
Quoi que vous fassiez je ne serais jamais comme vous. Non, le
« qu’en dira t’on »
est une valeur dont je me contrefous, non quand je n’aime
pas, je dis « je n’aime pas »,
et quand je m’ennuie, je m’en vais.
Effectivement, je suis très mal policée, je suis
bien trop spontanée pour faire semblant très
longtemps, je suis pour vous un espèce de monstre de
liberté et d’incompréhension, un
énorme point d’interrogation.
Mais vous, vous m’aviez bien oubliée quand vous
êtes venus vous installer chez moi, vous aviez même
oublié que ma mère mourrait ! Je me souviens
d’un « c’est pas
grave » qui résonne comme une gifle. Je
pensais que la douleur rapprochait les gens, vous m’avez
démontré très exactement le contraire.
Vous avez souillé mon "chez moi" en hurlant et en criant
votre haine, comme si votre douleur vous donnait tous les droits.
Vous avez été si loin que le statu quo
est rompu et comme je me fous royalement de savoir si vous
m’aimez ou pas, je suis un électron libre, seul
l’amour de mes enfants me raccrochent à
vous…
Car vous faites partie de la famille de mes enfants. Mais quoi que vous
fassiez, quoi que vous aimeriez, vous ne faites pas partie des miens.
Cela vous désole, je le sais bien, mais c’est
ainsi. Mon mari vous adorait ; j’espère que mes
enfants vous aimeront et qu’ils sauront nouer des liens
étroits avec vous, mais moi c’est hors de question.
J’ai dorénavant l’absolue certitude que
je ne vous aime pas. Tout simplement. De mettre un nom sur cette
vérité me rassure et me calme, je ne vous aime
pas, c’est tout, et on ne force pas les gens à
aimer. Invoquer la mémoire de mon époux
n’y changera rien. Je ne vous déteste pas, je ne
vous hais pas, tout simplement, je ne vous aime pas.
Soyez des grands-parents, je ne vous demande rien d’autre et
je n’accepte rien d’autre, quoi que vous puissiez
faire.
Fin d’un calvaire, je suis rentrée chez moi
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