— billet vide — tags du billet vide: Tarquinets, vacances, tricot, films, bouquins,
ragoût de lapin, course à pied, chocolats chaud, et
bientôt copines, mer et douceur de vivre. Nota bene du billet vide : Ayé ! J'ai retrouvé mon sommeil (depuis
plus de trois ans que l'attendait celui-là, cela
mérite quand-même d'être
souligné...)
Offrir à son marmot un légo de la
mort qui tue (le guide contient 139 pages détaillant les 64
étapes de montage d'un bon millier de pièces)
Le laisser se dépatouiller tout seul (ce dont il
rêve au demeurant)
Le laisser s'emmêler les pinceaux avec
élégance, c'est à dire en faisant
semblant de rien !
Le degré d'intervention se détermine
à l'oreille : il faut que les pleurnichements soient francs
sans être pour autant
désespérés
Râler pendant un bon quart d'heure que non, ce soir
décidément on a pas assez de courage pour
affronter une pareille épreuve.
Arguer ensuite que l'on a le neurone mou.
Soupirer que l'on a perdu ses yeux de 20 ans, lesquels
sont indispensables pour réaliser un tel ouvrage.
Puis, quand les pleurnichements ont franchi la
barrière du désespoir, ponctuer ses
réticences d'un « bon... » final.
Et commencer sans plus attendre les négociations
!
Pour lui avoir remis dans le droit chemin son engin je viens de gagner
une éternité de petit déjeuner au
lit...
Et oui, jusqu'à la fin de mes jours, je suis en droit de
mander mon Tarquinet afin qu'il me gratifie de mon sempiternel "grand
crème bien blanc" sans sortir un orteil de ma couette...
Et comme nous en étions qu'à l'étape
15 j'imagine que d'ici l'étape finale, il restera bien deux
ou trois occasions de spéculer quelques avantages
à mon profit...
Dans l'ordre je vise à obtenir :
- qu'il essuie la table au moins un soir sur trois (je
trouverais bien
un moyen de coincer les deux autres au décours de
négociations de mon cru...)
- qu'il m'apprenne à faire des bulles avec un
malabar
- et surtout qu'il m'explique — sans se moquer de
moi
— comment il parvient à faire du vélo
sans les mains quand moi je n'y parviens pas !
Une voix très tendre égrène,
fredonne, chantonne presque : Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri
— Grabrigrabigron
rheuuuuuufheuuuuffffff
Oh !!!! tu entends Françoise ?
Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri
— Grabrigrabigron
rheuuheuuuuffffff
Oh ! Ma fée des bulles — Grabigrabigrou
— Grabigrabigru — Grabigrabougri —
Grabrigrabigron
Tu entends mon Lilipotame : Grabigrabigrou — Grabigrabigru
— Grabigrabougri — Grabrigrabigron
D'un ton plus sévère : RRHEUFFFF!!! Elles ont peut-être envie d'un gâteau mes cocottes ?
OUINNNNN — OUINNNNNN !!!!
Éclat de rire cristallin : Oui ! Maintenant elles
ont très envie d'un gâteau ! Tu vas leur chercher un gâteau ?
OUINNNNN !!!— OUINNNNNN !!!!
OUINNNNN !!!— OUINNNNNN !!!!
Une voix au loin : Ne miaulez pas mes petits chats ! J'arrive avec les
biscuits ! - Tiens ma chérie.
- Tiens mon amour.
Les pleurs cessent et l'on entend un voix très tendre qui
égrène, qui fredonne qui chantonne presque : Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri
— Grabrigrabigron
Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri
— Grabrigrabigron
Cet enregistrement sonore se trouve quelque part. Je ne sais
où précisément mais sur une bande
magnétique dans l'immense grenier de la demeure.
J'espère le retrouver un jour. Je le cherche chaque jour.
Quand je l'aurais trouvé, alors je le
numériserais et on on pleurera encore une fois,
Philomène et moi. On pleurera en entendant la voix de ce
papa qui ne nous appelait jamais par notre prénom sans y
ajouter un "ma chérie", un "mon petit chat", un "mon amour",
un mot tendre, un mot drôle, un mot compliqué, un
mot qui sonnait bien, un mot qui tombait juste.
Il avait toujours un mot pour nous. Rien que pour nous.
Des mots si riches, si divers, si surprenants qu'on les a
oublié.
Il y en avait tellement...
Il ne nous disait pas "je t'aime", il le clamait de tout son
vocabulaire.
Nous avions un peu plus d'un an.
Je ne savais pas encore que la vie me réserverait un joli
lot d'emmerdement.
Il avait 38 ans, deux enfants déjà grands et puis
il avait ses jumelles qu'il couvait de mots doux, des mots qu'il
n'avait jamais su prononcer auparavant.
J'avais un peu plus d'un an et je ne savais pas encore que la vie me
réserverait un joli lot d'emmerdement. Il était
pourtant parfaitement évident que des quatre enfants, il ne
pouvait y avoir que deux clans. Le clan de celles fortes de l'absolue
certitude d'avoir été aimées de papa.
Le clan de ceux qui ont assistés impuissants ou presque au
débordement d'amour de ce père pour
celles-là même qu'il appelait ses pataloustics...
Quand on a franchi le portail, Tarquinet m'a dit : « ici
c'est chez nous ! »
J'ai juste dit « oui ».
Je savais exactement ce qu'il ressentait.
Et il savait exactement que j'en pensais pareillement.
L'accueil fût sévère.
Elle nous en voulait la demeure de l'avoir quitté si
longtemps !
Pas de jus en arrivant — Un compteur en carafe —
une inondation à la cave — Et
évidemment une chaudière assoupie !
On ne lui en a pas tenu rigueur.
Nous n'avons pas tourné les talons.
On a allumé des bougies — On a fait un grand feu.
Alors le compteur s'est même secoué les puces.
Et si la chaudière n'est pas repartie (c'est qu'elle a les
pieds humides la pauvrette !) la pompe ronronne à la cave.
Je ne sais pas trop si elle viendra à bout de ces 15
centimètres d'eau mais à chaque jour suffit sa
peine.
Trop frileuse pour abandonner la chaleur de l'âtre , on a
brouillé des œufs au dessus du feu.
On les a dégusté avec de grandes tartines de pain
beurré.
Et puis on a fait griller des chamallows.
Et on a croqué des cerneaux de noix fourrés de
généreuse pâte d'amande.
Et puis on s'est doré les joues au soleil de la
flambée.
On s'est pelotonné dans le cuir des fauteuils de mes grands-parents.
Et puis lorsque l'on s'est autant réchauffés que
rassasiés, on a entassé de vieilles et lourdes
couvertures de laine sur les lits.
Et ils s'y sont blottis, chacun avec un livre.
Heureux d'être ici.
Heureux d'être bien.
« Cette
récupération marketing agressive et
systématique du corps féminin, pour vendre de la
camelotte, est totalement indigne.
En même temps, souvent, j'en bande.
Dilemme (...).
Si vous castrez un coq, il arrête de chanter et
d’être intéressé par les
poules; si vous redonnez à ce coq des hormones sexuelles, le
coq se remet à chanter et à être
intéressé par les poules. Ca existe aussi chez
les mammifères, mais ils chantent moins bien. —
Jacques Epelbaum, neuro-endocrinologiste, Nimbus, sur FR3
Les clichés ont ceci de particulier qu'ils
trimballent des
évidences qui n'en sont que pour celui qui en est convaincu
mais que l'on est bien impuissant à combattre, faute de les
partager... Peste que cela est confus ! Il faut dire que j'ai parfois
du mal à y voir clair moi-même. Parfois j'en viens
à me demander si je ne devrais pas laisser la Tarquine
être un personnage de roman. Lui dresser une autre vie, une
dont je serais bien certaine qu'elle n'est pas moi. La faire entrer
dans la fiction pour laisser l'autre exister.
Mais je sais trop bien que cela n'y changerait rien.
C'est bien trop humain.
On s'avise de l'autre en le mettant dans des cases. En lui imputant ce
que sa condition démontre.
Et je suis sans doute comme les autres.
Mais qu'est-ce que j'en ai soupé de ces
vérités implacables qu'on vous plaque au
prétexte de votre propre histoire !
Qu'est-ce qu'ils me fatiguent ces postulats dont on brosse
hâtivement ma vie sans se soucier un seul instant de leur
réalité.
Car par principe une évidence ne se met pas en doute, elle
est acquise avant même que vous ne puissiez la combattre.
Que ressentaient-ces femmes qui prêtaient serment et
administraient en toute liberté, toute
indépendance
les affaires de leurs clients mais qui, parallèlement
étaient considérées de par la loi
comme des incapables ne pouvant agir pour les biens de leur propre
ménage que sous la tutelle de leur mari ?
J'ai souvent pensé à elles quand du jour
où je l'ai perdu, certains doutaient même du fait
que je sache remplir par moi-même un formulaire. Proposer son
aide à tout prix pour trouver un remède au vide
que l'on ne sait combattre, pour être gentil, parce que l'on
ne sait pas quoi faire, alors on propose n'importe quoi. Je disais non
gentiment. Je disais non tout le temps. Je ne voulais pas que l'on me
dépossède de ma vie. Non j'étais
toujours la même éprise d'indépendance.
Non je n'avais besoin de personne pour élever mes enfants.
Non il n'était pas question que quiconque
déménage. Non je ne revendrais pas cette
énorme bagnole que je n'avais jamais conduite et que
j'étais même infoutue de sortir du parking.
J'apprendrais. Non je n'arrêterai pas de faire de la
bicyclette au prétexte que maintenant c'est trop dangereux.
Ce n'est pas parce que mon quartier compte dorénavant un
conducteur de moins que le danger est plus grand... Et tu ne
vas pas
arrêter de fumer maintenant ? Tu vas te démolir,
il vient juste de mourir. Et puis tu ne pourras jamais tenir : ta
mère est en train de mourir ! Mais avoir envie
d'une clope,
envie à en pleurer, cela ne pourra que me changer les
idées ! Cela me divertira de cet endroit où je ne
veux pas me noyer ! Et puis si je ne n'y parviens pas, nul ne s'en
souciera. Et même aujourd'hui quand j'ai encore envie de
cloper, je sais que c'est la meilleure chose qui peut m'arriver : c'est
que la mélancolie n'est pas très loin. Penser
à combattre me convient mieux que de me laisser y glisser. Et puis, arrêter de travailler.
Et puis j'aurais de nouveaux parents puisque les miens
n'étaient plus.
Et puis ma famille m'entourerait de son affection.
Et puis je n'aimerai plus jamais.
Et puis je vois un père dans tous ceux qui pourraient entrer
dans mes draps. Histoire de caser mes trois marmots et de leur offrir
un substitut à ce qu'ils ont perdu.
J'ai rayé ma bagnole (pas trop) et je ne la gare pas
toujours très bien mais j'aime y chanter à
tue-tête avec mes enfant sans même plus penser au
fait que je n'en avais jamais tenu le volant. Mon travail m'a
apporté la plus belle chose qui me soit arrivée
depuis la mort de mon mari. Un truc qui me fait battre le coeur plus
que je ne l'aurais jamais imaginé. Je fuis
dorénavant comme la peste tout ce qui ressemble de
près de loin à une famille. Aimez-vous entre
vous. J'en suis profondément admirative. Je vous envie
même un peu. Mais ne me demandez jamais d'être
ailleurs qu'à son aphélie. Là
où plus jamais on ne me fera du mal. Bien trop loin pour que
je sois blessée par ses impérities. Et puis il se
trouve aussi que sans doute terriblement abusive je n'ai pas du tout
envie de partager mes enfants. J'en ai soupé trois mois.
Cela m'est insupportable. Je ne comprends pas bien pourquoi. Je devine
confusément que cela m'est aussi intolérable que
lorsque quelqu'un s'est avisé de prendre la place de mon
propre père. J'ai rué. De toute mes forces. Et
puis j'ai même aimé de nouveau. Un sale con. Pas
un con de dépit. Non, un vrai de vrai, un à la
bêtise plus épaisse que la couche de nutella que
Tarquinou étale sur ses pains au lait ! Mais je
l'ai aimé quand même... Même que j'en
suis pas fière... Qu'ils me dégoûtent
ces regards qui ne voient que le vide. Un grand vide dans leur
schéma bien étriqué. Le vide de ma vie
et la place de leur nombril. Et moi je tombe toujours des nues. Je ne
vois rien. J'apprendrais peut-être un jour à
comprendre que ce qui est évident pour moi, ne l'est pas
pour les autres. Regarder le monde à travers mon appareil
photo n'est pas un mauvais choix. Quand j'enlève le prisme,
j'ai l'impression d'être une martienne : je ne suis pas la
somme des clichés dont on m'a tiré le portrait !
Las, on ne soulignera jamais assez l'extrême
solitude du dragon pusillanime...
Je n'ai foutrement aucune idée de savoir si ce
billet sera encore en ligne demain...
Ces scribouillages sont librement
inspirés des suites pour violoncelle de Bach dont il faut
bien admettre qu'elles constituent l'une des merveilles que nous offre
la vie terrestre (moi je ne crois pas au Paradis). Tous mes
remerciements à Monsieur Anner
Byslma qui s'en est fait le talentueux truchement.
Et je rajoute en toute illégalité, à
la demande de Vroumette à qui je ne
sais rien refuser, un extrait de cette divine ambroisie :
Johann Sebastian Bach — Suite
for solo cello No. 5 in C minor, BWV 1011: Prelude — Anner
Byslma
Gloups, pas moyen de modifier mon
précédent billet (quelques
répétitions et autant de fautes) sans que l'on
accueille ma requête d'un « * 2000 -
MySQL : 1034 - Incorrect key file for table: 'dc_post'. Try to repair
it » — Je crains le pire. Ce billet
constitue donc la première phase de mes essais : puis-je
encore publier ici mes atermoiements ?
Ouffff ! je peux encore vous enquiquiner
avec de nouveaux billets et même les modifier !
Il y a au moins un an que je ne lui ai pas nettoyé
la panse
à mon ordi que j'agonis dès qu'il ne tourne pas
au petit poil... Quand cela me prend c'est comme une envie de faire
pipi, je sauvegarde à peu près mes
données (c'est à dire qu'à part les
fichiers graphiques dont je n'oublie jamais la moindre miette, une
bonne moitié de celles-ci passent par les pertes
et profits)
et j'oublie de faire la liste de tous ces petits bidules dont je ne
parviens plus à me passer. Je dois avouer que pour la
plupart de ceux-ci c'est chez les autres que je les ai
attrapés. De sorte que je n'ai aucune pudeur à en
faire la liste ici : le moment venu je serais bien contente de la
retrouver dans ce bricablog qui abrite décidément
de tout et du n'importe quoi.
Si vous avez l'âme partageuse de ces petits machins dont on
ne parvient plus à se passer, n'hésitez pas
à me refiler vos recettes !
Gribouiller, raturer, scribouiller :
Pour bloguer : Nvu
(j'écris dans la fenêtre puis je
récupère le xhtml dans l'onglet source), FileZilla
et PsPad
Pour écrire de tout et surtout n'importe quoi : Advanced diary
(la version 1.3 gratuite que je conserve précieusement).
Heureusement qu'il y a un mot de passe à l'entrée
car je lui confie tout ce que je ne pourrais jamais écrire
ici...
Pour mes couleurs : la
boîte à couleurs
Pour alourdir encore Photoshop, quelques plugins ici.
Pour choisir mes polices : x-fonter
(la version 2.02 "absolutely freeware" qu'ils ont
écrit
— et que je garde précieusement)
et pour écrire sans oublier les e dans l'o et les guillemets
français : le pilote de
police enrichi.
Sans oublier un raccourci vers charmap.exe —
C:\WINDOWS\system32\charmap.exe — pour choisir un
caractère en particulier et sur le clavier visuel
— C:\WINDOWS\system32\osk.exe— pour ne pas trop
s'emmêler les pinceaux !
M'en mettre plein les oreilles :
Pour écouter de tout et toujours autant de n'importe quoi : dékibulle
dont je ne parviens plus à me passer
Pour convertir : l'indispensable dBpowerAMP (la
version 9 gratuite que je conserve tout aussi précieusement
!) et le ogg
vorbis aussi ! Et windows
media player pour certains fichiers récalcitrants
(là où dBpower se casse le nez) ainsi que pour
extraire des disques que j'entends bien écouter sur mon
lecteur mp3 après les avoir achetés !
Pour convertir des fichiers real audio en mp3 : le plugin
dBpowerAMP-codec-DirectShowDecoder.exe et Real Alternative, selon une procédure
décrite ici. (Et si vous saviez le nombre
d'émission de France Culture que je n'arrive qu'à
attraper en format real, je vous promets que cette
bidouille-là me simplifie drôlement la vie !)
Pour attraper les fichiers (mp3 ou real) directement sans passer par un
lecteur de flux ou de podcast : Net Transport
(la version 1.94 gratuite que je conserve précieusement
aussi)
Pour éditer les tags et plus encore renommer mes fichiers
proprement (j'aime bien que les enchaînements se fassent
à ma façon et ce quelque soit la règle
omnipotente de cet alphabet qu'on nous serine depuis notre plus tendre
enfance !) le génial : TagScanner
(celui-là je le mets en gras tant je l'aime !)
Et évidemment audacity
sans lequel ma vie n'aurait pas la même saveur...
Et sous le capot du VAIO :
Pour l'éteindre en m'endormant tranquillement devant un DVD
ou les oreilles bercées d'une émission de radio :
Switch
Off
Pour m'y retrouver aisément en personnalisant les
icônes de mes répertoires (cela semble
être un gadget mais je gagne réellement un temps
fou !) : Icolorfolder
Les indispensables Pdfcreator
et 7zip
évidemment — RegCleaner,
de temps en temps.
Pour retrouver la clef de windows XP qui s'est
effacée depuis des lustres de l'autocollant sur laquelle
elle figurait : RockXP3.exe
L'antivirus Avast
, quelques powertoys
(cleartype.exe et TaskswitchPowertoySetup.exe), Supercopier2
dont je ne parviens plus à me passer, et pour chercher dans
ses entrailles (mais uniquement sur le PC de mon bureau, les
répertoires de mon VAIO sont tracés au cordeau,
je n'y perds pas grand chose...) Copernic
Desktop Search Firefox
et thunderbird,
cela va sans dire.
Des remerciements à tout le forum dotclear
dont la lecture m'a appris plein de choses, à Philomène,
grand pouvoyeuse de mes tits trucs, à
Wizgoblar,
à Framasoft
que je consulte assidûment et à tous ceux qui
partagent leurs astuces sur internet dans lesquelles j'ai
puisées sans réserve !
Quand je pense qu'il faudrait que je dresse le même
inventaire pour mon PDA...
Et ma petite touche perso : de la maïzena pour
épaissir le chocolat chaud que l'on fait cuire doucement
(van houten + cassonnade). Cela n'a rien a voir mais les tarquinets
adorent ça !
Article 10 :Nul ne
doit être inquiété pour ses opinions, mêmes
religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre
public établi par la loi.
Vous faites offense à la démocratie en oubliant
aussi facilement des principes aussi essentiels !
Nul ne doit être inquiété
pour ses opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses
opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses
opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses
opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses
opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses
opinions...
Il faudra vous le dire combien de fois pour que en compreniez le sens ?
Avouez que c'est assez ennuyeux lorsqu'il s'agit d'organes d'informations...
C'est un de leur sujet de conversations cet été. Il lui disait que cela il adorait, elle se rengorgeait en lui disant que c'était de son pays à elle !
Ils me mettaient l'eau à la bouche d' en parler avant une telle gourmandise !
J'avais évidemment oublié tout cela lorsque ce matin, j'ai trouvé sur mon bureau une caisse en polystyrène.
Un truc énorme !
Quand je l'ai ouvert je crois bien avoir hurlé de rire !
Un vrai de son pays, un plat qui vous tombe au fond des chausses comme du plomb après vous avoir ravi le palais !
Ce soir, au dessus de ce galimafrée d'exception, il a soufflé ses bougies, hilare et heureux comme les enfants savent l'être, lorsqu'ils ont été surpris d'une singulière et précise attention.
Et je ne l'ai jamais vu manger autant !, mon Tarquinet à l'appétit d'oiseau !
Cette nouvelle année n'a pas été avare de cadeaux, mais je suis bien certaine que dans ses souvenirs, il n'en restera qu'un seul !
Je regarde assez rarement mes stats mais je sais que cet endroit accueille chaque nuit son lot d'insomniaques.
Ils tombent ici par hasard, le roi Google n'étant pas avare des chemins de traverse à destination de ces feuillets.
Ils sont curieux, ont tout leur temps et le prenant vadrouillent de billets en billets selon un ordre défiant toutes lois des séries !
Ce soir, comme il semble que je partage leur quête de sommeil, j'ai eu envie de leur dédier un billet.
Bonne nuit, si cela se peut, gens d'insommie.
Sinon, puissiez-vous trouver ici de quoi tromper votre ennui.
A moins que celui-ci au contraire ne vous fasse rejoindre au plus vite les rives du Léthé...
Ce que je vous souhaite autant qu'à moi même.
« Si tu vas aux toilettes en laissant
une mangue entre les mains de maman, tu n'en retrouves
bientôt que le noyau »
Sentence prononcée gravement
par Tarquinette à la fin du repas et qu'il convient de lire
à voix haute, comme les fables de La Fontaine dont je les
abreuve - un peu - en ce moment.
« J'ai une famille — Tu es ma famille,
Madame Maman ! » (Tarquinou — 4 ans de
séduction sans interruption)
« Maman, tu ne sais pas : une fois j'ai mangé
tellement de moules que j'ai même oublié mes
frites ! » (Tarquinette — 8 ans de gourmandise sans
interruption !)
« Maman ? Maman ?? Maman ??? »
« rrruummmmm ? » (grognement menaçant de
ladite mère engloutie au fond d'un ordinateur)
« Je t'aiiiiiiiiiiime ! » (Tarquinet — 10 ans de
facétie sans interruption)
A l'explosion de joie farouche de leur mère :
« Maman, maman ? pourquoi tu ris ? »
« Pour ça mes amours : »
(Tarquine — 40 ans d'engouement à peu
près sans interruption)
et
Extraits des Rois Maudits — Jean Piat, éternel et
truculent Robert d'Artois
Dernier étage et la pluie qui s'abat sur le toit,
tapageuse,
venteuse et impérieuse. Depuis la chaleur de mon lit je me
réjouis d'être plus plus frileuse que jamais.
Je ne parviens pourtant pas à déterminer
si cette pluie ne serait pas encore plus jubilatoire en
pédalant sous ses traits ! Se couvrir d'eau et noyer sa
sueur. Comme au temps des dimanche matin lorsque l'on allait
détaler en forêt.
Et puis l'odeur de mon oreiller.
L'arôme sucré des mouillés.
Celui-là même que Philomène m'enviait
tant ; tant et si bien qu'elle me les dérobait
effrontément !
Inavouable péché de ceux qui savent encore
apprécier le parfum organique d'un doudou, d'un nin-nin ou
d'un cou, je ne vois pas bien au nom de quoi je cesserai d'y
goûter.
Moulin à café. Grains noirs et luisants.
Grains moulus dont la poussière s'accrochent au bout des
doigts.
Mes enfants sont là et je suis là pour eux.
Et confusément, il y a une petite voix qui me chantonne que
non, décidément, je n'ai besoin de personne.
Suave mari magno,
loc. subst. [P. allus. à
LUCRÈCE, De natura rerum, livre II, 1] Très
doux
sentiment de quiétude, de délectation que l'on
éprouve lorsqu'on se sent à l'abri de
l'agitation, d'un ennui, d'un danger. Tous les dimanches
soirs nous
entendions, à peu de distance, le bruit (...) du bal des
Marronniers. J'aimais assez cela; c'était un plaisir dans le
genre du Suave mari magno (MICHELET, Memor., 1822, p. 208). Le suave
mari magno que nous éprouvons, au milieu d'un bon
dîner, à nous souvenir d'aussi terribles
soirées (PROUST, Guermantes 1, 1920, p. 490).
La Coquette. Depuis mes trois ans je n'en garde qu'un unique
souvenir.
Une cage d'escalier que perçait un rayon de soleil. Il
venait faire mouche sur un parquet ciré. De mes yeux
d'enfant j'ai vu alors dans les nervures du bois s'illuminer les grains
de sable et de poussière mélés dont
nul ne soupçonnait l'harmonieuse présence. La
Coquettte, je sais qu'elle existe toujours. Je crois qu'elle est jaune,
en tout cas elle l'a été. Jaune comme savent se
parer ces maisons dont le dessein est de séduire un soleil
économe et bougon. Là-bas la lumière
n'écrase pas l'ombre, elle la souligne simplement pour mieux
offrir à l'œil les pleins et les
déliés d'un relief ciselé.
Plus tard, nous avons quitté l'estivale Coquette pour
traverser la baie. Pour traverser la Somme. Hôtel du port,
celui-là même ou papa amarrait son bateau. Nous y
restions trois semaines. Ce sont mes plus beaux souvenirs de mer :
munie d'une pelle en fer et d'un filet à
crevettes, le monde m'appartenait et avec lui sa
lumière d'aquarelle ! Pourtant le Crotoy
possédait ce que Saint-Valéry n'avait pas : un
manège de rêve ! « Le petit
Venise
»*
Et il fallait voir tous ces enfants voguer en rond sur ces
coquilles de noix peinturlurées et qui plongeaient
à qui mieux mieux les manches de leur
tricot dans l'eau trouble ! C'et que nous le voulions ce tour gratuit !
C'est que nous la
cherchions cette balle qui dansait sur une eau, qui, je le sais pour
l'avoir mainte fois goûtée, poussait la
coïncidence jusqu'à être salée
! Mon père grand sentimental en matière de joies
enfantines n'en avait même jamais osé
jeté l'un des jetons égaré au fond
d'une poche. « le petit Venise »*
Dans cette
lumière dorée et mourante où l'on ne
rechignait pas à nous faire endosser un chandail,
c'était mon Eldorado à moi.
Dans une telle lumière, les souvenirs ne s'y remisent
qu'avec douçeur. Je n'y suis retournée que de
rares fois mais chacune d'elle avec un rare bonheur.
J'entends encore un rire aussi toulousain que cristallin
résonner dans une salle où s'entassent
trophées de chasse et fresques marécageuses.
Alors vous pensez-bien que lorsqu'il me vient une envie
d'humanité, un réflexe de civilisation et un fol
appétit de frites dominicales, c'est à cette
lumière que je vais me frotter !
Dimanche, il y a fort à parier que les moules seront bonnes
!
Et puis le faire en direct à a la radio,
c'est plutôt ballot, non ?
Quant à mettre publiquement en doute la parole et l'intelligence d'un
honnête blogueur — et ci-devant confrère ! —
pour se tirer d'un mauvais pas que vous avez eu la bêtise de
franchir tout seul, j'ai la faiblesse de penser que ce n'est pas
spécialement glorieux...
Ce qu'il y a d'ennuyeux avec les principes, c'est qu'ils s'appliquent
à tout le monde... même à ceux qui s'en
gargarisent tant qu'ils s'en font ronfler la moustache...
Pour les leçons de morale, j'ai comme l'impression que vous avez perdu quelques crédits
maintenant.
J'avoue que je n'avais jamais foutu les pieds sur le site du festival
de Romans sauf pour aller votre pour Ka, Moukmouk et quelques
autres, en suivant les liens de ceux qui avertissaient leurs lecteurs
de la participation de blogs que j'apprécie.
Après avoir lu le billet de Samantdi, je ne pouvais
pas ne pas aller séance tenante parcourir quelques blogs
finalistes dans la catégorie ''littérature''.
Je me demande bien ce que cela veut dire "littérature" pour
un blog, je ne suis pas bien persuadée que d'intituler une
catégorie ainsi soit très heureux mais j'imagine
que le minimum syndical c'est quand même qu'il y ait un
léger travail d'écriture... qu'il soit ''bien
écrit'', n'est-ce pas un préalable pour concourir
dans une telle rubrique ?
Je dois avoir un très mauvais esprit et des
références littéraires qui datent car
moi cela me fait hurler de rire...
Des suites de phrases d'une banalité grossière,
des mots sans relief, des phrases sujet-verbe-complément.
Et pour le style c'est formaté ''magazine'', le fabuleux
style plat des hebdomadaires dans l'air du temps où l'on ne
risque pas de se demander s'il y a plusieurs façons de lire
une phrase...
Il faut croire c'est ce que doivent lire principalement les membres du
jury...
Il y a quelque chose que je n'ai pas compris : dans la
catégorie littérature c'est
les sujets qu'on prime ou l'expression avec laquelle on traite son
sujet ? J'ai l'impression qu'il doit y avoir un truc qui
m'échappe là-dedans !
Les membres du jury peuvent remercier à genoux Folie
privée qui, avec sa troisième place,
leur offre le seul alibi à une suite de blogs qu'ils présentent, sans
la moindre parcelle humour comme littéraires...
Si j'ai l'écriture vive et rageuse, ceux-là je
les trace toujours lentement, pour une fois
généreuse avec le temps que je leur consacre.
Ceux-là je ne les crache pas, je ne les griffe pas d'une
plume aussi encolérée que crissante. Ces
mots-là je les couche méthodiquement sur le
papier, je les aligne l'un après l'autre d'un trait toujours
manuscrit que je m'applique à rendre le plus
épais possible. Crayon gras, encre fluide ou stylet large,
quelque soit le support et l'instrument que j'use, chaque mot sera
dessiné plus que jeté, qui sur la feuille, qui
sur l'écran. Comme ces phrases d'une heure au relief
creusé dans le sable et offertes à la mer qui
viendra les engloutir.
Car qu'ils soient timides et chuchotés, qu'ils soient pleins
ou déliés, dès lors qu'ils
sont, ils seront irrémédiablement
biffés de rayures fines, méthodiques et fatales.
Chaque lettre deviendra secrète
Chaque mot sera anéanti
Chaque phrase rejoindra le néant.
Je ne les lisse que pour mieux les dévaster.
Mots en l'air, sans queue ni tête. Parfois paradigme, souvent
rengaine.
Ils ne seront livrés qu'un instant avant d'être
sabrés, minutieusement, sans parvenir à
déterminer si je prends plus de plaisir à les
écrire qu'à les détruire.
Ils sont l'évidence dont on va se persuader, le
désir qu'on ose enfin confesser ou la crainte que l'on
voudrait juguler à tout jamais.
Ils sont les mots que l'on ne prononce jamais mais que dans le silence,
on aime à tracer avant de les réduire en cendre.
Peut-être pour se persuader qu'on existe, ou pour tuer le
temps, ou pour rien.
Juste pour rien — Pour une fois, juste pour rien
précisément ...
Je le sens depuis un moment. Le coeur en pente, le moral en
débandade. Un mois que je sais que cela me pend au nez. Un
mois de ruses pour ne pas me confronter à cette amertume en
embuscade.
Le creux... Je savais bien qu'il me rattraperait. Il me rattrape
toujours. En dépit de mes rognes qui me
caparaçonnent si bien. En dépit de mes feintes,
de mes stratagèmes, de mes intrigues pour ne pas
céder. Car le moral ne peut être qu'en pente
douce, quand un jour la terre ferme s'est dérobée
sous vos pieds, quand un jour la vie s'est faite falaise.
D'abord la falaise depuis laquelle on l'on bascule. Inexorablement.
Sans même penser à amortir la chute. Sans avoir
d'autre conscience que de celle tomber.
Et puis bientôt la falaise qui se dresse et qu'on le veuille
ou non, il faudra bien escalader.
L'honnêteté me force quand même
à avouer que les deuils sont à l'inverse du
vélo : la douleur de la descente est sans commune mesure
avec celle de l'ascension. Et c'est un cynisme que je prise
particulièrement quand je joue d'évitement et de
faux-fuyants avec ma mélancolie. C'est que j'essaye de le
domestiquer comme je peux ce cafard ! Dérision. Sarcasmes.
Tout est bon.
J'ai mis Montand dans mes oreilles et puis j'ai
pédalé comme une dératée.
Je me suis couverte de sueur ; de la tête au pied. J'ai
crevé mes poumons dans des cotes providentielles ; et dans
les pots d'échappement, j'ai éreinté
mon haleine. Je ne sais pas si cela suffira. En tout cas j'ai
pleuré. Je m'y suis autorisée. Moi, la Madeleine.
Qu'un rien émeut... mais qui n'accepte plus
dorénavant que de pleurer son bonhomme, voire ses parents.
Se laisser aller... j'essaye de me persuader que c'est plutôt
bien. Des larmes, je n'en ai pas versé beaucoup, pourtant. Cela
me semblait trop futile. Trop insignifiant. Alors j'ai
appuyé encore plus fort sur mes pédales. J'ai
senti le vent sécher mon visage. Et j'ai songé
que je n'ai aucune envie de m'arrêter. Pas maintenant. J'ai
pris trop d'élan, j'ai fait trop de chemin.
Et j'ai semé mon bourdon...
Une fois encore. Un instant ou plus longtemps je ne sais.
Non, je ne veux pas pleurer, je ne veux pas chialer ma vie. A aucun
prix. Je ne veux pas de ces larmes qui m'obscurcissent la vue encore
plus densément que le vent du mouvement. Quant à
se savoir aveugle, autant en choisir la manière et conserver
l'illusion d'être maître de quelque chose dans ce
relief qui, et c'est ma seule certitude, m'échappe
parfaitement.
Ils l'aiment tant qu'ils voulaient en faire un disque. Un de ceux qui
détrônera Les contes de la rue Broca qu'ils se
passent en boucle pour trouver le sommeil. Oui, évidemment.
Il suffit maintenant d'un micro et me voilà en train de
crever tous les plafonds des hit-parade. Du moins celui de mes marmots.
Ponti, évidemment... Avec une écriture pareille,
je n'ai pas beaucoup de mérite !
Mais moi je n'entends que l'asthme qui chantonne dans le rire
perlé du petit dernier, l'asthme qui m'apeure et
assiège mon sommeil...
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