MUR, subst. masc.
A. 1. Ouvrage de maçonnerie vertical (parfois oblique), d'épaisseur et de hauteur variable, formé de pierres, de briques, de moellons superposés et liés par du mortier ou du ciment, et élevé sur une certaine longueur pour constituer le côté d'un bâtiment, enclore ou séparer des espaces, soutenir et supporter des charges.

Battre les murs (fam., vieilli). ,Vaciller d'un côté à l'autre de la rue comme un homme ivre`` (LITTRÉ, DG).
Faire les pieds au mur. Se tenir en équilibre sur les mains, les pieds reposant contre le mur.
Être au pied du mur. Être acculé à prendre une décision, être contraint d'agir.
Être logé entre quatre murs (fam.). Être enfermé, mis en prison.
Être, se trouver le dos au mur. Être dans l'impossibilité de fuir, de reculer, d'échapper à une situation. 
Se cogner, se taper la tête contre les murs. Se désespérer.
C'est à se taper la tête contre les murs/un mur! (fam.). C'est impossible, impensable. Dans quoi nous sommes-nous fourrés! C'est à se taper la tête contre les murs! (TRIOLET, Prem. accroc, 1945, p. 137).

B. 2. Ce qui forme un obstacle infranchissable, ou sépare des personnes, empêche la communication.
Un mur, un mur! Avoir le sentiment que l'on est devant un mur très haut, très lisse, très épais, et que ce mur-là, c'est l'avenir, et qu'on ne peut ni l'escalader, ni le renverser, ni le percer.
DUHAMEL, Confess. min., 1920, p. 104.

Mur d'airain, mur de séparation ou simplement mur. ,Causes qui divisent deux personnes et empêchent qu'elles ne puissent se rapprocher, se réunir. Il y a un mur entre ces deux hommes`` (Ac. 1935).

Mais aussi :
Ce qui protège, isole, défend. Vivre derrière un mur :
. ... il n'est pas d'amants qu'on ne trouve occupés, acharnés à tuer l'amour, tâchant de le borner, de se l'approprier, de lui donner des murs. G. BATAILLE, Exp. int., 1943, p. 213.
Mur de la vie privée. Secret, discrétion qui entoure la vie privée. Franchissons le mur de la vie privée, de la vie la plus privée, celui du cabinet de toilette (HUYGHE, Dialog. avec visible, 1955, p. 42).


Mais moi ce que je redoute et me répète en pleurant ce soir n'est pas même défini par cet article... Aller dans le mur... Aller dans le mur ou pire attendre qu'il vienne à moi sans même me donner l'illusion d'agir ne serait-ce même que pour avancer vers lui. Comme si toute forme de vie autre que végétative m'était interdite. Moi qui ne déteste rien dans la vie que de rester les bras ballants on peut dire que j'ai un don inné pour la souffrance...