Je file, je me débine, je décampe.
Et si vous saviez comme j'en suis ravie !!!
Merci à ceux que je vais retrouver dans quelques heures et que je n'aurais jamais rencontrés sans mon bricablog !
Merci du fond du coeur !
Grâce à eux, je me réjouis d'avoir bientôt quarante ans !
Monsieur Hervé RESSE est quelqu'un de bien.
Tellement bien que quand il me dédie (avec d'autres) un billet où il écornifle les vélocipédistes parisiens, je ne peux m'empêcher de penser qu'il n'a pas tout à fait tort...
« (Au 15e Concours international de
peinture d’enfants) les gagnants recevaient des cadeaux : un
T-shirt portant le dessin primé, du matériel de
dessin d’une qualité supérieure et un
appareil photo numérique de marque Nikon, une
firme japonaise.
À l’exception de
l’enfant cubain(12
ans), tous les autres enfants ont
reçu leur appareil photo, comme chaque année dans
le cadre de cette cérémonie.
Motif : Le blocus américain. »
« Faites que je sois
belle et que j'ai
des bonnes notes à
l'école et que je
sois immortelle et
que ma famille
... »
En ce qui me concerne je crois que mon seul et
unique souhait c'est d'être heureuse...
Et j'ai le sentiment de n'être pas la seul à
partager ce dessein !
Ce qui est bien la preuve que le poids, le nombre et la ferveur des
prières sont parfaitement indifférents à
la survenance de celles-ci...
Si j'en poursuis la logique... faut-il continuer à souhaiter
être heureux ?
Heu... je crois que je ferais bien d'aller rejoindre mon lit
plutôt que de débiter des conneries d'une pareille
épaisseur !
Concours d'éloquence faisant œuvre
de générosité à
l'égard des dindes qui trottinent dans certains couloirs du
Palais :
Premier sujet : Une cruche est-elle à ce point
inerte qu'il
soit concevable de l'embaumer à l'âge de 40 ans
dans sa forme actuelle ?
Second sujet : Une potiche, par définition
totalement
dénuée du système nerveux central
situé dans la boîte crânienne et
appelé couramment cerveau, peut-elle être
complètement lobotomisée ?
Vous n'avez que jusqu'au petit matin de samedi
prochain (qui est, chacun sait, l'heure
à laquelle l'on dégaine son arme devant
témoin) pour préparer vos harangues,
étant entendu que d'aucune ne demande qu'à
s'emparer de vos plaidoiries pour se forger ses propres convitions...
C'est la règle du jeu, elle vaut dans les deux sens.
Alors je donne mon avis et tant pis s'il n'est pas celui qu'on
escomptait.
Points positifs de l'appareil :
On évacue tout de suite ce qui pour moi restent des
détails sans importance : il est joli et et il
paraît qu'on peut écouter des MP3 dessus.
Il reste un point qui pour moi était capital, il est petit
et présentait le format idéal pour se
substituer au fond de mon sac à mes volumineux reflex
— à condition qu'il fasse des photos potables.
Mais le hic c'est que techniquement c'est beaucoup plus
mitigé.
Soyons positif : le mode noir et blanc est plutôt
bien. (Enfin, il est incontestablement mieux que tout le reste)
Le déclenchement de l'obturateur est plutôt rapide.
Ne rêvez pas, ce n'est absolument pas comparable avec un
reflex mais c'est mieux que mes premiers appareils
numériques.
Les gros reproches :
Un mode flash parfaitement inutilisable qui sur-expose immanquablement
toutes les prises de vue.
Et surtout une qualité d'image dont il faut bien
reconnaître qu'elle est très médiocre
dès que l'on sort des conditions optimales de prises de vues.
Je veux bien croire qu'habituée comme je suis à
des reflex gros calibres, je ne suis pas la plus tendre pour jauger du
résultat mais j'ai pris le soin de comparer avec mes
anciennes photos [un Sony Cyber-shot 5.0 mega pixels] et même si leur format était plus
petit, leur netteté étaient bien meilleures.
Résultat des courses, le zoom est complètement
surdimensionné par rapport aux données techniques
de l'appareil.
Un exemple ici : dans des conditions tout à fait standard
(le fichier exif est ici), les pixels sont monstrueux.
L'appareil ne semble à l'aise qu'avec des conditions
d'éclairage particulièrement favorables
(photographies en extérieur sous une luminosité
de pleine après-midi).
Un exemple ici (sous l'oeil de Tarquinet... avec le fichier exif y
attenant).
Malheureusement, sorti de cette idéale situation, l'appareil
s'épuise et offre des couleurs piquetées pas
très esthétiques... (exif)
Je trouve cela singulièrement dommage surtout que ces
conditions de moindre luminosité n'ont rien
d'extrêmes et sont pourtant habilement
gérées par les autres appareils
numériques.
Bref, pour les photos en intérieur, la qualité
est très en deçà de ce que l'on serait
en droit d'attendre d'un numérique, même en bas de
gamme.
Notons cependant que l'utilisation du mode noir et blanc ou du mode
sépia fait disparaître dans un très
grande mesure ces défauts de fluidité.
L'usage des autres filtres ne présente à mon
goût aucun intérêt (je
dégaine Toshop trop aisément pour y avoir
recours) mais je dois avouer que Tarquinet se régale avec...
Et moi j'enrage de ne pas pouvoir, dans le mode programme,
régler ni l'ouverture de la focale, ni la vitesse
d'exposition, c'est à dire pouvoir corriger les gros
défauts de la bécane.
C'est vraiment dommage car le fait qu'il puisse sortir des
photographies parfaitement acceptables dans l'étroite
tranche d'une luminosité standard me convainc qu'il aurait
sans doute pu offrir le même rendu dans des spectres plus
étendus.
Bref, je suis plutôt déçue.
J'ai un peu l'impression que l'on a accordé trop d'effet
d'annonce à des éléments techniques au
lieu de s'attacher à la qualité du
résultat in situ.
Je trouve notamment que les dimensions des photographies sont
complètement disproportionnées par rapport
à la qualité de l'image.
Des pixels plus nets dans une photographie aux dimensions plus
modestes auraient été à mon sens bien
plus judicieux.
Surtout qu'il est impossible en l'état des
résultats obtenus de faire des tirages "grandeur nature" des
photographies obtenus eu égard à leur absence de
netteté...
En l'état et pour des résultats acceptables,
c'est un appareil qui n'est absolument pas polyvalent.
Au contraire, je le trouve particulièrement difficile sur
les conditions qu'il exige pour afficher une photographie techniquement
réussie.
Sauf que si vous voulez faire des photos noir et blanc en
extérieur de jour, il est sans doute parfait.
Je précise que je n'ai pas testé la
vidéo et la prise de son, dont en ce qui me concerne, je me
moque éperdument,
Un dernier point pour tempérer mes propos : je crois
n'être absolument pas la clientèle
ciblée par le constructeur pour ce type d'appareil.
Je fais trop de photos, avec de trop gros engins que je ne supporte
même pas d'utiliser en mode auto...
J'ai aussi l'habitude travailler mes photographies
(extrêmement volumineuses) directement sous
toshop après, parfois en les agrandissant
d'avantage encore, ce qui me donne une connaissance assez intime de
leur texture et de leur netteté.
NB : En raison de cafouillage avec mon serveur FTP et d'une fatigue matraquante, je mettrais les liens vers les photos et les fichiers exif ultérieurement !
Cet été alors que j'investissais la demeure avec
mes marmots, mon chat et des valoches à déprimer
un liftier, j'ai décidé que ça
suffisait ! Il était bien temps que les choses changent dans
cette baraque et qu'il était révolu le temps
où au prétexte de ne pas déranger les
vêtements des défunts les miens étaient
exclus des placards ! J'y ai passé deux jours. Deux jours
pour deux malheureux réduits qui débordaient de
tout ce que peut accumuler une famille pendant 30 ans. Tout en haut,
derrière les bombes aérosols
périmées depuis au moins une décennie,
il y avait un sac en plastique blanc réduit à
peu près en miettes.
Je l'ai extirpé en me demandant bien quelle horreur j'avais
encore dénichée.
Il y avait deux paires de chaussures.
Blanches, avec encore de la boue dessus.
Deux paires de pointes.
L'une avec des bandes oranges, l'autre avec des bandes vertes.
Car j'avais des soucis d'esthétique quand j'étais
jeunette...
Quand j'allais courir tous les dimanche matin en forêt avec
mon papa.
Il n'y avait que ces deux paires.
Il n'y avait pas les siennes.
Il n'avait gardé que les miennes.
J'ai couru pendant des années.
J'ai couru quand ce n'était pas encore la mode, quand il n'y
avait que nous à sautiller dans la boue en culotte courte !
Quand j'étais trop petite et que je n'aimais pas
ça.
Sauf qu'on était avec notre papa et que finalement si on
aimait bien, zomozygote et moi aller "cavaler" avec papa.
On a fait quelques compéte aussi.
J'ai en même fait beaucoup.
J'y crevais de trouille mais j'aimais ça quand
même.
Surtout les cross.
J'adorais les cross rien que pour l'odeur de l'arnica qui se
mêlait à celle du terreau frais.
Pour ces jambes crottées qu'on exhibait comme des blessures
de guerre quand ce n'était pas nos joues ou nos
scalps cochonnés qu'on arborait avec fierté !
Pour ces pointes dont on ignorait bientôt tout des couleurs
mais que je choisissais toujours avec goût.
Tout le monde avait des bandes bleues.
Mais moi j'avais des bandes oranges ou des bandes vertes...
Aujourd'hui, il y avait la course des remparts de Laon.
Tout le monde courait, sauf moi et Tarquinou. Et je trouvais cela
parfait !
Mais ce matin, en me levant, il y avait une putain d'envie qui me
taraudait.
Certains dormaient, d'autres se préparaient.
Moi j'ai été chausser de vieilles chaussures.
Parce que j'étais grandette mais encore jeunette quand
j'enfilais mes jolies pointes qui à bandes oranges, qui
à bandes vertes.
Et depuis toutes ces décennies, il y a belle lurette que je
ne les chausse plus.
Mais j'ai retrouvé tous les sentiers. Même celui
qui monte tout là haut et qui était bien
caché.
J'ai tourniquoté un peu mais je l'ai
débusqué.
Et je suis montée tout là haut, là
où je râlais parce que cela montait trop !
C'était surprenant.
J'ai trouvé cela facile.
Et surtout tellement bien...
Je ne rêve que d'y retourner...
A Laon, j'ai senti de nouveau l'arnica.
Et puis même si je ne partais pas j'avais toujours le coeur
qui s'arrêtait avec le bang du pistolet de départ.
Et puis voir tous ces pataloustics cavaler ça m'a fait chaud
au coeur...
Et je n'étais pas la seule à penser que ce
père qui gardait les pointes de ses filles aurait
été fier de voir tout ce petit monde courir au
milieu de la ville qu'il aimait tant...
Au fait, c'est décidé... je m'y remets
à la course à pied !
Ce qu'il y a d'ennuyeux avec le brouillard c'est que l'on voit pas le
ciel.
Bêtement quand ça s'éclaircit un peu on
pense que cela va se lever.
Et quand on s'aperçoit que ce qui vient vers vous sont des
gros nuages gris, on reste con...
Je devrais pourtant le savoir que cette saison est propice au sale
temps...
Sans compter que je vais aligner quarante balais dans quelques jours,
sauf que pour le coup, je suis bien certaine qu'entourée
comme je vais l'être, peut me chaut qu'il fasse pluie, vent
ou tempête... pour moi, au moins ce jour-là, il fera beau !
Moi non plus je suis infoutue de m'en souvenir...
J'y pense depuis deux jours. C'était hier, avant hier,
aujourd'hui ?
A moins que ce ne soit demain, voire après-demain.
Sauf qu'à force de ne pas vouloir le savoir, j'y pense tout
le tout le temps.
Alors ce soir, puisque je ne voulais pas fouiller dans mes papiers, je
ne voulais pas exhumer toutes ces douleurs que j'ai
déjà parfois tant de mal à ne pas
mander, j'ai eu enfin l'idée de ces calendriers
perpétuels qu'on trouve si aisément sur internet.
Voyons c'est très simple, il suffit de se mettre la bonne
année et de chercher le 4ème
jeudi de septembre. Cette date-là je m'en souviens. Je m'en
souviendrai tout le temps. Pourquoi je ne sais pas. Peut-être
parce que je lui ai fait mes adieux. Une fois que j'ai
trouvé le 4ème jeudi de
septembre, je vais trois jeudi plus loin. Trois semaines exactement.
Jour pour jour.
Bon... j'ai compté du bout de ma souris : c'était
avant-hier ! Merde. J'ai loupé de deux jours l'anniversaire de la mort de
ma maman.
Mais je suis certaine qu'elle m'en aurait pas voulu... elle m'aurait
même certainement dit que c'était bien mieux ainsi
!
Je ne suis pas sûre qu'elle ait raison mais force m'est de
constater que cela ne change pas grand chose...
Tarquinet me saute dessus ce soir pour que j'allume mon VAIO et y
décharge les photos qu'il a pris le jour durant.
Comme tous les soirs depuis près d'une semaine...
Depuis qu'il s'est attribué cet appareil, au
prétexte, parfaitement fallacieux, que moi j'en ai
déjà deux !
Comme tous les soirs, mais ce soir, plus que les autres soirs.
Il s'est planté près de moi, comme pour voir ses
oeuvres.
Sauf qu'il y avait un fichier son au milieu des tirages de langue de sa
frangine et des sourires Carambar de son frangin qu'il a pris
l'habitude d'immortaliser.
En me regardant fixement il attendait que je l'écoute.
J'ai écouté.
Et puis je l'ai embrassé.
Très fort...
Via
Martine, je découvre ce
film Dove.
Pour travailler depuis 15 ans dans une agence, pour avoir
assisté et
organisé des prises de vues, pour avoir passé
quelques années avec
Photoshop, je peux vous dire que ce n’est pas
exagéré.
Tiens, tiens... cela me rappelle un vieux débat qui
s'était tenu ici et ailleurs. Et je précise pour
tous ceux qui voudraient de nouveau me gratifier du gentil qualificatif
de boudin au prétexte que je suis bien
prompte à critiquer ces publicités
malséantes qui pour nous vendre de la soupe viennent saper
nos représentations corporelles, que mon indice de masse corporelle est
inférieur à 20.
Je suis singulièrement lasse de ces effets de mode dont
souffrent les boulangeries parisiennes. Moi qui, pendant des lustres,
dépérissait dès que je quittais la
capitale au prétexte que le pain qu'on y trouvait ne
souffrait pas de comparaison, voilà qu'aujourd'hui c'est en
province que je retrouve enfin la saveur des pains blonds
décorés de farine, ces mies fines et
délicates qui fondent en bouche sans qu'il soit besoin d'y
laisser son dentier !
Que voulez-vous, moi ces grosses miches brunes à la
croûte dure et noiraude, je n'aime pas ça... Et a
Paris, il faut croire que nos bons mitrons passent leur vie
à s'excuser d'être des citadins en nous vendant de
ces grossiers pains qu'on dit de campagne. Et je t'y met de la graine,
et je t'y raffermis le quignon : Ce n'est plus une cuisson c'est un
bûcher où l'on grille nos meules ! Ce n'est plus
du pain c'est du brouet dans une carapace de cramé !
S'il n'était qu'un seul à en vendre que ces pains
roussis ! Mais c'est qu'il le font tous !
C'est à celui qui aura la meule la plus authentique, la plus
compacte, la plus dure... Tous... J'épuise les boulangeries
comme d'autres épuisent les amants : je cherche du bon pain,
ou du moins du pain que j'aime !
Je vous le dis tout de go, à Paris, en matière de
pain à chair blanche, croûte claire et
farinée, c'est le Monoprix du coin qui tient la
dragée haute à tous ces snobinards ! Un comble...
je sais !
Et le pire c'est que maintenant le pain c'est quand je quitte Paris que
je m'en délecte !
Messieurs les fourniers parigots, au lieu de copier la campagne...
allez plutôt y faire un tour... Et goûtez donc
à ces faluches qu'on vous sert dans le Nord de la France,
jusques et y compris dans nos campagnes axonaises, à ces
pains si blonds qu'ils sont blancs... si lisses que les doigts aiment y
tracer des arabesques farinées, avant de les rompre en un
geste léger. Ici point besoin de hachoir, de tranchoir ou de
couteau de boucher pour les déguster... un simple claquement
de doigts suffit pour en prélever un extrait : il chemine
même parfois en épis pour mieux s'offrir aux
gourmands !
Et je suis preneuse des bonnes adresses des quelques irréductibles parisiens qui pratiqueraient encore le pain blanc, peu cuit et fariné...
Les photographies que j'héberge chez 1 & 1
ne sont plus visibles pour une raison que j'ignore. Je me penche sur la
question mais un peu plus tard... là il me faut piocher un
dossier !
J'ai mis sur un autre hébergement les
dernières photographies en attendant la solution du
problème...
Mon vieux PC, mon premier ordi, celui sur lequel j'ai joué
des nuits entières (vous ai-je dit combien j'ai
aimé Everquest ?), celui dont, au cours des
années, j'ai changé tous les organes, de la carte
graphique aux barrettes de ram, en passant par le processeur et la
carte mère, celui qui m'a vu toshoper des nuits
entières pour éviter de chialer comme un
bébé, celui sur lequel j'ai aussi tapé
mes premiers billets, s'est emballé de retrouver l'adsl...
il a galopé toute la journée et au matin suivant,
il s'est éteint dans une odeur âcre. Oui je
pourrais le conduire à un nouveau bloc d'alimentation et
ainsi tenter une réanimation mais il m'a trop servi pour
continuer à m'acharner. Je vais le laisser en paix. Je vais
juste conserver ses disques durs pour en extraire tous mes souvenirs,
ceux qu'on a fait à deux, puis à trois, puis
à quatre, puis à cinq.
La vue c'est l'inverse des cheveux blancs... quand votre vie
s'écroule, la première chute et les seconds
multiplient. Et puis les seconds restent mais la myopie, elle, elle
s'en va. Pour la seconde fois en trois ans la correction de mes verres
s'amenuisent. Et non, ce n'est pas encore la presbytie. Je
récupère juste un peu ce que j'ai perdu
brutalement. Enfin, pour ce qui concerne mes yeux...
Je n'y avais plus mis les pieds. Enfin, deux fois j'étais
entrée. Puis le portillon franchi j'avais fait demi-tour.
D'abord parce que c'était le matin et que j'avais du
travail. Ensuite parce que c'était le soir et que j'avais
rendez-vous avec mon galant. Mais Tarquinou en sortant de
l'école il voulait aller arroser les fleurs, alors nous y
sommes allés, au cimetière. Je
m'écroule toujours. Sans bien comprendre pourquoi. Je me
mets à pleurer, pleurer à gros bouillons, comme il
dit. Pourtant j'ai des projets. Des projets qui me tiennent
à cœur et qui me le font battre plus vite aussi.
Mes souvenirs ressemblent aux plantes qui ornent sa tombe. On ne les
arrose jamais assez et surtout pas régulièrement.
On les a fait geler et cuire aussi. Il faut même avouer qu'on
essaye de les abandonner pour se persuader qu'on peut les oublier. Mais
sans bruit, elles ont pris racine bien au delà du
périmètre qu'on leur avait assigné.
Elles vivent dorénavant très bien toutes seules.
Simplement on ne peut plus les
déplacer. Et quand on se retrouve face à leur
vitalité... on ouvre les vannes et on laisser couler, soit
l'eau claire, soit les larmes.
Je dois avouer qu'en dépit de l'extrême gentilesse
avec laquelle on m'a confié cet appareil photo
numérique, mes premières impressions ne sont pas
dithyrambiques... Je ferais un billet plus charpenté quand
j'aurais un peu mieux exploré la bestiole mais je dois dire
qu'après une prise en main rapide, je ne suis
guère emballée par ses performances. J'ai d'ores
et déjà fait une croix sur l'utilisation du flash
qui surexpose toutes les prises de vue sans qu'il soit possible d'y
remédier même en mode "programme". Je
trouve que le délai de déclenchement est
effectivement plus court que mon vieux
Sony mais j'avoue que je suis plutôt
déçue par le piètre
résultat de nombres de photo prises pourtant dans des
conditions d'exposition parfaitement conventionnelles — et
alors que certaines d'entre elles me font pourtant penser
qu'il a quelque chose dans le ventre. J'ai peut-être trop
l'habitude des appareils réflex pour prendre mes marques. Je
remarque que Tarquinet, du haut de ses 10 ans et fort de ses certitudes
quant à ses talents de photographe est tombé sous
le charme de l'appareil et de ses filtres intégré
et n'a guère à rougir des photos qu'il en tire...
Les photos qui suivent ont été prises avec cet appareil, elles ne sont pas passées par les griffes de Toshop. Elles me laissent penser que la bestiole, à défaut d'être souple, a aussi du coffre :
Tarquinet et sa tronche d'elfe... — photographié par sa mère
J'envisage d'engager des fouilles archéologiques dans mes
combles afin d'en exhumer mon vieux modem 56 k... et puis de
dépoussiérer mon antédiluvienne
formule d'accès libre, celle que j'avais souscrite chez free
quand on ne parlait pas encore d'adsl...
Ils appelaient cela du bas débit.
Pourtant j'allais incontestablement plus vite qu'aujourd'hui.
Le haut débit chez free c'est quand même
très insolite...
Au matin, je me suis réjouie de sentir enfin les premiers
frimas.
Ceux qui vous offrent cette jolie buée blanche.
Ce délicat halos qui se forme devant vos lèvres
lorsque l'on danse à bicyclette et qui vous donne
cette si précieuse impression de voler.
Et puis j'ai pesté contre ces maroufles
vélocipédistes qui foncent sur les
passages piétons pour transformer en quille ceux qui les
traversent légitiment à pied.
Et j'ai aussi tiré la langue à une Tatie Danielle
qui reprochait à la terre entière de
respirer son air et en particulier à tous ceux qui n'avaient
pas son âge d'avoir l'audace d'exister. « Il vous faut prendre vos pieds »
éructait-elle comme je passais à 4
mètres d'elle sur un quai de Seine aussi spacieux que
désert.
C'est pourtant une bien jolie formule... "prendre ses pieds..." Je ne
connaissais quant à moi que l'expression qu'au singulier... Mais en prendre deux, cela n'est-ce pas mieux que de n'en prendre
qu'un ?
Après Tatie j'ai croisé Marcel.
Marcel Bidochon en chair et en os.
Et il le tenait ferme le volant de son scooter.
Il affichait aussi un air mauvais qu'il croyait être
intelligent.
Et il gueulait ferme, Marcel !
Point de jolies formule de vieilles...
Non, lui c'est à grand coup de klaxon qu'il signifiait
à ces putains de vélos de merde d'avoir
à dégager devant lui.
A lui, le grand Marcel, celui qui roule dans les pistes cyclables...
Premiers frimas...
Je me demande ce que vont me réserver les
premières gelées...
J'ai profité du weekend pour publier quelques photos mais ne
vous y trompez pas : c'est toujours la pétaudière
dans mon ordinateur.
Mon VAIO s'étiole. Et je commence à enrager de
ces tickets dont on vous dit qu'ils vont résoudre vos
problèmes quand moi j'ai l'impression qu'il me faut en payer
l'addition...
Bref, à l'ouest je ne vois que le sable qui s'envole et il
me tarde de la prendre enfin cette diligence...
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