Non, je ne suis pas allée chez Samira. Leur liesse m'aurait divertie mais pas leur accablement.
Bien m'en a pris, il paraît qu'ils étaient consternés et qu'ils le clamaient.
En face de chez moi, il y avait un grand black qui hurlait, de sa fenêtre du 6ème étage qu'il avait envie de sauter.
J'ai fermé la mienne et je ne l'ai plus entendu cet indélicat qui vient vous gâcher le cri des hirondelles !
Et comme un pied de nez le téléphone a sonné.
Ce devait être le seul a résonner dans le quartier.
Entre blogueurs du bout de la France, c'est le jour où jamais pour papoter de tout ce qui n'est foot.
Clin d'œil de résistants...
La défaite m'a autorisée à dormir. Je sais que sans elle je n'aurais pas fermé l'oeil de la nuit.
Le matin ne fût un soulagement : chacun y allait de son petit couplet.
Toute la journée, sur toutes les bouches, en tous les lieux.
Pas une audience, pas une réunion, pas un motard qui ne fasse hurler sa radio pour comprendre l'évidence.
Et moi j'atteins un degré de lassitude insoupçonnée...
Vos rengaines sans fin, vos mots que l'on ânonne une fois, deux fois, trois fois ne sont pour moi que silence .
Cessez de vous répéter. Changez moi les idées.
D'entendre vos rabâchages, les miens n'en sont que plus bruyants.
De vous regarder ressasser me renvoie à mes propres remâchements.
De l'air ! De l'air !
Que la vie continue, qu'elle nous reprenne et que cesse enfin cette diabolique ritournelle où chacun semble être englué.

Et ma mauvaise humeur est si méchante que la lecture de ce billet, dont le sujet ne mérite aucun relief, est volontairement, in situ, ternie et affadie.