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vendredi 30 mai 2008


Orgasmique lecture...

On va donc partir du principe que tu es capable de te représenter l'orgasme dans toute sa splendeur. D'ailleurs, j'ai toujours été fermement convaincue que lorsqu'on en est au stade où on se demande en quoi consiste EXACTEMENT l'orgasme, c'est qu'on n'en a pas eu.

Idem si on n'est “pas sûre” d'en avoir eu un. Parce que je peux t'assurer, Ô Lectrice, que si tu te poses la question, la réponse est NON, sans aucun doute possible. Il est clair que l'orgasme, quand tu en as eu un une fois, tu sais très précisément en quoi ça consiste.

Alors je sais bien que l'orgasme, après avoir été un droit, est devenu une vraie dictature. Je sais aussi que l'orgasme n'est pas forcément le but ultime de la relation sexuelle épanouie… Je suis parfaitement consciente du fait que la jouissance, le plaisir et l'orgasme ne doivent pas être confondus et qu'il existe des nuances de taille entre ces différentes notions, sans compter qu'au sein même de chaque notion, des degrés divers de contentement viennent encore foutre le bordel dans la choucroute.


Nos orgasmes : prétendument “multiples, différents” (merde alors, je demande à être remboursée !!!)Girly but Sexy





Petite annonce réfrigérante

« Veuve déguisée en comète cherche amoureux pour lui présenter marmousets »

Vous croyez qu'avec une glue pareille je vais attirer un bon samaritain ?
- Oui Madame, je le sens bien aussi qu'ils sont de plus en plus exigeants.
- Oui, surtout elle...
- Qu'elle ne prenne pas la place de mon amoureux ... oui...
- Remettre les choses en place et surtout sous leur nez. Oui
- Un homme pour me câliner devant eux ?
- Heu.. non je suis désolée mais je n'ai ça moi...



Présente, elle n'en perdait pas une miette.
Le lendemain matin en vrac, avec des mots saccadés, parfois avec des larmes , j'ai appris que changer de métier et venir la chercher tous les jours à l'école seraient bien, cesser de courir le dimanche matin aussi, et que oui Papa elle l'aimait bien et qu'elle n'en voulait pas d'autre..



Moi non plus je n'en veux pas d'autre de papa pour vous... C'est bien là tout le problème...
- Un homme qui m'a embrassé devant elle ?
- Heu non, Madame pas depuis des années...

Le résultat...
Oui, je le vois bien là...



« Veuve déguisée en comète cherche amoureux pour lui présenter marmousets »




samedi 24 mai 2008


Mère à la fête !

Tarquinou rentre de classe verte.
En descendant du car il serrait encore dans ses doigts les mots que j'avais tracés pour lui.
Il m'a sauté dans les bras, m'a dit " je t'aime Maman " et puis il a déplié la feuille.
En suivant de l'index il m'a fait la lecture :
" Mon petit chat (à cet endroit il s'arrête sur l'immonde croquis aux oreilles pointus) , mon petit lapin (nouvel arrêt, cette fois sur les grandes oreilles), mon petit poussin (son index fait alors escale sur un bec et des pattes hésitantes)"

Un peu plus tard, sa sœur, toujours chamelle, s'empresse de lui demander ce qu'il va bien pouvoir m'offrir pour la fête des mères alors qu'il n'arrive qu'aujourd'hui !
La réponse du petit est immédiate : " je suis (mot mal articulé) cadeau."
La sœur s'enquiert du sens de ce borborygme.
Il répète en articulant : "je suis son cadeau."
Elle réitère sa question croyant qu'il s'exprime de travers.
Il répète très distinctement :

" Je suis SON cadeau" !!



Oui, Tarquinou, tu es décidément mon petit chat, mon petit lapin, mon petit poussin...




mercredi 21 mai 2008


Avis de Pique Nique à Montsouris

Qu'on se le dise, avec ou sans mayo, le sandwich se croque en belle compagnie au Parc Montsouris le dimanche 25 mai 2008 !




samedi 17 mai 2008


Quand on arrive près d'une écluse

L'arrivée près d'une écluse



jeudi 15 mai 2008


Les cinq équipes de France Choroïdérémie

Les équipes de France Choroïdérémie à la Balade de Riquet

Hein que nous étions beaux, non ? Vous ne voyez pas comme nous étions heureux ?
Nous étions cinq équipes à courir sous les couleurs de France Choroïdérémie.
25 coureurs... j'en ai même retrouvé un que je n'avais pas vu depuis 20 ans... Sans compter tous ceux que j'ai découvert et que je suis sûre je reverrai de nouveau.
Bravo à Marc, Pascal, Jean-François, Ghislain et Raphaël qui ont terminé 13ème au classement général avec une moyenne de 14,47 km/heure (... sur une distance totale de 181,1 kilomètres, je vous promets que cela fait une sacrée performance...)
Et puis surtout bravo à tous, oui à tous sans exception.
J'étais très fière de porter les mêmes couleurs que les vôtres...
Celle d'une association qui me tient tant à cœur.
France Choroïdérémie... à mes yeux, on ne prononce jamais trop son nom !

Et puis pendant qu'on en est aux remerciements, je voudrais remercier l'enseigne Décathlon qui nous a permis de courir, à moindre prix, aux couleurs de France Choïdérémie. Remerciements d'autant plus sincères que j'avais été en son temps particulièrement offusquée de l'attitude de Go Sport qui, pour ne pas répondre à une lettre où je sollicitais que le geste que l'on me proposait bénéficie à France Choroïdérémie s'était empressé de m'adresser un chronopost inepte... Un grand merci également, pour la saveur divine de son mélange de fruits secs, au magasin Biocoop de Clermont l'Hérault... le petit Jésus en culotte de velours, son mélange, vous dis-je !!




mercredi 14 mai 2008


"France Choroïdérémie III", c'était mon équipe à moi !

Tout a commencé par une petite phrase prononcée au bord du bassin de la Villette, il y a six mois de cela. Une phrase de Marie-Cat, celle qui ferait courir un arbre s'il le fallait... La petite phrase a fait son chemin et en novembre elle s'est faite plus pressante : "si tu y vas, j'y vais" m'a dit son frangin. Alors la petite phrase s'est faite refrain. A l'an nouveau, Zomozygote m'a dit : "moi j'en suis !". Alors je n'ai pas réfléchi bien longtemps : la petite ritournelle s'était transformée en un tube à succès depuis un moment déjà. J'ai juste tapoté quelques mots sur mon clavier "Et bien nous irons donc de conserve !".
Aligner quatre courses sur deux jours quand on part à peu près de zéro c'est comme de regarder le Mont Blanc depuis l'autoroute... même quand on l'a sous les yeux on sait que ce n'est pas le même monde. Alors pour tenter de l'approcher on a beaucoup cavalé, entraînement après entraînement, course après course. On s'est beaucoup écrit, on s'est encouragé. On s'est tout un peu surpris d'y mettre tant d'allant.
Et puis on a pris, qui l'avion, qui le train, qui la voiture et on s'est retrouvé quelques heures avant le départ. Pour certains c'était la première entrevue, pour d'autres l'aventure avait commencé vingt-cinq ans plus tôt, à l'époque c'était la musique qui nous réunissait.
Le reste est indicible. Ou presque.
Le reste c'est le canal du midi à perte de vue, à perte de souffle, à perte de force.
Ce sont les mains qui se tendent et dans lesquelles on frappe en clamant "Fonce fonce !!"
Ce sont les bras qu'on tend en criant "Bravo Championne !"
Ce sont les sacs qui débordent dans la voiture qui nous mène rejoindre celui ou celle qui court. C'est la carte étalée sur les jambes trop dures. "38 minutes qu'il est parti, il ne faut pas se perdre..." C'est le regard que l'on lance derrière à celle qui le relayera, "Ca va ? Tu es prête ?" Ce sont les litres que l'on boit, ce sont les ampoules que l'on soigne, ce sont les faims dont on n'imaginait pas qu'elles puissent être si impérieuses et si gigantesques.
Quatre course chacun, celle où l'on dépasse les péniches, celle où l'on souffre, celle où l'on s'étonne d'aimer encore cela, et la plus belle, celle que l'on finit en pleurant.
C'est la plus belle aventure qui m'est arrivée depuis des années.
A l'arrivée, pour le 500 mètres final et en équipe,  nous étions quelques uns à courir un bandeau sur les yeux. Un bandeau pour signifier que d'aucuns perdent la vue et que "rien que pour voir" France Choroïdérémie était venue.
Sur mes yeux il y avait un bandeau noir et c'est tant mieux parce que cela m'a permis de planquer mes larmes.
Je n'avais pas bien envie de la quitter ma belle équipe...



Marie-Catherine
Marie-Cat


Benoît
Benoît


Patricia
Patricia


Marie
Marie... la Zomozygote


Aurélie
et moi...





vendredi 9 mai 2008


France Choroïdérémie, la belle équipe que voilà...

Il n'est de plus belles victoires que celles que l'on partage.

En 1992, je connaissais rien au biathlon. Pourtant, une après-midi, quand je me suis plantée devant le poste pour regarder les JO d'Albertville (les Jeux Olympiques constituent la seule exception que je fais à mon insurmontable aversion pour la télévision), je n'en ai plus décrochée. C'était un relais féminin, je n'y connaissais rien mais c'était la plus belle victoire que je n'avais jamais vue. Mesdames, quand l'or a illuminé vos visages pourtant défaits sous l'effort, j'étais tellement émue que j'en ai versé des larmes de joie.

Il n'est de plus belles victoires que celles que l'on partage.

Samedi et dimanche, nous ne remporterons aucune médaille. Sauf que je vais faire l'épreuve la plus difficile que je n'ai jamais réalisée. Et surtout que jamais je ne me serais cru capable de faire une chose pareille...

C'est avec les couleurs de France Choroïdérémie que je vais cavaler. Je vais le faire avec des amis de toujours et j'en suis très fière !
Nous serons 5 et nous allons parcourir 191 kilomètres pour rallier Toulouse à Béziers.
Nous serons trois fois cinq et nous allons parcourir 574,2 kilomètres en trois équipes de cinq pour rallier Toulouse à Béziers.

France Choïdérémie.
C'est pour que l'on se souvienne de ce nom et que l'on connaisse cette association que nous le faisons.
Je vous raconterai sans doute les pas qui n'en finissent plus sous la pluie, et puis aussi l'émotion de la main qui se tend et qui en une tape vous donne le relais pour que l'on continue à avancer, que l'on continue à se battre. Juste pour terminer ! Et puis les encouragements qu'on prodigue, l'effort que l'on poursuit, non pas pour soi mais parce que les autres sont là, avec vous.

France Choroïdérémie
Il n'est de plus belles victoires que celles que l'on partage.

On ne rapportera pas de médailles.
On s'en moque.
C'est pour elle qu'on le fait.
Rien que pour voir.

France Choroïdérémie.
Savez-vous le dire ?
Essayez ! Vous verrez, ce n'est pas si difficile que cela à prononcer.
France KO-RO-I-DE-RE-MI
Vous entendez, ce sont presque des notes de musique...
Vous avez réussi ?

Et bien voilà, maintenant vous pouvez continuer !
Parlez, parlez de nous.
C'est pour elle que l'on se bat.

Il n'est de plus belles victoires que celles que l'on partage.




mercredi 7 mai 2008


L'enfant qui devient grand...

Tarquinet




L'enfant et le chocolat...

Tarquinou



mardi 6 mai 2008


Confutatis maledictis

Ne le dites à personne mais parfois je m'ensauve dans la nuit. Je cours vers mon biclou comme on se jette dans les bras d'un ami. Il me tient plus chaud que le corps que je viens de quitter.

Alors immanquablement c'est le Requiem de Mozart que je verse dans mes oreilles.

Sur l'Agnus dei, j'enfile des perles de rire pour mieux cacher ma peine.
Le confutatis me bouleverse. Plus maudite que jamais je traverse la nuit, je traverse ma vie, sans rien y comprendre. En emportant avec moi ce corps trop ardent. Si ardent que je cavale dans les ténèbres, je l'essouffle dans l'ombre, je voltige sous la lune.

Dies irae. Je n'ai plus de colère, juste une grande détresse. Leurs yeux ne me voient pas ; ils ne sont que les sentinelles de leurs mains, celles que je quête aussi. On ne m'aimera plus jamais. J'ai fait un rempart de mon corps. Kilomètre après kilomètre, il est plus endurci que jamais. Il est ma force, mon pavois. Ils ne voient que lui.

A quatre heures tout est noir.
Il ne reste sous mes yeux que ce gadget à deux balles qui clignote dans la nuit.
Une chandelle dont la flamme aussi électrique que pitoyable tremblote sur une tombe dévorée de bondieuseries criardes. On entend presque glapir une prière.

Sa tombe est noire.
Les fleurs ont crevé.

Et moi kilomètres après kilomètres je continue, j'allonge les foulées, je fais plier ce corps qui a l'affront de lui survivre, qui a l'affront d'avoir faim. Et surtout de s'abreuver avec autant de facilité.

Lacrimosa. Rentrer chez soi. Rentrer se terrer.
Faire des projets.
Repartir, kilomètres après kilomètres.
demain ce sera 5 à petits pas.
Et bientôt tant leur succéderont.

Ils sont la seule route que je parviens à tracer...
Ils sont aussi les seuls à savoir me consoler. Mon corps est bien trop dur désormais pour attirer la tendresse. Je ne l'ai jamais beaucoup aimé, ça tombe bien...




vendredi 2 mai 2008


en coup de vent...

52 minutes, quelques secondes... et un brin de muguet à l'arrivée...
Vite je suis déjà partie !




piège à robots