L'hexalogue du blogueur
Je dois avouer qu'hormis durant la période de la chasse aux
"ROBOTASPAMS", grands nuisibles dévoreurs de bande
passante, je ne prête qu'une attention très
médiocre aux liens qui mènent chez moi. Et je
signale à tous ceux qui croient encore que Google et
technorati sont les yeux aussi omniscients que sourcilleux de la grande
Indiscrétion, qu'à mon endroit, ces
deux-là sont diablement négligents
puisqu'à les croire, ma solitude numérique serait
quasi monocale...
Bref, par le plus grand des hasards, j'ai découvert hier que
j'avais été rendue destinataire du questionnaire
dont la prolifération dans la blogosphère
pourrait persuader un observateur peu avisé que
les blogueurs ont une particulière inclination pour la
futilité, voire l'insignifiance...
En ce qui me concerne, la lecture de leurs réponses a fait
fleurir moult sourires de tendresse. C'est souvent dans les
détails que se définit l'essentiel...
Enfin, hier, j'ai découvert avec stupéfaction
qu'il s'est trouvé quelqu'un qui a fait fi de ma
réputation pour m'adresser
le bébé... Je dois vous dire qu'avec le
lien j'ai découvert un blog
comme je les aime, des mots qu'on donne en partage et non en parure, un
monde qui s'ouvre et qu'on découvre un peu
étonnée d'être là, en marge
mais déjà dedans.
J'en étais à remâcher ce billet quand !
Patatras ! Je lis que Pep, Pep
l'essentiel, celui qui je lis toujours mais auquel je
n'écris jamais, celui dont j'admire
l'élégance du coeur et
l'honnêteté du verbe, m'a, dans un
éclat de rire, également lancé
la balle !
Evidemment que je vais répondre ! Ce n'est pas parce que je
suis passé maître dans l'art de la
concrétion des e-mail que je ne sais pas respirer
les premières fleurs printanières !
Les six trucs anodins et dérisoires dont vous n'avez que
faire :
- Je suis fascinée par la course de l'eau qui
s'égoutte le long du linge étendu, je peux ainsi
rester de longues minutes devant une chaussette trouée
fraîchement lavée — chaussette que je
pourrais ensuite jeter sans la moindre compassion...
- Lorsque je vois des amoureux s'embrasser dans la rue
resplendissants de bonheur et de confiance, je leur chuchote "in petto"
de continuer et continuer encore sans cesser un seul instant de
profiter de la vie.
- Si vous me voyez m'agiter soudainement puis
plonger dans mon sac le regard scrutateur et les doigts avides, c'est
que j'ai la goutte au nez... Je hais par dessous tout renifler (ou que
d'autres reniflent près de moi) et rien ne me chatouille
plus que cette goutte au bout de mon nez... Me tendre un mouchoir en
papier (puisque les miens se sont toujours perdus dans ma besace) vous
fera, à mes yeux, revêtir l'aura de Zoro...
- Dans mon agenda, en face de mon propre nom, il
est inscrit six numéros de téléphone
(deux numéros de portable, mon numéro de
domicile, celui de la demeure, celui de mon cabinet et celui qui
retentit directement dans mon bureau). Pourtant, j'ai une
véritable méfiance à
l'égard du téléphone auquel je ne
réponds qu'avec la plus extrême parcimonie...
- J'aime le goût de l'aspartame (ce qui ne veut pas
dire que j'en tire une quelconque fierté...)
- Je déteste sentir le moindre élastique sur mes mollets. Sauf cas particulier (notamment lors de la pratique du ski) je porte donc la chaussette tire-bouchonnée sur mes chevilles.
Je n'inviterai personne en particulier à répondre
mais plutôt tout ceux qui en ont l'envie (sauf que pour
être honnête je serais très
désireuse de connaître à mon tour les
insignifiances du grand Pierre
Carion qui me fait l'insigne honneur de passer parfois par ces pages
et dont je regrette chaque jour de ne plus lire la prose...)
Par Veuve Tarquine
mercredi 12 mars 2008 à 13:24
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Commentaires
Le mercredi 12 mars 2008 à 15:40
par
Laurent
#
Le mercredi 12 mars 2008 à 15:50
par
Pierre Carion
#
Le mercredi 12 mars 2008 à 16:22
par
Pierre Carion
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Le mercredi 12 mars 2008 à 18:50
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Cécile
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Le mercredi 12 mars 2008 à 21:35
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Vroumette
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Le dimanche 16 mars 2008 à 12:13
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Fourrure
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