Quand j'ai vu la signature de celui qui le premier ce soir a offert son échine à mes dents carnassières, l'appétit m'en est presque tombé ! Imaginez plutôt : celui-là même dont je suis pétrie d'admiration, dont l'œuvre a fait mes délices et dont le seul reproche est d'avoir mis fin à ce qui constituait mon bonheur quotidien !

Déjà hésitante à dévorer cet agneau dont l'esprit m'a enchanté tant d'année, la gentillesse du second m'a convaincu de cesser là toute velléité belliqueuse à l'endroit de ces proies si charmantes !

Il faut dire qu'un ange gardien a soudain détourné mon courroux de ces gorges si tendrement offertes et que s'est exposé à celui-ci, avec une rare opportunité, une proie dont je n'imaginais qu'elle puisse être d'un tel choix !

Monsieur le compositeur spammeur qui pourrit les blogs pour tenter d'attirer le chaland que sa propre musique fait fuir, je vous remercie d'avoir passé près de trois heures sur ces pages à vous acharner avec une obstination que se dispute votre bêtise béante.

Ne doutez pas un instant que votre œuvre (et vous vous doutez bien que je ne parle pas de votre musique qui n'en est pas) passe à la postérité : vos spams par kilos vont bien vous profiter, mes copies d'écran qui vous réjouissent tant ne vont pas manquer de venir soutenir la plainte que je me m'en vais déposer contre vous dès la première heure demain matin...