, jour
maudit pour toute l'humanité.
Par Veuve Tarquine
vendredi 6 août 2004 à 21:44
De bric en vrac
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mardi 3 août 2004
J'aurais aimé ce soir, écrire un billet
consistant, un billet brillant qui tienne en haleine un Capitaine qui s'ennuie, ainsi que
tous ceux qui viennent me lire, pour un instant ou pour longtemps, un
mot rafraîchissant pour tous ceux qui ont trop chaud, qui ont
trop soif ou qui se font suer.
J'aurais aimé faire tout cela, mais ce soir j'ai
bricolé, je suis parvenue de haute lutte à mettre
en réseau mon vieux PC et mon nouveau VAIO tout
léger. A petit pas, j'ai réussi, d'abord
à voir un nom sur un réseau, puis à
partager une connexion internet et ensuite à farfouiller
avec l'un dans le ventre de l'autre et réciproquement.
Moi aussi j'avais trop chaud, trop soif et j'avais envie d'aller me
rafraîchir sur internet...
Ca va vous paraître bizarre mais je voudrais remercier trois
personnes qui sans le savoir m'ont permis de faire ce réseau
ce soir : Camille, Laurent et Yassine. Parce que les
réseaux, les soirs d'ennuis, ont les ressent parfois
là où on ne les attend pas...
Par Veuve Tarquine
mardi 3 août 2004 à 01:27
De bric en vrac
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dimanche 1 août 2004
Cause départ
définitif, très jeune
télécommande affectueuse - et
très récemment acquise - cherche
à être adoptée.
Excellent pedigree consultable auprès de son
éleveur, Darty.
Si lecteur habituel interessé, merci d'envoyer courriel
à Veuve
Tarquine avec coordonnées géographiques
afin de procéder à l'envoi postal
accompagné du mode d'emploi.
Par Veuve Tarquine
dimanche 1 août 2004 à 10:44
De bric en vrac
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