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lundi 26 février 2007


Le billet simili vide !

— billet vide —
tags du billet vide: Tarquinets, vacances, tricot, films, bouquins, ragoût de lapin, course à pied, chocolats chaud, et bientôt copines, mer et douceur de vivre.
Nota bene du billet vide : Ayé ! J'ai retrouvé mon sommeil (depuis plus de trois ans que l'attendait celui-là, cela mérite quand-même d'être souligné...)



samedi 24 février 2007


Duplicité transactionnelle

  • Offrir à son marmot un légo de la mort qui tue (le guide contient 139 pages détaillant les 64 étapes de montage d'un bon millier de pièces)

  • Le laisser se dépatouiller tout seul (ce dont il rêve au demeurant)

  • Le laisser s'emmêler les pinceaux avec élégance, c'est à dire en faisant semblant de rien !

  • Le degré d'intervention se détermine à l'oreille : il faut que les pleurnichements soient francs sans être pour autant désespérés

  • Râler pendant un bon quart d'heure que non, ce soir décidément on a pas assez de courage pour affronter une pareille épreuve.

  • Arguer ensuite que l'on a le neurone mou.

  • Soupirer que l'on a perdu ses yeux de 20 ans, lesquels sont  indispensables pour réaliser un tel ouvrage.

  • Puis, quand les pleurnichements ont franchi la barrière du désespoir, ponctuer ses réticences d'un « bon... » final.

  • Et commencer sans plus attendre les négociations !


Pour lui avoir remis dans le droit chemin son engin je viens de gagner une éternité de petit déjeuner au lit...
Et oui, jusqu'à la fin de mes jours, je suis en droit de mander mon Tarquinet afin qu'il me gratifie de mon sempiternel "grand crème bien blanc" sans sortir un orteil de ma couette...

Et comme nous en étions qu'à l'étape 15 j'imagine que d'ici l'étape finale, il restera bien deux ou trois occasions de spéculer quelques avantages à mon profit...

Dans l'ordre je vise à obtenir :

  • - qu'il essuie la table au moins un soir sur trois (je trouverais bien un moyen de coincer les deux autres au décours de négociations de mon cru...)
  • - qu'il m'apprenne à faire des bulles avec un malabar
  • - et surtout qu'il m'explique — sans se moquer de moi — comment il parvient à faire du vélo sans les mains quand moi je n'y parviens pas !



mercredi 21 février 2007


1967 : Les mots d'amour - puis de discorde.

Une voix très tendre égrène, fredonne,  chantonne presque :
Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri — Grabrigrabigron
rheuuuuuufheuuuuffffff
Oh !!!! tu entends Françoise ?
Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri — Grabrigrabigron
rheuuheuuuuffffff
Oh ! Ma fée des bulles — Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri — Grabrigrabigron
Tu entends mon Lilipotame : Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri — Grabrigrabigron
D'un ton plus sévère : RRHEUFFFF!!!
Elles ont peut-être envie d'un gâteau mes cocottes ?
OUINNNNN — OUINNNNNN !!!!

Éclat de rire cristallin : Oui  ! Maintenant elles ont très envie d'un gâteau !
Tu vas leur chercher un gâteau ?
OUINNNNN !!!— OUINNNNNN !!!!
OUINNNNN !!!— OUINNNNNN !!!!

Une voix au loin : Ne miaulez pas mes petits chats ! J'arrive avec les biscuits !
- Tiens ma chérie.
- Tiens mon amour.
Les pleurs cessent et l'on entend un voix très tendre qui égrène, qui fredonne qui chantonne presque :
Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri — Grabrigrabigron
Grabigrabigrou — Grabigrabigru — Grabigrabougri — Grabrigrabigron



Cet enregistrement sonore se trouve quelque part. Je ne sais où précisément mais sur une bande magnétique dans l'immense grenier de la demeure.
J'espère le retrouver un jour. Je le cherche chaque jour. Quand je l'aurais trouvé, alors je le numériserais et on on pleurera encore une fois, Philomène et moi. On pleurera en entendant la voix de ce papa qui ne nous appelait jamais par notre prénom sans y ajouter un "ma chérie", un "mon petit chat", un "mon amour", un mot tendre, un mot drôle, un mot compliqué, un mot qui sonnait bien, un mot qui tombait juste.
Il avait toujours un mot pour nous. Rien que pour nous.
Des mots si riches, si divers, si surprenants qu'on les a oublié.
Il y en avait tellement...
Il ne nous disait pas "je t'aime", il le clamait de tout son vocabulaire.



Nous avions un peu plus d'un an.
Je ne savais pas encore que la vie me réserverait un joli lot d'emmerdement.
Il avait 38 ans, deux enfants déjà grands et puis il avait ses jumelles qu'il couvait de mots doux, des mots qu'il n'avait jamais su prononcer auparavant.
J'avais un peu plus d'un an et je ne savais pas encore que la vie me réserverait un joli lot d'emmerdement. Il était pourtant parfaitement évident que des quatre enfants, il ne pouvait y avoir que deux clans. Le clan de celles fortes de l'absolue certitude d'avoir été aimées de papa. Le clan de ceux qui ont assistés impuissants ou presque au débordement d'amour de ce père pour celles-là même qu'il appelait ses pataloustics...




Ce billet est une nouvelle participation aux petits cailloux que Kozlika sème avec bonheur et à leurs ricochets dont les ondes enchantent la toile.




mardi 20 février 2007


Tarquinette au bord de l'eau

Tarquinette sur le Pont d'Arcole




dimanche 18 février 2007


L'eau, le feu et la douceur

Quand on a franchi le portail, Tarquinet m'a dit : « ici c'est chez nous ! »
J'ai juste dit « oui ».
Je savais exactement ce qu'il ressentait.
Et il savait exactement que j'en pensais pareillement.

L'accueil fût sévère.
Elle nous en voulait la demeure de l'avoir quitté si longtemps !
Pas de jus en arrivant — Un compteur en carafe — une inondation à la cave — Et évidemment une chaudière assoupie !

On ne lui en a pas tenu rigueur.
Nous n'avons pas tourné les talons.

On a allumé des bougies — On a fait un grand feu.

Alors le compteur s'est même secoué les puces.
Et si la chaudière n'est pas repartie (c'est qu'elle a les pieds humides la pauvrette !) la pompe ronronne à la cave.
Je ne sais pas trop si elle viendra à bout de ces 15 centimètres d'eau mais à chaque jour suffit sa peine.

Trop frileuse pour abandonner la chaleur de l'âtre , on a brouillé des œufs au dessus du feu.
On les a dégusté avec de grandes tartines de pain beurré.
Et puis on a fait griller des chamallows.
Et on a croqué des cerneaux de noix fourrés de généreuse pâte d'amande.
Et puis on s'est doré les joues au soleil de la flambée.
On s'est pelotonné dans le cuir des fauteuils de mes grands-parents.

Et puis lorsque l'on s'est autant réchauffés que rassasiés, on a entassé de vieilles et lourdes couvertures de laine sur les lits.
Et ils s'y sont blottis, chacun avec un livre.
Heureux d'être ici.
Heureux d'être bien.

Ventrebleu, qu'on est bien chez nous...




samedi 17 février 2007


« Les hommes adorent les connes » a dit Wolinski

« Cette récupération marketing agressive et systématique du corps féminin, pour vendre de la camelotte, est totalement indigne.
En même temps, souvent, j'en bande.
Dilemme (...).

Si vous castrez un coq, il arrête de chanter et d’être intéressé par les poules; si vous redonnez à ce coq des hormones sexuelles, le coq se remet à chanter et à être intéressé par les poules. Ca existe aussi chez les mammifères, mais ils chantent moins bien. — Jacques Epelbaum, neuro-endocrinologiste, Nimbus, sur FR3

Drôle, sensible et intelligent billet : Olympe de Gouge à Caracas

Via Argentine au jour le jour





Variations et fugue d'un dragon mélomane

Les clichés ont ceci de particulier qu'ils trimballent des évidences qui n'en sont que pour celui qui en est convaincu mais que l'on est bien impuissant à combattre, faute de les partager... Peste que cela est confus ! Il faut dire que j'ai parfois du mal à y voir clair moi-même. Parfois j'en viens à me demander si je ne devrais pas laisser la Tarquine être un personnage de roman. Lui dresser une autre vie, une dont je serais bien certaine qu'elle n'est pas moi. La faire entrer dans la fiction pour laisser l'autre exister.
Mais je sais trop bien que cela n'y changerait rien.
C'est bien trop humain.
On s'avise de l'autre en le mettant dans des cases. En lui imputant ce que sa condition démontre.
Et je suis sans doute comme les autres.
Mais qu'est-ce que j'en ai soupé de ces vérités implacables qu'on vous plaque au prétexte de votre propre histoire !
Qu'est-ce qu'ils me fatiguent ces postulats dont on brosse hâtivement ma vie sans se soucier un seul instant de leur réalité.
Car par principe une évidence ne se met pas en doute, elle est acquise avant même que vous ne puissiez la combattre.
Que ressentaient-ces femmes qui prêtaient serment et administraient en toute liberté, toute indépendance les affaires de leurs clients mais qui, parallèlement étaient considérées de par la loi comme des incapables ne pouvant agir pour les biens de leur propre ménage que sous la tutelle de leur mari ?
J'ai souvent pensé à elles quand du jour où je l'ai perdu, certains doutaient même du fait que je sache remplir par moi-même un formulaire. Proposer son aide à tout prix pour trouver un remède au vide que l'on ne sait combattre, pour être gentil, parce que l'on ne sait pas quoi faire, alors on propose n'importe quoi. Je disais non gentiment. Je disais non tout le temps. Je ne voulais pas que l'on me dépossède de ma vie. Non j'étais toujours la même éprise d'indépendance. Non je n'avais besoin de personne pour élever mes enfants. Non il n'était pas question que quiconque déménage. Non je ne revendrais pas cette énorme bagnole que je n'avais jamais conduite et que j'étais même infoutue de sortir du parking. J'apprendrais. Non je n'arrêterai pas de faire de la bicyclette au prétexte que maintenant c'est trop dangereux. Ce n'est pas parce que mon quartier compte dorénavant un conducteur de moins que le danger est plus grand... Et tu ne vas pas arrêter de fumer maintenant ? Tu vas te démolir, il vient juste de mourir. Et puis tu ne pourras jamais tenir : ta mère est en train de mourir ! Mais avoir envie d'une clope, envie à en pleurer, cela ne pourra que me changer les idées ! Cela me divertira de cet endroit où je ne veux pas me noyer ! Et puis si je ne n'y parviens pas, nul ne s'en souciera. Et même aujourd'hui quand j'ai encore envie de cloper, je sais que c'est la meilleure chose qui peut m'arriver : c'est que la mélancolie n'est pas très loin. Penser à combattre me convient mieux que de me laisser y glisser.
Et puis, arrêter de travailler.
Et puis j'aurais de nouveaux parents puisque les miens n'étaient plus.
Et puis ma famille m'entourerait de son affection.
Et puis je n'aimerai plus jamais.
Et puis je vois un père dans tous ceux qui pourraient entrer dans mes draps. Histoire de caser mes trois marmots et de leur offrir un substitut à ce qu'ils ont perdu.


J'ai rayé ma bagnole (pas trop) et je ne la gare pas toujours très bien mais j'aime y chanter à tue-tête avec mes enfant sans même plus penser au fait que je n'en avais jamais tenu le volant. Mon travail m'a apporté la plus belle chose qui me soit arrivée depuis la mort de mon mari. Un truc qui me fait battre le coeur plus que je ne l'aurais jamais imaginé. Je fuis dorénavant comme la peste tout ce qui ressemble de près de loin à une famille. Aimez-vous entre vous. J'en suis profondément admirative. Je vous envie même un peu. Mais ne me demandez jamais d'être ailleurs qu'à son aphélie. Là où plus jamais on ne me fera du mal. Bien trop loin pour que je sois blessée par ses impérities. Et puis il se trouve aussi que sans doute terriblement abusive je n'ai pas du tout envie de partager mes enfants. J'en ai soupé trois mois. Cela m'est insupportable. Je ne comprends pas bien pourquoi. Je devine confusément que cela m'est aussi intolérable que lorsque quelqu'un s'est avisé de prendre la place de mon propre père. J'ai rué. De toute mes forces. Et puis j'ai même aimé de nouveau. Un sale con. Pas un con de dépit. Non, un vrai de vrai, un à la bêtise plus épaisse que la couche de nutella que Tarquinou étale sur ses pains au lait ! Mais je l'ai aimé quand même... Même que j'en suis pas fière... Qu'ils me dégoûtent ces regards qui ne voient que le vide. Un grand vide dans leur schéma bien étriqué. Le vide de ma vie et la place de leur nombril. Et moi je tombe toujours des nues. Je ne vois rien. J'apprendrais peut-être un jour à comprendre que ce qui est évident pour moi, ne l'est pas pour les autres. Regarder le monde à travers mon appareil photo n'est pas un mauvais choix. Quand j'enlève le prisme, j'ai l'impression d'être une martienne : je ne suis pas la somme des clichés dont on m'a tiré le portrait !  Las, on ne soulignera jamais assez l'extrême solitude du dragon pusillanime... 



Je n'ai foutrement aucune idée de savoir si ce billet sera encore en ligne demain...



Ces scribouillages sont librement inspirés des suites pour violoncelle de Bach dont il faut bien admettre qu'elles constituent l'une des merveilles que nous offre la vie terrestre (moi je ne crois pas au Paradis). Tous mes remerciements à Monsieur Anner Byslma qui s'en est fait le talentueux truchement.



Et je rajoute en toute illégalité, à la demande de Vroumette à qui je ne sais rien refuser, un extrait de cette divine ambroisie :



Johann Sebastian Bach — Suite for solo cello No. 5 in C minor, BWV 1011: Prelude — Anner Byslma







* 2000 - MySQL : 1034 - Incorrect key file for table: 'dc_post'. Try to repair it

Gloups, pas moyen de modifier mon précédent billet (quelques répétitions et autant de fautes) sans que l'on accueille ma requête d'un « * 2000 - MySQL : 1034 - Incorrect key file for table: 'dc_post'. Try to repair it » — Je crains le pire. Ce billet constitue donc la première phase de mes essais : puis-je encore publier ici mes atermoiements ?

Ouffff ! je peux encore vous enquiquiner avec de nouveaux billets et même les modifier !




vendredi 16 février 2007


Les petits bidules de mon VAIO

Il y a au moins un an que je ne lui ai pas nettoyé la panse à mon ordi que j'agonis dès qu'il ne tourne pas au petit poil... Quand cela me prend c'est comme une envie de faire pipi, je sauvegarde à peu près mes données (c'est à dire qu'à part les fichiers graphiques dont je n'oublie jamais la moindre miette, une bonne moitié de celles-ci passent par les pertes et profits) et j'oublie de faire la liste de tous ces petits bidules dont je ne parviens plus à me passer. Je dois avouer que pour la plupart de ceux-ci c'est chez les autres que je les ai attrapés. De sorte que je n'ai aucune pudeur à en faire la liste ici : le moment venu je serais bien contente de la retrouver dans ce bricablog qui abrite décidément de tout et du n'importe quoi.
Si vous avez l'âme partageuse de ces petits machins dont on ne parvient plus à se passer, n'hésitez pas à me refiler vos recettes !

  • Gribouiller, raturer, scribouiller :


Pour bloguer : Nvu (j'écris dans la fenêtre puis je récupère le xhtml dans l'onglet source), FileZilla et PsPad
Pour écrire de tout et surtout n'importe quoi :  Advanced diary (la version 1.3 gratuite que je conserve précieusement). Heureusement qu'il y a un mot de passe à l'entrée car je lui confie tout ce que je ne pourrais jamais écrire ici...
Pour mes couleurs : la boîte à couleurs
Pour alourdir encore Photoshop, quelques plugins ici.
Pour choisir mes polices : x-fonter (la version 2.02 "absolutely freeware" qu'ils ont écrit — et que je garde précieusement)
et pour écrire sans oublier les e dans l'o et les guillemets français : le pilote de police enrichi.
Sans oublier un raccourci vers charmap.exe — C:\WINDOWS\system32\charmap.exe — pour choisir un caractère en particulier et  sur le clavier visuel — C:\WINDOWS\system32\osk.exe— pour ne pas trop s'emmêler les pinceaux !

  • M'en mettre plein les oreilles :


Pour écouter de tout et toujours autant de n'importe quoi : dékibulle dont je ne parviens plus à me passer
Pour convertir : l'indispensable dBpowerAMP (la version 9 gratuite que je conserve tout aussi précieusement !) et le ogg vorbis aussi ! Et windows media player pour certains fichiers récalcitrants (là où dBpower se casse le nez) ainsi que pour extraire des disques que j'entends bien écouter sur mon lecteur mp3 après les avoir achetés  !
Pour convertir des fichiers real audio en mp3 : le plugin dBpowerAMP-codec-DirectShowDecoder.exe et Real Alternative, selon une procédure décrite ici. (Et si vous saviez le nombre d'émission de France Culture que je n'arrive qu'à attraper en format real, je vous promets que cette bidouille-là me simplifie drôlement la vie !)
Pour attraper les fichiers (mp3 ou real) directement sans passer par un lecteur de flux ou de podcast :  Net Transport (la version 1.94 gratuite que je conserve précieusement aussi)
Pour éditer les tags et plus encore renommer mes fichiers proprement (j'aime bien que les enchaînements se fassent à ma façon et ce quelque soit la règle omnipotente de cet alphabet qu'on nous serine depuis notre plus tendre enfance !) le génial : TagScanner (celui-là je le mets en gras tant je l'aime !)
Et évidemment audacity sans lequel ma vie n'aurait pas la même saveur...

  • Et sous le capot du VAIO :


Pour l'éteindre en m'endormant tranquillement devant un DVD ou les oreilles bercées d'une émission de radio :  Switch Off
Pour m'y retrouver aisément en personnalisant les icônes de mes répertoires (cela semble être un gadget mais je gagne réellement un temps fou !) : Icolorfolder  
Les indispensables Pdfcreator et 7zip évidemment — RegCleaner, de temps en temps.
Pour retrouver la clef  de windows XP qui s'est effacée depuis des lustres de l'autocollant sur laquelle elle figurait : RockXP3.exe  
L'antivirus Avast , quelques powertoys (cleartype.exe et TaskswitchPowertoySetup.exe), Supercopier2 dont je ne parviens plus à me passer, et pour chercher dans ses entrailles (mais uniquement sur le PC de mon bureau, les répertoires de mon VAIO sont tracés au cordeau, je n'y perds pas grand chose...) Copernic Desktop Search
Firefox et thunderbird, cela va sans dire.

Des remerciements à tout le forum dotclear dont la lecture m'a appris plein de choses, à Philomène, grand pouvoyeuse de mes tits trucs, à Wizgoblar, à Framasoft que je consulte assidûment et à tous ceux qui partagent leurs astuces sur internet dans lesquelles j'ai puisées sans réserve !

Quand je pense qu'il faudrait que je dresse le même inventaire pour mon PDA...

Et ma petite touche perso : de la maïzena pour épaissir le chocolat chaud que l'on fait cuire doucement (van houten + cassonnade). Cela n'a rien a voir mais les tarquinets adorent ça !





Solutions lapidaires :





De qui se moque-t'on en évinçant Monsieur Alain Duhamel ?

Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen
26 août 1789

Article 10 : Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.



Mais où avez-vous donc la tête France Télévisions, RTL ? En avez-vous une seulement ?

Vous faites offense à la démocratie en oubliant aussi facilement des principes aussi essentiels !

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions...
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions...



Il faudra vous le dire combien de fois pour que en compreniez le sens ? Avouez que c'est assez ennuyeux lorsqu'il s'agit d'organes d'informations...




jeudi 15 février 2007


Pantagruel et ses 11 bougies

Tarquinet et ses 11 bougies

C'est un de leur sujet de conversations cet été. Il lui disait que cela il adorait, elle se rengorgeait en lui disant que c'était de son pays à elle !
Ils me mettaient l'eau à la bouche d' en parler avant une telle gourmandise !

J'avais évidemment oublié tout cela lorsque ce matin, j'ai trouvé sur mon bureau une caisse en polystyrène.
Un truc énorme !
Quand je l'ai ouvert je crois bien avoir hurlé de rire !


Un vrai de son pays, un plat qui vous tombe au fond des chausses comme du plomb après vous avoir ravi le palais !

Ce soir, au dessus de ce galimafrée d'exception, il a soufflé ses bougies, hilare et heureux comme les enfants savent l'être, lorsqu'ils ont été surpris d'une singulière et précise attention.
Et je ne l'ai jamais vu manger autant !, mon Tarquinet à l'appétit d'oiseau !

Cette nouvelle année n'a pas été avare de cadeaux, mais je suis bien certaine que dans ses souvenirs, il n'en restera qu'un seul !

Et celui-là il le doit à Samantdi !





Matinée d'hiver

Brouillards matinaux dans un parc

Aviser la lumière et sa buée du lever
Lors, faire un crochet vite fait au parc encore inanimé — juste le temps d'un cliché !



mercredi 14 février 2007


Le cro? quoi ?

D'aucunes détiennent la preuve que je suis dorénavant nulle en géo... A votre avis, il se situe où Le Crotoy chez moi ?





Insomnie et hochement de tête !

Je regarde assez rarement mes stats mais je sais que cet endroit accueille chaque nuit son lot d'insomniaques.
Ils tombent ici par hasard, le roi Google n'étant pas avare des chemins de traverse à destination de ces feuillets.
Ils sont curieux, ont tout leur temps et le prenant vadrouillent de billets en billets selon un ordre défiant toutes lois des séries !
Ce soir, comme il semble que je partage leur quête de sommeil, j'ai eu envie de leur dédier un billet.
Bonne nuit, si cela se peut, gens d'insommie.
Sinon, puissiez-vous trouver ici de quoi tromper votre ennui.
A moins que celui-ci au contraire ne vous fasse rejoindre au plus vite les rives du Léthé...
Ce que je vous souhaite autant qu'à moi même.





La Seine en février...

La Seine, depuis le Pont-au-Change

La Seine, depuis le Pont-au-Change — Un soir d'hiver où je m'y suis fait surprendre l'oeil vissé au Canon



Clin d'oeil d'insomniaque.

Malgré le décalage horaire.

Mais parce que la douleur qui vous vrille les tripes se ressent aussi bien de part et d'autre de l'Atlantique.

La nuit noire, quelque soit l'heure où elle survient, se ressemble tellement...

Attraper les lueurs de la vie. N'importe lesquelles. Celles de la Seine en sont...




mardi 13 février 2007


Sentence du mardi

« Si tu vas aux toilettes en laissant une mangue entre les mains de maman, tu n'en retrouves bientôt que le noyau »

Sentence prononcée gravement par Tarquinette à la fin du repas et qu'il convient de lire à voix haute, comme les fables de La Fontaine dont je les abreuve - un peu - en ce moment.




samedi 10 février 2007


Bavardages du samedi

« J'ai une famille — Tu es ma famille,  Madame Maman ! » (Tarquinou — 4 ans de séduction sans interruption)


« Maman, tu ne sais pas : une fois j'ai mangé tellement de moules que j'ai même oublié mes frites ! » (Tarquinette — 8 ans de gourmandise sans interruption !)


« Maman ? Maman ?? Maman ??? »
« rrruummmmm ? » (grognement menaçant de ladite mère engloutie au fond d'un ordinateur)
« Je t'aiiiiiiiiiiime ! » (Tarquinet — 10 ans de facétie sans interruption)


A l'explosion de joie farouche de leur mère :
« Maman, maman ? pourquoi tu ris ? »
« Pour ça mes amours : »
(Tarquine — 40 ans d'engouement à peu près sans interruption)


et

Extraits des Rois Maudits — Jean Piat, éternel et truculent Robert d'Artois







Suave mari magno

Dernier étage et la pluie qui s'abat sur le toit, tapageuse, venteuse et impérieuse. Depuis la chaleur de mon lit je me réjouis d'être plus plus frileuse que jamais.
Je ne parviens pourtant pas à déterminer si cette pluie ne serait pas encore plus jubilatoire en pédalant sous ses traits ! Se couvrir d'eau et noyer sa sueur. Comme au temps des dimanche matin lorsque l'on allait détaler en forêt.

Et puis l'odeur de mon oreiller.
L'arôme sucré des mouillés. Celui-là même que Philomène m'enviait tant ; tant et si bien qu'elle me les dérobait effrontément !
Inavouable péché de ceux qui savent encore apprécier le parfum organique d'un doudou, d'un nin-nin ou d'un cou, je ne vois pas bien au nom de quoi je cesserai d'y goûter.

Moulin à café. Grains noirs et luisants.
Grains moulus dont la poussière s'accrochent au bout des doigts.

Mes enfants sont là et je suis là pour eux.
Et confusément, il y a une petite voix qui me chantonne que non, décidément, je n'ai besoin de personne.

Suave mari magno, loc. subst. [P. allus. à LUCRÈCE, De natura rerum, livre II, 1] Très doux sentiment de quiétude, de délectation que l'on éprouve lorsqu'on se sent à l'abri de l'agitation, d'un ennui, d'un danger. Tous les dimanches soirs nous entendions, à peu de distance, le bruit (...) du bal des Marronniers. J'aimais assez cela; c'était un plaisir dans le genre du Suave mari magno (MICHELET, Memor., 1822, p. 208). Le suave mari magno que nous éprouvons, au milieu d'un bon dîner, à nous souvenir d'aussi terribles soirées (PROUST, Guermantes 1, 1920, p. 490).




vendredi 9 février 2007


Baie de lumière

Plage du Crotoy

Entre le port et la plage — Le Crotoy


La Coquette. Depuis mes trois ans je n'en garde qu'un unique souvenir. Une cage d'escalier que perçait un rayon de soleil. Il venait faire mouche sur un parquet ciré. De mes yeux d'enfant j'ai vu alors dans les nervures du bois s'illuminer les grains de sable et de poussière mélés dont nul ne soupçonnait l'harmonieuse présence. La Coquettte, je sais qu'elle existe toujours. Je crois qu'elle est jaune, en tout cas elle l'a été. Jaune comme savent se parer ces maisons dont le dessein est de séduire un soleil économe et bougon. Là-bas la lumière n'écrase pas l'ombre, elle la souligne simplement pour mieux offrir à l'œil les pleins et les déliés d'un relief ciselé.
Plus tard, nous avons quitté l'estivale Coquette pour traverser la baie. Pour traverser la Somme. Hôtel du port, celui-là même ou papa amarrait son bateau. Nous y restions trois semaines. Ce sont mes plus beaux souvenirs de mer : munie d'une pelle en fer et d'un filet à crevettes,  le monde m'appartenait et avec lui sa lumière d'aquarelle ! Pourtant le Crotoy possédait ce que Saint-Valéry n'avait pas : un manège de rêve ! « Le petit Venise »* Et il fallait voir tous ces enfants voguer en rond sur ces coquilles de noix peinturlurées et qui plongeaient à qui mieux mieux les manches de leur tricot dans l'eau trouble ! C'et que nous le voulions ce tour gratuit ! C'est que nous la cherchions cette balle qui dansait sur une eau, qui, je le sais pour l'avoir mainte fois goûtée, poussait la coïncidence jusqu'à être salée ! Mon père grand sentimental en matière de joies enfantines n'en avait même jamais osé jeté l'un des jetons égaré au fond d'une poche. « le petit Venise »* Dans cette lumière dorée et mourante où l'on ne rechignait pas à nous faire endosser un chandail, c'était mon Eldorado à moi.
Dans une telle lumière, les souvenirs ne s'y remisent qu'avec douçeur. Je n'y suis retournée que de rares fois mais chacune d'elle avec un rare bonheur.
J'entends encore un rire aussi toulousain que cristallin résonner dans une salle où s'entassent trophées de chasse et fresques marécageuses.
Alors vous pensez-bien que lorsqu'il me vient une envie d'humanité, un réflexe de civilisation et un fol appétit de frites dominicales, c'est à cette lumière que je vais me frotter !
Dimanche, il y a fort à parier que les moules seront bonnes !