Où l'on parle du temps d'avant, de celui qui passe et aussi de celui qui revient tous les ans.

Les Tarquinets le 22 septembre 2003
Les dates sont insidieuses.
Moi je les oublie tout le temps.
Elles pourtant ne m'oublient pas.
Cela fait deux jours que je me surprends à farfouiller dans
les archives de mes photos.
Je contemple le temps d'avant.
Je ne sais lequel échappe le plus à l'autre.
Je sais qu'il s'enfuit.
Je sais que je le fuis aussi.
Échange de bons procédés : au
trébuchet du temps passé je prends les
années, je laisse les regrets.
Enfin j'essaie.
Ce n'est peut-être pas la panacée mais je ne peux
ignorer la force de mes projets.
Et ils échappent au passé.
Et ils m'échappent du passé.
Je feuillette mes vieilles photos comme les pages d'un roman dont
j'aurais subrepticement lu la dernière page.
Je sais bien qu'à un moment, la digue va céder,
que le temps ne m'offrira plus son rempart.
Que de lectrice je vais passer protagoniste.
Mais pas sans combattre.
Pas sans m'abrutir de projets pour repousser cet instant.
Bientôt trois ans.
Dans quelques jours, dans quelques heures.
Les dates sont insidieuses mais surtout terriblement
opiniâtres.
Par Veuve Tarquine
jeudi 21 septembre 2006 à 00:30
Tréfonds et sentiments
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Commentaires
Le jeudi 21 septembre 2006 à 10:32
par
Vroumette
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Le jeudi 21 septembre 2006 à 11:06
par
Tout simplement Béa
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Le jeudi 21 septembre 2006 à 17:36
par
ASF
#
Le vendredi 22 septembre 2006 à 13:33
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Dan
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Le vendredi 22 septembre 2006 à 16:29
par
Philippe
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