La fugitive heure du ponant
Morphée flirte et puis s'esquive. Alors je reste
là avec mon chat.
Fantômes et squelettes tels patrouille et sentinelle.
Ils guettent et protègent ce délicieux silence.
Ce merveilleux néant où les questions
s'éparpillent pour mieux mourir en paix.
Cet éther où faute de proies les
démons calanchent sans éclat.
Crépuscule.
Entre la furie des journées et le coma de mes nuits. Il y a
parfois cet instant-là.
Celui où je cesse de me battre , de redouter ou de pleurer.
Encore que la vie m'a tant repris que ces trois verbes-là
perdent leur éclat. De superbes, ils deviennent
excessifs.
Je ne conserve même plus qu'une colère ou deux
pour me tenir chaud cet hiver. J'ai connu des arsenaux mieux garnis !
Quoi qu'il en soit à cette heure le guichet des ires est
fermé !
Le silence est trop quiet pour tolérer désormais
le moindre cahot.
Il se goûte et s'écoute... Encore un peu.
Encore un instant avant de sombrer...
Par Veuve Tarquine
mercredi 31 janvier 2007 à 01:38
Tréfonds et sentiments
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Commentaires
Le mercredi 31 janvier 2007 à 08:53
par
Anne
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Le jeudi 1 février 2007 à 00:03
par
audrey
#
Le jeudi 1 février 2007 à 00:17
par
marionette
#
Le jeudi 1 février 2007 à 00:45
par
Veuve Tarquine
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