Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


dimanche 28 novembre 2004


Les bonnes raisons de ne pas ranger

des tours de CD


J'ai fait comme si de rien n'était et après avoir vidé mon monstrueux refuge à truc, j'ai remis le tout bien proprement. J'ai fait semblant de ne pas me demander à quoi serviraient tous ces CD que je n'écouterai jamais. Tiens ! il y en a même qui sont encore cellophanés !

J'ai même rebranché sa chaîne HI-FI de jeune garçon. Comme il fallait bien vérifier mes hasardeux branchements, j'ai pris le premier disque qui m'est tombé sous la main : une vieille compil de compromis, un modus vivendi audible par chacun de nous deux aux goûts si disparates. Je n'ai pas réfléchi, enfin je crois, ou alors il s'agissait d'une inconsciente tentative de vaccin...

Je vous ai dit que depuis la mort de mon mari je n'ai plus jamais - hormis aux funérailles - écouté de musique ? Non, la musique ça me serre la gorge, ça me prend les tripes, ça me fait un mal de chien, et ça me fait regretter d'être sur terre. Bref, il fallait bien vérifier si elle fonctionnait sa chaîne Hi-Fi à lui !

Moi je ne me souvenais pas qu'elle était triste cette compil conciliée mais c'est curieux comme certaines chansons n'ont pas le même air selon qu'on les entend près de son bonhomme, dans le barouf d'un moteur diesel et des manifestations sonores de trois chiards braillards ou selon que l'on range les CD de son mari sans lui... Mouais parce que "ne me quitte pas" et "un homme heureux" ça m'a franchement démoli...

Parfois, je me dis que je suis franchement cucul...




dimanche 14 novembre 2004


Putain de mois de novembre

les trois tarquinets


Décidément oui, novembre est pénible. Pourquoi ? je ne sais pas...

J'aime pourtant ses frimas humides. J'aime aussi son ciel gris, j'aime avoir froid de nouveau.

Mais là j'ai froid partout. J'ai le coeur dans un étau de douleur et je passe mon temps à cacher mes pleurs.

J'ai l'impression qu'il est mort hier, qu'avant-hier je tenais encore dans mes bras un bonheur aujourd'hui évanoui à jamais.

Alors je me secoue les puces, et avec ma dernière folie, je mitraille mes mômes.

Je "toshop" le tout et je pleure encore en me disant qu'il aurait été si fier de voir ses marmots si beaux.

Putain de mois de novembre. Et aussi putain de vie !



mercredi 3 novembre 2004


Petit guide de survie à l'usage des veuves, des orphelins et des malheureux (1)

Voici quelques entrées d'un petit guide de survie.
Je le compléterai ultérieurement avec -je le souhaite- plus d'humour que je n'en suis capable en ce moment.




Adage : Par principe, se rappeler qu'en toutes circonstances et avec qui que ce soit, vous êtes seule au monde. Ledit principe se révélant vrai dans la quasi-totalité des situations, vous pouvez vous le gravez sur le front.
Pondération : Si vous êtes chanceuse et que vous n'essuyez pas trop de désillusions, retenez quand-même cette leçon, cela vous évitera de tomber dans la dépendance de vos proches (qui ne le resteront pas forcément tout le temps)

Argent : Il vaut mieux en avoir, continuer à travailler dans cette situation nécessite de faire appel à des personnes de confiance (sauf peut-être si vous avez de la famille).

Avocat : Formidable profession où l'on sait ce que signifie le mot solidarité.

Boulet :A court, à moyen ou à long terme, vous et vos marmots le seront. En prendre très vite conscience sous peine de vives désillusions. Pour vous ce n'est plus très grave (on est vite échaudé) mais pour vos enfants qui n'y sont pas nécessairement préparés (comment pourraient-il l'être ?) c'est réellement douloureux. Et de cela on ne peut pas les protéger sauf à faire le vide autour de soi.

Cinéma : Seul endroit où l'on peut pleurer peinard quand on est accompagné de ses marmots. A user sans modération si vous en avez le temps et les finances puisque les enfants adorent.

Couette : C'est la seule alliée capable de vous réchauffer, d'essuyer vos larmes, de les voir couler le temps nécessaire à vous abrutir de fatigue et de douleur. C'est surtout la seule à vous offrir un refuge dans ce bas monde. Une couette conjuguée à votre chat constitue la combinaison la plus solide pour vous apporter du secours.

Chat : A la différence des enfants qu'il faut protéger de vos accès de mélancolie, un chat est le seul être vivant à pouvoir être le confident de vos tourments. D'une patience redoutable il peut écouter votre détresse sans exprimer le moindre signe d'irritation. Bien que souvent caché, le mien vient systématiquement m'assister dans les périodes de profonde désespérance.

Dignité : C'est à peu près la seule chose qui vous reste alors conservez là intacte... Essayer de ne jamais tomber dans le registre de la culpabilité, ne jamais rappeler que vos enfants sont orphelins et que vous vous êtes veuve... De toute façon, autour de vous on l'oublie très vite. Les autres ne sont pas responsables de cette situation donc rien ne sert de leur en faire porter les conséquences. En gros, ne faites jamais de projet incluant d'autre personne que vous-même, démerdez-vous pour prévoir des activités n'incluant que vous-même (n'oubliez pas que vous êtes seule, cela réduit le choix) Et si vous l'avez oublié, ne vous en prenez qu'à vous-même !

+paules : Souhaitez d'en avoir de solides, vous en aurez besoin !

Enfants : C'est votre seule raison de vivre, ne l'oubliez pas. Surtout quand épuisée et usée par votre tâche nécessairement vaine d'être une super maman, l'envie vous prend de les passer par la fenêtre !

Fragilité : Évidemment que vous êtes fragile mais sous peine de perdre sa dignité, ne jamais le montrer. En corollaire, ne jamais se plaindre si les autres l'ont oublié...

Héros : Pour vos enfants visez la compagnie de Harry Potter, Lilo (Lilo et Stich), James (James et la pêche géante) et Nemo qui sont tous des orphelins. Même si vous ne voulez pas d'eux, votre marmaille vous imposera vite ses choix...

Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort - Nietzsche : pur commérage de concierge à mettre au rang des ragots de mémères solitaires en mal de conversations culturelles. En réalité, ca vous anéantit de l'intérieur mais durcit inéluctablement votre carapace extérieure. Sauf à considérer qu'être fort c'est de vivre dans un blindage triple épaisseur, cette phrase est à inscrire sur votre papier toilette préféré.

Vide : Essayer de résister à cette puissante envie de le faire autour de soi (et qui est quand même la meilleure des façons de se protéger de toutes désillusions). Par pour vous mais pour vos enfants.







mardi 2 novembre 2004


Opération tortue

Dépression barométrique autour des tarquinioles au complet.
Application de la technique de la tortue agglutinés sur le canapé du salon.
Retour dans quelques heures ou quelques jours selon récupération météorologique.