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vendredi 30 avril 2004


Indicible dégoût

Un promeneur est arrivé sur mon blog en cherchant dans Google les mots suivants :

photo vidéo nymphette 8 15

Je me sens toute sale...




mercredi 14 avril 2004


Google et Prévert

"Des menates sur l'épaule de Von Choltitz regardaient une veuve rire dans un rassemblement cycliste".

En inscrivant cette phrase dans Google vous devriez -si ce que me disent les mouchards du web est vrai- tomber directement sur le blogue de votre serviteur.

Allez je tente le coup !

  



Argh Horreur ! voilà ce que me propose Google : " Des ménages sur l'épaule de Von Choltitz regardaient une veuve rire dans un rassemblement cycliste "

Bon décidémment je ne suis pas au mieux avec les instances divines... mais ça je le savais déjà...

  



mardi 13 avril 2004


Des mérites comparatifs du RER, du vélo et du taxi

Taxi providentiel

Ce soir, pressant le pas pour rejoindre, depuis mon boulot, mes tarquinets, je mesurais les avantages et les inconvénients du vélo et du RER.

En réalité, je pleurais à chaudes larmes dans la rue en pensant à mes "chers disparus". Je songeais combien la bicyclette offrait d'avantages sur ce plan précis : entre le vent, la vitesse, les poussières et ce pollen qui commence à inonder l'air parisien, on peut y pleurer sans aucun souci de discrétion !

N'étant pas venue le matin à l'aide de mon fidèle destrier d'acier, je fonçais donc au RER tête baissée pour planquer mes larmes.

Arrivée sur le quai, peu après avoir recouvré la vue à l'aide d'un providentiel mouchoir, je m'aperçois qu'il n'y a pas le plus petit bout de chaussures (hormis les miennes) dans mon champs de vision...

Alertée, mon oreille me confirme qu'il n'y a pas le moindre brouhaha...

C'est en levant la tête que je réalise que je peux pleurer parfaitement à l'aise : il n'y a strictement personne !

Un deuxième mouchoir plus tard, la guichetière, que j'interroge, m'indique qu'une caténaire est tombée sur la voie, il n'y a donc plus de RER qui circule.

Peste! Voilà donc un deuxième énorme avantage du vélo sur le RER, ce dernier est toujours en panne, en grève ou en maraude quand je m'avise de le prendre !

Ruminant de funestes desseins à l'encontre de ces transports parisiens, je fonce vers la bouche de métro la plus proche.

En sortant de la gare, je vois une dame chargée comme un mulet qui pleure autant que je pleurais moi-même quelques instants auparavant.

Elle semble complétement perdue sans savoir où aller.

Elle avise une jeune personne à l'air accorte qui, à ses demandes de renseignement, lui rétorque un sec "je ne sais pas".

Je ne sais pas si j'ai l'air accorte (je m'en moque un peu je dois dire et puis avec les yeux que je devais avoir, j'en doute un peu...).

Je sais en revanche que je n'ai ni peur ni honte d'aller aux devants de ceux qui semblent en avoir besoin.

Je me détourne donc de ma trajectoire pour aller quérir si je pouvais aider cette robuste personne essouflée sous le poids de ses paquets et de sa détresse.

Elle est perdue, complétement perdue, irrémédiablement perdue, elle a dû quitter son RER en raison de cette indomptée caténaire, elle doit prendre un train à la gare d'austerlitz pour la province et elle est a bout de nerfs.

Je m'aperçois qu'un petit garçon l'accompagne.

En attendant avec eux à la tête de taxi où je les avais menés, il m'apprend qu'il vient d'avoir 5 ans samedi dernier, et que le sac que je porte contient tous ses jouets -pas seulement ses cadeaux, non tous ses jouets.

Je soupèse ce sac, elle n'est pas si lourde cette besace... je pense aux tombereaux qu'il me faudrait pour transporter tous les jouets de mes tarquinets...

Et sa confortable maman a les yeux non seulement rougis par les larmes mais entourés d'un bistre couleur torgnolle...

En repartant vers la bouche de métro je pense à elle et à sa fuite d'un compagnon d'infortune trop violent, peut-être le père de ce petit garçon si fier de ses "action-man".

Il m'apparaît alors que l'absolue certitude d'avoir été autant aimée par "mes chers disparus" est un précieux joyau dont il faut prendre soin.

Et puis tout compte fait, tant pis pour le retard que j'ai accumulé, tant pis pour le RER que j'ai raté, et tant pis pour le billet que je lui ai donné... un taxi, parfois, ça peut sauver la vie.




lundi 12 avril 2004


Tabac hygiénique

Fumée à ne pas encadrer

Cela fait exactement un semestre que selon les expériences de Monsieur Puntoni rapportées dans le tome XXXIII de la Revue Générale des sciences pures et appliquées, année 1921, page 564, nÝ1-24 je me suis soustraite à l'action bactéricide de la fumée du tabac.

Que la lecture de cette érudite étude ne chagrine pas trop les anciens intoxiqués, sa conclusion ne vous fera pas regretter votre poison favori :

Le pouvoir désinfectant que la fumée exerce d'une façon notable in vitro est loin d'avoir la même valeur dans la bouche des fumeurs. Tout au plus peut-on admettre qu'il se produit dans la bouche une action bactéricide après qu'il a été fumé une forte quantité de tabac. Encore cette action n'existe-t-elle que sur les germes les moins résistants, tels que le méningocoque et le vibrion cholérique ; par suite, les microbes présentant au moins la même résistance que le bacille typhoïdique ne peuvent être tués par la fumée du tabac. Aussi serait-ce une erreur grossière que de penser que l'action bactéricide de la fumée puisse se manifester jusqu'aux voies respiratoires à la suite de l'aspiration de la fumée."


Ainsi, dès 1921, Monsieur Puntoni tenait l'explication de l'énervement chronique présenté par tant de tabagiques en période de sevrage :

Ils sont envahis par des vibrions cholériques !



samedi 3 avril 2004


La tolérance n'est pas soluble dans les flots télévisuels

Pourquoi pas juif ET noir ?

Monsieur Claudy Siar de RFI estime que la prestation de Monsieur Dieudonné sur l'émission de Fogiel (et qui lui vaut aujourd'hui des poursuites judiciaires) ne présente pas de caractère antisémite mais qu'en revanche le SMS diffusé quelques instants plus tard "Ça te ferait rire si on faisait des sketchs sur les odeurs des Blacks ?" est infamant à l'encontre de la communauté noire.

Chacun voit midi à sa porte en quelque sorte.

Entre transformer notre télévision en une sauce aseptisée ou l'on ne pourrait même pas voir le sein de Janet Jackson, et assister à un tel étalage de mauvais goût durant la même émission, ne pourrait-on pas trouver un équilibre ?




piège à robots