Souffler - respirer et exister.
« J'ai rechaussé mes pointes. »
D'une certaine façon c'est la vérité.
Mais à défaut de boue ou de tartan c'est le
bitume qui me fait danser.
Et le bitume ne tolère pas que l'on griffe celui-ci pointes en
acier.
On se contente d'y sautiller en priant pour qu'il ne vous
abîme pas trop.
Alors pour la première fois depuis plus de 20 ans mon coeur
a sursauté quand le pistolet de départ a retenti.
J'ai retrouvé des sensations oubliées —
la surprise d'entendre son souffle comme s'il s'agissait de celui d'un
autre. Découvrir le martèlement de ses propres
pas. Se surprendre à exister de toutes les cellules de son
corps — le plier à sa mesure — et le
sentir puissant . Allonger les foulées comme pour
se rappeler que la vie se prend à bras le corps et non les
jambes à son cou. Avaler le macadam,
méthodiquement, obstinément — ne pas
fuir mais avancer. J'ai fini en sprintant parce que c'est ainsi que
j'achevais mes courses, il y a longtemps maintenant. Classement
décent, surprenant bien que finalement si peu important.
Courir de nouveau. J'ai déjà renvoyé
un autre bulletin. Un autre dossard, une autre distance. Ce n'est plus
mon clavier que je griffe désormais, pour l'heure j'ai
jeté mon dévolu sur l'asphalte !
Par Veuve Tarquine
lundi 2 avril 2007 à 23:26
De bric en vrac
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Commentaires
Le mardi 3 avril 2007 à 01:33
par
Exvisiteur
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Le mardi 3 avril 2007 à 06:52
par
Valérie de Haute Savoie
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Le mardi 3 avril 2007 à 23:14
par
Sarita
#
Le mercredi 4 avril 2007 à 06:00
par
Sabine
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Le mercredi 4 avril 2007 à 09:31
par
La Sardine Masquée du Port
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Le mercredi 4 avril 2007 à 16:18
par
FrédéricLN
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Le jeudi 5 avril 2007 à 13:14
par
akynou
#
Le samedi 7 avril 2007 à 00:21
par
Runner
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Le samedi 7 avril 2007 à 01:18
par
marionette
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