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jeudi 31 août 2006


L'aubaine et la chimère

Encore un qui se prépare quelques embûches...
Définitivement perdue pour la tempérance, je ne suis pas persuadée, en revanche, qu'il s'agisse de poisse et non d'aubaine...





Rentrée et récidive

Bien plus que le tempo des fins d'année civile et ses bilans que d'aucuns dressent, j'ai conservé de mes années d'études le rythme scolaire puis universitaire. Plus que le passage d'une année à l'autre ce sont les vacances d'été, celles qui précèdent ce qui restera toujours pour moi "la rentrée", qui bercent mon temps qui passe.

Je les compare d'une année à l'autre. J'ose même me souvenir de celles d'antan. Je mesure non seulement leurs qualités respectives mais je sonde aussi les mois écoulés avec une distance que j'aimerai savoir retrouver les onze autre mois de l'année.

Et puis surtout c'est l'heure où je prends mon élan, où je prends appui sur l'année écoulée pour aborder la prochaine forte de convictions dont l'expérience m'apprend qu'elles n'ont rien d'éphémères. Moi qui ne borne jamais ma vie de ces promesses faites à soi-même ou de ces principes qu'on embrasse hâtivement,  considérant qu'en vous obligeant  ils vous rendent surtout aveugle à la fortune et à la chance, il me faut pourtant bien reconnaître que ce que je retiens de mes vaticinations estivales sont foutrement sagaces.

Je me souviens m'être convaincue ici même il y a un an que de mon veuvage, j'abandonnerai déjà un pan. Que je me frotterai de nouveau au jeu des rencontres et que ce n'est certes pas sur un bûcher que je me consumerai. Cela me semblait terriblement ardu et je suis tombée des nues : c'est simple comme bonjour de mettre fin à une chasteté de circonstance. Ce qui est éminemment complexe c'est la consistance de ce qui l'accompagne. Mais cela je le savais déjà.

Cet été pourtant, avant d'être celui des bilans, fût surtout celui de la quiétude et de l'apaisement. Aise de découvrir combien je me sens bien dans cette baraque devenue mienne, bonheur d'y recevoir ceux que j'aime, joie de continuer son histoire et avec elle, la mienne. Je me la suis si bien appropriée que je m'y forge mes souvenirs pour plus tard ; ceux que l'on amorce par un « cette année là... ». De vraies vacances parce que vacantes aussi : j'ai oublié mes dossiers, j'ai oublié de bloguer, j'ai oublié mes mails, j'ai délaissé mon VAIO et même mon appareil photo. Je suis parvenue aussi à éconduire les démons qui ont plombé mon mois de juillet. De vraies vacances où plus grand chose n'a d'importance si ce n'est de profiter des commensaux, de l'odeur de la peinture et même des feux dans la cheminée consentis par cet été si vivifiant...

Si la vie m'a trop bousculée pour conserver la moindre certitude de ce dont elle sera faite désormais, j'ai la conviction en revanche qu'il y avait tout à gagner à la bouffer que de se laisser bouffer par elle. Cette année fût celle des yeux qu'on ouvre, gourmands et parfois trop crédules, celle des appétits retrouvés et encore mal rassasiés, celle aussi de tous les affres qu'on essuie quand on est infoutue de ne pas la saisir autrement que dans un étroit corps à corps.

Être incompétente à ne pas esquiver les boniments de la vie je veux donc bien m'y résoudre. Mais ne pas esquiver ce n'est pas non plus tout encaisser obtusément. Et s'il y a un augure que je retiens de ce bilan c'est bien celui de n'avoir aucune envie d'inscrire l'indigeste lotos dans mon régime alimentaire alors même qu'il serait accommodé de mets de choix. J'ai trop faim pour cela.

Ce coup-ci, je crois bien que je suis de retour...




vendredi 11 août 2006


Pourquoi je ne blogue pas

La demeure



vendredi 4 août 2006


Adieu ma bonne ville !





















Résurgence - La force et fardeau.

J'ai revu la nièce de Tarquin; la cousine des enfants.
Je sais pourquoi j'ai tant eu besoin de me couper d'eux et même d'elle.
C'est si douloureux ces vestiges de cette vie qui n'est plus.
Cela me saute à la gorge avec une force que je ne soupçonne plus et me terrasse à chaque fois.
Elle a raison. C'était un putain de mec mon mari.
Un de ceux dont tout le monde sait qu'ils étaient des êtres d'exception.
Pas facile pour tous les autres de tenir la route après lui...
Moi je ne préfère pas y penser.
Je sais trop bien que si je mesure sa gentillesse, sa droiture, sa sincérité et sa franchise avec toutes celles auxquelles je me suis frottée depuis, tout le monde sera perdant. Et moi la première d'avoir accepté de telles compromissions... Ce qui me tracasse le plus ce n'est pas de reproduire une relation que je savais unique, c'est d'arriver à conserver un minimum de respect pour ceux avec qui j'ai pu penser un instant partager un bout de chemin. Et pour l'instant, et en toute franchise, il me faut bien avouer que ce qui me saute le plus aux yeux c'est surtout la force de leur égoïsme étriqué... Je ne suis pas sortie de l'auberge...




jeudi 3 août 2006


Pasfolle est de retour ! Qu'on se le dise !!!

Elle est là ! Si ! Je viens juste de l'apprendre !

Et pour ceux qui ne le savent pas, Pasfolle c'est une grande dame... Une très grande dame ! Bienvenue de nouveau Madame !




mercredi 2 août 2006


La tronche de mon amant ou les commentaires chez Embruns

Vous lisez Embruns ?

Moi j'adore !

Je ne regrette pas d'être une femme facile !




mardi 1 août 2006


La clope et mon Canon ou le désamour et l'attachement

Mon premier Canon est revenu.
Je pensais pouvoir m'en défaire.
Je pensais que le second me ferait oublier le premier.
Mon premier Canon c'est ma victoire sur la clope.
C'est le cadeau dont j'avais toujours rêvé.
C'est une folle équipée à la FNAC un samedi de fin d'année.
Le métro avec trois mômes en goguette.
Le petit dernier dans une poussette que je saisissais à bras le corps malgré mes paquets, déclinant avec une rare opiniâtreté toute proposition de partager mon fardeau à chaque franchissement d'escaliers.
Mon premier Canon c'est un an sans la moindre cigarette.
C'est l'incroyable pari que j'avais pris entre la mort de mon mari et celle de ma mère.
Moi qui n'avait jamais de ma vie arrêté de fumer plus longtemps qu'une nuit de sommeil.
Moi qui avait fumé comme un pompier jusqu'au terme de toutes mes grossesses sans avoir pu y trouver la nécessaire motivation de cesser.
Moi qui m'étais levée à la force des poignets à peine une heure après avoir accouché.
Moi qui traversée par une sonde dans un lit d'hôpital, avec la formelle interdiction d'en sortir, avait tellement dérouté le personnel médical qu'ils y ont fait, quatre jours durant, semblant de ne pas m'y voir cloper,
Moi qui était tétanisée à l'idée de me passer de cette fumée sans laquelle je ne savais plus exister, depuis plus de 22 ans.
Mon mari avait su me convaincre d'affronter son arrêt.
Nous avions programmé d'arrêter ensemble en octobre.
Il est mort sans prévenir en septembre.
Pourtant un dimanche d'octobre j'ai écrasé ma clope dans un cendrier et puis j'ai pris ma voiture,
Je suis allée dans un vague hôpital de banlieue
Je me suis assise près d'une femme méconnaissable.
Méconnaissable même pour ses enfants.
Je lui ai juste dit que j'avais arrêté de fumer.
Elle m'a juste dit : C'est bien ma fille.
C'était le dernier jour où je l'ai vu, le dernier jour où je lui ai parlé.
Le cancer l'a emporté loin d'ici.
Mon premier Canon c'est tout cela réuni.
C'est d'avoir tenu cette promesse muette.
Celle faite à mon mari, celle faite à ma maman,
Alors j'ai pris un câble.
J'ai uni Canon et VAIO.
Et j'ai remis mon nom dans l'appareil photo.
Le nom qui apparaît dans tous les fichiers exif.
Je pensais m'en défaire.
Mais pas ainsi.
Pas comme ça.
Pas sans rien.
Pas maintenant.





Lumière d'août

Il est environ 20 heures à la Porte de Saint-Ouen