Neige, ski et bonnets — Sommets de bonheur !
Préparatifs :
Tarquinou, enfant prévoyant s’il en est
part
désormais avec son petit paquet d’anticorps contre
la varicelle ! Il ne me reste plus qu’à prier que
sa collection de boutons (dont le nombre le dispute à
l’aspect) ne lui vaut pas de se voir opposer un
refus à sa qualité
d’impétrant ourson !
Quant à moi, je pars avec mon petit paquet
d’antibiotiques. Ils me préserveront de ces
journées d’horreur. Celles où
l’on tente de boucler ses dossiers alors que la seule
certitude que l’on a, c’est d’avoir
besoin d’une couette pour oublier le monde.
Ouf ! mes enfants, je suis de retour ! Oui nous partons. Ce que
j’ai lu dans vos yeux lorsque j’ai parlé
d’annuler la folle escapade m’a convaincu
qu’elle était plus impérative que
jamais ! Pour vous et pour moi.
J’ai besoin de vous comme jamais. J’ai besoin de
vous sentir palpiter au centre de ma vie. J’ai besoin de
sentir que vous en êtes le noyau. J’ai besoin
d’oublier tout ce qui ne résume pas à
vos trois vies.
On s’en fout des crobes !
On s’en fout de ces nuits où il ne faut rien
oublier sauf parvenir à y caser deux petites heures de somme.
On s’en fout aussi de ces kilomètres qui
s’étirent à se tendre, qui
s’étire à se rompre dans ces
embouteillages pascaux. Il y a des thermos débordant de
café, il y a des bonbons a satiété. Il
y a des chansons. Il y a ces phrases qu’ils
complètent à l’unisson. « Je
vous ai déjà dit que je … »
« … VOUS AIME !!» —
« Vous savez que votre mère est …
» « … DINGUE !!!» Et il y a
des enfants géniaux qui savent
qu’aujourd’hui il faut protéger maman
contre son épuisement et sa mauvaise humeur.

Pause toutes les deux heures. Chansons à tue-tête
et bonbec — Nous sommes arrivés au sommet !

Chronomètre en main
Réveil matin — Qu’il mange, il faut
qu’il mange assez, le premier jour son moniteur a
dû le sustenter ! et puis foncer — il est
arrivé à l’heure — tous les
jours ! — Luge — Elle aime tellement cela ! Plus
que tout ! — Et quand je pense que cet affreux tarquinou
n’aime pas le riz ! — On a découvert le
quinoa grâce à lui… — Ni
chips, ni sandwichs — A aucun des repas ! — Je suis
très fière de moi —
Récupérer l’aîné
et avec lui son casque, ses skis et ses bâtons. —
Foncer, pour repartir à l’heure — Ne pas
oublier les dossards. Et puis les gants. Et la crème solaire
!!! … et — …. — …
—
Après le déjeuner, un jour, tout en tenant un
grand mug de café entre mes mains, j’ai
posé ma tête sur la table et je me suis endormie.
Ils ont été gentils. Ils m’ont
laissé dormir. Ils ont juste enfilé leur
combin’ ; et je me suis réveillée
à temps !

Pénsées idiotes :
Parquer tous les véhicules des migrants pour laisser les
autochtones de rouler sereinement à tombeaux ouverts au
milieu des premiers…
C’est curieux j’ai l’impression que
d’autres ont eu cette idée avant moi. Et eux ils
l’ont réalisée !

Magnanimité
Disséminer les rendez-vous des cours de ski en des endroits
éloignés à des heures parfaitement
identiques est un véritable défi pour parent
isolé ! Si vous rajoutez une mégère
qui vous crache au visage « moi Madame, je suis toute seule
avec 20 enfants ! » quand vous la prévenez que
vous ne faites que déposez le petit avant de filer
accompagner la puînée, il arrive que
l’on doute du professionnalisme d’icelle (outre une
impressionnante capacité à travestir la
réalité si je sais encore compter…)
Peu importe une fâcheuse, elle ne cachera pas la
forêt de gentils qui se déploie à cette
altitude !

Radios et
télétransmissions
Dans la valise des équipements de
sécurité, il y a deux
téléphones portables. Cela vous permet
d’être sourd avant l’âge
à force d’entendre vos marmots vous hurler que
« TARQUINETTE M’A FAIT MAAAAL !!!» tout
en poussant un caddie débordant de féculents
divers et variés (in petto : «
n’empêche que si tu aimais le riz, Tarquinou,
peut-être que je n’y passerai pas autant de temps
dans cette supérette d’altitude !
»…)
Quand à peu près en haut d’une piste
vous entendez une voix enfantine qui sort de votre poche gauche et qui
vous interroge goguenarde : « Bah alors Maman ?
Qu’est-ce que tu fais ? » deux attitudes
s’offrent à vous ! La menace
d’infanticide ou l’éclat de rire.
J’ai pris la seconde option ! Je n’ai pas
même regretté de lui avoir offert des
talkie-walkie pour son anniversaire et je l'ai rejoint en bas de la piste !
Son père l’appelait « mon petit biquet
», je l’ai renommé « mon petit
boulet » Boulet de canon s’entend !

Mots pour rire — car il
faut savoir rire des tracas.
- Tarquinette je mets ton genou dans mon sac d’accord ?
- Non Maman ! Je veux garder mon genou !
- Hummm ? Tu es sûre que tu ne vas le perdre en le tenant
à la main ?
- Non ! C’est mon genou, et je me le garde.
- Tarquinette je te préviens ! Si tu le perds, je te
découpe en rondelle pour prendre l’original !!
— Éclat de rire de la fillette —
Entorse au 3ème jour. Elle a cessé de skier mais
n’a pas perdu la radiographie de son genou !

Une mère chargée de sacs, de luges et
d’objets divers d’adresse à ses enfants :
- Vous savez mes enfants, vous avez de la chance que votre
mère soit une mule !
— Hurlements de protestations du petit —
- Non Maman, tu n’es pas nulle !
- Tarquinou, j’ai dit que j’étais une
mule, pas que j’étais nulle !
- Tu n’es pas nulle !!!!
- Tarquinou, Mule, pas Nulle !
- Tu n’es pas nulle !!!!
(Etc. etc. etc.
Soupir de la mère… il est temps que tu retournes
chez l’orthophoniste…

C’est décidé ! Dorénavant on
y retournera tous les ans !

Ah j’oubliais les clefs de la réussite de
ces
vacances impromptues :


Par Veuve Tarquine
mercredi 18 avril 2007 à 20:30
Les Tarquinioles
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Commentaires
Le mercredi 18 avril 2007 à 23:16
par
isabelle
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Le mercredi 18 avril 2007 à 23:24
par
Veuve Tarquine
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Le jeudi 19 avril 2007 à 00:40
par
samantdi
#
Le jeudi 19 avril 2007 à 01:35
par
Fab
#
Le jeudi 19 avril 2007 à 09:10
par
isabelle
#
Le jeudi 19 avril 2007 à 09:24
par
marionette
#
Le jeudi 19 avril 2007 à 11:27
par
François Granger
#
Le jeudi 19 avril 2007 à 13:53
par
TarVal, au boulot
#
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