Les mots me fuient.
Et moi je fuis mes démons.
Je fuis dans une vieille maison.
Retrouver l'enduit et la pluie.
La pluie des souvenirs qui panse l'âme.
L'enduit avec lequel on imagine son avenir.

Septembre s'étire.
Septembre la discordante.
Septembre ou l'éternel recommencement.
Septembre ou l'insoutenable achèvement.

Les mois s'écoulent.
Les années aussi.
Ce mois-ci restera, je crois, celui de l'espoir.
Cette année-là, je l'espère, ne me décevra pas.

Et si ce n'est pas vrai, et bien tant pis.
Il y aura toujours ma vieille maison pour y retrouver de plus vieux démons.
Ceux qui consolent et qui cajolent.
Juste le temps d'ouvrir les yeux et de partir vers d'autres cieux.
Mes morts à moi, ils me dictent qu'il faut vivre...