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dimanche 30 mars 2008


La petite fille après la course

Tarquinette après la course




Fouler... le pavé, par exemple.

Détail de l'affiche pour la course
Détail de l'affiche — bidouillée — de la vivicitta



Allonger le pas, passer son chemin, avancer, continuer.

J'ai chargé dans mon "lilipode" la compilation "longue cavalcade".
Un coup de pistolet plus tard, j'avais oublié le reste du monde.

Allonger le pas, passer son chemin, avancer, continuer.
A tout prix.
Avec le sentiment de n'avoir d'autre choix.

Continuer, ne pas s'arrêter.
Oublier les fâcheux, oublier les taiseux, oublier les frileux.

Allonger le pas, passer son chemin, avancer, continuer.
A tout prix.
Sinon je ne serais pas là. Sinon je ne serais déjà plus là.


Allonger le pas, passer son chemin, avancer, continuer.
S'imaginer une heure durant que la vie se résume à cela.

Se serait si facile...




jeudi 27 mars 2008


Introspection quadriennale

  • Quatre ans et mille trois cent soixante quatre billets publiés.

  • Quatre ans de clameurs mais aussi de chuchotements,
  • Quatre ans de soupirs et aussi d'engouements.

  • Quatre ans d'amitié, de belles, de vraies, de celles dont on s'émerveille de les avoir découvertes céans ;

  • Quatre ans que l'encre de ma plume se dilue dans les larmes. Combien d'années me faudra-t-il encore pour écrire sans pleurer ?

  • Quatre ans à m'émerveiller de ces enfants sans lesquels je ne serais rien ;

  • Quatre ans à voler des clichés et ainsi convaincre que ma vie est plus belle qu'elle n'est.

  • Quatre ans à chérir ma liberté d'écrire ;
  • Quatre ans pour m'apercevoir qu'elle est ce que j'ai de plus précieux ici.

  • Quatre ans durant lesquels, dans les heures les plus obscures, une petite lueur s'est obstinée à scintiller ;

  • Quatre ans d'impatience, de piétinement et surtout de lecteurs patients...

  • Quatre ans pour tapisser ma vie de mots, malhabile tentative pour tenter de lui donner un sens ;

  • Quatre ans et mille trois cent soixante quatre billets publiés pour ensoleiller ma vie dépenaillée...



mardi 25 mars 2008


L'enfant malade

L'enfant malade




Il y a encore de la vie quelque part...

Le sommeil qui fuit. Peut-être la faute à ce masque que j'ai quitté et qui désormais n'est plus là pour éconduire mes dragons. La faute aussi au petit et à son asthme qui me font sentinelle... Alors je me dissous dans ces late violin concertos qui m'ensorcellent, dans cet archet dont je suis devenue idolâtre. J'aimerai avoir encore des parents. Rien que pour avoir la liberté de lancer un impératif "j'arrive" sans douter un instant d'être attendue...

Note pour plus tard : penser à allonger le parcours pour s'abrutir d'avantage : l'anesthésie a mal fonctionné aujourd'hui. Il me reste encore l'ultime narcotique... le salvateur DVD, celui qui m'a épargné des monceaux de somnifères et dispense des nuits entières son ronronnement rassurant : — il y a encore de la vie quelque part — Il y a encore de la vie quelque part — Il y a encore de la vie quelque part — Il y a ...




lundi 24 mars 2008


La très sarcastique intempérie axonaise

Crépuscule axonais

Crépuscule axonais

J'ai oublié tous les sentiers, petits chemins boueux où j'allais salir mes pointes tous les dimanches matin. Alors j'ai peur de m'y perdre dorénavant. Oh je n'ai pas peur du loup — pas plus que des araignées, du noir ou de grand chose je dois dire. Mais comme courir ne veut pas dire détaler et que partir, n'est pas s'enfuir : il me faut surtout revenir vite auprès d'eux. Prodigieusement forte de ces improbables souvenirs, je me fourvoie souvent. Je vais puis je reviens ; j'hésite et puis je vire. Exercices d'autant plus hésitants que j'ai les fessiers délicats ! Il n'est pas question pour moi de cavaler sur le macadam : quelques pas de trop sur le bitume et me voilà réduite à soigner d'interminables et cuisantes tendinites...

Au mois de décembre dernier pourtant alors qu'une ribambelle de marmots plus vivants les uns que les autres avait envahi la demeure, il m'est venu l'idée de les épuiser avant qu'ils ne m'achèvent. Une requête ou deux dans Google et les voilà tous munis d'une carte et d'un appareil photo, le tout juché sur une bonne paire de chaussures ! En avant l'aventure : souris crevée, lac gelé, chevaux, veaux et même sombres grottes... Indiana Jones était de retour !
Las ! le périple de neuf kilomètres, surtout lorsque le plus petit a la respiration sifflante peut être harassant. Et il ne sera jamais dit que les vacances seront une épreuve ! Une halte à la demeure pour installer la marmaille au chaud et, chaussée de mes baskets, me voilà cavalant à travers bois pour rallier la voiture abandonnée dans quelques hauteurs.

Grottes, ruisseaux, ornières et boue à l'envie. Tout était resté là, comme avant...

Lorsque je débouchais sur le plateau, j'étais à Amsterdam plus de 25 ans plus tôt, dans une expo où était accroché un tableau de Van Gogh, une toile où l'on ne voyait qu'un ciel terrassant un champs. Alors je me suis trompée, gauche au lieu de droite. Le vent a grossi soudainement, la température a chuté pour venir chatouiller zéro. J'ai couru longtemps avant de comprendre mon erreur. Pour regagner le droit chemin j'ai cru pouvoir couper à travers ce champs gourd. Arrivée au quart de celui-ci une enclume de terre encombrait chacun de mes pieds et bientôt la pluie est tombée. La jolie promenade dans mes souvenirs se transformait en bizutage pour citadine frileuse ! Je me souviens très précisément avoir pensé "mais que pourrais-je bien rêver de pire"... lorsque la grêle s'est mise à tomber. Pas du grésil, pas du calcin, non une gerbe de grêlons épais projetée par un vent cruel... et, toujours perdue au milieu de ce champs, n'était le moindre abri pour m'y dérober. Alors j'ai fait ce que je fais toujours lorsque, en vélo avec mes enfants, nous essuyons l'orage : moitié riant, moitié pleurant j'ai fait à moi toute seule un concours de gros mots. J'ai insulté le ciel jusqu'à sa stratosphère, maudit ce champs jusqu'à sa millionième betterave, j'ai agonis cette terre qui garrottait mes foulées. Et je les sens encore ces grandes claques de glace contre lesquelles je ne savais que pester en prenant mes jambes à mon cou... Et je le sens encore ce rire qui me tenait, cette dérision de cavaler bêtement en plein champs, cette farce de parisienne qui s'en va sautiller niaisement dans le mauvais temps...

C'était à cela que je pensais ce matin en refaisant ce parcours. La lumière était belle, et la température bien que fraîche, loin d'être inquiétante. Lorsque j'ai débouché sur le plateau cette fois longeant le champs au lieu de le pourfendre, ce beau plateau soissonnais dont la perspective est si belle que l'on ne s'imagine pas qu'il ne mesure que quelques petites encablures cernées de près par de profonds vallons, je riais encore de ma mésaventure.
Et puis le vent s'est levé. Mais n'est-ce pas le propre des plateaux d'être venteux .
Et puis la température a chuté et le ciel s'est assombri...
Et mon pull noir s'est, tout à coup, constellé de tâches blanches.
C'est ainsi que, sans gants, sans bonnet, tremblante de froid et de fatigue, je me suis retrouvée tressautant à travers de violentes — mais pascales — bourrasques de neige !
Et il est venu encore ce rire qui me tenait, cette dérision de cavaler bêtement en plein champs, cette farce de parisienne qui s'en va sautiller niaisement dans le mauvais temps...
J'ai indubitablement une certaine tendresse pour cette déroutante intempérie axonaise...





Celui qui veille sur mon sommeil

Masque grec



Il fait fuir spectres et démons.
Alors je dors des heures durant.
Sous le masque qui se dresse au droit de mon lit.






dimanche 23 mars 2008


Pâques... (2)

Tarquinou, grand découvreur de poulet de Pâques !



On ne voit qu'elle, cette étiquette... (et sur laquelle, je le jure, il n'y a pas de graisse hydrogénée !)
Mais allez donc donc demander à un marmot de cinq ans de vous "refaire la même" après avoir pris le soin de retourner son poulet !







Pâques...

Tarquine in petto :
« Penser à ne pas mettre des œufs dans des orties, aussi petites soit-elles...»

Tarquinou à sa mère :
« Maman, pourquoi ce sont des cloches qui passent ? »

Tarquine à Tarquinou :
« .... Heu... Bah Heu... »

Tarquine reprenant un peu de sa superbe :
« Ah oui !! précisément parce qu'elle sont très bêtes et déposent les œufs dans les orties ! »

Tarquinou, sautant en l'air comme un cabri et avec un soleil au fond de chaque prunelle :
« Maman ! Maman !! Waouh !!! J'ai trouvé un poulet !! »
« J'adore le poulet !!! »




mardi 18 mars 2008


L'accorte vigie du chefaillon et ses hardis admirateurs ...

Allons bon ! Je m'aperçois en lisant un article du figaro que j'ai fait la bise (et plus d'une fois !) aux trois éminentes références dont celui-ci fait état ! Celui qui pique le moins c'est Laurent...

Croyez-vous que j'aurais droit aux honneurs d'un commentaire de sa vigie au prétexte que j'appelle son patron le chefaillon ? ...




dimanche 16 mars 2008


Le sentiment amoureux, sa plus belle définition :

« le sentiment amoureux permet d'éviter les doubles plateaux et les changements de vitesses shimano — p. dixit »
Extrait d'une conversation avec p. rare confident de mes atermoiements



vendredi 14 mars 2008


Friandise matutinale

Tiens, tiens... « Hendiadyn ». Peste que cela me plaît !




jeudi 13 mars 2008


Trouvons un intérêt au choix de Pékin comme haut lieu des valeurs de l'Olympisme :

Il restera peut-être quelques cubains pour clôturer la cérémonie...
Alors qu'il est probable que dans n'importe quel pays démocratique, ce n'aurait pas été le cas...





Correspondance d'une blogueuse sans dieu...

Madame ou Mademoiselle,
Mais enfin, souffrez-vous d'une telle étroitesse d'esprit que vous êtes incapable de comprendre que je ne CROIS pas en dieu... Il n'est pas question de souffrance, de dépit ou de quoi que ce soit d'autre. Imaginez-vous quelqu'un en train de vous demander de vous prosterner devant la Grande Chenille Plénipotentiaire de l'Univers. Que ressentirez-vous ? Rien si ce n'est une parfaite incompréhension et de vous demander AU NOM DE QUOI vous allez vous prosterner devant ce truc que vous ne connaissez pas... Et bien moi c'est la même chose...C'est simple non ? Vous pouvez croire à ce que vous voulez... à dieu, allah ou à la Grande Chenille Plénipotentiaire de l'Univers, cela m'est complètement égal. Ayez simplement la politesse de ne pas m'importuner avec vos croyances qui ne sont pas les miennes. VT

En publiant ici la réponse, peut-être que l'on cessera de me poser des questions bêtes...




mercredi 12 mars 2008


L'hexalogue du blogueur

Je dois avouer qu'hormis durant la période de la chasse aux "ROBOTASPAMS", grands nuisibles dévoreurs de bande passante, je ne prête qu'une attention très médiocre aux liens qui mènent chez moi. Et je signale à tous ceux qui croient encore que Google et technorati sont les yeux aussi omniscients que sourcilleux de la grande Indiscrétion, qu'à mon endroit, ces deux-là sont diablement négligents puisqu'à les croire, ma solitude numérique serait quasi monocale...
Bref, par le plus grand des hasards, j'ai découvert hier que j'avais été rendue destinataire du questionnaire dont la prolifération dans la blogosphère pourrait  persuader un observateur peu avisé que les blogueurs ont une particulière inclination pour la futilité, voire l'insignifiance...
En ce qui me concerne, la lecture de leurs réponses a fait fleurir moult sourires de tendresse. C'est souvent dans les détails que se définit l'essentiel...
Enfin, hier, j'ai découvert avec stupéfaction qu'il s'est trouvé quelqu'un qui a fait fi de ma réputation pour m'adresser le bébé... Je dois vous dire qu'avec le lien j'ai découvert un blog comme je les aime, des mots qu'on donne en partage et non en parure, un monde qui s'ouvre et qu'on découvre un peu étonnée d'être là, en marge mais déjà dedans.
J'en étais à remâcher ce billet quand ! Patatras ! Je lis que Pep, Pep l'essentiel, celui qui je lis toujours mais auquel je n'écris jamais, celui dont j'admire l'élégance du coeur et l'honnêteté du verbe, m'a, dans un éclat de rire, également lancé la balle !
Evidemment que je vais répondre ! Ce n'est pas parce que je suis passé maître dans l'art de la concrétion des e-mail  que je ne sais pas respirer les premières fleurs printanières !

Les six trucs anodins et dérisoires dont vous n'avez que faire :

  • Je suis fascinée par la course de l'eau qui s'égoutte le long du linge étendu, je peux ainsi rester de longues minutes devant une chaussette trouée fraîchement lavée — chaussette que je pourrais ensuite jeter sans la moindre compassion...

  • Lorsque je vois des amoureux s'embrasser dans la rue resplendissants de bonheur et de confiance, je leur chuchote "in petto" de continuer et continuer encore sans cesser un seul instant de profiter de la vie.

  •  Si vous me voyez m'agiter soudainement puis plonger dans mon sac le regard scrutateur et les doigts avides, c'est que j'ai la goutte au nez... Je hais par dessous tout renifler (ou que d'autres reniflent près de moi) et rien ne me chatouille plus que cette goutte au bout de mon nez... Me tendre un mouchoir en papier (puisque les miens se sont toujours perdus dans ma besace) vous fera, à mes yeux, revêtir l'aura de Zoro...

  •  Dans mon agenda, en face de mon propre nom, il est inscrit six numéros de téléphone (deux numéros de portable, mon numéro de domicile, celui de la demeure, celui de mon cabinet et celui qui retentit directement dans mon bureau). Pourtant, j'ai une véritable méfiance à l'égard du téléphone auquel je ne réponds qu'avec la plus extrême parcimonie...

  • J'aime le goût de l'aspartame (ce qui ne veut pas dire que j'en tire une quelconque fierté...)

  • Je déteste sentir le moindre élastique sur mes mollets. Sauf cas particulier (notamment lors de la pratique du ski)  je porte donc la chaussette tire-bouchonnée sur mes chevilles.


Je n'inviterai personne en particulier à répondre mais plutôt tout ceux qui en ont l'envie (sauf que pour être honnête je serais très désireuse de connaître à mon tour les insignifiances du grand Pierre Carion qui me fait l'insigne honneur de passer parfois par ces pages et dont je regrette chaque jour de ne plus lire la prose...)




mardi 11 mars 2008


Crever comme un croate...

En France, dorénavant, il ne faut plus dire « crever comme un chien » mais « crever comme un bambin croate »...

Où la France considère que la présence d'un père —et ci-devant seul parent— au chevet de son enfant leucémique n'est pas indispensable... C'est à lire — impérativement ! — chez mon confrère Eolas dont je cite les mots frappés au coin du bon sens :

« Pour qu'un enfant de deux ans meure, il n'est « pas indispensable » que son père, sa seule famille en France, soit là pour lui tenir la main.

C'est en France.

C'est en 2007. »


J'en viens à me dire qu'il faudrait peut-être que les gouvernants de tous les pays étrangers traitent les Français comme nous traitons les étrangers pour que cette machine folle s'arrête enfin...

Pendant ce temps-là, moi, j'ai honte de cette France...




lundi 10 mars 2008


Bonheurs volés...

Tarquinet sous la lumière

La lumière de Tarquinet



Tarquinette et Tarquinou

Quand elle raconte une histoire au benjamin, l'aîné la croque...






samedi 1 mars 2008


la liste en courant d'air...

  • Laines & aiguilles à tricoter (si vous saviez comme c'est chouette de tricoter des chaussettes !)
  • Bouquins (Les chroniques de San Francisco, évidemment ! avec une bise à celle qui m'a inoculé le virus )
  • survêt' et basket ! (rhâhâhâ... quand je pense aux courses où je suis inscrite ce printemps, j'ai mal aux jambes rien que d'y penser !)
  • Mon canon qui fait la lumière plus belle, les couleurs plus vives et la vie plus brillante.
  • Mon vaio, qui me donne autant à voir qu'il enserre mes secrets.

Je file les rejoindre, je suis déjà partie, je ne suis déjà plus là !