Je dormais, épuisée par mes nuits trop courtes, mes doutes et la toux de Tarquinou. Le téléphone a sonné. Moi je ne croyais pas qu'il sonnerait. Mais il a pourtant retenti et m'a réveillé. Alors je me suis remise à penser. Je ne sais pas trop où je vais. Mais tant pis. C'est ainsi. Je ne comprends pas tout mais je m'y résous. Et j'y vais. Inexorablement. Je me suis chauffée à la lumière de mon VAIO et je suis tombée en arrêt devant un billet de Heidi, devant une une photo qui m'a sauté au yeux. La photo de Nicolas Peyrac. Je me suis souvenue que lorsque j'avais une dizaine d'années j'avais une particulière admiration pour ce qu'il faisait et ses airs qui trottaient dans la tête. Et que même si je n'en comprenais pas tellement les paroles l'une d'entre elles me troublait singulièrement. Et puis aussi j'avais oublié son visage. Pourtant que la ressemblance est patente ! Alors j'ai retrouvé l'air qui me trottait dans tête. Oui la musique me fait toujours frapper la mesure du bout du pied. Et il était bien question d'y faire l'amour... Je ne suis pas certaine que cela m'aide à dormir mais j'ai pourtant l'impression d'y voir déjà plus clair !