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jeudi 28 février 2008


Mon CM2...

12/20... pas de quoi fanfaronner.
Surtout si j'avoue que je ne dois ce score qu'aux questions finales que tout étudiant ayant posé ses fesses sur les bancs d'une fac de droit serait bien en peine de foirer...

Et d'abord je me défoule comme je peux... je voudrais bien vous y voir vous en train de péter un câble au bureau à 11 heures du soir, profitant que vos marmots ne sont pas là pour tenter faire péter vos boulets de culpabilité ! — et peut-être plus encore ne pas rentrer dans cet appartement où il n'y a même plus un chat pour m'accueillir...





Poupoule "Carla"

Décidément, le salon de l'agriculture n'est pas tendre avec not' chefaillon...




mardi 26 février 2008


Il s'appelait Bidule...

Un jour peut-être je raconterais son amour des sacs poubelles — lesquelles avaient constitué son unique moyen de subsistance pendant de longs mois.
Un jour peut-être je saurais décrire l'allure qu'il avait quand il accourait lorsque je criais son nom , l'allure qu'il avait quand il allait cavaler dans Montmartre et rentrait ventre à terre en reconnaissant mon pas sur le pavé.
Un jour peut-être je vous narrerais l'histoire de ce voisin qui le guettait pour l'emmener chez lui mais s'étranglait chaque soir de dépit de voir s'ensauver la bestiole au moment où elle m'entendait glisser la clef dans ma serrure.
Et puis ses épiques conflits avec Tarquin... Ses provocations dont il avait le don. Et dont j'étais l'enjeu.
Plus tard peut-être, je vous conterai par le menu ces scènes fameuses dont les deux protagonistes ont disparu et dont le souvenir me réjouit autant qu'il me meurtrit.

Il s'appelait Bidule..
Ce matin, il avait à peu près 17 ans.
Hier, il vivait dans la rue. Moi j'étais étudiante à Paris et éperdument amoureuse d'un drôle de bonhomme qui allait peindre ma vie en rose. C'était notre chat à nous, notre première possession commune. Notre premier investissement, notre première projection dans un futur que l'on voulait obstinément heureux.

Il a tout connu.
Mon père qui me soutenait qu'il serait mieux dans la demeure que dans les ruelles parisiennes, les déménagements, les naissances, les départs en vacances avec les planches à voile sur le toit et les marmots qui braillaient, les nuits dans les tentes...

Lui était resté quand tout les autres étaient partis. C'était le plus proche témoin de ma vie et du cours qu'elle avait pris. Il avait essuyé les larmes de joies et celles des douleurs indicibles.
Pour moi, il était toujours là. — Invariablement, il venait m'offrir sa présence lorsque nous savions tous deux qu'il était le seul à pouvoir m'approcher.

Il s'appelait Bidule.
Ce matin, il avait à peu près 17 ans.





Où l'on reparle de Baupin et du Boulevard Magenta...

Je suis sous le choc... mais jusqu'où va la complaisance politique, la compromission avec la réalité et surtout la sécurité ?

J'apprends de Padawan qui a eu l'insigne honneur de rencontrer le quidam que Denis BAUPIN est FIER de ce qu'il a fait du boulevard Magenta ?

Le plus hallucinant pour moi c'est déjà qu'il ose s'en attribuer la paternité ! et je n'imagine pas un instant qu'il s'agit d'un quelconque courage politique ! Non c'est le plus vibrant aveu qu'il ignore tout du nombre d'accidents qui se produit sur cette piste ; piste dont il faut bien reconnaître qu'elle réussit l''exploit de mécontenter tous les usagers.

Quand on connaît cette piste et sa dangerosité, on ne se vante pas d'en être le concepteur, ni même l'initiateur !

Monsieur BAUPIN, vous devriez plutôt aller sur le site pour proférer vos bravaches... Je serais étonné de savoir ce que vous diriez à ces piétons qui ont le sentiment d'être des quilles, à ces vélos qui slaloment entre ces derniers, qui brûlent des cierges pour ne pas se manger des portières, et qui se font flambés par les taxis quand ils roulent dans le couloir de bus beaucoup plus sûr mais désormais rétréci...

J'ai le sentiment que votre discours n'aurait pas les mêmes accents !





Le coefficient de vétusté qu'appliquent aux victimes les CRCI

« Dans notre exemple, celui d’une infection nosocomiale, le préjudice a été diminué parce que la victime était âgée et se trouvait en surcharge pondérale, alors même qu’il n’y avait aucun processus infectieux préalable.

Les CRCI appliquent donc une sorte de « coefficient de fragilité » comparable au coefficient de vétusté que voudraient faire appliquer dans d’autres domaines les compagnies d’assurances. Il est pour le moins paradoxal qu’une grande loi de progrès pour les victimes, comme l’a été le texte du 4 mars 2002 entraîne de telles régressions dans son application pratique. »

Procès ou transaction, une question de choixFrédéric BIBAL - ARPEJ'

les CRCI sont les Commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux des affections iatrogènes et des infections nosocomiales




lundi 25 février 2008


L'effet grec et... celui qui salit la démocratie

« Mais où est-il, aujourd’hui, l’effet grec ? l’effet démocratique ? le respect des citoyens ? Sommes-nous encore dans une République ?! Y a-t-il vraiment en Nicolas Sarkozy un « animal politique », héritier de la Raison grecque et de l’esprit des Lumières ? Ou bien seulement un « animal pathétique », réduit à ses instincts et à ses passions ? »
(...)
« J’y vois pour ma part une incapacité psychique à entendre la critique, inconsciemment et systématiquement vécue comme privation d’amour. Une incapacité à ne pas être aimé. Un délire de grandeur qui ne tolère pas d’écart à sa grandeur. »

Nicolas Sarkozy à un citoyen de droit : « Casse-toi alors pauvre con, va » Un crime contre la démocratieReduplikation, Stéphane Vial

J'ai résisté à fouler aux pieds le code de la propriété littéraire et artistique en citant cet article de son premier mot à son point final. Tout est lire et à relire. Merci Monsieur Vial d'avoir si parfaitement traduit mon sentiment.




dimanche 24 février 2008


La fissuration du myocrade

J'ai plus de tendresse pour les défauts d'une armure que de respect pour l'acier qui la compose.
De place en place, par eux on y apprend l'autre.
De loin en loin, je préfère toujours l'humain à l'airain.
De temps en temps, on se surprend à s'y attacher.
Mais parfois il se trouve une craquelure qui vous glace.
Une écornure qui suinte l'indigne.
Une éraflure qui devient blessure.
Une éraflure qui devient fêlure.

A moins qu'elle ne soit tout aussi banale que celles qui la précèdent.
Si ce n'est qu'elle laisse simplement entrer le jour, et permet désormais d'y voir plus clair.




samedi 23 février 2008


Prélude à la mort d'un fauve

J'ai moulu mon café, comme si de rien n'était. Juste après avoir croqué une pomme. J'ai moulu mon café et puis repris le mixeur, celui de mes bébés et de leur repas qu'on passe à la moulinette : un bout de légume, un brin d'amour.
J'ai moulu mon café et j'ai mixé son repas. Doucement je l'ai posé. Au matou gouailleur et mafflu j'ai pris soin de ne pas faire peur. Je vois battre son cœur, juste là, là où ses vertèbres ne recouvrent plus son dos décharné. Battements de vie, les derniers.
J'ai prévenu les enfants, sans pathos, sans l'ombre d'un trémolo. Pas certain qu'il vive très longtemps. Passez de bonnes vacances et ne m'en voulez pas si je ne vous préviens pas.
J'ai pris mon café, il mange à petits coups. Je n'ai pas pleuré quand ils sont partis, j'ai fait des grands signes, des grands sourires et fait mine de confisquer leurs bonbons...
La maison est trop vide, pas question de traîner où fleurissaient rires ou cris. Se méfier des jouets en embuscade. Lit & vaio, carnet & stylo.
Désormais je trimballe mon mug comme je trimballais ma clope.
Je l'entoure étroitement de mes deux mains tentant d'en absorber toute la chaleur . Echange de bons procédés : je ne sais boire que tiède et j'ai toujours les doigts gelés...
Il ne viendra pas. Pourtant il sait. Point de larme, point de pleurs. Pas le moindre trémolo, pas le moindre tressaillement. Mais il sait bien. Il est toujours là quand lui et moi savons qu'il est le seul à pouvoir m'approcher. Il vient c'est tout. Sans trémolo.
Il ne viendra pas. Il ne peut se hisser jusqu'à moi, il ne sait plus monter l'escalier.
Alors avec mon mug de café, j'ai rebroussé chemin. Pour rester près de lui. Sans trémolo. Pour être là c'est tout. Je lui dois bien cela.
A mon vieux matou gris.




vendredi 22 février 2008


Désaffection

Bâtiment militaire désaffecté

"Verdun" lit-on...



Désaffection, subst. fém.
Perte ou diminution de l'affection, de l'intérêt que l'on éprouvait pour quelqu'un ou quelque chose.



Désaffecté,ée, part. passé et adj.
1. [En parlant d'un inanimé concr.] Qui a changé d'affectation. Temple désaffecté, Ô Panthéon (Péguy, Quatrains, 1914, p. 498).
2. [En parlant d'une pers.] Libéré d'une charge; démis de ses attributions. Un chef d'orchestre désaffecté (Schaeffer, Rech. mus. concr., 1952, p. 71).
B.− [Correspond à désaffecter B] Détaché de ce qui avait intéressé. Ce croyant, tour à tour encombré et désaffecté qu'était Rivière (Du Bos, Journal, 1927, p. 229).



Près de moi il y a un chat qui meurt en silence, près de moi il y a un chat qui meurt en prenant son temps. Les enfants vont partir. Bientôt. Il y a un air de Silvius Leopols Weiss chez Avro. Et il y a cette glue qui ne me quitte plus. Un jour il faudra que j'écrive une monographie sur la perspective du champs de ruines, ses creux, ses vallées, ses ombres et ses silences...

Mais ce soir, il est trop tard. Ce soir je vais juste deviser en parcourant le champ lexical où désaffection et désaffectée se tapissent.




jeudi 21 février 2008


Ces monstres qu'on vous jette en patûre...

La publication jeudi par le journal Le Parisien d'une liste de 32 criminels sexuels, établie par le ministère de la Justice, censés être concernés par la "rétention de sûreté" imaginée dans un projet de loi en cours d'examen a suscité l'indignation des syndicats de magistrats.La publication d'une liste de criminels indigne les magistrats — Le monde (dépêche Reuter)

Tremblez bonnes gens !!
Ils sont là, ils sont prêts à vous dévorer vous et vos enfants. Ils sont la lie, ils sont infâmes alors on les marque au fer rouge. On vous les livre, eux et leurs ignominies.
Tremblez bonnes gens !!
Ils ont désormais un nom, preuve ultime de leur existence ! Puisqu'on les nomme, c'est dire combien leur menace est redoutable ! La chasse à l'horreur est ouverte !
Tremblez bonnes gens !!
Hurlez avec les loups !!
Et remerciez à genoux la sainte qui vient dresser un rempart entre eux et vous !

Madame le Garde des sceaux... vous me faites vomir !





Soleil noir

La nuit qui dure. Ce n'est pas ces maigres rayons de soleil qui la chasseront. Sont trop mal armés... pour la faire décamper c'est un arsenal qu'il faudrait. Une nuit où se cacher. Une nuit où il suffirait de ne rien dire pour se faire oublier.
Empiler des boucliers de tous côtés. Au centre il fera doux. Il fera sombre.
Opération tortue...
Une nuit où se souvenir combien je l'aimais mon mari.
Juste une nuit... parce que sinon le monde devient trop pâle, les émois trop fades, la vie trop triste.
Je n'ai pas besoin de bras pour pleurer... le noir me protège bien mieux que votre désarroi. Et je pleure autant ce que j'ai perdu que ce que j'ai découvert. Je suis d'un autre monde, un monde où les mots résonnaient, où les mots s'échangeaient comme on donne un baiser.
Juste une nuit pour oser me souvenir quel homme il était. Pas plus... j'ai la particulière conscience qu'il me faut l'oublier ... seulement le garder. Vos bras sont trop maigres, votre cœur est trop petit, votre force est trop menue.
Juste une nuit pour me rappeler. Il m'aurait pris dans ses bras et serré à me rompre, il aurait étouffé d'impuissance de ne pas savoir tarir ces larmes, et puis bientôt de tristesse. Et je craignais tant de lui faire mal à mon bonhomme...
Donnez moi la nuit. Alors j'ôterais la ouate dont vous vous entourez, je tairais ces non-dits, véritables distances de sécurité dont vous vous croyez le centre. Vos peurs me sont si ternes... Non je n'ai pas de mépris. Simplement je ne parle pas la même langue.

Et dans ma nuit, il y a des couleurs dont je crois que vous avez oublié l'éclat...




mercredi 20 février 2008


De l'ubiquité des blogueurs et des ARPEJ' qu'ils fredonnent...

J'ose à peine vous le dire, mais... dorénavant, je sévis aussi ailleurs...




mardi 19 février 2008


De ces billets qui vous glacent...


« Je revois cette superbe petite fille aux grands yeux bleu clair contrastant avec le sang qui macule son cou. »


Je t'embrasse Fred, cela fait bien trop longtemps, que je ne l'ai fait...




dimanche 17 février 2008


le post.fr : il n'a pas même l'avantage de pouvoir emballer nos harengs !

Vous lisez Versac ? Non ? Et bien vous avez tort !

Vous lisez Embruns ? Non ? Et bien vous avez encore tort.

Mais puisque vous ne lisez aucun de ces deux blogueurs, ce serait quand même dommage que vous ne profitiez pas du contenu de ce MER-VEIL-LEUX site d'information 10.0 (au moins non ?) qu'est le post.fr, raison pour laquelle je vous enjoins d'aller faire une petite visite à Laurent... et aussi à Versac qui, par sa réussite et son exposition, attire, bien malgré lui, les glaviots des pousses-mégots...

Et en plus d'avoir piqué mon sujet chez les autres, j'ai emprunté le titre à Desproges...





Dans la rue de Clignancourt

devanture rose

Ne me demandez pas ce que l'on vend à l'intérieur, je n'en sais rien du tout ; cette photographie a été prise au débotté depuis un bus dans lequel je circulais et sans que je ne dispose d'autre temps que de sortir mon canon et de shooter la boutique.






samedi 16 février 2008


Les communicants aux petits pieds... ou les tapinades de l'agence Online Marketing Shopzilla France

Offre officielle de tapin reçu ce jour : Lisez bien c'est du grand art...

Votre site a été sélectionné pour participer à notre Grand Concours V. et P. gratuit.

Participez à notre Concours, du 15 février au 2 mars 2008, et gagnez un Coffret Cadeau pour 2 personnes offrant le choix entre un séjour ou une formule parmi 5 thèmes : Beauté, Bien-être, Dégustation, Cuisine ou Sport Aventure….

Comment participer ?
1. Ecrivez un article de 350 mots minimum incluant un des termes proposés
2. Liez ce terme à l’adresse URL approprié
3. Publiez cet article sur votre site ou blog
4. Soumettez votre Blog ou Site sur Concours V. et P.

Pourquoi participer ?
• Gagnez un séjour pour 2 personnes (en savoir plus)
Dévoilez vos talents d’écrivain
Boostez le trafic de votre site ou blog
• Le grand gagnant verra son article et l’adresse de son site publiés sur notre site

Parlez en autour de vous ! Vos amis auront eux aussi la chance de gagner le séjour.

Ce concours vous est proposé par l’équipe Online Marketing Shopzilla France.
Marjorie et Laurence



Et bien... pour m'envoyer un truc pareil, elles n'ont pas dû me lire souvent, les souris...



Mesdames Marjorie et Laurence de l'éminente agence Online Marketing Shopzilla France, puisque vous m'adressez en toute illégalité un e-mail que je n'ai jamais sollicité, vous ne m'en voudrez pas de vous citer n'est-ce pas ?

Et bien Mesdames Marjorie et Laurence de l'éminente agence Online Marketing Shopzilla France, vous apprendrez que je hais depuis toujours :

1 - les vendeurs de soupe,
2 - la flagornerie
3 - toute aliénation de quelque forme que ce soit de mon indépendance
4 - en règle générale toute proposition à tapiner...

Bref, si vous vous imaginez que je vais lier un produit pour lequel je n'ai que le plus grand mépris en pondant 350 mots ... si vous pensez un instant que j'ai un orgasme quand on me suggère que j'ai un talent d'écrivain et que je n'ai d'autre aspiration que de "booster mon audience", vous voilà maintenant décillées...

Mesdames Marjorie et Laurence de l'éminente agence Online Marketing Shopzilla France, vous pourriez avoir un minimum de culture blogosphérique... je n'ai jamais été autre chose qu'un dragon à la langue vipérine... et ce depuis des années...

Comme de surcroît, vous avez le culot de tenter de vous payer une campagne de buzz à coup de verroterie, vous voilà donc gratifiées d'un joli billet...

Alors, heureuses ?



Edit du lendemain : en suivant quelques liens, je m'aperçois qu'il ne s'agit pas du tout d'une agence mais d'un magasin discount online, le susdit Shopzilla (dont le "zilla" n'a rien à voir avec Mozilla, Filezilla et consorts, mais constitue au contraire le premier indice d'un parasitisme puant de tous ceux qui ont eu les idées qu'ils n'auront jamais)

Et je ne résiste pas à vous donner lecture des exemples —obligeants — qu'ils fournissent pour intégrer un lien dans le billet que vous n'allez pas manquez d'écrire pour eux !

Exemple :
"je ne vis plus sans mon appareil photo numérique S****"
"hier j'ai acheté un caméscope P******** pour la Saint Valentin"
[j'ai ôté le nom des marques]

Putain ! Quelle puissance du verbe ! Quelle audace dans la construction ! MA-GNI-FI-QUE !!
Quand je pense à tous les lecteurs qu'une telle prose n'aurait pas manqué de séduire !
C'est certain ! J'aurais indubitablement révélé mon talent littéraire en m'inspirant de telles muses...

Adieu veaux, vaches, cochons.
Je vais de ce pas écraser une larme dominicale...




vendredi 15 février 2008


18 % de banlieusards et 82 % de donneurs de leçons...

« Convaincues qu'une nouvelle flambée de violence est possible dans les quartiers défavorisés, les personnes interrogées mettent d'abord en cause la démission des parents. »Banlieues : les Français réclament plus d'autoritéLe Figaro - 06/02/2008 »

Mais dites-moi, ces quatre-vingt-deux pour cent, sont-ils les mêmes que ceux qui ne s'offusquent pas qu'un Momamed entré OS à 17 ans ne parviendra pas même contremaître au moment de liquider sa retraite ? Ces quatre-vingt-deux pour cent se posent-ils parfois la question de savoir comment a fonctionné l'ascenseur social pour ces parents qu'on suppose "démissionnaires" ? Ces 82 pour cent, s'interrogent-ils parfois sur la capillarité du mépris ? Ces quatre-vingt-deux pour cent, se posent-il parfois la question que moi je me pose : N'est-il pas parfois un peu facile de demander à des enfants de respecter des parents que la société n'a pas respectés... et comment peut-on leur demander d'être aveugle à l'image qu'on leur renvoie de leurs parents ?

Ces quatre-vingt-deux pour cent ont-il la moindre idée de ce que sont les écoles dans ces banlieues ? Si si ! on leur a fait des Z.E.P... Vous pensez bien, chez nous l'école de la République c'est l'école pour tous ! Oui... tous mes enfants sont scolarisés en Z.E.P... sauf que dans le 9-3 il n'y a pas -du tout - assez d'enseignants, Alors en Z.E.P. quand l'enseignant est absent (ce qui survient parfois et nul ne saurait leur en tenir rigueur) et bien n'escomptez qu'il sera remplacé... ou alors au prix d'un harcèlement (fax, téléphone, e-mail tout y passe...) presque indécent auprès d'une Inspection Académique qui joue aux chaises musicales...

Ces quatre-vingt-deux pour cent, savent-ils que dans ces banlieues-là, on ne se soigne pas comme dans le reste de la République ?

Ces quatre-vingt-deux pour cent, savent-ils que dans ces banlieues-là, on manque pas seulement d'autorité d'enseignants, de médecins mais peut-être surtout de dignité....

Ces quatre-vingt-deux pour cent vous me faites penser à des rats qui quittent le navire lorsqu'il est trop mal en point... avant d'accuser les parents d'être démissionnaires...

Alors, s'il vous plaît, ces quatre-vingt-deux pour cent, arrêtez de souffler sur la braise en culpabilisant des parents qui font du mieux qu'ils peuvent et ... aidez-les !

Et oui... quand je lis ce genre de conneries, je vois rouge !




jeudi 14 février 2008


La toile philosophe : Reduplikation

Ce soir, si vous n'êtes pas en train de conter fleurette, bécoter, forniquer et même vous vautrer dans la débauche et la luxure (activités contre lesquelles je n'ai absolument aucune prévention). Bref si, en ce jour de Saint-Valentin, vous n'avez pas sacrifié à ces rituels collectifs des temps modernes, je vous signale qu'à 23 heures 30 , un blogueur philosophe — et avouez que l'association n'est pas si courante ! — est l'invité de l'émission Du jour au lendemain sur France Culture.

Et je profite du présent billet pour souhaiter à Stéphane Vial longue vie sur cette toile dont il vient rehausser la richesse et la diversité.

Edit : l'émission, comme il l'explique, est reporté au 20 mars 2008 à 20 23 heures 30. Ce qui n'enlève rien à mes souhaits de longue vie !





Amphigourie présidentielle...

« Dans une critique implicite à "l'apport civilisateur" des religions défendu par M. Sarkozy, M. Prasquier avait affirmé: "J'ai trop de respect pour ceux des Justes qui étaient des athées pour croire que les religions sont la seule barrière contre le mal. Elles peuvent être meurtrières quand elles prétendent imposer une vérité absolue. L'homme ne détient qu'une vérité partielle. C'est le message de la tradition juive; c'est aussi le message des Lumières."» Au dîner annuel du CRIF, le président de la République a souhaité "ouvrir les enfants à la dimension de Dieu" — Le Monde du 14 février 2008.

Quant à notre chefaillon, il a piqué le fanion de son épouse qu'il s'est mis à remuer comme on trépigne.

Après "nazisme & journaleux" nous avons "Nazisme versus religion" :

En réponse, le chef de l'Etat, évoquant le nazisme et le communisme, a développé l'idée que "le drame du XXesiècle n'est pas né d'un excès de Dieu mais de sa redoutable absence. Il n'y a pas une ligne de la Torah, de l'Evangile ou du Coran, restituée dans son contexte et la plénitude de sa signification, qui puisse s'accommoder des massacres commis en Europe au cours du XXe siècle au nom du totalitarisme et d'un monde sans Dieu" .

Foin de rigueur dans le raisonnement, le nazisme est devenue désormais le contre-argument IRRÉFUTABLE et d'autant plus fastoche que vous pouvez le placer à peu près à propos de n'importe quoi et ... oui... même avec les guerres de religion et , mais c'est bien sûr , l'application stricte de la Charia qui viole allègrement les principes même que l'on prétend défendre...

Décidément, Sarkozy est à la fonction présidentielle ce que ses sophismes sont à l'intelligence ...

Et pendant ce temps-là, on ne passe pas pour des cons...



mercredi 13 février 2008


Oui Maman ?

Tarquinou

Il parle toujours comme un cochon. Mais il ne dit pas « hein ? »... Grand stratège c'est « oui Maman ? » qu'il dit à sa mère...