Demeure et départ

J'ai retrouvé le bazar que j'avais laissé en
partant et avec lui mon quotidien rassurant.
J'étais guillerette de retrouver mon vélo.
Le coffre n'avait pas encore été vidé
que j'avais déjà vérifié la
pression de ses pneus
J'ai aussi mis le nez au balcon et j'ai retrouvé
l'arôme de ma rue.
J'ai tremblé comme une feuille dans l'ascenseur
velléitaire rempli jusqu'à la gueule.
Et le soupir de soulagement que j'ai laissé
échapper, parvenue au troisième,
était digne des plus hauts sommets...
Je me suis endormie le nez enfoui dans mon oreiller pour
mieux m'absorber dans cette odeur que je chéris entre toute.
Aujourd'hui les Tarquinets sont heureux comme des poissons dans l'eau
et s'agglutinent sur le canapé pour mieux se
décérébrer devant la
télé.
Tarquari le bienheureux ronronne sur mon lit pétri
d'ingratitude à l'égard de cette campagne dans
laquelle il a folâtré tout un mois.
L'oeil encore exercé de mes activités estivales,
je jauge l'appartement et avec lui les travaux auxquels il faudrait que
je m'attelle.
Je me réjouis déjà de retrouver mon
bureau après la rentrée des marmots.
J'ai un agenda plein de projets et aussi de douceurs.
Mais sincèrement, honnêtement, tout bonnement, et
pour la première fois je n'ai jamais eu autant de mal
à la quitter la demeure.
Merci à tous ceux qui y sont venus lui donner la chaleur
sous laquelle elle a rayonné dans cet
été polaire.
Par Veuve Tarquine
dimanche 3 septembre 2006 à 02:05
De bric en vrac
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Commentaires
Le dimanche 3 septembre 2006 à 20:56
par
bull2r
#
Le dimanche 3 septembre 2006 à 22:29
par
Gigi
#
Le lundi 4 septembre 2006 à 09:39
par
Anne
#
Le lundi 4 septembre 2006 à 12:39
par
Evariste
#
Le dimanche 10 septembre 2006 à 12:34
par
Somebaudy
#
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