Marée basse
Je n'y pensais pas.
Moi je m'en foutais un peu d'avoir quarante ans.
Prendre un an, la belle affaire !
Vieillir c'est simplement la preuve que l'on ne meurt pas.
L'âge ne se fige que dans la mort.
Alors soudainement ce n'est plus à mon âge que
j'ai pensé mais au sien.
Et à sa mort à lui.
Parce que ce jour-là c'est précisément
le jour où je suis devenue plus vieille que mon
époux.
Alors j'ai eu le sentiment que je le quittais.
Que je l'abandonnais.
Plus âgée que mon mari...
Il y a des vérités qui vous cueillent comme un
fruit trop mûr, des vérités qui vous
abîment en tombant.
Je n'ai jamais imaginé très longtemps devoir lui
être fidèle.
Je n'ai pas trop souffert de culpabilité en
réussissant à ne pas l'être.
Sauf que lui il n'est plus là pour me protéger.
Et c'était le seul dont je savais accepter cela.
Et il y a des jours où j'aimerai tant avoir un refuge.
Ou même l'illusion d'un refuge.
Celui de deux bras où je pourrais verser quelques larmes.
Celles qui connaissent dorénavant trop bien le chemin de mon
clavier.
Juste quelques larmes.
Par Veuve Tarquine
vendredi 3 novembre 2006 à 01:31
Chagrine Tarquine
#1087
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Commentaires
Le vendredi 3 novembre 2006 à 01:42
par
Mina
#
Le vendredi 3 novembre 2006 à 08:09
par
Valérie
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Le vendredi 3 novembre 2006 à 18:10
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Bull2r
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Le vendredi 3 novembre 2006 à 23:16
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gilda
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Le lundi 6 novembre 2006 à 16:40
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Rose
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