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samedi 31 juillet 2004


Quand le courage est récompensé

Une tomate mûre sur son plant

"Maman ! Maman ! Le tomatier ! Il est mûru !"




vendredi 30 juillet 2004


Zizi au zoo

un babouin

Les babouins à Vincennes sont toujours un spectacle extrêmement enrichissant, pour les petits et pour les grands.

Mardi, se trouvait près de nous une jeune personne qui gardait pour quelques jours son petit neveu, cousin ou filleul âgé d’environ 8/9 ans.

Elle lui parlait de ce ton mièvre qu’on adopte pour faire accroire aux enfants que le monde n’est peuplé que de petits lapins bleus, de papillons blancs et de mignonnes petites souris roses…

« Oh ! Regaaaaaaarde ce petit singe dans les bras de sa man-man, elle le câline bien vois-tu ! Oh ! Regaaaaaarde comme elle est attentive ! Oh !! elle est gentille elle lui fait plein de bisous !  » (…)

J’étais arrivée avant elle et j’avais suivi le manège de ces deux singes, je me retenais donc de pouffer.

Tarquinet, qui comme moi, observait attentivement ce simiesque manège, en tendant l’oreille aux bruyantes remarques de notre voisine, me demande : « Heu M'man ? Tu penses que c’est sa maman ?  +

Et moi de répondre incontinent : « non ! non ! ce n’est pas sa maman !!  »

Coup d’œil courroucé de la jeune oie blanche qui ne comprend pas pourquoi je mets tant de conviction à affirmer à ma progéniture que ce n’est pas la mère du petit qui dispense de pareilles marques d’affection.

Tarquinet : « Heu M'man ? Qu’est-ce qu’il lui fait au zizi ?  »

Moi, hilare : « Heu, je crois bien qu’il lui fait des bisous… » (c’était de ma part un pur euphémisme, car le premier abouchait le zizi du second à en perdre haleine…)

La jeune dame horrifiée comprend sa méprise et tente de détourner l’attention de l’enfant dont elle a la garde.

Tarquinet s’exclame alors : « Waouhhhh ! Tu as vu la taille de son zizi ! En plus, il est tout rouge !!!!  »

Cette dernière phrase, tombée dans l’oreille du garçon sage a définitivement ruiné les efforts de la jeune dame pour attirer plus loin le regard de l’enfant.

Et moi, comme tous les adultes alentours étions plutôt amusés d’entendre les ricanements parfaitement justifiés de ces bambins et de surprendre leur sourires entendus : Bah ! oui ! La nature n’est pas uniquement constituée de petits lapins bleus, de papillons blancs et de mignonnes petites souris roses… ce n’est pas pour cela que le monde est moins beau…




mercredi 28 juillet 2004


Mon Papa flippé

un flipper

Cet après-midi, en faisant une folle partie de Mario Bros avec mon Tarquinet l’aîné, et alors que la sonnette a retenti, je me suis soudainement souvenu de mon Papa à moi et de son incorrigible distraction.

Quand j’étais gamine, j’avais un flipper dans ma chambre, un vrai, un beau, un vieux flipper, plein du bruit claquant des boules en fer, de ressorts cacodyliques et quasiment sans électronique.

J’avoue que nous n’avions pas eu trop de mal, Zomozygote et moi-même pour l’obtenir. Il avait suffit d’emmener notre commun géniteur essayer l’engin chez notre ami vendeur. A la suite de quoi, et au prétexte de la nécessaire conservation des antiquités, ce magnifique joyau du divertissement avait constitué un judicieux cadeau d’anniversaire.

Or donc, un après-midi, jeune Tarquine devait sortir vaquer à une courte tâche avant de revenir dans sa chambrette. Par moyen de mettre la main sur mon trousseau de clefs. J’avise donc mon père qui était seul présent avec moi : « Papa ? » lui dis-je. « Papa ! Je vais faire une course puis je reviens. Je n’ai pas les clefs, si on sonne, c’est moi : ouvre-moi !  »

« hum hum » (mon père répondait toujours « hum hum » et plus spécialement quand il n’écoutait pas…)

« Papa ? » lui répétais-je. « Papa ! Je vais faire une… »

« Mais oui ! + m’interrompit-il « J’ai compris ! ».

Adonc, je laisse mon cher père dans l’appartement, avant d’y revenir une dizaine de minutes plus tard.

Je sonne. Rien ne se passe.
Je re-sonne. Rien encore.
J’imprime à la sonnette une pression impérieuse et agacée, voire un peu angoissée (Palsambleu, serait-il sorti ?)

J’entends soudain du fond de l’appartement la voix joyeuse de mon père retentir : « Tarquinette ! ! Tarquinette ? Tu peux ouvrir mon petit chat ? Je suis coincé : j’ai l’extra-boule ! ! ! »

Mon Cher Papa, c’est toi qui était extra !




mardi 27 juillet 2004


Au complet !

Photographies des trois biquets



samedi 24 juillet 2004


Veille de retrouvailles

Photographies de parties du visage de mes deux aînés

Je pars à l'aube chercher mes deux aînés. Il est bien temps ! sans eux, je me sens bancale, amputée.

C'est à peine conscient mais je sens la tristesse faire son oeuvre de démolition. Tarquinou aussi sent que nous sommes incomplets, il bougonne plus que de raison et passe des heures avec son frère au téléphone.

Je m'aperçois que la vie n'a, à mes yeux, quasiment plus de valeur que par la présence de mes enfants. C'est évident et en même temps inquiétant. Je ne voudrais pas les envahir et les empêcher de vivre en dehors de "maman".

Bon, je raisonnerai plus tard... pour l'instant, je ne vais pas bouder mon plaisir de les retrouver demain !




jeudi 22 juillet 2004


Travers de cyclistes

un vélo dont l'ombre le précède

Ce matin, un cycliste masculin se l’ai « pété » grave. Alors que je menais grand train sur le côté nord du boulevard Pereire (j’étais très en retard), il m’est passé devant, à la faveur d’un feu rouge, dans un crissement de frein et une débandade de frime.

Le boulevard, jusqu’à la place de la Porte Maillot est long et se termine par un léger faux plat. Je l’ai donc laissé peu à peu ralentir, puis s’essouffler et enfin ahaner avant de l’achever en le doublant le plus allégrement possible…

L’anecdote prête à sourire mais démontre assez précisément le travers de bien des cyclistes : être en compétition perpétuelle avec le premier vélocypédiste venu…

Comme si c’était une blessure de rouler derrière une personne de sexe féminin… Cela touche principalement les hommes mais les femmes ne sont pas à l’abri. J’en ai connu une, de triste mémoire, qui hurlait, quai des Tuileries, quand on la doublait !

Dépassez-moi autant que vous voulez, cela m’est parfaitement indifférent – à la seule condition que ce ne soit pas comme ce matin quand rouler derrière une femme devient une offense.

Moi je préfère rester derrière les gens et quand je m’arrête auprès d’eux leur faire partager les indication de mon compteur en leur faisant part de leur vitesse de croisière.

Ils sont souvent surpris, presque toujours contents et moi, de cette façon, je clame que je refuse obstinément la compétition… Parce qu’il faut quand même songer à les éduquer ces nouveaux venus : ils ne faudrait pas qu’ils deviennent aussi imbuvables que certains automobilistes !

>Edité pour faire que la géographie s'accorde entre la place "dite la Porte Dauphine" et la place de la Porte Maillot.




mercredi 21 juillet 2004


Particularités d'une journée ordinaire

Avec Tarquinou, nous sommes allés acheter une télé ... en vélo !

J'ai remercié du chef une BMW noire qui, très gentiment et alors qu'elle était à l'arrêt, s'est décalée sur la gauche pour me laisser un bon tiers de la chaussée !

Brutalement et sans aucun signe avant-courreur je suis littéralement obsédée par l'envie de recommencer à fumer (alors que cela fait 9 mois que j'ai cessé), pas l'envie d'une cigarette, non, envie de fumer comme avant, comme un pompier, à tout bout de champs... C'est la première fois que je me retrouve confrontée à cela, je suis un peu désarçonnée...

Enfin, je sens une envie de lire qui point doucement... Ce serait la grande nouveauté de l'année... recommencer à lire ! quel plaisir !

Pour tenter de faire taire mes nicotiniques appétences, je vais donc m'hasarder à me perdre dans les pages d'un roman...





Le courage végétal

un plant de tomate devant une fenêtre

Regardez-le ce petit plant de tomate qui de toute la force de ses cellules s'acharne à repousser les murs de banlieue.

Regardez-la cette petite tomate verte, esseulée, unique, qui cherche obstinément le soleil dans la grisaille, sans parvenir à en trouver assez pour mûrir.

C'est que cette tomate là, elle devrait être inscrite au patrimoine mondial de l'humanité, recevoir la médaille du mérite, l'accolade des Nobélisés !

Sa génitrice est née, je ne sais où, sans doute dans un pays ensoleillé puis cueillie, transportée, achetée, lavée, épluchée ou découpée.

Elle a vraisemblablement été ingérée à mon domicile en des temps plus ou moins reculés et une de ses petites graines a échappé à son sort funeste en s'évadant dans ma plomberie.

La petite graine s'est tapie dans un lieu sans soleil  ; elle a attendu son heure, sans bruit, accrochée à une instable poussière pour ne pas se laisser entraîner dans les flux d'eaux de vaisselle.

Et tout doucement, durant les longs soirs d'hiver, obstinément, elle a réuni de quoi se nourrir, elle a trouvé la force de vivre et de la façon la plus incroyable, de grandir sans ce lieu affreusement hostile.

Un jour de pluie, j'ai aperçu une minuscule pousse du vert le plus tendre sortir de cet endroit là :

un évier

Je ne savais pas ce que c'était, - un pissenlit ? une ortie  ? - je n'en avais aucune idée. Mais je savais que cette fragile tige avait franchi bien des obstacles pour parvenir à sortir la tête de ce monde de métal et d'eau sale.

Alors je l'ai tout doucement recueillie, et puis je l'ai plantée, (moi qui n'ai jamais rien planté de ma vie !), je lui ai donné la meilleure place d'entre tous les pots. Je l'ai arrosée régulièrement (ou non) et elle a grandi la petite pousse. Quelques feuilles puis des fleurs sont apparues au printemps et elle s'est mise à embaumer la maison, une odeur si douce, si forte et si aromatique que j'ai découvert ses origines ! Une solanum lycopersicum. Une merveille de baie de solanacées… un rayon de soleil dans ma grisaille !

Elle a même réussi à donner la vie ma tomate égarée ! et je regarde dorénavant sa fille vaillante et verte se battre pour survivre dans ces faubourgs sans verdure.

Alors, la prochaine fois que vous traiterez quelqu'un de végétal, faites-le au moins en pensant à elle et à sa formidable force de vie ! Longue vie à toi ! Tomate de mon cœur !




mardi 20 juillet 2004


Rock n'roll des gallinacés

Afin de satisfaire la petite dizaine de visiteurs qui arrivent quasiment quotidiennement sur ces carnets en quête des paroles du « rock n’roll des gallinacés », voici l’objet de leur désir :

Dans la basse-cour, il y a,
Des poules, des dindons, des oies.
Il y a même des canards,
Qui barbotent dans la mare.
Et ça fait « kôt kôt », « kôt-Kodec »
Et ça fait « kôt kôt », « kôt-Kodec ».
Et ça fait « kôt kôt », « kôt-Kodec »
Rock n’roll des gallinacés.
Yeah...



Et chers visiteurs, grâce à la perspicacité, la détermination et à l'opiniâtreté d'un Pierre Carion ému par votre juste quête (partager avec vos têtes blondes ce parangon de la comptine enfantine), ici vous trouverez le thème de la chanson.

Et vous mes trois amis musiciens, partis opportunément en vacances, vous ne perdez rien pour attendre car, ma version mérite à mon sens que l'on jette sur la portée, ces joyeuses doubles croches... Je vous cueillerai donc dès votre arrivée !




samedi 17 juillet 2004


L'inélégance des marchands

Je suis assez chiffonnée en ce moment par ces gens sans pudeur, sans poésie, et à les écouter parler ou à les lire sans aucun autre talent que de faire de l'argent, par tous les moyens ou presque, et en tout état c'est certain, sans aucun cachet.

Les déclarations d'un Le Lay, les cris d'orfraies poussés sans vergogne par ces majors « culturels + et relayés absurdement par nos gouvernants sont tellements affligeants.




samedi 10 juillet 2004


Passage au vert

facade en ville


Leurs valises sont bouclées, je n'ai oublié, ni la bouée de la Minette, ni les bouquins du Tarquinet.

Ces deux là vont réapprendre à vivre sans maman et, parler de leur papa à eux, avec ses parents à lui.

Ils quittent la ville, son horizon bouché et ses quartiers monocordes - que j'aime tant.

Je vais avec eux, et puis je reviens. Certaines choses sont devenues insipides, d'autres sont décolorées, et d'autres encore indispensables et redoutées. Les vacances estivales qui resteront associées à tout jamais aux derniers moments de bonheur parfait, sont tout cela à la fois.

Même abasourdie de fatigue, je ne suis pas certaine d'être prête à regarder les pierres suer, lire une page dans un champs ou faire la sieste avec les enfants. Je ne pars que quelques jours mais je pense qu'avec un fil téléphonique et un ordinateur pourri, je parviendrai quand même à vous lâcher quelques billets...




piège à robots