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jeudi 28 juin 2007


L'affaire de la circoncision...

« Des recoupements ont ainsi permis de circoncire l'affaire »
Comment la police française a démantelé un réseau de transferts de fonds en ligne — 28 juin 2007 — ZDNet

Et figurez-vous que cette affaire-ci, je l'ai déjà commise...




mardi 26 juin 2007


Dialogue avec sa fille

- Maman, tu sais que tu es une maman géniale ?

- Non ma cocotte ! je n'ai rien d'une maman géniale, j'ai simplement une petite fille exceptionnelle. Et tu sais le propre des gens exceptionnels c'est de rayonner, de briller comme des soleils. En réalité je n'ai absolument rien d'une maman géniale, non mais tu es si merveilleuse que tu éclabousses tous ceux que tu aimes de ton génie. Tu donnes tout simplement envie aux gens d'être meilleurs qu'ils ne sont !

- Maman, tu crois qu'un jour tu te remarieras ?

- Je ne sais pas ma cocotte, je ne crois pas, non. Je n'en ai aucune envie. Mais je sais aussi que dans la vie l'on est jamais certain de rien et surtout pas de ce qu'elle nous réserve. En mal. Mais aussi en bien. Ce que je sais pourtant c'est que ton Papa, c'était lui l'homme de ma vie.  Je le sais du plus profond de mon être. Ce n'est pas même une certitude. C'est une évidence. (...)

- La preuve c'est que j'ai trois enfants géniaux !



Une évidence... Et puis, en écrivant ces mots, toute seule devant mon VAIO, sans ma fille devant laquelle je fais bonne figure, j'éclate soudain en sanglots. Parce qu'on a beau faire la faraude ça fait encore un putain mal de chien. Et j'aimerai parfois croire que dieu existe pour lui vomir ma peine et ma colère. Encore une fois... 




dimanche 24 juin 2007


Douceurs dominicales

guimauve

Biscuit de Savoie, crème anglaise, guimauve et, ce soir, magret de canard...



mardi 19 juin 2007


Préhistorique Education Nationale...

Avec quinze jours de retard, je découvre que l'Education Nationale se distingue toujours autant par son ouverture d'esprit et son modernisme... Qui avait parlé d'un Mammouth en son temps ? Sauf que le plus préhistorique n'est pas celui qu'on croit...

Qu'on se le dise plus que jamais bloguer masqué... Profs, vous êtes prévenus, la franchise et l'honnêteté sont des valeurs qu'il ne fait pas bon d'appliquer à vous-même !

Avec retard — car je ne parvenais plus à la retrouver, dans mon interminable liste de fil RSS où je picore sans queue ni tête— je précise la source qui m'a menée à blogprof : TICEblog




lundi 18 juin 2007


La vie n'est pas un long fleuve tranquille...

Il faut que je trouve une vis qui tienne... C'est la plaie des vélos la visserie... On se casse la tête pour trouver LE siège enfant haute sécurité mais ce n'est jamais le harnais qui vous fait défaut... c'est la petite vis du porte bagage sur lequel il est fixé qui se fait la malle... Elle en a eu marre des pavés. Et aussi des insultes. J'en ai marre de me faire insulter par des piétons mécontents des aménagements cyclables... Aujourd'hui j'ai craqué. Je suis devenue comme eux. Je ne suis pas très fière. Mais Tarquinet a tant pleuré ce weekend. C'est désarmant un enfant qui pleure "pour rien". C'est terrifiant un enfant qui pleure "pour rien". Et c'est très culpabilisant... Alors ce soir, j'étais pressé de le voir. Et il était déjà trop tard. Evidemment. Trop tard pour lui montrer que ce soir, précisément ce soir, précisément pour lui, j'allais rentrer plus tôt. Et puis vérifier ses devoirs, et puis m'enquérir de lui. Le temps qu'il faut. Lui consacrer quelques instants de plus que les quotidiennes millisecondes qu'il dispute à ses frère et soeur. Sauf que j'avais raté mon coup... Encore une belle résolution qui passe à trépas. Je suis pétrie de belles résolutions. Ma vie est tapissée de belles résolutions qui ne font que mourir les unes après les autres. Certaines dans des grands splaoutch. Mais la plupart s'éteignent en silence moisi, dans l'odeur douceâtre des purulences furtives. Une collection qui s'anime la nuit. Bref, je me serais foutue des baffes... Appuyer sur ses pédales avec obstination me semblait être la seule fuite admissible. Alors je m'y employais quand j'ai avisé trois personnes qui marchait sur cette piste hasardeuse. Je me signale d'un ding. Coup d'oeil en arrière de l'une d'elle qui se déporte en signalant aux deux autres ce surprenant aménagement urbain : Mazette ! Une piste ici ! De dos, je lui fait le crédit d'une vingtaine d'année. Sans se retourner celle-ci s'est carrée dans sa paire de fessiers bien décidée à occuper le terrain... à jouir du sentiment d'exister aussi... dans son jean et sa démarche empruntés d'une Roselyne Groseille... Alors je n'ai eu d'autre choix que de la doubler en la bousculant. Avant de me retourner et de lui lancer un méprisant "gros tas". J'ai décoché aux abîmes qui me surplombaient une silencieuse excuse vers mon feu mari, homme confortable s'il en était et désormais douillet devant l'éternel... avant de me réjouir d'avoir entraperçu combien l'outrage était cuisant. Pas très glorieux, je le concède. Et éminemment facile. Sauf que l'on ne m'ôtera pas de l'idée qu'avant d'emmerder volontairement de paisibles mères de famille qui n'ont pour l'heure d'autre préoccupations que de consoler leurs moutards, il faut peut-être en mesurer les risques... Et que nous ne sommes pas toutes des Marielle Le Quesnoy... Bon, il faut que je répare mon vélo... Trouver la vis... C'est forcé ! Tarquinou doit pouvoir s'y asseoir en toute sécurité demain à la première heure. Et.. et... et...




dimanche 17 juin 2007


Tarquinou — Tout Tarquinou...

Tarquinou de profil




Vanille - caramel

Tarquinet mangeant une glace dans la rue



vendredi 15 juin 2007


La fleur dans les cheveux. Et aussi dans les mots.

Tarquinette, le soir dit, dans le bus

Impromptu dans un bus — le soir dit

Nous marchions dans Paris. Nous avions pris le bus, puis le métro. Nous arrivions chez des amis.
Nous marchions dans Paris et nous nous donnions la main.
Tarquinette à main droite,
Tarquinou à main gauche.
Et Tarquinet à proximité, contre nous.

Nous marchions en ligne, soudés
Alors un homme nous a lancé un discret pardon pour que nous rompions les rangs
Il nous a dépassé en un bond et il s'est retourné vers nous
Il nous a regardé tendrement avant de nous lancer avec un grand sourire que nous étions ... « beaux comme des camions » !
Et bien moi j'ai trouvé cela charmant !



« Maman, parfois tu es tellement belle que j'ai l'impression que tu n'es plus Maman... »

Ces mots là je les ai trouvés plus que charmants...
J'ai pris ma fille dans mes bras et je lui ai dit qu'en toutes circonstances, ce serait toujours elle la plus belle...
J'ai pris ma fille dans mes bras et je lui ai dit qu'en toutes circonstances, je resterais toujours sa maman.







Trois hublots

Détail d'un avion

Musée de l'air et de l'espace — Le Bourget




Au temps pour moi

... sauf que du temps, je n'en ai pas.
Ou je ne le prends pas — je ne sais.

Il y a des temps pour tout et en ces temps je suis ailleurs.
Un peu occupée — terriblement !— mais aussi absente.

Je déserte.
Flirter avec le silence, le caresser, le taquiner.
Délicieux luxe de prendre le temps de ne rien dire.

Je ne suis pas très loin.

Je savoure, un rien gourmande, la liberté de se taire

Sans croire pourtant en user longtemps.





Cyclistes, respectons le code de la route !! (2)

une piste cyclable barrée par une barrière scellée dans le sol

Les urbanistes pensent-ils vraiment que tous les cyclistes ont des ailes ?



mardi 5 juin 2007


Noël Noël, sortons vite nos baillons !

Je suis bien trop au taquet en ce moment pour en faire un billet mais ces histoires de journaux qu'on caviarde, ces rapports qu'on dissimule, ces musiciens qu'on ne tolère plus que bâillonnés commencent à m'exaspérer...

Le ridicule semble être atteint aujourd'hui...

Pour tous les curieux, je vous indique que l'article censuré est lisible à cette adresse.

Et vous ne savez-pas, je me demande bien pourquoi BOLLORE et Consorts en font tout un plat ! Cela fait des années que l'on peut lire exactement la même chose sous la plume d'avocats rompus au droit des étrangers...

Las, quel pays ... il se trouve encore des publications professionnelles que l'on ne peut censurer...




samedi 2 juin 2007


Les valeurs sonnantes et trébuchantes de l'école républicaine.

Elle l'aimait son école. Une construite à la va vite au milieu de vilaines tours de banlieue. C'était la grande époque des classes qui débordait de mômes. Des années 70 jusqu'à ses palmes académiques, elle n'en a jamais changé. Elle en était elle la directrice. Elle parlait haut et fort. Dans cette banlieue difficile, il n'était pas question que quiconque puisse s'imaginer qu'on puisse lui marcher sur les pieds. Sa voix claire et sa taille n'étaient pas étrangères à sa longévité.
Il y a eu des enfants battus. Il y a eu des enfants oubliés à la sortie de l'école et qu'elle refusait de laisser au commissariat. Alors, tous ces sermons qu'on lui avait servis sur sa responsabilité, sur le fait qu'elle ne pouvait pas les garder avec elle, elle les balayait d'un revers de manche. Et ils dormaient à la maison. Elle pensait avec raison que c'était déjà assez terrible pour un enfant d'être oublié par ses parents et qu'il était mieux chez elle qu'avec de parfaits inconnus et qu'il n'était pas né le jour où elle laisserait un enfant "à la police" !
Il y avait des enfants qui ne mangeait pas tous les jours à leur faim.
Il y en avait qui n'avaient pas de vêtements assez chauds.
Et...
Et...
Et elle les appelait ses petits cocos, ou ses petites cocottes, c'est selon.
Et je peux vous dire qu'elle les aimait, en dépit de sa voix qui sonnait haut et fort et de sa taille qui en imposait.

Des fêtes de l'école j'en ai fait des quantités industrielles...
Je me souviens même d'une où j'étais à la faculté !
Et je l'ai rejointe là-bas, au bas de l'estrade où ses petits dansaient...
Parce que la fête de l'école c'était la fête de l'école. Et ce n'était pas rien pour tous ces marmots. les marmots qui étaient maintenant les enfants de ceux qu'elles avaient cocotés dans ses premières années.

Alors ce matin, lorsqu'à la fête de l'école de Tarquinou où j'apportais benoîtement un gâteau clown (le dessert préféré de mon brigand) on m'a remis en échange un bon pour une part gratuite de gâteau (mais non pour une boisson) j'ai demandé des explications.
Et j'ai appris que tout était vendu.
Et que non tous les enfants de l'école n'avaient droit,

  • ni à une part gratuite de gâteau,
  • ni à une boisson.

Cela dépendait uniquement de ce que leur parent avait apporté.
Et tant pis pour eux si parmi eux il y en avait dont les parents étaient impécunieux !

Nous sommes dans le 9-3.
Il y a des familles en grande précarité. D'autres, dont je suis, qui ne le sont pas.
Et on VA VENDRE DE QUOI MANGER ET BOIRE AUX ENFANTS DE L'ÉCOLE ?

Que l'on vende ce que les parents ont gracieusement préparés me dérange déjà en soi mais je veux bien y voir l'ardente nécessité de réunir quelques argents. En revanche, qu'avant d'en faire commerce, on ne remette pas d'autorité un bon pour une boisson et une part de gratuite à chaque enfant de l'école, cela m'a foutu dans une belle rogne !

J'ai pris mon marmot sous le bras je suis partie... en ne manquant pas de rendre mon bon gratuit avec l'injonction de le remettre de ma part à un enfant qui aurait faim... Une fois n'est pas coutume, ma mère qui d'ordinaire maudissait le caractère entier de ses rejetons, aurait tonné de sa voix haute et claire, aurait tonné de toute sa hauteur, aurait tonné contre ce mépris affiché pour tous ceux qu'elle appelait, ses petits cocos, ou ses petits cocottes c'est selon.

Et moi je sais bien que c'était ceux-là ses préférés...





Mort clandestine

« Une vingtaine de corps, vraisemblablement ceux de migrants clandestins, ont été retrouvés par la marine française, vendredi 1er juin, au large de Malte

[...]

Plusieurs embarcations de clandestins ont récemment fait naufrage dans cette zone. Le 21 mai, une barque chargée de 53 migrants avait disparu au large de la petite île méditerranéenne après avoir été survolée par un avion de reconnaissance de l'armée maltaise. Les photos prises par l'armée montraient les immigrés entassés sur un petit bateau qui semblait prendre l'eau. »


Le MondeUne vingtaine de corps de migrants repêchés au large de Malte — 1er juin 2007


Mais pourquoi n'est-t-il fait nulle mention de mesures de sauvetage ? Et devant ce silence assourdissant, je ne puis m'empêcher de penser : Mais qu'a-t-on fait pour les sauver ?