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lundi 31 juillet 2006


Le miroir à l'enfant

Reflet d'un Tarquinou dans un miroir




Pittoresque Tarquinette

Tarquinette à sa mère, trois semaines après l'avoir quitté :

- Oh Maman ! Tu as grandi !!


Tarquinette à sa copine Priscille (sans savoir qu'elle est à portée d'oreille de ladite mère) :

- Ma mère, elle est amoureuse de la technologie !
- Meuh on ne peut pas être amoureuse de ça dit Priscille
- Bah si ! lui rétorque Tarquinette !
- Elle couche même avec son ordinateur !




samedi 29 juillet 2006


" Le jus pressé du pouliot avec du vin, non de l'eau, guérit la mélancolie qui est noire maladie "

J'ai une foi sans borne dans la science !

Deuil difficile, chute de cheveux, dépit amoureux, prurit anal, quelque soit le problème une seule adresse : la banque d'images de la Bibliothèque interuniversitaire de médecine et d'ontologie.

Et comme un grand discours ne vaut pas mieux qu'un bon cliché, me voilà dorénavant muni du sauf-conduit qui me permettra de vadrouiller tranquillement dans ma vie en cessant de me faire interpeller à tout bout de champs par une conscience aussi tatillone que tyrannique :

Explication du fonctionnement du coeur - cardiologie - 17ème siècle

De motu cordis adversaria analytica
détail du fonctionnement du coeur dessiné en l'an 1698 par le Sieur Pierre Chirac


Remarquez bien que si cela ne suffit pas, il me reste l'intervention chirurgicale, dont j'avoue pourtant que les bénéfices escomptés ne suffisent pas à me convaincre de son impérieuse nécessité...

Trépanation faite à l'aide d'un triploïde garni d'un bouton en forme de manche. - 16ème siècle



Le titre de ce billet « Le jus pressé du pouliot avec du vin, non de l'eau, guérit la mélancolie qui est noire maladie » est un proberbe tiré de la très mal foutue mais très complète base de données du site du Ministère de la Culture.






vendredi 28 juillet 2006


Quand la nuit s'étire...

Il suffit de le réclamer à corps et à cris et le voilà qui fuit.
Alors j'écoute la nuit et je guette la silhouette des moustiques qui viennent se cogner à la lumière de mon écran.
J'essaye de ne pas penser à cette écrasante température, qui m'indiffère assez si ce n'est qu'elle me rappelle 2003. L'année où tout a basculé.
Un moustique vient de prélever sa dîme sur le petit orteil de mon pied droit.
Il me distrait un instant de cette sirène de SAMU que je ne cesse d'entendre retentir.

J'ai menti à tout le monde.
Et d'abord à lui-même.
Tout le monde se rassurait de me voir y croire.
Moi qui en avait tant vu dans mes dossiers de ces hémorragies cérébrales.
Moi qui était la seule à comprendre ce qu'ils me disaient, les termes étaient si compliqués.
Ils savaient pourtant que je savais. Je savais qu'ils savaient.
Ils ne m'ont jamais menti. Et je leur en ai toujours su gré.
Mais personne ne le voyait.
Je n'ai pas travesti la réalité. Simplement, je n'ai pas exprimé les non-dits.
Et déjà j'ai cultivé ma solitude.
Ils voulaient tellement y croire.
Moi aussi. Tellement que je ne voulais même pas briser leur espoir.

J'ai pas partagé ma peine.
Il n'y avait qu'à lui que je savais confier mes chagrins.
Lui il s'en foutait que je sois solide ou non. Il me prenait juste dans ses bras et me serrait à me rompre. Il n'aimait pas voir les gens malheureux. Et moi, moins que quiconque.
J'ai pas partagé ma peine.
Et je sais bien que je ne le ferai jamais.
Je ne suis pas même certaine de savoir encore partager un chagrin quel qu'il soit...
Je ne crois pas.




jeudi 27 juillet 2006


Cardinale et impérative nécessité :

pioncer !



mercredi 26 juillet 2006


Le monde, la postérité, et les nichons de sa mère.

Il fait grand soleil.
Nous déambulons dans un village axonais parfaitement quelconque mais qui est cher à mon cœur.
La petite main de Tarquinou serre ma main gauche.
La petite main de Tarquinette serre ma main droite.
En dépit de la chaleur je n'envisage pas un instant de cesser de tenir leurs menottes qui m'irradient de bonheur.
Tarquinet nous précède d'un pas nonchalant en ne parvenant pas à masquer sa joie d'être ainsi agrégés.

Tarquinette, avec le pittoresque qui la caractérise, me demande alors :

- Maman, parle-moi du monde.

Et moi, en veine d'inspiration, de lui répondre :

- Le monde est très vaste ma chérie et il est peuplé de gens de toute sorte.
- Il y en a qui sont gentils, d'autre qui ne le sont pas.
- Ce ne sont jamais tout à fait les mêmes et parfois ils sont tantôt gentils, tantôt méchants.
- Il y en a qui sont intelligents et d'autres qui ne le sont pas.
- Ce ne sont jamais tout à fait les mêmes car tantôt ils sont bêtes, tantôt ils ne le sont plus.
- Sauf que l'on ne peut jamais être tout à fait bête en étant gentil, parce que la gentillesse c'est toujours une forme d'intelligence. Et il faut être stupide pour ne pas le comprendre !


A ce point de ma déclamation qui, je l'espérai secrètement, passerai à la postérité tarquiniolesque, Tarquinou (4 ans) s'exclame d'un ton joyeux :

- Maman, j'aime bien tes nichons !

Et c'est ainsi que mon beau discours, noyé dans une truculente hilarité a perdu toute illusion de survie pour les générations futures...




mardi 25 juillet 2006


Je ne suis là pour personne...

... hormis mes tarquinets désormais au grand complet !




dimanche 23 juillet 2006


Vrac de photo

Bruland — Pour repos et malades

Refuge à VAIO en devenir...



Tarquinou une main sur le ventre de sa mère

« Y-a un bébé dans ton ventre ? »




samedi 22 juillet 2006


Tarquinou et son doudou.

Tarquinou et son doudou




Radio et sanglots

France Musique ne passe pas aujourd'hui.
Alors juchée sur une échelle, je laisse se déverser une improbable radio locale.
Un morceau de Santana.
Et c'est la débandade.

Ça me prends à la gorge et ça me monte aux yeux.

Il n'y a aucun signe annonciateur.
Quelque soit mon moral ou mes projets, cela ne prévient pas.
Parfois c'est dans un taxi, tantôt sur un parking, souvent sur mon vélo, aujourd'hui sur une échelle.

Simplement cela me terrasse.
J'ai juste le temps d'enfouir la tête dans mes bras.
Et de pleurer à m'en étouffer.

Putain qu'il me manque.
C'est comme s'il était mort hier. 
Comme s'il pouvait encore m'offrir une moquerie comme on offre une fleur
Comme s'il pouvait encore partager ses rires pour mieux offrir sa tendresse.
Comme si je pouvais encore sentir son amour.

Presque trois ans.
A peine quelques jours.





C'est quoi ce truc ?

Tarquinou, interrogatif




Rage ! Enfin !!

Mais comment ai-je pu mettre tant de temps à venir ici ?
Pourquoi donc tant d'atermoiements à foncer chez moi ?
Qu'il me semble pourtant limpide le chemin vu d'ici !

Mais ce soir, même épuisée, je ne pouvais plus attendre.

Je la sentais qui bouillonnait depuis quelques jours.
Je l'humais, je l'attendais.
Je savais qu'elle viendrait et qu'avec elle la secousse qui me tirerait d'affaire, qui m'ouvrirait les yeux.
Qu'elle me manquait ma rage sans laquelle je ne sais pas faire face lorsque ma barque prend de la gîte.

J'ai carré mes mains sur le volant.
J'ai haussé le son et même, Ô fait singulier, chanté à tue-tête.

Retrouver la fraîcheur.
Retrouver l'odeur des thuyas qui baigne la nuit noire.
Retrouver enfin l'impression d'être soi !

Laisser défiler le long des kilomètres les évidences qui soudain se rappellent à moi.
Sans queue ni tête elles s'effrangent, mais j'en saisis parfaitement le sens et l'articulation.

Il est mort ton mari ma cocotte... et personne ne pourra plus jamais t'offrir ce que lui savait te donner.
Oublie cette quiétude, plus jamais tu ne pourras t'imaginer que le bonheur est acquis.
Avec lui tu es morte aussi.
Elle n'existe plus celle des certitudes et des douceurs tranquilles.
Alors je vais les enterrer mes vérités.
Peu importe ce en quoi je croyais. Peu importe ce qui m'importait. Peu importe celle que je pensais être.
Je vais foutre tout cela au panier.

Et dans ta vie entière, ils sont combien ceux que tu croyais aimer, ceux que tu aimais peut-être et qui t'ont laissé aujourd'hui un souvenir qui ne soit pas empreint de leur insignifiance ? Deux... Ton bonhomme et le seul amant avec lequel je n'ai pas pris une hache pour couper définitivement les ponts. Deux c'est peu. C'est la faute à la vie, c'est ce qu'elle m'a laissé de tous les autres après avoir fait son œuvre de digestion, après avoir confronté chacun d'eux à ses petites compromissions qui supportent bien mal l'épreuve du temps.

Je vais retrouver ma maison.
Je vais aller sentir combien ils m'aimaient mes fantômes.
Et forte de leur amour, je vais faire la seule chose pour laquelle il semble que soit douée, bouffer la vie au lieu de me faire bouffer par elle...
Je vais laisser tomber mes démons trop bien nourris de mes certitudes révolues. Je vais laisser tomber mes convictions et avant d'en adopter de nouvelles je vais déjà me hasarder à me faire une idée par moi-même. Moi-même, celle de maintenant. Pas l'ancienne.




vendredi 21 juillet 2006


Ma bouteille à la mer : " session musicale de Saugues "

Un jour dans un billet j'ai écrit « session musicale de Saugues ».
Google est passé, google a indexé et moi j'avais oublié.
Quand aujourd'hui, j'ai reçu un mail.
Un mail parce que quelqu'un a recherché session musicale de Saugues dans une requête et que Google l'a mené nez à nez avec ce billet.
Vincent, en lisant ton mail, j'ai eu les larmes aux yeux.
Je te réponds.
Evidemment !
Et puis aussi Benoît, excuse moi d'être si négligente, j'en suis morte de honte !



Et puis si un jour, on essayait de se revoir ?
Si l'année prochaine au mois de juillet, par exemple, on tentait de se réunir ?



Session musicale de Saugues,
Session musicale de Saugues
Session musicale de Saugues.



Google, aide-moi à les retrouver tous !







Dixon Wilson ou comment clamer sa médiocrité en écrasant le talent !

« Nous avons très récemment découvert avec surprise l'existence d'un site internet de type "weblog" (plus communément appelé blog) dont vous étiez l'auteur, qui comportait des informations, commentaires et descriptions relatifs à votre travail et votre employeur. Bien que les noms des personnes et de l’entreprise soient remplacés par des pseudonymes, il est néanmoins très aisé de vous identifier et par là même de faire le lien avec notre cabinet, certains associés et membres de notre personnel. Vous avez de plus laissé publier votre photographie avec l’adresse de votre site dans le journal Le Parisien (un quotidien à très large diffusion), ce qui rend ce lien encore plus évident.»

Oyez Oyez bonnes gens de la blogandie, écrivaillons à la plume discrète mais alerte, gens de web et de blog, dorénavant planquez tout et surtout votre talent !

Figurez-vous qu'en ce 21ème siècle au numérique flambloyant il se trouve encore quelques employeurs dont l'esprit semble s'être figé à ces temps immémoriaux ou le verbe travailler signifiait n'exister corps et âme que pour le bénéfice de son seigneur et maître !

Négriers ? Que nenni ! Dixon Wilson est bien sous tous rapports. Enfin, il paraît...

Messieurs et Mesdames de chez Dixon Wilson, je vous conseille de n'engager dorénavant que des cadavres... comme cela vous aurez la parfaite certitude que vos employés n'auront pas le droit de vivre. Et encore moins de s'exprimer... C'est si grave !!

Et puis, au point où en sont vos arguments et compte tenu de la hauteur de votre campagne de communication, vous conviendrez vous-même que n'avez plus grand chose à perdre...

A lire séance tenante chez mon confrère Eolas :

Nota bene : comme à cette heure le site de Petite Anglaise, n'est plus accessible à son adresse http://www.petiteanglaise.com, vous pouvez sans aucune restriction consulter le cache google pour vérifier non seulement la qualité de son écriture mais in situ les assertions de son employeur quant aux informations par elle divulguée... c'est proprement édifiant !





Et de 1000 sans même y penser !

Je réalise tout à coup et grâce à un judicieux commentaire de Claire il y a quelques jours, que je viens de publier mon 1000ème billet.

Je vous rassure c'est parfaitement indolore !

Je reconnais qu'il eût été de bon ton de profiter de ce kilo-billet pour  faire de longs développements sur les bénéfices que le vulgum pecum peut retirer à venir gribouiller comme je le fais ses feuillets sur la toile mais franchement si je persiste au delà de mille unités comme c'est devenu le cas à l'heure qu'il est, la démonstration m'en semble d'ores et déjà faite et parfaite !

Je ne sais pas s'il y en aura deux mille mais je n'envisage pas un instant de cesser de vous importuner !





Dotclear 2 mon amour !

Ce n'est un secret pour personne, je n'aime pas les parasites du web qui à défaut d'avoir un quelconque talent, entendent profiter de celui des autres !

Les affres du référencements et la bataille pour sortir vainqueur des requêtes lancées sur les moteurs de recherches nous permettent d'étudier à la loupe les mœurs de ces nouveaux morpions numériques.

La dernière pédiculose en date a pour dessein de profiter de la renommée (plus que méritée) de l'outil que j'utilise pour mes feuillets, c'est à dire dotclear, pour tenter d'attirer sur des pages couvertes de publicités nauséabondes des chalands égarés par des moteurs de recherche abusés.

La solution, outre de dénoncer cette pratique, est de remettre lesdits moteurs dans le droit chemin en indiquant la bonne route à leurs robots qui parcourent nos pages :

« L'adresse Dotclear2 a été cybersquattée, si vous voulez joindre Dotclear 1 ou Dotclear 2, un seul clic : Dotclear2 ! » (en faisant un lien sur l'adresse http://dotclear.net)

Pour plus d'explications, je vous invite à prendre connaissance des billets de :




jeudi 20 juillet 2006


La force et le courage - ou le leurre et le mensonge

S'il y a des qualificatifs que j'exècre c'est bien ceux qui tiennent à l'être.
Ils me semble toujours usurpés. Par principe.
Dites-moi que ma prose vous ravit et je rougirais.
En revanche que l'on me parle de force et de courage et je mordrai.
Je ne sais pas très bien pourquoi.
Sans doute parce que je ne crois pas à la force et au courage.
Leurs adjectifs ne veulent rien dire.
Ils ne sont la projection que ce que l'autre perçoit de vous.
Mais jamais ils ne représentent ce que vous êtes.

Ils sont tellement réducteurs et surtout tellement contradictoires ces compliments que l'on vous sert.
Qu'il est facile d'avoir du courage quand on a perdu père, mère et mari...
Mais se gonfler le jabot de leur survivre presque involontairement n'est-il pas plus odieux ?
En tirer gloire est proprement nauséeux.
C'est alors de ne pas mourrir qui est courageux ?
A moins que pour affronter sa propre mort il ne faille un courage que je n'avais pas.
Parce que j'y ai pensé, une fois...

Quel courage faut-il avoir pour faire le vide autour de soi ?
Quelle force est-elle nécessaire pour cultiver sa colère sans accorder la moindre concession ?
Pour ne pas affronter le regard des autres, leur pitié et même leur générosité j'ai fui comme personne, j'ai fui comme jamais.
Être parfois même incapable de répondre à un courrier, n'est-ce pas plutôt de la lâcheté ?

Le courage serait dans le fait d'élever ses enfants en parlant librement de leur père ?
Voire de continuer à "vivre".
Mais faut-il vraiment de la force pour trouver du plaisir à être dans les bras d'un autre homme ?

Et quelle force faut-il avoir pour ne pas s'avoir s'affranchir de ses propres démons alors même que l'on mesure la bêtise de se laisser gouverner par eux ?
Est-ce donc être forte que de se laisser bouffer par des paniques stériles qu'explique votre passé mais gâchent irrémédiablement votre présent ?

En réalité et même si je force volontairement le trait je crois que force et courage n'ont pas grand chose à voir avec la façon dont on mène sa barque. Il ne sont que l'illusion dont on pare bon gré mal gré le simple fait de continuer à vivre. Parce qu'il faut bien une raison. Parce qu'il faut bien que l'on se souvienne de toutes ces ignominies. Mais pas plus que vivre n'est une fatalité, continuer à vivre n'est pas un exploit... On s'étonne même de retomber dans les mêmes banalités, les mêmes médiocrités — et les mêmes engouements, les mêmes transports et sans doute les même aveuglements.

Il ne faut ni force ni courage pour cela, juste un minimum d'humanité...




mardi 18 juillet 2006


L'alpha et l'oméga. Et quelques iotas hors champs.

Tarquinou, Tarquinou, Tarquinou...




Souveraine et lotophage ou l'improbable illusion.

On a toujours le choix.
On a le choix de ne pas subir.
On a même celui de rester maître de sa vie.
Même face à l'innommable. Je le sais.
Alors parfois, je ferais bien de m'en souvenir plutôt que de laisser mes démons me gouverner.



J'ai nettoyé mon ordinateur.
J'ai vidé mes téléphones portables.



Pour l'heure je laisse sans plus de manière mon épuisement et ma lassitude combattre ma mémoire vive.
Et peu m'importe de savoir ce qu'il ressortira de ce duel.
Je suis bien trop rompue pour m'en préoccuper.

Brisée à nager dans un univers trop incertain pour moi.
Les écheveaux ténébreux font de moi un être si tourmenté qu'il devient intolérable à moi-même.
Alors je ne suis plus.



J'ai nettoyé mon ordinateur.
J'ai vidé mes téléphones portables.



Je vais déjà me souvenir d'où je viens.
Du chemin que j'ai fait.
Mais surtout de ces souffrances qu'on oublie jamais tout à fait.
Alors de ridicule mes paniques vont se couvrir.
Sans doute. Peut-être.



Et puis, Tarquinou avec un à propos qui n'appartient qu'à lui me déclame soudain que je suis « la plus belle des mamans ».
En rajoutant qu'il est mon amoureux.
- Je ne sais plus qui est mon amoureux, Tarquinou.
- Mais je sais que ce ne sera jamais toi.
- Toi tu es bien plus que cela mon amour.



Je vais déjà me souvenir d'où je viens.
Je vais aussi m'emparer de cette insondable lassitude.
Je vais m'y engloutir.
Je vais m'y dérober.
Je vais fuir.
Un instant ou plus longtemps. Je ne sais.
Là il me faut survivre.
Après je réapprendrai à sourire, peut-être à rire, et puis peut-être qu'un jour je saurais vivre loin des énigmes que j'abomine autant qu'elles me minent.
Cela m'est déjà arrivé.
Un temps seulement.



- Oui Tarquinou, je pleure pour papa.
- Je pleure aussi pour lui.






dimanche 16 juillet 2006


Palabres et glace au chocolat

Tarquinou s'exprimant la bouche maculée de glace au chocolat