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mercredi 30 juin 2004


L'amer supplice du remède

Flacon d'orelox enfants-nourrisson

Je vais vous paraître peut-être un brin râleuse mais ce soir, j’ai une dent contre l’industrie pharmaceutique. Je vous explique : Tarquinou est malade, bien malade même. A telle enseigne qu’en dépit de l’air du temps et des publicités dont on nous a inondées tout l’hiver, il lui a été prescrit des antibiotiques, plus particulièrement de l’Orelox.

Alors l’Orelox « enfants-nourrissons », c’est simple c’est un cauchemar de parents d’enfant malade, une hantise de père et de mère, c’est un véritable poison ! Non pas parce qu’il est délétère mais parce que le fabricant de ce produit vous oblige à endosser l’habit du père fouettard ou de la mère marâtre, c’est selon.

L’Orelox, c’est simple quand vous l’ouvrez, un entêtant parfum de banane vous inonde les narines. Méfiez-vous c’est un leurre…

C’est pour vous persuader que ce sirop reconstitué est agréable au goût et qu’ainsi, avec beaucoup de conviction, vous allez tenter de décider votre rejeton d’avaler ce précieux, et pourquoi pas goûteux breuvage.

Un conseil, avant de mentir de façon éhonté à votre marmot : goûtez l’Orelox « enfant-nourrisson »

La banane on aime ou on aime pas, mais ce n’est pas ce parfum qui est en cause… non c’est le retour en bouche une fois que l’asphyxiant (mais cependant pas suffisamment) parfum de banane disparaît.

Je ne connais pas de pire amertume, (et je dois dire que je suis experte car je goûte tous les médicaments de mes gamins), c’est réellement imbuvable, c’est un vomitif que l’on oserait pas vous faire avaler mais que l’on dispense allégrement à des « enfants et nourrissons »

Ce qui pourrait fait sourire devient beaucoup plus gênant quand vous avez votre marmot avec une détresse respiratoire et que rien ni personne ne peut parvenir à lui faire avaler la dose nécessaire pour le soigner et ce, trois fois par jour !

Le seul moyen c’est de mettre l’immonde boisson dans une pipette doseuse (d’un autre médicament) de lui faire ouvrir la bouche de force et en le plaquant façon rugby lui déverser au fond de la gorge l’Orelox «enfant-nourrisson ».

Comme il va parvenir à en recracher une bonne moitié, comptez au moins deux coercitions de la sorte et 20 minutes de votre temps.

Au bout de mon troisième enfant, il y a bien longtemps que je ne laisse plus prescrire à mes enfants ce fétide remède mais malheureusement comme j’étais retenue par une audience que je ne pouvais remettre, mon médecin est passé voir mon petit bout chez sa nourrice, donc en mon absence.

Conclusion : je suis bonne pour téléphoner de nouveau à mon médecin et me faire prescrire de nouveaux antibiotiques.

Parce que violenter mon fils de la sorte trois fois par jours pendant 6 jours, c’est hors de question et qu’il est trop malade pour que je laisse tomber le traitement.

Je rêve de mettre la main sur les individus qui ont mis au point ce sirop et qui a défaut de s’arrêter sur l’inéluctable répugnance des enfants ont pensé acheter la conviction des parents à coups d’arômes de banane odorante.

Je n’irai pas même jusqu’à leur faire boire la dose correspondant à leur poids (ce qui à mon sens, est un traitement trop inhumain) mais simplement ce qu’ils font subir durant 6 jours à un enfant de 10 ou 15 kilos. Toute honte bue, je pense qu’ils n’oseraient pas même en faire avaler à leurs enfants (qu’ils ne doivent pas avoir, c’est quasi certain !)




dimanche 27 juin 2004


Se terrer en couleur

Tarquinou s'est caché


Tarquinou est caché !




Toilettes refaites

Toilettes refaites

Bon, c’est pas le tout de larmoyer sur son blogue, mais à la maison, pas question de sombrer ! Les Tarquinets, ils n’ont pas besoin de s’encombrer d’une mère écroulée mais plutôt bien d’aplomb !

L’opération du jour est de se réapproprier la maison, c’est à dire : on change tout ! On change tout dans les toilettes ! (c’est petit et peu encombré, c’est parfait !)

Ouf, c’est terminé, il ne me reste plus qu’à faire le bilan :

Peinture monocouche : elle ne se satisfait jamais d’une seule couche ! non ! c’est pas vrai ! J’ai fait exactement comme la notice le prescrivait : lessivage, rinçage, ponçage, et de plus le mur à repeindre était blanc et peu sale, et bien rien n’y a fait…

Et évidemment comme elle est monocouche, la notice se garde bien de vous dire le temps de latence entre les couches…

Les rouleaux à bas prix, pour faire peindre les marmots, sont une mauvaise idée : il leur faut appuyer très fort pour étaler la peinture qui, de surcroît, fait des coulures.

Les rouleaux plus onéreux, initialement prévus pour leur mère mais qu’on leur a concédés compte tenu de la mauvaise qualité des premiers, présentent, dans les mains des marmots exactement les mêmes défauts…

Bon, bah, privilégiez donc les rouleaux économiques.

Quand des enfants vous jurent qu’ils feront attention en faisant de la peinture, ne les croyez jamais ! sinon vous pourriez leur prêter votre rouleau haut de gamme que vous récupéreriez englué jusqu’au manche d’une épaisse peinture blanche.

Quand on a l’impression de faire une connerie, en général ... on fait une connerie. On aurait mieux fait de s’arrêter dès l’apparition de cette sensation plutôt que de persévérer… (j’ai fait exploser le verre d’un cadre à coup d’agrafeuse superpuissante : le fond n’était pas assez épais…)

La peinture monocouche apprécie peu une dernière couche d’eau, et cela laisse d’importante traces au séchage. Tarquinou qui voulait aussi être de la fête a chapardé mon rouleau fraîchement nettoyé à l’eau claire et a consciencieusement badigeonné le mur nouvellement repeint à grand coup de rouleau plein d’eau…

Pour les pochoirs, faites exactement le contraire du mode d’emploi. (Retirez les du mur avant qu’ils ne sèchent, ne tentez pas de superposer des couches, même quand un motif est prévu pour ce faire, c’est très laid !) Et puis surtout n’achetez pas de pinceau à pochoirs, les petits doigts des tarquinets sont parfaits !

Enfin, réjouissez vous d’être une teigneuse de première, une de celle qui n’iront pas pleurer chez le voisin parce qu’une P. de B. d. M. de vis cruciforme de l’abattant des toilettes n’avait plus de relief pour offrir de résistance au tournevis et s’était littéralement soudée à l’écrou à ailettes (dont les ailettes s’étaient envolées !).

Une teigneuse qui, la tête coincée sous les toilettes, recroquevillée contre le mur avec seulement la place de ramener passer un seul bras s’est acharné à coup de scie à métaux, de pince coupante, de marteau et de pince monseigneur pour enfin vaincre cette immonde « vissaille » !.

Alors que je devisais sur les curieuses actions auxquelles conduit le veuvage, j’ai soudain réalisé que de toute façon, mon Tarquin, compte tenu de sa corpulence, il n’aurait jamais pu se glisser par là où j’ai œuvré…

En revanche, j’avoue n’avoir pu parvenir à faire fonctionner sa perceuse, et je n’ai rien compris au mécanisme pour ouvrir le mandrin…

Qu'à cela ne tienne, je suis parti en expédition dans les combles et j’ai retrouvé ma perceuse de jeune fille ! He he he ! une perceuse, c’est indispensable dans un trousseau !

Conclusion : j’ai bien réfléchi, je me suis beaucoup penchée sur ma façon de bricoler, j’ai tout étudié, analysé, décrypté, passé à la loupe, au crible et au tamis : quand je bricole on dirait mon père ! !

Je perds tous mes outils à l’instant même où je les pose près de moi. Ils s’envolent, s’échappent subrepticement et je houspille tout le monde en disant « vous n’auriez pas vu ma perceuse ? Vous n’auriez pas vu mon boulon ? ... »
Cela me fait penser que je n’ai pas encore retrouvé les deux tournevis qui ont pris la poudre d’escampette depuis 10 heures ce matin…




lundi 21 juin 2004


Fossile IPSOS

S’il y a bien une chose qui me déconcerte ce sont les organismes de sondage qui, censés étudier la société, sont cependant parfaitement décalés, bornés avec celle-ci , en un mot rétrogrades !

La raison de mon irritation ? : l’enquête effectuée sur le site de la SNCF par l’institut IPSOS.

Comprenez-moi, cette Société se présente comme "un leader sur le marché des études par enquêtes" avec "un effectif permanent de plus de 500 salariés et un chiffre d’affaire de 95.5 ME en 2003". (sic)

On aimerait donc, on penserait donc, que sur ces 500 personnes, l’une d’elle au moins connaîtrait un tantinet notre société !

Parce que depuis 1804 (date de notre cher Code napoléon) elle a un tantinet changé notre société…

Au tout début, l’article 213 du Code civil prévoyait : « Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari ».

Par bonheur, les choses évoluent et parce que le Code civil n’est pas aussi obtus que certaines sociétés d’étude ci-dessus citées, l’obéissance de l’épouse a été sacrifiée à l’autel de la notion de chef de famille ! (lois des 18 février 1938 et 22 septembre 1942)

Ne pouffez pas, à l’époque, il s’agissait d’un progrès !

Comme le temps a pour éternelle qualité celle du changement, la situation des femmes dans le mariage a encore changé et le 4 juin 1970, retenez bien cette date : LE QUATRE JUIN MIL NEUF CENT SOIXANTE-DIX toute référence au chef de famille a disparu du Code civil.

L’article 213 est rédigé dorénavant comme suit :

« Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir. »

Je le redis donc encore une fois il n’y a plus aucune référence au chef de famille dans le Code civil depuis le 5 juin 1970 (date de promulgation de la loi du 4 courant).

Alors vous ! les stupides instituts de sondage, parfaitement impuissants à vous mettre à la page, arrêtez, s’il vous plait, de me demander si je suis, soit le chef de famille, soit le conjoint du chef de famille.

Et en matière d’analyse de société, vous comprendrez que je ne suis pas prête de vous faire confiance !

Enfin, par pitié, embauchez un 501ème salarié capable de vivre avec son temps et d’avoir des qualités rédactionnelles vous permettant de substituer à vos questions stupides quelque chose dans l’air du temps…

Je pourrais continuer longtemps sur ce sujet en ajoutant à l’incurie d’IPSOS la parfaite confusion entre la notion de chef de famille et celle de couple, alors la première ne se comprenait juridiquement que dans le seul cadre du mariage et non du PACS ou du concubinage.

Je rajoute que quelques mentions de « chef de famille » persistent dans le Code de la famille et de l’aide sociale (il ne s’agit que de décrets et non de loi et leur valeur sur ce principe est de nul effet). Le Code Général des Impôts continue aussi la confusion des genres mais – et je le sais d’expérience - le Trésor Public méconnaît de la plus belle manière les règles relatives à la famille. La jurisprudence, avec bonheur, le leur rappelle assez souvent… Je vous conterai peut-être un jour les mésaventures fiscales d’une femme mariée (moi en l’occurrence) qui ne porte pas le nom de son mari…



mardi 15 juin 2004


Pipi et Zizi , la marque des grands et des petits !

pipi & zizi

C'est classieux, non ?

Ca passerait bien comme logo de la dernière marque ultime super indispensable non ?

Une chose est sûre, je vais faire rire mes gosses ce soir !

Si un commerçant intelligent veut récupérer le bébé qu'il n'hésite pas un instant !

J'adorerais que mes tarquinet se roulent par terre pour s'habiller en "pipi & zizi".

Ce serait tellement mieux que de les voir trépigner devant des nike ou des adidas !

Qu'on se le dise les vêtements "pipi & zizi" sont une vraie part de marché (parfaitement potentielle et virtuelle, je vous le concède...)

Bon c'est pas tout ça mais je vais enfiler mes R... pour cavaler chercher mes marmots, moi !




samedi 12 juin 2004


Petite annonce permanente

Hier, trois heures de temps à tuer avant de plaider...
Puis, pédaler comme une dératée pour voir ma fille danser ;
Je me dépêche d'aller faire manger mes Tarquinets ;
Cherche désespéremment temps dont je pourrais disposer...




jeudi 10 juin 2004


Dans le jardin de la demeure (2)

sapin

Dans le jardin de la demeure, il y a un immense sapin, si grand, si imposant, si majestueux qu’il retient dans ses ramures, la lumière dont il se drape et se joue.

Parfois, alors que l’on est dessous, sans que l’on comprenne pourquoi, il laisse soudain passer une flaque de lumière qui vous donne l’impression d’avoir franchi une porte, ou bien que vous avez reçu un présent précieux, comme si être là, à ce moment là, c’était un peu être élu.

Ce magistral épicéa n’est pourtant pas très vieux. Il y a quelques années, un 24 décembre des jours heureux, mon papa et ma maman fêtaient, avec leurs enfants, leur premier noël en cette demeure.

Pour cette prime occasion, un épicéa avait été acquis et planté près – trop près – de la demeure.

Je l’avais décoré du haut de mes 13 ans et j’avais très symboliquement, sans échelle, ni tabouret, fixé la flèche au somment de l’arbrisseau.

La flèche a été retirée mais il suffit que je lève les yeux, dorénavant haut, très haut dans le ciel, pour l’y voir encore, près des étoiles, peut-être auprès d’eux… - si comme ils l’espéraient, ils s'y sont retrouvés.




mardi 8 juin 2004


Dans le jardin de la demeure (1)

Pommier mort

Dans le jardin de la demeure il y a un vieux pommier. C'était l'un des derniers rescapés de la folie fruitière qui avait pris d'anciens propriétaires.

J'étais parvenue de haute lutte à le ceindre d'une corde à linge !

Etudiante encore, je partageais alors un minuscule appartement où aucune machine à laver n'avait jamais mis les pieds!

Comme mon père ne savait pas refuser grand chose à ses "pataloustics", ce pommier a donc regardé s'égoutter et puis sécher nombre de mes effets...

Il faut croire que cela lui a profité ... mais là... il a incontestablement exhalé son dernier soupir.

Je n'ai jamais partagé autant mon intimité avec un végétal que ce vieux pommier.

J'espère donc - sans y croire une seconde- qu'il y a un paradis pour les loyaux végétaux.




samedi 5 juin 2004


Quand le style nuit au démenti

Comme tout blogueur qui se respecte j’avais eu vent des démêlés de Guillermito avec Viguard.

Mais aujourd’hui, j’ai découvert (tard, je le reconnais) le démenti de Tegam International.

J’avoue avoir été littéralement ahurie par la teneur, la rédaction et les moyens de ce démenti ! Peu importe le fond de l’affaire, seule la forme m’a saisie.

Je ne sais pas qui a été capable de pondre une prose pareille ! Je pense que son auteur était payé à coup de lance-pierre et qu’avant de partir, il s’est vengé. C’est la seule explication satisfaisante que j’ai trouvé à une telle publication : c’est qu’elle soit torchonnée à dessein !

J’imagine bien que vous n’allez pas me croire sur ma bonne mine (et vous auriez raison) En tout état de cause la simple lecture de ce démenti se passe quasiment de commentaires.

Cependant comme je suis une indécrottable bavarde, je m’en vais vous faire part des réflexions que m’inspire cet avis :




piège à robots