L'eau, le feu et la douceur
Quand on a franchi le portail, Tarquinet m'a dit : « ici
c'est chez nous ! »
J'ai juste dit « oui ».
Je savais exactement ce qu'il ressentait.
Et il savait exactement que j'en pensais pareillement.
L'accueil fût sévère.
Elle nous en voulait la demeure de l'avoir quitté si
longtemps !
Pas de jus en arrivant — Un compteur en carafe —
une inondation à la cave — Et
évidemment une chaudière assoupie !
On ne lui en a pas tenu rigueur.
Nous n'avons pas tourné les talons.
On a allumé des bougies — On a fait un grand feu.
Alors le compteur s'est même secoué les puces.
Et si la chaudière n'est pas repartie (c'est qu'elle a les
pieds humides la pauvrette !) la pompe ronronne à la cave.
Je ne sais pas trop si elle viendra à bout de ces 15
centimètres d'eau mais à chaque jour suffit sa
peine.
Trop frileuse pour abandonner la chaleur de l'âtre , on a
brouillé des œufs au dessus du feu.
On les a dégusté avec de grandes tartines de pain
beurré.
Et puis on a fait griller des chamallows.
Et on a croqué des cerneaux de noix fourrés de
généreuse pâte d'amande.
Et puis on s'est doré les joues au soleil de la
flambée.
On s'est pelotonné dans le cuir des fauteuils de mes grands-parents.
Et puis lorsque l'on s'est autant réchauffés que
rassasiés, on a entassé de vieilles et lourdes
couvertures de laine sur les lits.
Et ils s'y sont blottis, chacun avec un livre.
Heureux d'être ici.
Heureux d'être bien.
Ventrebleu, qu'on est bien chez nous...
Par Veuve Tarquine
dimanche 18 février 2007 à 01:10
De bric en vrac
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Commentaires
Le dimanche 18 février 2007 à 06:44
par
Pierre Carion
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Le jeudi 22 février 2007 à 23:47
par
marionette
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Le dimanche 25 février 2007 à 11:12
par
MarieJo
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Le samedi 10 mars 2007 à 05:53
par
julie70
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