• Offrir à son marmot un légo de la mort qui tue (le guide contient 139 pages détaillant les 64 étapes de montage d'un bon millier de pièces)

  • Le laisser se dépatouiller tout seul (ce dont il rêve au demeurant)

  • Le laisser s'emmêler les pinceaux avec élégance, c'est à dire en faisant semblant de rien !

  • Le degré d'intervention se détermine à l'oreille : il faut que les pleurnichements soient francs sans être pour autant désespérés

  • Râler pendant un bon quart d'heure que non, ce soir décidément on a pas assez de courage pour affronter une pareille épreuve.

  • Arguer ensuite que l'on a le neurone mou.

  • Soupirer que l'on a perdu ses yeux de 20 ans, lesquels sont  indispensables pour réaliser un tel ouvrage.

  • Puis, quand les pleurnichements ont franchi la barrière du désespoir, ponctuer ses réticences d'un « bon... » final.

  • Et commencer sans plus attendre les négociations !


Pour lui avoir remis dans le droit chemin son engin je viens de gagner une éternité de petit déjeuner au lit...
Et oui, jusqu'à la fin de mes jours, je suis en droit de mander mon Tarquinet afin qu'il me gratifie de mon sempiternel "grand crème bien blanc" sans sortir un orteil de ma couette...

Et comme nous en étions qu'à l'étape 15 j'imagine que d'ici l'étape finale, il restera bien deux ou trois occasions de spéculer quelques avantages à mon profit...

Dans l'ordre je vise à obtenir :

  • - qu'il essuie la table au moins un soir sur trois (je trouverais bien un moyen de coincer les deux autres au décours de négociations de mon cru...)
  • - qu'il m'apprenne à faire des bulles avec un malabar
  • - et surtout qu'il m'explique — sans se moquer de moi — comment il parvient à faire du vélo sans les mains quand moi je n'y parviens pas !